Apparemment, d'après ce que j'ai compris, tu es censé coder un driver pour un périphérique USB. C'est bien ce que je dis : ni toi ni lui n'avez aucune idée de la complexité de la tâche qu'il t'a confiée.
À mon avis il y a une confusion sur le vocabulaire commecial vs. propriétaire.
Si le code est GPL on doit redistribuer sous GPL, gratuitement ou en faisant payer.
Si on ne veut pas diffuser sous GPL (pour faire un logiciel proprio par exemple), il faut acheter ce droit au propriétaire du logiciel sous GPL. Ça serait pareil pour faire un freeware, ou n'importe quoi d'autre qu'un logiciel GPL.
C'est fou ce que c'est dur d'expliquer bitcoin, même à des gens compétents techniquement...
Peut-être est-ce d'ailleurs la source du problème? Si tu voulais créer un système de Ponzi, ça ne te viendrait pas à l'esprit d'obfusquer le fonctionnement du bidule, de manière à ce que peu de gens puisse réellement en comprendre les rouages?
Nakamoto est le fondateur des bitcoins, il ne va pas dire le contraire. Les solutions qu'il propose reposent sur une recentralisation : il faut que des décisions soient prises, et que tout le monde s'accorde sur une solution commune. Soit les bitcoin sont décentralisés, soit ils ne le sont pas, mais on ne peut pas prétendre tout et son contraire.
Je ne prétends pas comprendre tout le fonctionnement du système, mais imaginons que le 1 janvier 2020, quelqu'un trouve une faille potentielle dans SHA-256 (2020 pour faire plaisir à Nakamoto). Combien faudra-t-il de temps pour que la faille soit confirmée, que des exploits soient publiés, avant que le problème soit considéré comme sérieux? Mettons un mois. Le 1 févier 2020, on commence à chercher avec angoisse si le système bitcoins n'a pas été corrompu. Et le 15 février, on peut confirmer qu'il l'a été le 15 janvier. La solution de Nakamoto, c'est d'annuler 1 mois de transactions? Parce que si j'ai bien compris le système, personne n'est capable de recréditer correctement les comptes qui ont été piratés, même si ça s'est fait à petite échelle. Et comment peut-on continuer avec une nouvelle fonction de hash? Il faut que tout le monde mette à jour en même temps dans le monde entier? Si on a l'ancienne version du soft on se retrouve complètement bloqué? Puisque le système est décentralisé, comment s'assurer que la transition se fasse?
Même si l'expérience semble intéressante, il ne faut pas perdre de vue que des gens extrêmement sérieux et extrêmement intelligents prétendent depuis le début que les bitcoins ne sont pas faits pour devenir un système monétaire stable, mais est simplement une arnaque construite pour enrichir leur concepteur. Pour l'instant, la grande majorité des utilisateurs de bitcoins n'ont qu'un but: la spéculation. Ils attendent que les bitcoins prennent de la valeur pour les retransformer en thunes normales. Le jour où les bitcoins cessent d'augmenter, qui peut garantir que tout le monde ne va pas essayer d'un coup de les revendre, et ainsi ramener leur valeur à 0€ en quelques heures? J'ai nettement l'impression que les gens qui prétendent que ce truc n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée sont soit les concepteurs, soit des gens qui sont déja dans le système (et qui ont intérêt à ce qu'il tienne le plus longtemps possible); dans tous les cas, ils ne sont certainement pas assez compétents en économie pour être certains de ce qu'ils avancent.
Mouais, pas convaincu. Le gars qui répond n'a visiblement pas compris la profondeur des critiques. Visiblement, l'expérience bitcoins est fascinante et perturbante, il s'agit probablement d'un exemple assez unique et intéressant pour les économistes, mais quand des gens extrêmement sérieux viennent expliquer que le système a probablement des défauts beaucoup plus dangereux que ceux des systèmes monétaires existants, le moins qu'on puisse faire est de lire et comprendre leurs remarques avant de les envoyer sur les roses avec un petit air ironique.
Ce dernier lien est extrêmement intéressant. Je pense que l'argument est imparable : si l'algorithme de cryptage (l'auteur du lien ne dit pas "si", mais "quand") montre un jour des faiblesses réelles ou potentielles, il risque d'y avoir un mouvement de fuite panique qui va faire perdre au bitcoin la quasi-totalité de sa valeur extrêmement rapidement. Comme il n'y a aucun gouvernement ni institution derrière pour en garantir la valeur, la simple diffusion d'une rumeur de cassage de l'algo peut mettre le système en l'air, peut-être en quelques secondes.
Bien sûr que si, comment voudrais-tu ne pas dépasser la limite autrement? Quel que soit le nombre de gens dans le système, il faut bien que le dernier bitcoin soit infiniment difficile à produire.
Le nombre de personnes dans le système ne fait que conditionner la vitesse à laquelle cette limite sera atteinte.
La différence avec une pyramide de Ponzi, c'est que les nouveaux utilisateurs "payent" pour entrer dans le système, comme dans une pyramide classique, mais la valeur de cet argent se répartit à égalité entre tous les bitcoin existants. Du coup, les premiers bitcoins générés valent toujours pareil en bitcoin, mais valent de plus en plus en argent réel. C'est la confiance qui tient le système (comme tout système monétaire), mais il n'empêche qu'il est pyramidal. Si les derniers utilisateurs ne sont pas forcément perdants, les premiers sont extrêmement gagnants, ils ont simplement bénéficié de la confiance des suivants. Ils peuvent maintenant rééchanger leurs bitcoins contre de l'argent réel, juste avant que les gouvernements n'interdissent les bitcoins, qui ne vaudront alors plus rien. Dans ce scénario (pas irréaliste, car s'il faut le rappeler, il est interdit de se fabriquer ses propres thunes), c'est une simple escroquerie.
à peu près tous les systèmes monétaires sont pyramidaux...
Bah non, je ne pense pas; c'est le déflationnisme intrinsèque au bitcoin qui crée cette situation. Quand l'euro a été crée, personne ne s'est jeté pour échanger ses francs contre des euros avant les autres, parce que le nombre d'euros en circulation est illimité.
