À ce niveau là, l'informatique possédait un bel équilibre : on pouvait prendre les idées des autres mais le code était protégé, ce qui nécessite un réel travail d'adaptation d'une solution générale à un problème particulier. C'était probablement un bon compromis entre la protection de l'innovation et le partage des connaissances.
La tendance depuis quelques années à protéger non seulement les protocoles de communication entre logiciels (formats de fichers, de flux, etc) mais aussi l'intrusion des brevets logiciels qui protègent les idées cassent ce bel équilibre. Ou plutôt le monnaye, puisqu'il est toujours possible de copier, mais il faut payer.
Les gens qui prennent de telles décisions ne sont pas forcément stupides. Ils vivent dans un monde à part, fait de chiffres et de relations. Ils n'ont pas le temps de lire, de parler avec des gens intéressants et cultivés, de se poser des questions sur les projets de société, sur l'évolution de la connaissance. Mais les responsables, ce n'est pas forcément eux, c'est surtout nous, qui laisons nos nations au contrôle de tels individus.
Ouais, enfin on dit habituellement que le libre est plus sûr car il y a moyen de vérifier que le binaire correspond bien au code. Dans cette optique, ce qui est important ça serait qu'il existe un compilo, libre ou pas, pour vérifier ça (à moins de supposer que c'est le compilo qui peut insérer des backdoors, auquel cas il faut que le compilo soit libre aussi).
Il semble donc que techniquement un tel soft entrerait dans la définition du logiciel libre, mais qu'en pratique il n'en possède pas les propriétés. Imaginons que Microsoft fournisse le «code» de Windows dans un langage que personne ne connait (genre àç%£**§%), on a le langage, on a le binaire, et on a le binaire du «compilateur» fourni par Microsoft, qui sort un "error syntax" dès qu'on modifie le fichier d'entrée. Est-ce qu'un tel truc est libre? On ne peut même pas avoir la preuve que le compilateur en question utilise d'une manière ou d'une autre le source founi en entrée! Si c'est libre selon la définition officielle, alors il y a un bug dans la définition.
Ce qui est génial avec Wesnoth c'est que des gamers «expérimentés» se plaignent souvent du niveau de difficulté, alors que le jeu est quand même presque facile en mode débutant, et très largement faisable en mode normal. Le truc, c'est que la stratégie optimale est très différente de jeux qui paraissent similaires, à cause de l'utilisation intensive du générateur de nombres aléatoires. Toutes les décisions à Wesnoth doivent prendre en compte non seulement l'espérance de gain, mais aussi sa variance, et une maximisation mathématique de l'espérance des coups conduit fatalement à une défaire sanglante et amère. Ça ajoute une profondeur fascinante à la stratégie du jeu, il suffit de jouer contre des bons joueurs pour se rendre compte que gagner à Wesnoth ne doit rien au hasard, tout est affaire de construction d'abres de probabilités et de planification en fonction du résultat du générateur de nombres aléatoires : le meilleur à Wesnoth est celui qui a prévu comment réagir aux évènements improbables, le mauvais est celui qui blame le RNG au lieu de se blamer lui-même.
Pour les critiques sur le graphisme, je les trouve quand même assez injustes; ça reviendrait à dire que le jeu d'échecs n'est pas intéressant parce que les pièces sont stylisées. La jouabilité et la clarté du jeu me semblent bien plus importants que la présence de petits bonhommes en 3D.
T'as certainement un problème de config, la 9.4 bootait lentement comme un bon vieux Linux, la 9.10 boote en quelques secondes sur toutes les bécanes où je l'ai installée.
Un truc qui fait gagner un temps fou aussi est le passage en ext4, les vérifications disque passent tellement vite qu'on ne voit quel quelques chiffres défiler en bas avant de continuer le boot. Assez impressionnant.
Ca ne règle en rien le problème de savoir si l'algo implémenté est bien l'algo publié. Je ne sais pas comment vous bossez en info, mais dans une discipline scientifique classique, une telle «démonstration» serait totalement inacceptable.
