Alors pardonne moi mais si tu traduis "What you should mention to your vaccination provider before you get the Pfizer-Biontech Covid-19 vaccine" par "voilà des contre-indications mais on n'en est pas sûr", il y a une incompréhension de ta part.
Donc reprenons point par point les situations que Pfizer recommande de signaler au médecin avant de se faire vacciner :
- have any allergies
-> tu penses qu'en cas d'allergie à quelque chose qui n'est pas dans la composition du vaccin il faut attendre X années de recul ? vu le contexte d'épidémie, on peut raisonnablement se dire que non. - have had myocarditis (inflammation of the heart muscle) or pericarditis (inflammation of the lining outside the heart)
-> c'est dans les contre-indications prises en compte (myocardites ou péricardites survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives.) - have a fever
-> à priori tu n'as de la fièvre à vie… donc ce n'est pas une contre-indication valable pour une dérogation au pass sanitaire, tu pourras te faire vacciner quand la fièvre sera passée - have a bleeding disorder or are on a blood thinner
-> à signaler, mais il semble qu'il n'y ait pas eu de cas signalé d'effet indésirable dans ce cas, et ce n'est pas 2ans après l'injection que ça va subitement apparaitre (pour rappel, l'ARN messager injecté disparait après quelques jours) - are immunocompromised or are on a medicine that affects your immune system
-> comme je l'ai indiqué, ce n'est pas une contre-indication, seulement il semble qu'on ne soit pas certains que les personnes immuno-déprimées auront une réaction suffisante au vaccin pour être protégé en cas d'infection. Par contre, on sait qu'en cas d'infection sans vaccination, ils le viveront très mal… C'est donc au contraire un cas où la vaccination est recommandée. - are pregnant or plan to become pregnant
-> C'est à signaler ici, comme c'est indiqué de le signaler dans quasiment toutes les notices de médicaments - are breastfeeding
-> idem - have received another COVID-19 vaccine
-> ce n'est pas une contre-indication, mais le médecin doit s'assurer du profile, par exemple vaccination Pfizer suit à une première injection AstraZeneca chez un patient pour lequel AstraZeneca n'est plus recommandé - have ever fainted in association with an injection
-> effectivement c'est important de le signaler si la personne a fait un malaise suite à la première injection (d'où les 15 minutes d'attentes sur place avant de partir), mais selon la situation, cela n'est pas une contre-indication (service-public.fr indique une contre-indication en cas d'effet sévère suite à la première injection)
Et les milliards d'euros d'argent public et privé ainsi que la mobilisation sans précédent de la communauté scientifique ont permis de les assembler rapidement.
La conception du vaccin n'est pas ce qui prend du temps : c'est le tester qui prend du temps et pour ça, il n'y a pas de raccourci magique. C'est comme si on fait une étude sur des femmes enceintes, il faut minimum 9 mois : utiliser 9 fois plus de femmes ne permet pas de conclure au bout d'un mois.
C'est expliqué dans l'article (il faut tout lire) :
Le contexte de la pandémie a évidemment joué: il est beaucoup plus difficile habituellement de réunir une cohorte même moins importante, ce qui allonge d'autant les phases d'essais. Lesquelles ont été parallèles plutôt que successives
En résumé ils n'ont pas attendu les résultats de la phase 1 pour ensuite rechercher des financements et des volontaires pour la phase 2. Dès la phase 1 validée, ils ont lancé la phase 2, ils avaient déjà les financements et les volontaires (habituellement la phase 2 est financée si la phase 1 s'est avérée prometteuse, et les recrutements de volontaires se font si il y a eu les financements… et cela prend du temps). Pareil pour lancer la phase 3.
En réalité, des décennies de travaux ont permis d'aboutir si "vite" à un vaccin efficace: toutes les pièces du puzzle existaient déjà. Et les milliards d'euros d'argent public et privé ainsi que la mobilisation sans précédent de la communauté scientifique ont permis de les assembler rapidement.
J'ai mis en gras ce que tu as omis dans ta citation, et qui a son importance. Les technologies utilisées ne datent pas de janvier 2020.