J'ai du mal à croire qu'on aurait pu démarrer autrement.
À ma connaissance, dans les systèmes de troc locaux, les premiers entrants ne sont pas favorisés, parce que la masse monétaire est créée au fur et à mesure -- le "minage" est lié à l'apport de matières premières (fruits, légumes, etc) dont le cours n'a pas de raison particulière de changer -- c'est un système dont la masse monétaire croit en permanence.
Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que ce n'est pas exactement une pyramide de Ponzi. C'est juste un système ou quelqu'un décide de fabriquer ses propres thunes et de convaincre les autres qu'elles ont de la valeur. En attendant, celui qui a créé le système a pu fabriquer beaucoup, beaucoup de thunes presque gratuitement, les suivants ont pu fabriquer un peu moins de thunes pour un peu plus cher, etc., jusqu'à ce que le coût de production des fausses thunes devienne prohibitif en vraies thunes. Si assez de gens utilisent les fausses thunes et sont prêts à les utiliser et à les échanger contre des vraies, alors on a créé une "monnaie": les utilisateurs ne sont pas spécialement arnaqués. Par contre si les gouvernements décident que les bitcoins sont illégaux (et ils ont de très bonnes raisons de le faire), alors les gens vont se retrouver avec tout un tas de fausses thunes qui ne valent plus rien -- surtout si les créateurs ont pris soin d'échanger leurs fausses thunes gratos contre de vraies thunes avant ça.
Désolé, mais malgré toutes les explications, le système est donc clairement pyramidal. C'est compliqué parce que ce qui fait la richesse des créateurs, c'est la valeur virtuelle de la monnaie; dans le meilleur des cas, les bitcoins serviront de vraie monnaie, et personne ne se sentira arnaqué -- sauf que les créateurs seront riches à milliards sans avoir rien fait. La différence avec une pyramide de Ponzi c'est qu'il existe donc peut-être une voie particulière dans laquelle le système bitcoin peut ne pas s'écrouler -- une sorte de pyramide stable, dans laquelle les derniers entrants ne perdent ni ne gagnent rien en apparence (en pratique, les créateurs ont fabriqué des millions à partir de rien, on peut appeler ça de l'escroquerie ou de la finance selon le contexte).
Comme dit plus haut, l'argument "ça n'est pas une pyramide de Ponzi" est l'argument préféré des monteurs de pyramides; ce n'est pas un argument pour prouver que tout ceci n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée, où ce n'est pas l'argent frais que les entrants apportent, mais plutôt la confiance nécessaire à ce que l'escroquerie perdure.
C'est faux! C'est le cas actuellement, parce que le nombre et la capacité des mineurs ne cesse de de croître, mais la difficulté pourrait diminuer si jamais le nombre de mineurs diminue.
Donc c'est vrai, non? Dans les faits, "miner" un bitcoin hier coutait moins cher que de miner un bitcoin aujourd'hui. Par contre, la valeur des bitcoin déja minés augmente considérablement sans que personne ne fasse rien.
Le système est conçu pour que le nombre de bitcoin soit limité, donc la difficulté de sa production ne peut qu'augmenter avec le temps.
J'imagine que le problème réside dans la création des bitcoins. Chaque nouveau bitcoin est plus cher à produire que le précédent; plus on rentre tard dans le système et plus il faut mettre de ressources réelles pour avoir la même richesse. C'est donc un système monétaire où les initiateurs sont plus riches que les suiveurs. Comme on n'a aucune certitude sur la pérénnité du système (par exemple s'il est interdit par les gouvernements), l'ensemble peut se transformer en véritable arnaque, une sorte de pyramide de Ponzi sophistiquée, où les initiateurs ne touchent pas directement l'argent des suiveurs, mais se rémunèrent sur les plus-values qu'ils font suite à l'augmentation artificielle du prix du bitcoin.
Alors oui, si tu Tupperware devenait une vraie monnaie avec une valeur supérieure au prix du plastique, alors les derniers entrants dans le système pyramidal ne seraient pas perdants, ils pourraient utiliser les Tupperware chèrement achetés pour payer le pain ou la nounou des gamins. C'est pareil pour le bitcoin; si l'ensemble ne s'écroule pas, les derniers entrants ne seront pas escroqués. Si par contre les milliers de premiers bitcoins quasiment gratuits sont échangés contre des vrais dollars, la valeur du bitcoin va se casser la figure, et il deviendra beaucoup moins cher que son co$ut de production par les derniers entrants. Avoie que le système est douteux.
Si c'est vraiment la définition, elle est totalement stupide: un «consommateur moyen» ne représente rien du tout.
Vendre un ordinateur sans système d'exploitation, c'est comme vendre des clous sans marteau. Les clous sont inutilisables sans marteau, et pourtant, on ne vend que très rarement un marteau avec les clous. Tout le monde le sait, et personne n'irait voir un juge pour ça. Par contre, si un magasin de bricolage ne vendrait que des clous avec un marteau dans le même lot, alors les consommateurs se plaindraient (à raison).
Le problème, c'est qu'avec des définitions basées sur le consommateur moyen, on admet qu'une situation illicite devient normale. Ca fait 20 ans que les PC sont vendus obligatoirement avec leur OS, il semble donc «normal» au consommateur d'avoir les deux ensemble. Si c'est le cas, alors tout ceci est hautement immoral, puisque c'est une machine à blanchir les pratiques frauduleuses. Je ne peux pas imaginer que le législateur n'a pas pensé à ça, et je pense que c'est ton interprétation qui est biaisée.
C'est toujours un peu compliqué, tout dépend de ce que «fonctionner» veut dire. Le problème, c'est que pour une voiture par exemple, il y a peu de débats possibles: le fait est qu'une voiture sert à peu près toujours à la même chose. Une voiture sans roues «fonctionne», on peut démarrer son moteur et faire marcher les essuie-glaces; cependant, personne ne pourrait prétendre que c'est une utilisation normale d'une voiture. Pour un PC c'est assez différent; il y a une utilisation majoritaire (PC de bureau à la maison et au travail), mais il y a également une partie non-négligeable des PC qui ne font que faire défiler un diaporama dans une vitrine d'agence immobilière, ou qui sont mis en réseau pour former un cluster pas cher. On ne peut pas vraiment dire que ces utilisations sont détournées, ce sont des utilisations normales, bien que peu fréquentes. À partir de quelle fréquence un juge peut-il considérer que l'utilisateur détourne la fonction primitive du matériel, et doit donc gérer lui-même les conséquences de ses décisions?
