Il y a 5 ans, j'avais relaté le zèle de quelques juristes qui avaient décidé que les liens hypertextes devaient passer sous leur contrôle, après avoir essayé de les breveter.
L'année dernière, j'avais constaté que la liste de sites anti-liens s'allongeait et rappelé un article de loi utile sur les demandes abusives de retrait.
Cette année, à l'occasion de la
Journée mondiale de la normalisation 2009, Thierry Stoehr a posé sur Formats-ouverts.org les
10 questions à se poser avant de demander une autorisation pour les liens entrants, publié une liste de sites concernés «
Citer ces sites ? Non, cécité souhaitée » et lancé une collecte de tels sites via la
plateforme de microblogging Identi.ca. J'en ai profité pour mettre à jour
ma liste de sites (138 actuellement...) et contribuer.
Cela a permis d'obtenir quatre articles dans la presse, de
faire retirer la mention sur Renault.com et de faire reparler du sujet. Mais je me suis dit que LinuxFr.org pouvait faire plus.
J'attire donc l'attention des juristes des sites suivants sur la présence de nombreux liens faits sans autorisation préalable présents dans les commentaires, les dépêches et les journaux de LinuxFr.org : clubic.com 602 liens, agoravox.fr 96, 20minutes.fr 77, neteco.com 75, insee.fr 59, conseil-constitutionnel.fr 50, m6.fr 14, ratp.fr 13 (suite de la liste en seconde partie).
J'invite les imaginatifs juristes de
La Croix,
Magneta,
M6 et son groupe (dont Clubic et NetEco),
Sonilog et
VichyConsult à soit venir arguer sur l'accusation de contrefaçon pour un hyperlien, soit retirer ces
mentions de leurs sites.
Je suggère aux éminents juristes de
La Redoute,
Léon de Bruxelles et du
MEDEF d'appliquer leur « possibilité de faire supprimer ce lien à tout moment ».
Et surtout j'adorerais voir un juriste de
Pfizer expliquer comment un lien peut amener une « contamination » de leur site.