Sans code source, l'"exploit" n'a aucune valeur: il n'y a aucun moyen de vérifier si son algo, c'est pas simplement "prendre les décimales existantes et ajouter N chiffres aléatoires".
Plus sérieusement, sans code source, on ne peut pas savoir si l'algo implémenté est le même que l'algo publié. Puisqu'il ne s'agit que d'une sorte de benchmark, je ne vois pas comment on peut considérer ça comme sérieux.
Je pense que la réponse officielle à ton problème c'est que tu t'es flait plumer. Tes parents sont censé subvenir à tes besoins au cours de tes études s'ils en ont les moyens. La décision de ne pas le leur demander, et de leur imposer s'ils refusent, c'est toi qui la prend, et c'est donc à toi d'en tirer les conséquences. Oui je sais, le législateur ne fait pas dans la paix des familles, hein...
Déja, il ne dit nulle part que le stagiaire ne sera pas rémunéré. Il peut s'agir d'une formation par alternance ou quelque chose comme ça, auquel cas le stagiaire reçoit un peu d'argent. Moins que ce qu'il toucherait dans le cas d'un contrat de travail, mais avec moins de devoir, notamment en ce qui concerne la productivité -- encore heureux!
Ensuite, c'est malheureusement devenu la règle sur le marché du travail, l'expérience se mérite. En tant que jeune ou étudiant, tu achètes ton expérience en travaillant un peu gratos, de préférence pas trop longtemps, pour différents patrons. C'est moche, mais si les gens affluent pour bosser à l'œil, pourquoi voudrais-tu que les boites embauchent des CDD sur des petits projets?
Enfin, une règle d'or dans le milieu académique, c'est qu'on ne prend jamais un stagiaire sur un projet qu'on veut voir avancer. J'imagine que ça n'est pas différent dans le privé, tu ne vas pas mettre un gusse sans expérience et qui n'est pas payé sur un projet stratégique, ça n'a aucun sens. Ce qui veut probablement dire que ce projet est juste une tentative, quelque chose qui pourrait marcher mais qui n'est pas parmi les trucs importants. Si le stagiaire est bon, ils pensent peut-être l'embaucher pour développer le projet, sinon, tant pis.
Si une boite prend vraiment des stagiaires à la place de CDD sur des projets capitaux, c'est une boite suicidaire, ils vont crever dans les années qui viennent et ne valent pas le temps qu'on perd à en discuter.
Dans le fond, je suis d'accord avec toi. Quelques corrections de détail pour le principe:
* Le SMIC c'est 1337 brut, soit dans les 1020€ net. C'est ça qui constitue les ressources, pas le salaire brut. on est donc dans la case 55% couverts par l'aide juridictionnelle.
* D'après ce que j'ai pu glaner, un avocat bien installé prend dans les 300€ HT par heure. Même si on pousse à 500€ (taxes + frais annexes), ça fait quand meme 30 heures de boulot sur l'affaire pour arriver a 15000€, ça commence à faire une grosse affaire quand même. Je pense que pour un cas de base (genre achat du PC, demande de remboursement refusée, juge de proximité), on arrive probablement à quelques milliers d'euros.
Encore une fois, c'est probablement trop, et c'est d'ailleurs une des raisons d'être des associations de consommateurs. Mais dans l'ensemble, même si le système n'est pas parfait, disons qu'il y a comme une sorte de sécurité qui fait qu'il y a une différence entre la France et, par exemple au hasard, la Chine.
Ouais, enfin en théorie non : sous certaines conditions de revenu, tu as droit à l'aide juridictionnelles, et je pense que dans tous les cas, tu peux avoir un avocat commis d'office. Disons que le système n'est pas aussi pervers que ça... officiemment.
En pratique, c'est évidemment beaucoup plus compliqué, vu que les avocats mieux payés sont souvent plus qualifiés et plus spécialisés.