Bon, pour le système d'exploitation, la question ne se pose pas vraiment, il est normal de changer le système (typiquement, installer la nouvelle version de Windows), et il est raisonnable de laisser à l'utilisateur le choix de faire cette installation lui-même. Mais comment gèrerait-on par exemple le même problème pour le Bios? On peut toujours essayer d'installer un Bios libre ou pas d'origine, mais pourtant, ça n'est raisonnablement pas une utilisation normale de l'appareil...
Même sentiment. Je dirais, au feeling, un journal sur trois ou quatre propose un style LaTeX, et aucun n'est correct. J'ai déja vu (véridique!) des instructions comme "SVP n'utilisez pas les références croisées" ou "N'utilisez pas \cite pour les références, tapez les à la main"; les "styles" sont des patrons de documents ou le titre est en \big \bf suivi d'un \vspace, puis les auteurs, etc. Pire encore, des instructions non-standard (genre "\insertTrucMonjournal"), qui ne peuvent pas passer la compilation avec un autre style. Bref, des styles Latex pour faire joli, mais totalement inutilisables.
Pour les thèses et rapports, alors là c'est peanuts. Que dalle, au mieux on a un vieux scan d'une couverture-type, ou on repompe sur la thèse du gusse précédent.
Je suis un peu envieux de voir qu'il semble exister des universités réellement professionnelles en France, moi de mon temps c'était pas comme ça :-)
En effet, écrire un document de base en LaTeX n'est pas spécialement difficile, mais très peu de gens souhaitent juste écrire un document en appliquant un style par défaut. Dans un monde idéal, les institutions (journaux, universités...) produiraient des fichiers de style et il serait trivial de les appliquer. Dans le monde réel ce n'est pas le cas, et même un utilisateur "de base" veut parfois changer les marges, les styles des paragraphes, la distance entre les figures et les légendes, bref ces milliers de petits paramètres qui, individuellement, ne sont rien, mais dont on a toujours besoin dans des cas particuliers. Et c'est là que ça devient atroce, parce que la syntaxe des styles LaTeX est archaïque et extrêmement technique (et je ne parle même pas du langage pré-colombien des styles Bibtex). Je pense qu'on ne peut pas vendre un logiciel comme quelque chose qui applique un ou quelques styles de base, et expliquer à l'utilisateur que la personnalisation du document est hors d'atteinte pour lui.
Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que le rendu LaTeX est hors du commun, mais LaTeX souffre aussi de problèmes profonds de conception qui rendent impossible son utilisation générale par le public -- à mon avis, les deux plus importants sont (i) le recours incessant à des paquets externes qui ne sont jamais intégrés à Latex, ce qui pose de vrais problèmes de portabilité, et (ii) des réglages par défaut inadaptés qui peuvent produire des documents qui ne sont pas impeccables (les deux plus choquants pour moi sont la non-utilisation de \sloppy, qui fait que les lignes peuvent dépasser dans la marge, et le fait que les flottants plus larges que la zone de texte ne soient pas centrés, mais on peut en trouver beaucoup d'autres).
LyX m'a permis il y a pas mal d'années d'adopter LaTeX en facilitant la transition. Avec LyX, on a une interface graphique, on comprend à peu près ce qu'on fait, on édite les formules à la souris (avec un éditeur d'équations bien plus performant que celui d'OpenOffice), etc. Et on commence à ajouter des trucs dans le préambule, des machins dans le texte, des commandes ici ou là pour changer tel et tel comportement... Et on finit par éditer directement le code LaTeX, on n'a plus besoin de LyX.
Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est le positionnement de LyX sur les utilisateurs intermédiaires, les gens assez conscients des défauts typographiques des traitements de texte habituels mais pas assez techniques pour essayer d'utiliser LaTeX. J'ai un peu l'impression que c'est un marché assez petit et transitoire. Après tout, les traitements de texte traditionnels pourraient exporter du LaTeX (d'ailleurs certains le font), ce qui permet l'interface traditionnelle et le rendu LaTeX au prix de petites manips qui pourraient facilement être automatisées. Je regrette finalement que LyX ne soit pas plus un éditeur de LaTeX perfectionné, qui pourrait permettre par exemple à des non-utilisateurs d'ouvrir et de manipuler les documents LaTeX que je leur envoie, et de me retourner du LaTeX correct avec un minimum de modifications. Si (avec des Si HURD serait prêt pour le bureau...) je devais re-concevoir LyX à partir de rien, le changement principal que je ferais serait de n'utiliser que des fichiers LaTeX comme format de document (avec les commandes spécifiques à LyX en commentaires du style %LyX\dothis), plutôt que de générer une sorte de pseudo-latex toto.lyx qui doive être converti avant compilation.
Ca me semble une réponse extrêmement pertinente en effet. En théorie, parser un fichier corrompu ne déclence pas nécessairement un plantage bien sûr, mais en pratique, ça veut dire qu'on utilise des portions de code expérimentales, qui ne sont normalement jamais utilisées, avec éventuellement des algorithmes un peu heuristiques pour récupérer le maximum de données dans le fichier. Forcément, ça a un impact sur la stabilité.
Je ne connais pas grand chose dans les histoires d'import de fichiers binaires, mais j'ai du mal à trouver une justification à l'inclusion en dur d'un tel filtre d'importation dans OpenOffice. Comme ça, au pif, je dirais qu'il est beaucoup plus propre d'appeler un script externe qui convertir le .doc en .odt, puis d'ouvrir le document odt. Et à l'écriture on fait le contraire; ça permet comme ça de "nettoyer" le doc de tout un tas de trucs crades qui s'accumulent au cours du temps, et d'assurer la maitrise des données importées et exportées. C'est vrai que du même coup, on perd toutes les instructions qui ne sont pas comprises par Ooo, mais comment peut-on être certains qu'un fichier modifié qui contient encore ces instructions est lisible par Ms Word? Copier des trucs sans comprendre semble le meilleur moyen de corrompre un fichier.