Je ne poste pas ce lien pour toi, je sais déjà que tu vas me retourner tes arguments habituels, mais cela pourra apporter des réponses à des personnes qui se posent légitimement la question du recul sur ce type de vaccin.
Ensuite, tu dis que la liste des conte-indications définies en France est moindre que celle définie par Pfizer, ce qui est faux. Voici ce qui est dans les liens que tu as posté : Sur service-public.fr : - allergie à l'un des composants du vaccin (notamment polyéthylène-glycols) ;
- réaction anaphylactique au moins de grade 2 à une première injection du vaccin posée après expertise allergologique ;
- épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication pour les vaccins Janssen et Astrazeneca) ;
- syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (PIMS) post-Covid-19 ;
- une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin (par exemple : la survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré…) ;
Sur Pfizer : WHO SHOULD NOTGET THE PFIZER-BIONTECH COVID-19 VACCINE?
You should not get the Pfizer-BioNTech COVID-19 Vaccine if you:
- had a severe allergic reaction after a previous dose of this vaccine
- had a severe allergic reaction to any ingredient of this vaccine.
Tu as peut-être confondu avec la liste des cas à signaler au médecin avant de te faire vacciner (paragraphe "WHAT SHOULD YOU MENTION TO YOUR VACCINATION PROVIDER BEFORE YOU GET THE PFIZER-BIONTECH COVID-19 VACCINE?") qui est donc une liste de points sur lesquels il faut être vigilant, mais pas des contre-indication à la vaccination (et certains de ces points ont été repris dans les motifs valable pour le pas se faire vacciner sur service-public.fr). Et d'ailleurs, Pfizer indique dans cette liste qu'une personne immuno-déprimée doit le signaler avant de se faire vacciné. Ce n'est pas une contre-indication, car actuellement la recommandation (pas seulement en France…) et justement de se faire vacciner si on est immuno-déprimé.
Du coup, tu en sais autant sur les vaccins contre le covid que ce que tu as appris sur le paracétamol en lisant la notice : il y a des effets indésirables rares mais grave chez certaines personnes. Maintenant, tout comme tu as fait confiance à ton médecin qui t'a prescrit du paracétamol, tu peux aller lui demander si selon lui, et avec ton profil spécifique, il pense que tu peux te faire vacciner (et si oui avec quel vaccin).
Les effets secondaires sont documentés sur les vaccins (que ce soit Pfizer, Moderna ou AstraZeneca), et avant le vaccin tu vois un médecin qui les connait et qui te posera des questions sur tes antécédents médicaux.
Et si tu as un doute, car le médecin du lieu de vaccination n'a pas tout ton dossier médical, tu peux demander à ton médecin traitant si selon lui tu peux ou non te faire vacciner.
Si, par exemple, on ne connait pas la fréquence des évènements graves rares, il faut le dire clairement, et pas insister sur « mais c'est très rare »
Comme le dit Thomas, tu trouveras toujours un point pour lequel tu demandera des éclaircissements et qui te servira à refuser ce que l'on te propose !
Voici ce qui est indiqué dans les effets indésirable d'une boite de Dafalgan (paracétamol) :
Très rarement, Dafalgan peut être à l’origine d’effets indésirables. En effet, suite à l’administration chez certaines personnes, des réactions d’hypersensibilité comme un choc anaphylactique, de l’urticaire, un rash cutané, un érythème ou un œdème de Quincke ont été observées.
"Très rarement", aucune indication sur la fréquence, la durée de l'étude… "chez certaines personnes" qui ? quel age ? quels antécédents ? rien ! Juste, voilà, il peut arriver cela chez certaines personnes mais c'est très rare… N'as-tu pourtant jamais pris de paracétamol ?
Donc plutôt que de limiter la propagation du virus avec la vaccination, au risque de voir apparaitre une mutation résistante aux vaccins actuels, et dominer chez les vaccinés, tu propose de laisser le virus prospérer, avec un maximum de mutations (plus de malades, charge virale importante) et potentiellement plus mortelles, plus contagieuses, mais heureusement ne résistant pas aux vaccins que tu ne veux pas généraliser à toute la populations (donc du coup on pourra toujours se dire dommage, on avait un vaccin, on aurait du l'utiliser).