Dans tous les cas, quand tu vas au tribunal pour te faire rembourser Windows, ça me semble un peu gros de pleurnicher pour le prix de l'avocat. Sans vouloir dimunuer l'importance des combats menés par le logiciel libre, je pense que tu es tout pardonné si ça ne te passionne pas quand tu n'as pas de quoi remplir ton assiette. C'est un peu caricatural mais c'est comme ça : la justice, en particulier la justice politisée comme celle dont on parle (procès compliqués destinés à changer la jurisprudence et menés à des fins revendicatrices) n'est pas une activité de pauvre. Bref, quand on est pauvre, on n'attaque pas en justice. On est un peu couvert pour se défendre, mais la société considère (probablement à tort) qu'on n'attaque pas quand on n'a pas les moyens d'assurer les frais d'avocat.
Bof, j'utilise Thunderbird tous les jours et j'en suis extrêmement satisfait. le but n'est pas d'ajouter des fonctionnalités, mais de proposer un logiciel qui fait ce qu'on veut. En l'occurrence, je m'en sers comme un client mail et ça me casserait les noix qu'il gère un calendrier, la commande de la cafetière et la température de la pièce.
Il y a des logiciels qui ont atteint une forme d'optimum en termes de fonctionnalités, et qui n'évoluent plus. Certes, ils ne seront plus utilisés dans 20 ans, mais est-ce le but de tous les logiciels d'être encore utilisés dans 20 ans? Et puis, à ma connaissance, vi est toujours utilisé...
Pour moi, le point fort de Thunderbird est la quasi-perfection de son filtre anti-spam. Le point faible reste le côté non-intuitif... en plus du bug débile qui efface le contenu du serveur POP à la première utilisation -- en plus c'est un bug volontaire, c'est inadmissible d'être aussi bouché à mon avis.
Quelque part, c'est tout à fait vrai, mais c'est aussi malheureux. Ça veut dire que la justice fonctionne quand même à coup de stupidités bureaucratiques, de détails, de sodomie de diptère, de batailles d'experts officiellement corrompus --chacun se pointe avec son expert qu'on appelle «avocat», et c'est l'expert le plus compétent qui gagne.
Il faut aussi voir que souvent, ce type d'affaires considérées comme mineures sont jugées par des juges de proximité, qui sont probablement bien gentils mais qui sont totalement incompétents, ce qui explique aussi pourquoi le plus beau parleur a toujours raison. L'incohérence complète de la jurisprudence sur ce type de dossier est un signe que la justice est totalement infoutue de donner une réponse claire sur les questions complexes posées.
Mettez-vous à la place des assembleurs aussi. Ils ont un mode de vente, fixé par contrats avec Microsoft, qui ne pose aucun problème dans 99.99% des cas. Quelques individus leur demande de respecter la loi, la répression des fraudes émet quelques grognements inaudibles et incohérents, ils vont au tribunal une ou deux fois par an, et la moitié du temps, ils gagnent. J'imagine que, quelque part, eux aussi aimeraient bien avoir une réponse claire, vous ne pensez pas? Parce que si tous leurs concurrents se doivent de respecter la loi avec eux, personne ne perd rien. Par contre, dénoncer spontanément le contrat de Microsoft, ça revient complètement à se tirer une balle dans le pied, ils sont pas cinglés non plus. Donc ils attendent d'être forcés, et la situation actuelle est pourrie pour tout le monde.
Ouais, donc si je comprends bien, ce référentiel n'est qu'un état des lieux qui enfonce des portes ouvertes : il faut respecter les pratiques existantes.