Non mais je pense que c'est une vraie question de com' quand même. Communiquer au niveau du nombre de bugs ça ne peut être qu'une vraie idée de geek :-) Une bonne idée pourrait être de parler de la proportion de bugs résolus, du délai moyen entre la soumission d'un bug et sa résolution, ou de la baisse du nombre de bugs ouverts.
Certes, mais le site propose une boîte de recherche sur un fond blanc. Ça parait quand même jouable de le faire de manière à ce que ça soit utilisable par tous les navigateurs, non? Après, on peut toujours jouer avec HTML5 si on veut, mais il faut se décider, soit c'est un jouet, soit c'est un site web fonctionnel.
C'est complètement con. Choisissez une norme, respectez-la, et laissez les navigateurs se débrouiller avec, c'est leur boulot. L'outil que vos clients utilisent pour visiter votre site, ce n'est pas votre problème (et je dirais, ce n'est même pas vos oignons).
J'ai du mal à comprendre comment on peut espérer améliorer le service existant en faisant les mêmes erreurs que ses concurrents.
Voir https://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=397700 et tous les bugs associés. C'est le genre de bugs qui semble sans arrêt fixé et qui revient toujours. Apparemment les devs sont pour la plupart sous Windows, et les incohérences des normes et de l'implémentation des normes sous les différents bureaux dispo sous Linux, associées au peu de cas qu'ils font de ce problème, sont l'explication principale du fait que ça ne fonctionne toujours pas.
Perso, je trouve ça aussi insupportable. Probablement pour des raisons historiques ou pragmatiques, FF arrive avec (1) son propre système de gestion des applications tierces et pire (2) son propre sélecteur d'applications, chose totalement inutile dans la plupart des environnements. Il semble difficile de demander aux devs de supprimer ce truc, il fait partie de FF et ils semble être utile sous Windows (je ne sais pas, je ne pratique pas).
Bah c'est évident qu'il est impossible sans étudier le code de dire si le mauvais fonctionnement d'un soft vient d'un problème de design général ou un problème de code. Si Word décale de deux lignes un paragraphe par rapport au document original réalisé sous Mac, c'est probablement dû aux deux: un problème au niveau du format de fichier merdique (un binaire indéboggable) qui gène les développeurs eux-même, mais aussi la concurrence, et un manque de tests qui fait que l'équipe est passée à côté du bug.
Bien sûr, tout le monde veut bien croire que les devs MS sont parmi les meilleurs du monde, mais il faut quand même trouver une explication rationnelle au fait que pendant des années, Windows avait un taux de kernel panic plusieurs ordres de grandeurs au dessus d'un noyau Linux (je pense qu'aujourd'hui la différence est moins nette car Windows a progressé de ce côté, et pour Linux bah c'est pas facile de s'améliorer quand on est déja si proche de 0). Pour l'utilisateur final qui paye son produit au prix fort, l'origine de la mauvaise qualité importe peu, et jusqu'à maintenant, il me semble que la meilleure réussite de MS était de convaincre ses clients que les produits défectueux ne l'étaient pas ("ah merde, j'ai vidé la corbeille en même temps que je déplaçais un fichier, c'est de ma faute si le système a planté").
Bon, OK, il y a un indice. On s'aperçoit fréquemment que les logiciels libres clonant des logiciels proprio ont les mêmes défauts: Open/LibreOffice met toujouts du temps à s'ouvrir et bouge toujours un peu les détails de la mise en page en fonction de milliers de petits trucs (version du soft, options du système etc), Firefox se prend encore un peu les pieds dans le tapis avec les CSS, etc. Si j'étais méchant je dirais que les mauvaises décisions de MS ont aussi nuit aux LL.
En attendant, la qualité des devs super-méga géniaux et méga-bien payés de MS ne crève pas encore les yeux quand on compare la qualité de leurs produits avec ceux d'Apple, d'Adobe, ou de certains logiciels libres.
La manière dont le gusse décrit le processus de développement semble réellement positive : bien qu'il prétende le contraire, ça ressemble un peu au monde des bisounours ce truc. Il me semble donc logique de se demander d'où vient la piètre qualité légendaire des produits Microsoft (pas de troll dans la question, de nombreux logiciels libres sont aussi de piètre qualité). Je veux bien croire que les problèmes de sécurité et d'instabilité de Windows sont dus à un choix d'architecture du système, mais quid de la suite Office ou d'Internet Explorer par exemple? Comment un système de développement aussi organlisé, avec autant de testeurs et autant d'argent claqué dans l'organisationnel, peut laisser passer des bugs grossiers sur l'ouverture de documents réalisés avec des versions différentes du logiciel, ou des carences gigantesques dans le respect des normes?
[^] # Re: Oh oh
Posté par arnaudus . En réponse au message Création d'un programme. Évalué à 6.
Apparemment, d'après ce que j'ai compris, tu es censé coder un driver pour un périphérique USB. C'est bien ce que je dis : ni toi ni lui n'avez aucune idée de la complexité de la tâche qu'il t'a confiée.
# Oh oh
Posté par arnaudus . En réponse au message Création d'un programme. Évalué à 10.
Euh, c'est payé ton truc? Tu as l'air aussi incompétent que le gars qui t'a recruté, donc je pense que ça devrait bien se passer :-)
# Pas clair
Posté par arnaudus . En réponse au message GPL et restriction d'usage commercial. Évalué à 2.
À mon avis il y a une confusion sur le vocabulaire commecial vs. propriétaire.
Si le code est GPL on doit redistribuer sous GPL, gratuitement ou en faisant payer.
Si on ne veut pas diffuser sous GPL (pour faire un logiciel proprio par exemple), il faut acheter ce droit au propriétaire du logiciel sous GPL. Ça serait pareil pour faire un freeware, ou n'importe quoi d'autre qu'un logiciel GPL.