Cela me fait penser à quelqu'un qui roulerait à 140km/h dans le brouillard sur autoroute par peur de se faire rentrer dedans par l'arrière…
Si tu me relis bien, je ne parle que de l'utilité de vacciner largement toute la population (par rapport à l'idée de vacciner uniquement les personnes à risque et laisser les autres se contaminer). Le but étant de limiter sa propagation, et de limiter l'apparition de variants.
Dans ton propos, tu mélanges tout un tas de choses sur lesquels je ne me suis pas exprimé, alors merci de ne pas faire d'extrapolation de mes propos :)
Et ça, même l'article journalistique, malgré tous ses défauts, ne se permet pas une conclusion aussi simpliste !
Alors là je t'arrête tout de suite, c'est un fait : plus le virus se multiplie, plus la probabilité de voir apparaitre une mutation préoccupante augmente. Pour la simple et bonne raison que les mutations sont dues à des "erreurs" de copie lorsque le virus se duplique. Donc beaucoup de malades, avec une charge virale élevée signifie beaucoup de multiplication du virus, donc cela augmente mathématiquement la probabilité de voir apparaitre un variant préoccupant.
Un extrait (avec une citation d'une personne qui a étudié le virus de Mrek dont tu parles justement) :
Alors faut-il vacciner massivement contre la Covid-19 sachant que l'on ne sait pas si le vaccin empêche la transmission du virus ? Oui, selon Richard Bailey, auteur d'une modélisation sur le virus de Marek chez les poulets. « La vaccination avec un vaccin non stérilisant réduit considérablement la charge virale chez les personnes vaccinées, mais aussi chez les personnes contacts non vaccinées qu'elles infectent. Par conséquent, elles sont moins susceptibles de répandre des virus infectieux. Même une vaccination partielle avec [ce type de vaccin] a des conséquences positives sur le contrôle de la propagation et des symptômes de la maladie ».
Fin d'extrait.
Donc la charge virale est moindre chez les personnes vaccinées, et chez les personnes non vaccinées qui ont été contaminées par une personne vaccinée. Donc Moins de multiplication moins de mutation.
Le risque avec la vaccination est d'éventuellement avoir une mutation résistantes aux vaccins actuels. Dans ce cas, on pourra adapter le vaccin (cas de la grippe avec un nouveau vaccin chaque année). Le risque sans vaccin est d'avoir tout types de mutations, avec des formes de plus en plus graves, qui toucheront toutes les tranches d'ages, même des personnes qui ne sont à priori pas à risque.
Mais justement, la vaccination se pense au niveau de toute la population, car si on ne décide de vacciner que les personne de plus de 50 ans ou avec commorbidité, alors là oui, le virus va continuer de circuler (et de contaminer des personnes vaccinées), et de muter, et on risque de se retrouver avec une mutation qui rend les vaccins actuels moins efficace.
Un parallèle peut être fait avec les antibiotiques où il est important de prendre son traitement bien jusqu'au bout, car si on arrête trop tôt le traitement, les bactéries qui restent sont celles qui résistent le mieux à l'antibiotique, donc si on les transmet à quelqu'un d'autre, les antibiotiques seront moins efficaces pour celle-ci et ainsi de suite.
C'est exactement pour cela qu'il faut que la couverture vaccinale approche les 100% (on pourrait viser moins haut si ce virus n'était pas aussi contagieux, au départ on visait plutôt les 60%).
Tout comme il faut prendre ses antibiotiques jusqu'au bout pour éviter de créer de l'antiobio-résistance, il faut vacciner jusqu'à une couverture suffisante pour stopper la propagation du virus si on veut éviter d'avoir une mutation résistante aux vaccins.
Car si on reprend ton idée d'une immunité acquise par la contamination et qu'on l'applique aux maladies d'origine bactérienne : on arrête les antibiotiques, et on laisse les gens guérir naturellement (ou mourir pour certains…).
Concernant les jeunes, une belle épidémie et ils seraient déjà tous immunisés depuis longtemps… Plus on attend, et plus il y a un risque d'avoir un variant qui fait mal aux jeunes.