D'un autre côté, je ne vois pas ce qu'on pourrait attendre d'un gouvernement. Il est clair que les problèmes de «l'économie numérique» sont à des années lumière des préoccupations du pouvoir; on leur a dit que c'était important donc ils font semblant de s'y intéresser, mais comme ils n'y comprennent rien, ils n'y voient pas l'intérêt. J'ai eu la même impression avec Hadopi, les responsables des projets sont abominablement incompétents, ce qui fait que les résultats sont soit ridicules (impossibles à implémenter techniquement, obsolètes d'une bonne décennie), soit hyper-étriqués pour passer dans une toute petite ouverture suggérée par un lobby influent (apparemment, les seuls lobbys influents sont les grosses boites internationales, les PME bien de chez nous n'ont pas su capter l'oreille discrète des décideurs).
Franchement, je comprends la déception ambiante, mais franchement, qu'est-ce que vous attendiez d'un gouvernement capable de créer Hadopi? On peut s'estimer heureux si le référenciel ne parle pas du pare-feu d'OpenOffice!
Certains diront que les politiques ne peuvent pas être compétents dans tous les domaines. Certes, mais on pourrait quand même se demander dans quels domaines ils le sont -- c'est polémique, mais c'est une vraie question. En principe, un homme ou une femme de pouvoir doit, c'est sa qualité principale, savoir s'entourer de collaborateurs compétents. Bon, c'est encore loupé.
Ça me fout vraiment en rogne, quelque part, de voir toutes ces opportunités gachées. C'est dans ce genre de c***nneries que la France perd des 2 points de croissance par rapport à ses voisins; dans l'obsolescence de sa démocratie et dans l'incompétence de ses dirigeants (tous partis confondus, ceci dit). Ce référentiel est un document technique, il aurait été écrit de la même manière par n'importe quel parti, et il est clair que des décisions courageuses étaient nécessaires pour clarifier la production numérique de l'administration et pour sortir les marchés publics de la zone d'ombre où ils se trouvent actuellement. Autant d'espoirs et d'énergies pour finir par de la purée tiédasse où, virtuellement, on conclut que la situation actuelle peut durer pour encore des années, c'est franchement inquiétant.
Je pense que Shuttleworth essaye aussi de sauver ses fesses, ce qui peut expliquer (sans justifier) quelques affirmations péremptoires et naives. À ma connaissance, Canonical n'a toujours pas vraiment de modèle économique; ça commence à faire du temps qu'Ubuntu existe, mais elle semble avoir pris des parts de marché aux autres distributions et pas à Windows. Shuttleworth doit donc tenter d'expliquer ça, et une de ses explications c'est que les autres projets lui mettent des batons dans les roues. Même si c'est inexact, l'explication semble crédible.
Il est assez indéniable qu'il y a une forme de défiance un peu irrationelle envers Ubuntu; ça peut d'ailleurs très bien se voir dans les commentaires qui suivent chaque dépêche sur Ubuntu. Une distrib orientée grand public, c'est quand même pas très geek; elle se place sur le même créneau que Mandrake/driva, mais semble avoir pris dès le début une amplitude mondiale. Canonical a libéré ses outils communautaires web (Launchpad, Brainstorm...), ce qui a longtemps été une source de critique. L'argument de la non-contribution aux projets amont est probablement assez injuste; la contribution n'est pas non plus une sorte de taxe qu'on doit payer pour utiliser les logiciels libres.
Ceci dit, il est clair qu'Ubuntu fonctionne en tant que distribution, mais pas au niveau communautaire. C'est logique, en visant le grand public, on a une communauté de gens qui ne sont pas qualifiés pour remonter des bugs, proposer des patches et s'intégrer aux projets en amont. Même si le nombre de rapports de bug est élevé, leur qualité est assez faible, et Launchpad est bourré de milliers de bugs qui ne seront jamais fixés. Les bugs sont remontés, mais la plupart du temps les rapports sont ignorés des projets, puisqu'ils portent sur des vieilles versions, et qu'il est souvent difficile d'isoler l'origine du bug ; l'utilisateur Ubuntu n'est pas le genre à télécharger le dernier tar.gz et compiler le bouzin pour reproduire son bug sur la dernière version, donc ça passe aux oubliettes.