[^] # Re: Est ce que le bitcoin résistera ...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 2.
Peut-être est-ce d'ailleurs la source du problème? Si tu voulais créer un système de Ponzi, ça ne te viendrait pas à l'esprit d'obfusquer le fonctionnement du bidule, de manière à ce que peu de gens puisse réellement en comprendre les rouages?
[^] # Re: Est ce que le bitcoin résistera ...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 10.
Nakamoto est le fondateur des bitcoins, il ne va pas dire le contraire. Les solutions qu'il propose reposent sur une recentralisation : il faut que des décisions soient prises, et que tout le monde s'accorde sur une solution commune. Soit les bitcoin sont décentralisés, soit ils ne le sont pas, mais on ne peut pas prétendre tout et son contraire.
Je ne prétends pas comprendre tout le fonctionnement du système, mais imaginons que le 1 janvier 2020, quelqu'un trouve une faille potentielle dans SHA-256 (2020 pour faire plaisir à Nakamoto). Combien faudra-t-il de temps pour que la faille soit confirmée, que des exploits soient publiés, avant que le problème soit considéré comme sérieux? Mettons un mois. Le 1 févier 2020, on commence à chercher avec angoisse si le système bitcoins n'a pas été corrompu. Et le 15 février, on peut confirmer qu'il l'a été le 15 janvier. La solution de Nakamoto, c'est d'annuler 1 mois de transactions? Parce que si j'ai bien compris le système, personne n'est capable de recréditer correctement les comptes qui ont été piratés, même si ça s'est fait à petite échelle. Et comment peut-on continuer avec une nouvelle fonction de hash? Il faut que tout le monde mette à jour en même temps dans le monde entier? Si on a l'ancienne version du soft on se retrouve complètement bloqué? Puisque le système est décentralisé, comment s'assurer que la transition se fasse?
Même si l'expérience semble intéressante, il ne faut pas perdre de vue que des gens extrêmement sérieux et extrêmement intelligents prétendent depuis le début que les bitcoins ne sont pas faits pour devenir un système monétaire stable, mais est simplement une arnaque construite pour enrichir leur concepteur. Pour l'instant, la grande majorité des utilisateurs de bitcoins n'ont qu'un but: la spéculation. Ils attendent que les bitcoins prennent de la valeur pour les retransformer en thunes normales. Le jour où les bitcoins cessent d'augmenter, qui peut garantir que tout le monde ne va pas essayer d'un coup de les revendre, et ainsi ramener leur valeur à 0€ en quelques heures? J'ai nettement l'impression que les gens qui prétendent que ce truc n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée sont soit les concepteurs, soit des gens qui sont déja dans le système (et qui ont intérêt à ce qu'il tienne le plus longtemps possible); dans tous les cas, ils ne sont certainement pas assez compétents en économie pour être certains de ce qu'ils avancent.
[^] # Re: Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 10.
Mouais, pas convaincu. Le gars qui répond n'a visiblement pas compris la profondeur des critiques. Visiblement, l'expérience bitcoins est fascinante et perturbante, il s'agit probablement d'un exemple assez unique et intéressant pour les économistes, mais quand des gens extrêmement sérieux viennent expliquer que le système a probablement des défauts beaucoup plus dangereux que ceux des systèmes monétaires existants, le moins qu'on puisse faire est de lire et comprendre leurs remarques avant de les envoyer sur les roses avec un petit air ironique.
[^] # Re: Est ce que le bitcoin résistera ...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 2.
Ce dernier lien est extrêmement intéressant. Je pense que l'argument est imparable : si l'algorithme de cryptage (l'auteur du lien ne dit pas "si", mais "quand") montre un jour des faiblesses réelles ou potentielles, il risque d'y avoir un mouvement de fuite panique qui va faire perdre au bitcoin la quasi-totalité de sa valeur extrêmement rapidement. Comme il n'y a aucun gouvernement ni institution derrière pour en garantir la valeur, la simple diffusion d'une rumeur de cassage de l'algo peut mettre le système en l'air, peut-être en quelques secondes.
[^] # Re: autre
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 9.
Bien sûr que si, comment voudrais-tu ne pas dépasser la limite autrement? Quel que soit le nombre de gens dans le système, il faut bien que le dernier bitcoin soit infiniment difficile à produire.
Le nombre de personnes dans le système ne fait que conditionner la vitesse à laquelle cette limite sera atteinte.
La différence avec une pyramide de Ponzi, c'est que les nouveaux utilisateurs "payent" pour entrer dans le système, comme dans une pyramide classique, mais la valeur de cet argent se répartit à égalité entre tous les bitcoin existants. Du coup, les premiers bitcoins générés valent toujours pareil en bitcoin, mais valent de plus en plus en argent réel. C'est la confiance qui tient le système (comme tout système monétaire), mais il n'empêche qu'il est pyramidal. Si les derniers utilisateurs ne sont pas forcément perdants, les premiers sont extrêmement gagnants, ils ont simplement bénéficié de la confiance des suivants. Ils peuvent maintenant rééchanger leurs bitcoins contre de l'argent réel, juste avant que les gouvernements n'interdissent les bitcoins, qui ne vaudront alors plus rien. Dans ce scénario (pas irréaliste, car s'il faut le rappeler, il est interdit de se fabriquer ses propres thunes), c'est une simple escroquerie.
[^] # Re: Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 7.
Bah non, je ne pense pas; c'est le déflationnisme intrinsèque au bitcoin qui crée cette situation. Quand l'euro a été crée, personne ne s'est jeté pour échanger ses francs contre des euros avant les autres, parce que le nombre d'euros en circulation est illimité.
À ma connaissance, dans les systèmes de troc locaux, les premiers entrants ne sont pas favorisés, parce que la masse monétaire est créée au fur et à mesure -- le "minage" est lié à l'apport de matières premières (fruits, légumes, etc) dont le cours n'a pas de raison particulière de changer -- c'est un système dont la masse monétaire croit en permanence.
[^] # Re: Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 10.
Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que ce n'est pas exactement une pyramide de Ponzi. C'est juste un système ou quelqu'un décide de fabriquer ses propres thunes et de convaincre les autres qu'elles ont de la valeur. En attendant, celui qui a créé le système a pu fabriquer beaucoup, beaucoup de thunes presque gratuitement, les suivants ont pu fabriquer un peu moins de thunes pour un peu plus cher, etc., jusqu'à ce que le coût de production des fausses thunes devienne prohibitif en vraies thunes. Si assez de gens utilisent les fausses thunes et sont prêts à les utiliser et à les échanger contre des vraies, alors on a créé une "monnaie": les utilisateurs ne sont pas spécialement arnaqués. Par contre si les gouvernements décident que les bitcoins sont illégaux (et ils ont de très bonnes raisons de le faire), alors les gens vont se retrouver avec tout un tas de fausses thunes qui ne valent plus rien -- surtout si les créateurs ont pris soin d'échanger leurs fausses thunes gratos contre de vraies thunes avant ça.
Désolé, mais malgré toutes les explications, le système est donc clairement pyramidal. C'est compliqué parce que ce qui fait la richesse des créateurs, c'est la valeur virtuelle de la monnaie; dans le meilleur des cas, les bitcoins serviront de vraie monnaie, et personne ne se sentira arnaqué -- sauf que les créateurs seront riches à milliards sans avoir rien fait. La différence avec une pyramide de Ponzi c'est qu'il existe donc peut-être une voie particulière dans laquelle le système bitcoin peut ne pas s'écrouler -- une sorte de pyramide stable, dans laquelle les derniers entrants ne perdent ni ne gagnent rien en apparence (en pratique, les créateurs ont fabriqué des millions à partir de rien, on peut appeler ça de l'escroquerie ou de la finance selon le contexte).
Comme dit plus haut, l'argument "ça n'est pas une pyramide de Ponzi" est l'argument préféré des monteurs de pyramides; ce n'est pas un argument pour prouver que tout ceci n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée, où ce n'est pas l'argent frais que les entrants apportent, mais plutôt la confiance nécessaire à ce que l'escroquerie perdure.
[^] # Re: autre
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 3.
Donc c'est vrai, non? Dans les faits, "miner" un bitcoin hier coutait moins cher que de miner un bitcoin aujourd'hui. Par contre, la valeur des bitcoin déja minés augmente considérablement sans que personne ne fasse rien.
Le système est conçu pour que le nombre de bitcoin soit limité, donc la difficulté de sa production ne peut qu'augmenter avec le temps.
[^] # Re: autre
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 8.
J'imagine que le problème réside dans la création des bitcoins. Chaque nouveau bitcoin est plus cher à produire que le précédent; plus on rentre tard dans le système et plus il faut mettre de ressources réelles pour avoir la même richesse. C'est donc un système monétaire où les initiateurs sont plus riches que les suiveurs. Comme on n'a aucune certitude sur la pérénnité du système (par exemple s'il est interdit par les gouvernements), l'ensemble peut se transformer en véritable arnaque, une sorte de pyramide de Ponzi sophistiquée, où les initiateurs ne touchent pas directement l'argent des suiveurs, mais se rémunèrent sur les plus-values qu'ils font suite à l'augmentation artificielle du prix du bitcoin.
Alors oui, si tu Tupperware devenait une vraie monnaie avec une valeur supérieure au prix du plastique, alors les derniers entrants dans le système pyramidal ne seraient pas perdants, ils pourraient utiliser les Tupperware chèrement achetés pour payer le pain ou la nounou des gamins. C'est pareil pour le bitcoin; si l'ensemble ne s'écroule pas, les derniers entrants ne seront pas escroqués. Si par contre les milliers de premiers bitcoins quasiment gratuits sont échangés contre des vrais dollars, la valeur du bitcoin va se casser la figure, et il deviendra beaucoup moins cher que son co$ut de production par les derniers entrants. Avoie que le système est douteux.
[^] # Re: Inutilisable !
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Racketiciel : la justice est bien remise sur ses rails. Évalué à 5.
Si c'est vraiment la définition, elle est totalement stupide: un «consommateur moyen» ne représente rien du tout.
Vendre un ordinateur sans système d'exploitation, c'est comme vendre des clous sans marteau. Les clous sont inutilisables sans marteau, et pourtant, on ne vend que très rarement un marteau avec les clous. Tout le monde le sait, et personne n'irait voir un juge pour ça. Par contre, si un magasin de bricolage ne vendrait que des clous avec un marteau dans le même lot, alors les consommateurs se plaindraient (à raison).
Le problème, c'est qu'avec des définitions basées sur le consommateur moyen, on admet qu'une situation illicite devient normale. Ca fait 20 ans que les PC sont vendus obligatoirement avec leur OS, il semble donc «normal» au consommateur d'avoir les deux ensemble. Si c'est le cas, alors tout ceci est hautement immoral, puisque c'est une machine à blanchir les pratiques frauduleuses. Je ne peux pas imaginer que le législateur n'a pas pensé à ça, et je pense que c'est ton interprétation qui est biaisée.
[^] # Re: Inutilisable !
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Racketiciel : la justice est bien remise sur ses rails. Évalué à 3.
C'est toujours un peu compliqué, tout dépend de ce que «fonctionner» veut dire. Le problème, c'est que pour une voiture par exemple, il y a peu de débats possibles: le fait est qu'une voiture sert à peu près toujours à la même chose. Une voiture sans roues «fonctionne», on peut démarrer son moteur et faire marcher les essuie-glaces; cependant, personne ne pourrait prétendre que c'est une utilisation normale d'une voiture. Pour un PC c'est assez différent; il y a une utilisation majoritaire (PC de bureau à la maison et au travail), mais il y a également une partie non-négligeable des PC qui ne font que faire défiler un diaporama dans une vitrine d'agence immobilière, ou qui sont mis en réseau pour former un cluster pas cher. On ne peut pas vraiment dire que ces utilisations sont détournées, ce sont des utilisations normales, bien que peu fréquentes. À partir de quelle fréquence un juge peut-il considérer que l'utilisateur détourne la fonction primitive du matériel, et doit donc gérer lui-même les conséquences de ses décisions?