Non, car le facteur temps n'est pas la cause de l'apparition des variants. A chaque fois que le virus se multiplie, il y a une probabilité qu'il mute. Beaucoup de ces mutations n'ont aucune conséquence, mais parfois, il se produit une mutation qui va changer la donne (plus contagieux, plus létal, plus résistant aux vaccins…). Donc le vrai risque et de laisser le virus se répandre (par exemple en croyant que c'est une bonne idée de tomber malade et d'organiser des "covid party"), car plus le virus se diffuse, plus il se multiplie, et plus la probabilité d'avoir une mutation préoccupante est grande. La meilleure manière d'éviter les mutations est donc de limiter la circulation du virus (la vaccination est l'un des moyens le permettant).
Cela s'appelle "Dog agility " en anglais, souvent abrégé en "agility" tout court, et "agility training" quand il s'agit de s'entraîner avant une compétition d'agility dog.
C'est ce qu'il voulait dire : dans un chauffe-eau au gaz, l'eau ne stagne pas.
Concernant la température idéale d'un chauffe-eau à ballon, elle se situe entre 60 et 65°C car en-dessous il y a un risque d'y voir se développer la légionellose, et au-dessus il y a risque de brûlure.
Et bien moi bien que j'adore le thé, je n'en bois que très rarement, car sa préparation demande énormément de temps.
Tout d'abord, je choisi mon thé parmi la dizaine que je possède (du thé acheté en vrac dans un magasin de thé spécialisé : Yunnan, Assam, Ceylan FOP, Darjeeling Impérial, Wulong, Sencha, Gunpowder, …), et je prend la théière qui lui correspond (en effet, ce sont des théières en terre cuite qui gardent la mémoire du thé, et il ne faut pas faire n'importe quel mélange car une théière se construit en faisant infuser différents thés au fil des années).
Ensuite, je fais bouillir de l'eau, que je verse dans la théière afin de la réchauffer.
Je dose la quantité de thé à faire infuser (2g par décilitre d'eau) avec une balance manuelle (mieux que les balances électriques car le manque de précision de la balance manuelle permet de préparer un thé unique et correspondant à l'instant). Je met le thé dans son sachet en coton bio (jamais de filtre en métal ! le métal dénature le thé).
Je vide la théière et place le thé dedans, la chaleur et l'humidité résiduelle lui permettent de s'ouvrir.
Pendant ce temps, je vais chercher l'eau d'un torrent (le thé doit infuser dans une eau oxygénée, l'eau d'un torrent est donc idéale), que le met à chauffer dans une bouilloire à thermostat (entre 60°C et 95°C selon le thé).
Une fois que l'eau est à la bonne température, je retire le thé de la théière (très important, car il ne faut pas verser l'eau chaude directement sur le thé), je verse l'eau, et je plonge le sachet de thé dans la théière.
Je laisse infuser le temps approprié (cela dépend du thé choisi).
Ensuite, je n'ajoute ni sucre, ni lait, ni citron, cela dénature le thé.
Et je prend le temps de le boire, car le thé ne se boit pas comme un boeuf assoiffé.
Juste une petite précision (un peu hors sujet) pour dire que les Conventions de Genève ne sont pas liées à l'ONU, mais au CICR (Comité International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge).
En effet, l'ONU a vu le jour en 1945, tandis que la première Convention de Genève date de 1864 (le CICR quand à lui a été créé en 1863).
D'ailleurs le siège de l'ONU est à New York, et non à Genève. Le siège du CICR par contre est bien situé à Genève.
[^] # Re: Effets indésirables très rares
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 4.
Alors pardonne moi mais si tu traduis "What you should mention to your vaccination provider before you get the Pfizer-Biontech Covid-19 vaccine" par "voilà des contre-indications mais on n'en est pas sûr", il y a une incompréhension de ta part.
Donc reprenons point par point les situations que Pfizer recommande de signaler au médecin avant de se faire vacciner :
- have any allergies
-> tu penses qu'en cas d'allergie à quelque chose qui n'est pas dans la composition du vaccin il faut attendre X années de recul ? vu le contexte d'épidémie, on peut raisonnablement se dire que non.