Du coup, Ubuntu ne doit sa survie qu'à une perfusion permanente de Canonical; les devs professionnels s'occuppent directement de la distro (intégration, rapports de bug, etc) et ne vont pas s'impliquer en amont; il n'y a pas de devs dans la communauté, donc au final ça n'avance pas beaucoup.
En fait, peut-être qu'il ne comprend peut-être pas lui-même ce qu'il veut :-) Il parle de décompilateurs (!) de langages linuxiens, mais en même temps il parle de faire pression sur les éditeurs.
Si le truc c'est de faire des clones de programmes proprio, on en a une tripotée sous Linux, en partant des différentes suites bureautiques, des centaines de jeux (Freeciv, Freecraft, Wormux, ...), ou de programmes fonctionnels qui se ressemblent tous (clients de messagerie, lecteurs son/vidéo...). Je pense que les prémisses sont fausses, donc la discussion de ce projet pharaonique est assez vaine.
En fait je n'ai pas compris le but de ce "projet". Je n'ai simplement pas pigé si le but était de recoder des applications proprio (auquel cas c'est quasiment impossible techniquement, en plus d'être probablement illégal), ou bien de "faire marcher" ces applications sous Linux (c'est à dire de permettre aux gens qui possèdent les licences et les CD d'utiliser le soft sous Linux). Dans le deuxième cas, quand on n'a pas accès aux sources, il faut émuler une sorte d'environnement Windows, ce que wine (ainsi que les autres projets cités dans les réponses précédentes) essayent de faire.
Bref, je ne comprends pas ce que tu demandes à la communauté du libre. Sans compter que je ne comprends pas non plus à quoi tu fais allusion quand tu parles des applications généralistes propriéraires qui sont irremplaçables.
En fait, ce truc c'est comme un live CD, mais le live CD est dans le disque dur? Je ne comprends pas la différence avec un système où on installerait le bazar directement sur le disque, ce qui éviterait la pénible vente liée système + disque (au hasard: tu as déja des serveurs tout à fait fonctionnels, tu ne vas quand même pas racheter un disque quand même?).
J'ai toujours autant de mal avec les argumentaires pour neuneus.
Cette distribution a pour objectif de permettre d'une part une réduction des coûts opérationnels : encore faut-il le démontrer... Par exemple, pour le coup des licences, j'imagine que l'idee c'est de négocier des prix de gros, et de fournir un package de licences moins cher que la somme de toutes les licences achetées individuellement... soit, mais si ce paquet n'est pas configurable, on va se retrouver avec tout un tas de licences pour des softs dont on n'a pas besoin. Typiquement, pour la plupart des PME qui ne sont pas dans des secteurs particuliers, on peut quasiment tourner avec un système 100% libre.
accroître la productivité globale avec la présence de logiciels métiers de qualité professionnel.
à croire que les correcteurs d'orthographe ne font pas partie des logiciels métiers de qualité professionnelLE.
Bref, une nouvelle distro Linux qui ne sera livrée que sous forme de disque dur bootable, qui nous promet des choses impossibles (comme l'absence de configuration), et dont le lien avec le reste du monde Linux reste très flou (par exemple les modalités de distribution des patches, le travail potentiel avec les équipes en amont -- j'imagine que cette distrib ne va pas être basée sur LFS) ne peut inspirer que moyennement confiance... Disons que dans la démarche, on voit bien l'intérêt du distributeur, mais on a un peu plus de mal à voir l'intérêt de l'utilisateur, ce que le discours fumeux n'arrive pas vraiment à éclaircir (en général, moins c'est clair et plus ça sent l'arnaque).
Non non, ça ne peut pas être ça, je ne crois pas que la notion de «complétude» ait une signification particulière hors du cahier des charges : si le cahier des charges prévoit la livraison du code source, alors oui, il faut le fournir. Autrement, le sort est «complet».