Bon, pour le système d'exploitation, la question ne se pose pas vraiment, il est normal de changer le système (typiquement, installer la nouvelle version de Windows), et il est raisonnable de laisser à l'utilisateur le choix de faire cette installation lui-même. Mais comment gèrerait-on par exemple le même problème pour le Bios? On peut toujours essayer d'installer un Bios libre ou pas d'origine, mais pourtant, ça n'est raisonnablement pas une utilisation normale de l'appareil...
[^] # Re: Outil de transition
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche LyX 1.6.10 et LyX 2.0.0 pour les 15 ans du projet. Évalué à 3.
Même sentiment. Je dirais, au feeling, un journal sur trois ou quatre propose un style LaTeX, et aucun n'est correct. J'ai déja vu (véridique!) des instructions comme "SVP n'utilisez pas les références croisées" ou "N'utilisez pas \cite pour les références, tapez les à la main"; les "styles" sont des patrons de documents ou le titre est en \big \bf suivi d'un \vspace, puis les auteurs, etc. Pire encore, des instructions non-standard (genre "\insertTrucMonjournal"), qui ne peuvent pas passer la compilation avec un autre style. Bref, des styles Latex pour faire joli, mais totalement inutilisables.
Pour les thèses et rapports, alors là c'est peanuts. Que dalle, au mieux on a un vieux scan d'une couverture-type, ou on repompe sur la thèse du gusse précédent.
Je suis un peu envieux de voir qu'il semble exister des universités réellement professionnelles en France, moi de mon temps c'était pas comme ça :-)
[^] # Re: Outil de transition
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche LyX 1.6.10 et LyX 2.0.0 pour les 15 ans du projet. Évalué à 1.
En effet, écrire un document de base en LaTeX n'est pas spécialement difficile, mais très peu de gens souhaitent juste écrire un document en appliquant un style par défaut. Dans un monde idéal, les institutions (journaux, universités...) produiraient des fichiers de style et il serait trivial de les appliquer. Dans le monde réel ce n'est pas le cas, et même un utilisateur "de base" veut parfois changer les marges, les styles des paragraphes, la distance entre les figures et les légendes, bref ces milliers de petits paramètres qui, individuellement, ne sont rien, mais dont on a toujours besoin dans des cas particuliers. Et c'est là que ça devient atroce, parce que la syntaxe des styles LaTeX est archaïque et extrêmement technique (et je ne parle même pas du langage pré-colombien des styles Bibtex). Je pense qu'on ne peut pas vendre un logiciel comme quelque chose qui applique un ou quelques styles de base, et expliquer à l'utilisateur que la personnalisation du document est hors d'atteinte pour lui.
Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que le rendu LaTeX est hors du commun, mais LaTeX souffre aussi de problèmes profonds de conception qui rendent impossible son utilisation générale par le public -- à mon avis, les deux plus importants sont (i) le recours incessant à des paquets externes qui ne sont jamais intégrés à Latex, ce qui pose de vrais problèmes de portabilité, et (ii) des réglages par défaut inadaptés qui peuvent produire des documents qui ne sont pas impeccables (les deux plus choquants pour moi sont la non-utilisation de \sloppy, qui fait que les lignes peuvent dépasser dans la marge, et le fait que les flottants plus larges que la zone de texte ne soient pas centrés, mais on peut en trouver beaucoup d'autres).
# Outil de transition
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche LyX 1.6.10 et LyX 2.0.0 pour les 15 ans du projet. Évalué à 8.
LyX m'a permis il y a pas mal d'années d'adopter LaTeX en facilitant la transition. Avec LyX, on a une interface graphique, on comprend à peu près ce qu'on fait, on édite les formules à la souris (avec un éditeur d'équations bien plus performant que celui d'OpenOffice), etc. Et on commence à ajouter des trucs dans le préambule, des machins dans le texte, des commandes ici ou là pour changer tel et tel comportement... Et on finit par éditer directement le code LaTeX, on n'a plus besoin de LyX.
Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est le positionnement de LyX sur les utilisateurs intermédiaires, les gens assez conscients des défauts typographiques des traitements de texte habituels mais pas assez techniques pour essayer d'utiliser LaTeX. J'ai un peu l'impression que c'est un marché assez petit et transitoire. Après tout, les traitements de texte traditionnels pourraient exporter du LaTeX (d'ailleurs certains le font), ce qui permet l'interface traditionnelle et le rendu LaTeX au prix de petites manips qui pourraient facilement être automatisées. Je regrette finalement que LyX ne soit pas plus un éditeur de LaTeX perfectionné, qui pourrait permettre par exemple à des non-utilisateurs d'ouvrir et de manipuler les documents LaTeX que je leur envoie, et de me retourner du LaTeX correct avec un minimum de modifications. Si (avec des Si HURD serait prêt pour le bureau...) je devais re-concevoir LyX à partir de rien, le changement principal que je ferais serait de n'utiliser que des fichiers LaTeX comme format de document (avec les commandes spécifiques à LyX en commentaires du style %LyX\dothis), plutôt que de générer une sorte de pseudo-latex toto.lyx qui doive être converti avant compilation.
[^] # Re: Intéressant, mais ...
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comparatif securite entre OOo et MS Office. Évalué à 7.
Ca me semble une réponse extrêmement pertinente en effet. En théorie, parser un fichier corrompu ne déclence pas nécessairement un plantage bien sûr, mais en pratique, ça veut dire qu'on utilise des portions de code expérimentales, qui ne sont normalement jamais utilisées, avec éventuellement des algorithmes un peu heuristiques pour récupérer le maximum de données dans le fichier. Forcément, ça a un impact sur la stabilité.