- have had myocarditis (inflammation of the heart muscle) or pericarditis (inflammation of the lining outside the heart)
-> c'est dans les contre-indications prises en compte (myocardites ou péricardites survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives.)
- have a fever
-> à priori tu n'as de la fièvre à vie… donc ce n'est pas une contre-indication valable pour une dérogation au pass sanitaire, tu pourras te faire vacciner quand la fièvre sera passée
- have a bleeding disorder or are on a blood thinner
-> à signaler, mais il semble qu'il n'y ait pas eu de cas signalé d'effet indésirable dans ce cas, et ce n'est pas 2ans après l'injection que ça va subitement apparaitre (pour rappel, l'ARN messager injecté disparait après quelques jours)
- are immunocompromised or are on a medicine that affects your immune system
-> comme je l'ai indiqué, ce n'est pas une contre-indication, seulement il semble qu'on ne soit pas certains que les personnes immuno-déprimées auront une réaction suffisante au vaccin pour être protégé en cas d'infection. Par contre, on sait qu'en cas d'infection sans vaccination, ils le viveront très mal… C'est donc au contraire un cas où la vaccination est recommandée.
- are pregnant or plan to become pregnant
-> C'est à signaler ici, comme c'est indiqué de le signaler dans quasiment toutes les notices de médicaments
- are breastfeeding
-> idem
- have received another COVID-19 vaccine
-> ce n'est pas une contre-indication, mais le médecin doit s'assurer du profile, par exemple vaccination Pfizer suit à une première injection AstraZeneca chez un patient pour lequel AstraZeneca n'est plus recommandé
- have ever fainted in association with an injection
-> effectivement c'est important de le signaler si la personne a fait un malaise suite à la première injection (d'où les 15 minutes d'attentes sur place avant de partir), mais selon la situation, cela n'est pas une contre-indication (service-public.fr indique une contre-indication en cas d'effet sévère suite à la première injection)
C'est expliqué dans l'article (il faut tout lire) :
Le contexte de la pandémie a évidemment joué: il est beaucoup plus difficile habituellement de réunir une cohorte même moins importante, ce qui allonge d'autant les phases d'essais. Lesquelles ont été parallèles plutôt que successives
En résumé ils n'ont pas attendu les résultats de la phase 1 pour ensuite rechercher des financements et des volontaires pour la phase 2. Dès la phase 1 validée, ils ont lancé la phase 2, ils avaient déjà les financements et les volontaires (habituellement la phase 2 est financée si la phase 1 s'est avérée prometteuse, et les recrutements de volontaires se font si il y a eu les financements… et cela prend du temps). Pareil pour lancer la phase 3.
En réalité, des décennies de travaux ont permis d'aboutir si "vite" à un vaccin efficace: toutes les pièces du puzzle existaient déjà. Et les milliards d'euros d'argent public et privé ainsi que la mobilisation sans précédent de la communauté scientifique ont permis de les assembler rapidement.
J'ai mis en gras ce que tu as omis dans ta citation, et qui a son importance. Les technologies utilisées ne datent pas de janvier 2020.
[^] # Re: Effets indésirables très rares
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 3. Dernière modification le 21 août 2021 à 12:59.
Tout d'abord, non, on ne manque pas de recul sur les vaccins à ARM message
Je ne poste pas ce lien pour toi, je sais déjà que tu vas me retourner tes arguments habituels, mais cela pourra apporter des réponses à des personnes qui se posent légitimement la question du recul sur ce type de vaccin.
Ensuite, tu dis que la liste des conte-indications définies en France est moindre que celle définie par Pfizer, ce qui est faux. Voici ce qui est dans les liens que tu as posté :
Sur service-public.fr :
- allergie à l'un des composants du vaccin (notamment polyéthylène-glycols) ;
- réaction anaphylactique au moins de grade 2 à une première injection du vaccin posée après expertise allergologique ;
- épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication pour les vaccins Janssen et Astrazeneca) ;
- syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (PIMS) post-Covid-19 ;
- une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin (par exemple : la survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré…) ;
Sur Pfizer :
WHO SHOULD NOTGET THE PFIZER-BIONTECH COVID-19 VACCINE?