D'après ce que j'ai compris, l'AFPA considère (à raison) qu'il y a tromperie car le soft est une contrefaçon. Un peu comme si tu commandais de la zique sur Amazon et qu'on te livrait des CD pirates : tu as ce que tu voulais, mais l'objet en question est une contrefaçon; il y a donc tromperie.
Il n'y a pas à dire, c'est quand même bien compliqué cette affaire. D'une part, ce n'est pas une violation de la GPL classique, puisque les plaignants ne sont pas les auteurs du logiciel, et d'autre part, ce n'est même pas une affaire de non-distribution des sources, puisque le plaignant est l'entreprise qui a violé la GPL et qui assigne l'autre pour le non-paiement de la facture (en gros).
Entre le charabia juridique et la complexité de la situation, je dois avouer que j'ai un peu de mal à comprendre. Le seul truc qui ressort clairement, c'est que la GPL est considérée comme valide par défaut, je pense que c'est donc bien une grosse reconnaissance de la GPL. Ça prouve aussi que si on joue avec la GPL, on peut se bruler.
Maintenant, ce que je ne comprends pas vraiment, c'est pourquoi l*AFPA a refusé de payer. Était-il dit quelque part que le logiciel devait être libre? Ou au contraire que le logiciel devait être propriétaire? Vu qu'il est totalement légal de vendre un logiciel libre, je pense qu'il est difficile de dire qu'il y a tromperie : l'AFPA voulait quelque chose, et à quelques trucs pas propres près (ce mot de passe unique pour accéder à tous les comptes), ils l'ont eu. La seule chose dont ils ont été privés est l'accès aux sources sous GPL, ce qui, à mon avis, justifie quand même peu le fait de devoir de fric à cette boite, quelle que soit la moralité de ses dirigeants et sa politique vis-à-vis de la GPL.
Quoi qu'il en soit, je crois que je ne me ferai jamais au prix que ces boites facturent pour installer quelques postes clients sous VLC. Ça représente finalement quelques semaines de boulot pour un ingénieur compétent, il faut être sacrément gonflé pour en demander des centaines de milliers d'euros, et sacrément con pour accepter de payer ce prix...
Bon, c'est pas vraiment pour faire mon râleur mais le changement de licence n'est pas non plus hyper-clean, et étrangement, c'est principalement parce que vous avez mieux fait les choses que Wikipédia (choix d'une licence art-libre au lieu de l'infâme GFDL). Du coup, vous ne pouvez pas vraiment garantir aux réutilisateurs la sécurité de la licence, au cas où un contributeur (probablement par dépit, vengeance ou quoi que ce soit) décide de refuser le changement de licence.
Par contre, le logo sous licence libre, c'est un geste très dangereux (voire stupide) de la mart de la marque et de l'utilisateur potentiel. Pour simplement résumer la situation sur Wikipédia, le logo est sous copyright strict et tous les logos (d'entreprises etc) présents dans Wikipédia le sont également (et sont présentés seulement en invoquant le droit des marques). Le problème est que le droit d'auteur ne fait pas bon ménage avec le droit des marques, et que vraisemblablement le droit des marques prime sur le droit d'auteur quand on utilise un logo. Par conséquent, même s'il est sous licence libre, un logo n'est pas utilisable, modifiable et transmissible librement, ce qui est totalement incompréhensible dans l'esprit de la licence libre. A priori, Ekopédia est une marque et les propriétaires de la marque entendent bien la défendre (par exemple, il est interdit de créer une entreprise ou un site web indépendant portant ce nom et ce logo). Dans ce cadre, qu'est-ce que la licence libre du logo peut bien signifier?
[^] # Re: Façon de copier
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Évolution culturelle : conquérir en copiant. Évalué à 4.
La tendance depuis quelques années à protéger non seulement les protocoles de communication entre logiciels (formats de fichers, de flux, etc) mais aussi l'intrusion des brevets logiciels qui protègent les idées cassent ce bel équilibre. Ou plutôt le monnaye, puisqu'il est toujours possible de copier, mais il faut payer.
