Le président de l'APRIL se montre également soucieux concernant le réexamen de cette loi par le ministère de la culture, avec le risque que « l'histoire repasse les plats au mauvais endroit pour la concertation préalable, en l'occurrence au Conseil Supérieure de la Propriété Littéraire et artistique (CSPLA), commission administrative directement responsable de l'échec de la DADVSI ». En effet, pour Benoît Sibaud, la nomination de deux membres de la communauté du logiciel libre ne change rien, ceux-ci « ayant été nommés à titre individuel, sans concertation préalable avec les associations du libre, et ne représentant personne d'autres qu'eux » et précise que ceux-ci « ont d'ailleurs tenu, pendant l'examen du DADVSI, des positions contraires aux nôtres sur les vaporeux "DRM libres", sans pour autant les afficher et permettre ainsi au débat public de s'ouvrir ».
La tribune aborde également le problème de l'insécurité juridique dans laquelle sont placés les auteurs et utilisateurs de Logiciels Libres, à cause de la loi DADVSI, et Benoît Sibaud précise que l'APRIL « va plaider pour une révision rapide de cette loi et pour que le travail indispensable de concertation préalable soit confié au Forum des Droits sur l'Internet ». Il est également question des brevets logiciels, de la normalisation des formats bureautiques à l'AFNOR et de la cohabitation entre libre et propriétaire, qui, pour Benoît Sibaud « existera vraisemblablement encore longtemps avec une montée en puissance progressive du Logiciel Libre sur tous les segments du marché ».
Dans une autre tribune, Patrick Benichou, fondateur d'Open Wide. Il indique qu'il ne fait pas de « procès d'intention à la position de M Sarkozy sur les logiciels libres en général », et que certaines prises de positions lui semblent même aller dans le bon sens. Il indique être favorable à ne pas imposer aux administrations un choix libre ou propriétaire, mais se montre effectivement inquiet sur la question du brevet logiciel qui « pourrait avoir des effets de bords inverses de l'effet escompté en matière de dynamique d'innovation ».
# Rappel d'une position à propos des vaporeux DRM libres
Posté par Jean-Christophe BECQUET (site web personnel) . Évalué à 7.
Hum...
Source DRM : Interview de Hervé Schauer et Julien Raeis
http://pcelecarnet.vnunet.fr/2006/11/drm_interview_d.html
[^] # Re: Rappel d'une position à propos des vaporeux DRM libres
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . Évalué à 5.
Après si l'AFUL veut justifier des « DRM ouverts » ou des « DRM libres », je suis curieux d'entendre les arguments (c'est pas faute de les avoir demandés plusieurs fois en privé et en public). J'ose espérer que ce n'est pas uniquement parce que c'est « nécessaire à certains modèles économiques »...
Reste la solution du tout contrôlé matériellement (TCPA/TCG, Palladium/NGSCB, Tivoïsation), avec donc des « DRM libres » dont le code ne serait ni disponible ni modifiable...
Et tout ça sans compter Vivendi et la DADVSI.
« DADVSI : l'APRIL dépose au Conseil d'État une requête en annulation »
http://www.april.org/articles/communiques/pr-20070221.html
« L'APRIL soutient dans son recours que, ce faisant, ce décret contredit le droit communautaire, méconnaît la loi DADVSI, contrevient à plusieurs principes généraux du droit, et menace la sécurité juridique du Logiciel Libre, déjà mise à mal par les dispositions légales complexes et parfois contradictoires relatives à l'interopérabilité. »
[^] # Re: Rappel d'une position à propos des vaporeux DRM libres
Posté par Thomas Petazzoni (site web personnel) . Évalué à 6.
Une rapide lecture de leur pipo marketing semble effectivement indiquer que rien n'est prévu pour le client, et que celui-ci doit être trusted pour que ça fonctionne.
La FAQ [http://www.openmediacommons.org/faqs.html] donne plus d'informations. Ils disent clairement reposer sur TCPA/TCG pour que ça fonctionne:
09. Won't an open source DRM solution be less secure than closely held proprietary systems?
A: Historically, proprietary end-to-end architectures have relied upon obscurity to avoid being cracked by hackers. These systems exist based upon a false foundation of security promises that have been cracked and will continue to be breached. Additionally, lack of interoperability between these proprietary DRM solutions stifles innovation, encumbers the consumer and increases the cost and effort involved in distributing content.
Techniques including code signing, digital signatures and trusted execution architectures such as defined by the Trusted Computing Group (TCG) represent a more robust approach to security and trust. Nearly every major CPU, DSP and SOC (system on a chip) supplier is incorporating dedicated security and trust functions into their current and next generation products. With these new functions becoming pervasive, the ability to deploy secure and trusted content protection systems becomes much more straightforward.
La question d'après est très intéressante : ils disent que "si, si c'est possible de faire un système de DRM à source ouverte et sécurisé, parce que SSL ça marche". Encore des gens qui n'ont rien compris à la sécurité. Les problématiques de sécurité des DRMs et de SSL n'ont strictement rien à voir.
[^] # Re: Rappel d'une position à propos des vaporeux DRM libres
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . Évalué à 5.
Christophe Espern : « C’est un discours fallacieux comme vous le montrez vous même très bien. Pour qu’un contrôle de flux puisse espérer fonctionner il faut qu’il soit total sinon il est illusoire (autant dire qu’il est toujours illusoire). Je ne donne pas une journée à un tel logiciel avant qu’il soit modifié pour rendre ses droits au public et distribué sur internet. Les gens qui tiennent ce discours sont soit des incompétents, soit des hypocrites qui baladent les politiques qui reprennent leur discours et partant se ridiculisent ou mentent sciemment. Vous en connaissez vous des DRM libres ? C’est un non sens intellectuel : le but d’un DRM c’est de contrôler le public en prenant la main sur son ordinateur, le but du logiciel libre c’est de rendre le contrôle de son ordinateur au public. DRM et libre : c’est antinomique. »
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