You should not get the Pfizer-BioNTech COVID-19 Vaccine if you:
- had a severe allergic reaction after a previous dose of this vaccine
- had a severe allergic reaction to any ingredient of this vaccine.
Tu as peut-être confondu avec la liste des cas à signaler au médecin avant de te faire vacciner (paragraphe "WHAT SHOULD YOU MENTION TO YOUR VACCINATION PROVIDER BEFORE YOU GET THE PFIZER-BIONTECH COVID-19 VACCINE?") qui est donc une liste de points sur lesquels il faut être vigilant, mais pas des contre-indication à la vaccination (et certains de ces points ont été repris dans les motifs valable pour le pas se faire vacciner sur service-public.fr). Et d'ailleurs, Pfizer indique dans cette liste qu'une personne immuno-déprimée doit le signaler avant de se faire vacciné. Ce n'est pas une contre-indication, car actuellement la recommandation (pas seulement en France…) et justement de se faire vacciner si on est immuno-déprimé.
[^] # Re: Effets indésirables très rares
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 5.
Du coup, tu en sais autant sur les vaccins contre le covid que ce que tu as appris sur le paracétamol en lisant la notice : il y a des effets indésirables rares mais grave chez certaines personnes. Maintenant, tout comme tu as fait confiance à ton médecin qui t'a prescrit du paracétamol, tu peux aller lui demander si selon lui, et avec ton profil spécifique, il pense que tu peux te faire vacciner (et si oui avec quel vaccin).
[^] # Re: Pipeau et presse
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 6. Dernière modification le 20 août 2021 à 16:55.
Les effets secondaires sont documentés sur les vaccins (que ce soit Pfizer, Moderna ou AstraZeneca), et avant le vaccin tu vois un médecin qui les connait et qui te posera des questions sur tes antécédents médicaux.
Et si tu as un doute, car le médecin du lieu de vaccination n'a pas tout ton dossier médical, tu peux demander à ton médecin traitant si selon lui tu peux ou non te faire vacciner.
[^] # Re: Pipeau et presse
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 8.
Comme le dit Thomas, tu trouveras toujours un point pour lequel tu demandera des éclaircissements et qui te servira à refuser ce que l'on te propose !
Voici ce qui est indiqué dans les effets indésirable d'une boite de Dafalgan (paracétamol) :
Très rarement, Dafalgan peut être à l’origine d’effets indésirables. En effet, suite à l’administration chez certaines personnes, des réactions d’hypersensibilité comme un choc anaphylactique, de l’urticaire, un rash cutané, un érythème ou un œdème de Quincke ont été observées.
"Très rarement", aucune indication sur la fréquence, la durée de l'étude… "chez certaines personnes" qui ? quel age ? quels antécédents ? rien ! Juste, voilà, il peut arriver cela chez certaines personnes mais c'est très rare… N'as-tu pourtant jamais pris de paracétamol ?
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 4.
Donc plutôt que de limiter la propagation du virus avec la vaccination, au risque de voir apparaitre une mutation résistante aux vaccins actuels, et dominer chez les vaccinés, tu propose de laisser le virus prospérer, avec un maximum de mutations (plus de malades, charge virale importante) et potentiellement plus mortelles, plus contagieuses, mais heureusement ne résistant pas aux vaccins que tu ne veux pas généraliser à toute la populations (donc du coup on pourra toujours se dire dommage, on avait un vaccin, on aurait du l'utiliser).
Cela me fait penser à quelqu'un qui roulerait à 140km/h dans le brouillard sur autoroute par peur de se faire rentrer dedans par l'arrière…
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 3.
Si tu me relis bien, je ne parle que de l'utilité de vacciner largement toute la population (par rapport à l'idée de vacciner uniquement les personnes à risque et laisser les autres se contaminer). Le but étant de limiter sa propagation, et de limiter l'apparition de variants.
Dans ton propos, tu mélanges tout un tas de choses sur lesquels je ne me suis pas exprimé, alors merci de ne pas faire d'extrapolation de mes propos :)
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 2.