Les gens qui prennent de telles décisions ne sont pas forcément stupides. Ils vivent dans un monde à part, fait de chiffres et de relations. Ils n'ont pas le temps de lire, de parler avec des gens intéressants et cultivés, de se poser des questions sur les projets de société, sur l'évolution de la connaissance. Mais les responsables, ce n'est pas forcément eux, c'est surtout nous, qui laisons nos nations au contrôle de tels individus.
[^] # Re: Demandons à Stallman
Posté par arnaudus . En réponse au message [Licences] code source libre sans compilateur libre.... Évalué à 4.
Il semble donc que techniquement un tel soft entrerait dans la définition du logiciel libre, mais qu'en pratique il n'en possède pas les propriétés. Imaginons que Microsoft fournisse le «code» de Windows dans un langage que personne ne connait (genre àç%£**§%), on a le langage, on a le binaire, et on a le binaire du «compilateur» fourni par Microsoft, qui sort un "error syntax" dès qu'on modifie le fichier d'entrée. Est-ce qu'un tel truc est libre? On ne peut même pas avoir la preuve que le compilateur en question utilise d'une manière ou d'une autre le source founi en entrée! Si c'est libre selon la définition officielle, alors il y a un bug dans la définition.
[^] # Re: IA
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Publication de la version 1.8 de Battle For Wesnoth. Évalué à 2.
Pour les critiques sur le graphisme, je les trouve quand même assez injustes; ça reviendrait à dire que le jeu d'échecs n'est pas intéressant parce que les pièces sont stylisées. La jouabilité et la clarté du jeu me semblent bien plus importants que la présence de petits bonhommes en 3D.
[^] # Re: alors
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Ubuntu 10.04 LTS "Lucid Lynx" en version beta. Évalué à 4.
Un truc qui fait gagner un temps fou aussi est le passage en ext4, les vérifications disque passent tellement vite qu'on ne voit quel quelques chiffres défiler en bas avant de continuer le boot. Assez impressionnant.
[^] # Re: et ...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Fabrice Bellard bat le record des décimales de Pi. Évalué à 3.
[^] # Re: et ...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Fabrice Bellard bat le record des décimales de Pi. Évalué à -3.
Plus sérieusement, sans code source, on ne peut pas savoir si l'algo implémenté est le même que l'algo publié. Puisqu'il ne s'agit que d'une sorte de benchmark, je ne vois pas comment on peut considérer ça comme sérieux.
[^] # Re: Et aussi une histoire de revers
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Asus persiste, Asus lourdement condamné. Évalué à 0.
[^] # Re: Howto faire payer quelqu'un pour travailler...
Posté par arnaudus . En réponse au message Stage développement web. Évalué à 1.
Déja, il ne dit nulle part que le stagiaire ne sera pas rémunéré. Il peut s'agir d'une formation par alternance ou quelque chose comme ça, auquel cas le stagiaire reçoit un peu d'argent. Moins que ce qu'il toucherait dans le cas d'un contrat de travail, mais avec moins de devoir, notamment en ce qui concerne la productivité -- encore heureux!
Ensuite, c'est malheureusement devenu la règle sur le marché du travail, l'expérience se mérite. En tant que jeune ou étudiant, tu achètes ton expérience en travaillant un peu gratos, de préférence pas trop longtemps, pour différents patrons. C'est moche, mais si les gens affluent pour bosser à l'œil, pourquoi voudrais-tu que les boites embauchent des CDD sur des petits projets?
Enfin, une règle d'or dans le milieu académique, c'est qu'on ne prend jamais un stagiaire sur un projet qu'on veut voir avancer. J'imagine que ça n'est pas différent dans le privé, tu ne vas pas mettre un gusse sans expérience et qui n'est pas payé sur un projet stratégique, ça n'a aucun sens. Ce qui veut probablement dire que ce projet est juste une tentative, quelque chose qui pourrait marcher mais qui n'est pas parmi les trucs importants. Si le stagiaire est bon, ils pensent peut-être l'embaucher pour développer le projet, sinon, tant pis.