Je ne connais pas grand chose dans les histoires d'import de fichiers binaires, mais j'ai du mal à trouver une justification à l'inclusion en dur d'un tel filtre d'importation dans OpenOffice. Comme ça, au pif, je dirais qu'il est beaucoup plus propre d'appeler un script externe qui convertir le .doc en .odt, puis d'ouvrir le document odt. Et à l'écriture on fait le contraire; ça permet comme ça de "nettoyer" le doc de tout un tas de trucs crades qui s'accumulent au cours du temps, et d'assurer la maitrise des données importées et exportées. C'est vrai que du même coup, on perd toutes les instructions qui ne sont pas comprises par Ooo, mais comment peut-on être certains qu'un fichier modifié qui contient encore ces instructions est lisible par Ms Word? Copier des trucs sans comprendre semble le meilleur moyen de corrompre un fichier.
[^] # Re: Ah lala comme on s'emporte...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le CIGREF s'intéresse à la maturité de l'Open Source. Évalué à 4.
... en améliorant la qualité des suites propriétaires, bien entendu?
[^] # Re: 13h30 d'avance.
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Sortie de blender 2.57. Évalué à 6.
Non mais je pense que c'est une vraie question de com' quand même. Communiquer au niveau du nombre de bugs ça ne peut être qu'une vraie idée de geek :-) Une bonne idée pourrait être de parler de la proportion de bugs résolus, du délai moyen entre la soumission d'un bug et sa résolution, ou de la baisse du nombre de bugs ouverts.
[^] # Re: En bref
Posté par arnaudus . En réponse au journal Un concurrent pour Voyages-SNCF. Évalué à 4.
Certes, mais le site propose une boîte de recherche sur un fond blanc. Ça parait quand même jouable de le faire de manière à ce que ça soit utilisable par tous les navigateurs, non? Après, on peut toujours jouer avec HTML5 si on veut, mais il faut se décider, soit c'est un jouet, soit c'est un site web fonctionnel.
[^] # Re: En bref
Posté par arnaudus . En réponse au journal Un concurrent pour Voyages-SNCF. Évalué à 4.
C'est complètement con. Choisissez une norme, respectez-la, et laissez les navigateurs se débrouiller avec, c'est leur boulot. L'outil que vos clients utilisent pour visiter votre site, ce n'est pas votre problème (et je dirais, ce n'est même pas vos oignons).
J'ai du mal à comprendre comment on peut espérer améliorer le service existant en faisant les mêmes erreurs que ses concurrents.
# Bug sempiternel
Posté par arnaudus . En réponse au message Firefox et logiciel associé aux fichiers. Évalué à 4.
Voir https://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=397700 et tous les bugs associés. C'est le genre de bugs qui semble sans arrêt fixé et qui revient toujours. Apparemment les devs sont pour la plupart sous Windows, et les incohérences des normes et de l'implémentation des normes sous les différents bureaux dispo sous Linux, associées au peu de cas qu'ils font de ce problème, sont l'explication principale du fait que ça ne fonctionne toujours pas.
Perso, je trouve ça aussi insupportable. Probablement pour des raisons historiques ou pragmatiques, FF arrive avec (1) son propre système de gestion des applications tierces et pire (2) son propre sélecteur d'applications, chose totalement inutile dans la plupart des environnements. Il semble difficile de demander aux devs de supprimer ce truc, il fait partie de FF et ils semble être utile sous Windows (je ne sais pas, je ne pratique pas).
[^] # Re: Mais comment?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comment ça marche chez microsoft. Évalué à 8.
Bah c'est évident qu'il est impossible sans étudier le code de dire si le mauvais fonctionnement d'un soft vient d'un problème de design général ou un problème de code. Si Word décale de deux lignes un paragraphe par rapport au document original réalisé sous Mac, c'est probablement dû aux deux: un problème au niveau du format de fichier merdique (un binaire indéboggable) qui gène les développeurs eux-même, mais aussi la concurrence, et un manque de tests qui fait que l'équipe est passée à côté du bug.
Bien sûr, tout le monde veut bien croire que les devs MS sont parmi les meilleurs du monde, mais il faut quand même trouver une explication rationnelle au fait que pendant des années, Windows avait un taux de kernel panic plusieurs ordres de grandeurs au dessus d'un noyau Linux (je pense qu'aujourd'hui la différence est moins nette car Windows a progressé de ce côté, et pour Linux bah c'est pas facile de s'améliorer quand on est déja si proche de 0). Pour l'utilisateur final qui paye son produit au prix fort, l'origine de la mauvaise qualité importe peu, et jusqu'à maintenant, il me semble que la meilleure réussite de MS était de convaincre ses clients que les produits défectueux ne l'étaient pas ("ah merde, j'ai vidé la corbeille en même temps que je déplaçais un fichier, c'est de ma faute si le système a planté").
Bon, OK, il y a un indice. On s'aperçoit fréquemment que les logiciels libres clonant des logiciels proprio ont les mêmes défauts: Open/LibreOffice met toujouts du temps à s'ouvrir et bouge toujours un peu les détails de la mise en page en fonction de milliers de petits trucs (version du soft, options du système etc), Firefox se prend encore un peu les pieds dans le tapis avec les CSS, etc. Si j'étais méchant je dirais que les mauvaises décisions de MS ont aussi nuit aux LL.
En attendant, la qualité des devs super-méga géniaux et méga-bien payés de MS ne crève pas encore les yeux quand on compare la qualité de leurs produits avec ceux d'Apple, d'Adobe, ou de certains logiciels libres.
# Mais comment?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comment ça marche chez microsoft. Évalué à 10.
La manière dont le gusse décrit le processus de développement semble réellement positive : bien qu'il prétende le contraire, ça ressemble un peu au monde des bisounours ce truc. Il me semble donc logique de se demander d'où vient la piètre qualité légendaire des produits Microsoft (pas de troll dans la question, de nombreux logiciels libres sont aussi de piètre qualité). Je veux bien croire que les problèmes de sécurité et d'instabilité de Windows sont dus à un choix d'architecture du système, mais quid de la suite Office ou d'Internet Explorer par exemple? Comment un système de développement aussi organlisé, avec autant de testeurs et autant d'argent claqué dans l'organisationnel, peut laisser passer des bugs grossiers sur l'ouverture de documents réalisés avec des versions différentes du logiciel, ou des carences gigantesques dans le respect des normes?