Alors là je t'arrête tout de suite, c'est un fait : plus le virus se multiplie, plus la probabilité de voir apparaitre une mutation préoccupante augmente. Pour la simple et bonne raison que les mutations sont dues à des "erreurs" de copie lorsque le virus se duplique. Donc beaucoup de malades, avec une charge virale élevée signifie beaucoup de multiplication du virus, donc cela augmente mathématiquement la probabilité de voir apparaitre un variant préoccupant.
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 5.
Alors pour aller dans le détail de la vaccination stérilisantes, je t'invite à lire cet article :
https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-anti-covid-vaccin-nempeche-pas-transmission-virus-il-utile-85890/
Un extrait (avec une citation d'une personne qui a étudié le virus de Mrek dont tu parles justement) :
Alors faut-il vacciner massivement contre la Covid-19 sachant que l'on ne sait pas si le vaccin empêche la transmission du virus ? Oui, selon Richard Bailey, auteur d'une modélisation sur le virus de Marek chez les poulets. « La vaccination avec un vaccin non stérilisant réduit considérablement la charge virale chez les personnes vaccinées, mais aussi chez les personnes contacts non vaccinées qu'elles infectent. Par conséquent, elles sont moins susceptibles de répandre des virus infectieux. Même une vaccination partielle avec [ce type de vaccin] a des conséquences positives sur le contrôle de la propagation et des symptômes de la maladie ».
Fin d'extrait.
Donc la charge virale est moindre chez les personnes vaccinées, et chez les personnes non vaccinées qui ont été contaminées par une personne vaccinée. Donc Moins de multiplication moins de mutation.
Le risque avec la vaccination est d'éventuellement avoir une mutation résistantes aux vaccins actuels. Dans ce cas, on pourra adapter le vaccin (cas de la grippe avec un nouveau vaccin chaque année). Le risque sans vaccin est d'avoir tout types de mutations, avec des formes de plus en plus graves, qui toucheront toutes les tranches d'ages, même des personnes qui ne sont à priori pas à risque.
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 1.
Mais justement, la vaccination se pense au niveau de toute la population, car si on ne décide de vacciner que les personne de plus de 50 ans ou avec commorbidité, alors là oui, le virus va continuer de circuler (et de contaminer des personnes vaccinées), et de muter, et on risque de se retrouver avec une mutation qui rend les vaccins actuels moins efficace.
[^] # Re: Pass sanitaire des la premiere dose
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 2.
C'est grand la Chine, tu n'as peut-être pas eu l'occasion de tout visiter :
https://www.20min.ch/fr/story/la-chine-a-installe-des-cameras-meme-chez-les-habitants-625547483904
Donc quand il s'agit de mettre des restrictions en place, le régime chinois n'est pas du genre timide.
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 4.
C'est exactement pour cela qu'il faut que la couverture vaccinale approche les 100% (on pourrait viser moins haut si ce virus n'était pas aussi contagieux, au départ on visait plutôt les 60%).
Tout comme il faut prendre ses antibiotiques jusqu'au bout pour éviter de créer de l'antiobio-résistance, il faut vacciner jusqu'à une couverture suffisante pour stopper la propagation du virus si on veut éviter d'avoir une mutation résistante aux vaccins.
Car si on reprend ton idée d'une immunité acquise par la contamination et qu'on l'applique aux maladies d'origine bactérienne : on arrête les antibiotiques, et on laisse les gens guérir naturellement (ou mourir pour certains…).
[^] # Re: Pipeau
Posté par tycho . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 10.
Non, car le facteur temps n'est pas la cause de l'apparition des variants. A chaque fois que le virus se multiplie, il y a une probabilité qu'il mute. Beaucoup de ces mutations n'ont aucune conséquence, mais parfois, il se produit une mutation qui va changer la donne (plus contagieux, plus létal, plus résistant aux vaccins…). Donc le vrai risque et de laisser le virus se répandre (par exemple en croyant que c'est une bonne idée de tomber malade et d'organiser des "covid party"), car plus le virus se diffuse, plus il se multiplie, et plus la probabilité d'avoir une mutation préoccupante est grande. La meilleure manière d'éviter les mutations est donc de limiter la circulation du virus (la vaccination est l'un des moyens le permettant).
[^] # Re: Agility, sérieusement ?
Posté par tycho . En réponse à la dépêche Agility Training - Un site internet pour créer et partager des parcours d’agility. Évalué à 1.
Cela s'appelle "Dog agility " en anglais, souvent abrégé en "agility" tout court, et "agility training" quand il s'agit de s'entraîner avant une compétition d'agility dog.
[^] # Re: Ça pique les yeux !
Posté par tycho . En réponse à la dépêche Design et Game Design Libre. Évalué à 7.
L'algorythmique c'est un algo en rythme avec la musique, c'est important pour un jeu ;)
[^] # Re: La recette du blasphème
Posté par tycho . En réponse au journal Il n'y a pas que le café !. Évalué à 1.
C'est ce qu'il voulait dire : dans un chauffe-eau au gaz, l'eau ne stagne pas.
Concernant la température idéale d'un chauffe-eau à ballon, elle se situe entre 60 et 65°C car en-dessous il y a un risque d'y voir se développer la légionellose, et au-dessus il y a risque de brûlure.
[^] # Re: Mon thé
Posté par tycho . En réponse au journal Il n'y a pas que le café !. Évalué à 1.
L'eau bout à 100°C (dans des conditions normales de température et de pression).
# Mon thé
Posté par tycho . En réponse au journal Il n'y a pas que le café !. Évalué à 3.
Et bien moi bien que j'adore le thé, je n'en bois que très rarement, car sa préparation demande énormément de temps.
Tout d'abord, je choisi mon thé parmi la dizaine que je possède (du thé acheté en vrac dans un magasin de thé spécialisé : Yunnan, Assam, Ceylan FOP, Darjeeling Impérial, Wulong, Sencha, Gunpowder, …), et je prend la théière qui lui correspond (en effet, ce sont des théières en terre cuite qui gardent la mémoire du thé, et il ne faut pas faire n'importe quel mélange car une théière se construit en faisant infuser différents thés au fil des années).
Ensuite, je fais bouillir de l'eau, que je verse dans la théière afin de la réchauffer.
Je dose la quantité de thé à faire infuser (2g par décilitre d'eau) avec une balance manuelle (mieux que les balances électriques car le manque de précision de la balance manuelle permet de préparer un thé unique et correspondant à l'instant). Je met le thé dans son sachet en coton bio (jamais de filtre en métal ! le métal dénature le thé).
Je vide la théière et place le thé dedans, la chaleur et l'humidité résiduelle lui permettent de s'ouvrir.
Pendant ce temps, je vais chercher l'eau d'un torrent (le thé doit infuser dans une eau oxygénée, l'eau d'un torrent est donc idéale), que le met à chauffer dans une bouilloire à thermostat (entre 60°C et 95°C selon le thé).
Une fois que l'eau est à la bonne température, je retire le thé de la théière (très important, car il ne faut pas verser l'eau chaude directement sur le thé), je verse l'eau, et je plonge le sachet de thé dans la théière.
Je laisse infuser le temps approprié (cela dépend du thé choisi).
Ensuite, je n'ajoute ni sucre, ni lait, ni citron, cela dénature le thé.
Et je prend le temps de le boire, car le thé ne se boit pas comme un boeuf assoiffé.
[^] # Re: L'explication
Posté par tycho . En réponse au journal festival de grosses. Évalué à 3.
Il faut donc arrêter de manger (ça fait grossir) et de respirer (ça réchauffe la planète).
[^] # Re: Le datamining sur Internet…
Posté par tycho . En réponse au journal Des liens indirects entre Facebook et la CIA ?. Évalué à 2.
[^] # Re: s/Bruxelles/L'Union Européenne/
Posté par tycho . En réponse au journal Bruxelles veut réglementer les DRM et la copie privée. Évalué à 1.
En effet, l'ONU a vu le jour en 1945, tandis que la première Convention de Genève date de 1864 (le CICR quand à lui a été créé en 1863).
D'ailleurs le siège de l'ONU est à New York, et non à Genève. Le siège du CICR par contre est bien situé à Genève.