Si une boite prend vraiment des stagiaires à la place de CDD sur des projets capitaux, c'est une boite suicidaire, ils vont crever dans les années qui viennent et ne valent pas le temps qu'on perd à en discuter.
[^] # Re: Et aussi une histoire de revers
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Asus persiste, Asus lourdement condamné. Évalué à 3.
* Le SMIC c'est 1337 brut, soit dans les 1020€ net. C'est ça qui constitue les ressources, pas le salaire brut. on est donc dans la case 55% couverts par l'aide juridictionnelle.
* D'après ce que j'ai pu glaner, un avocat bien installé prend dans les 300€ HT par heure. Même si on pousse à 500€ (taxes + frais annexes), ça fait quand meme 30 heures de boulot sur l'affaire pour arriver a 15000€, ça commence à faire une grosse affaire quand même. Je pense que pour un cas de base (genre achat du PC, demande de remboursement refusée, juge de proximité), on arrive probablement à quelques milliers d'euros.
Encore une fois, c'est probablement trop, et c'est d'ailleurs une des raisons d'être des associations de consommateurs. Mais dans l'ensemble, même si le système n'est pas parfait, disons qu'il y a comme une sorte de sécurité qui fait qu'il y a une différence entre la France et, par exemple au hasard, la Chine.
[^] # Re: Et aussi une histoire de revers
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Asus persiste, Asus lourdement condamné. Évalué à 3.
En pratique, c'est évidemment beaucoup plus compliqué, vu que les avocats mieux payés sont souvent plus qualifiés et plus spécialisés.
Dans tous les cas, quand tu vas au tribunal pour te faire rembourser Windows, ça me semble un peu gros de pleurnicher pour le prix de l'avocat. Sans vouloir dimunuer l'importance des combats menés par le logiciel libre, je pense que tu es tout pardonné si ça ne te passionne pas quand tu n'as pas de quoi remplir ton assiette. C'est un peu caricatural mais c'est comme ça : la justice, en particulier la justice politisée comme celle dont on parle (procès compliqués destinés à changer la jurisprudence et menés à des fins revendicatrices) n'est pas une activité de pauvre. Bref, quand on est pauvre, on n'attaque pas en justice. On est un peu couvert pour se défendre, mais la société considère (probablement à tort) qu'on n'attaque pas quand on n'a pas les moyens d'assurer les frais d'avocat.
[^] # Re: Nouveautés ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Sortie de Thunderbird 3 RC2. Évalué à 4.
Il y a des logiciels qui ont atteint une forme d'optimum en termes de fonctionnalités, et qui n'évoluent plus. Certes, ils ne seront plus utilisés dans 20 ans, mais est-ce le but de tous les logiciels d'être encore utilisés dans 20 ans? Et puis, à ma connaissance, vi est toujours utilisé...
Pour moi, le point fort de Thunderbird est la quasi-perfection de son filtre anti-spam. Le point faible reste le côté non-intuitif... en plus du bug débile qui efface le contenu du serveur POP à la première utilisation -- en plus c'est un bug volontaire, c'est inadmissible d'être aussi bouché à mon avis.
[^] # Re: Et aussi une histoire de revers
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Asus persiste, Asus lourdement condamné. Évalué à 8.
Il faut aussi voir que souvent, ce type d'affaires considérées comme mineures sont jugées par des juges de proximité, qui sont probablement bien gentils mais qui sont totalement incompétents, ce qui explique aussi pourquoi le plus beau parleur a toujours raison. L'incohérence complète de la jurisprudence sur ce type de dossier est un signe que la justice est totalement infoutue de donner une réponse claire sur les questions complexes posées.
Mettez-vous à la place des assembleurs aussi. Ils ont un mode de vente, fixé par contrats avec Microsoft, qui ne pose aucun problème dans 99.99% des cas. Quelques individus leur demande de respecter la loi, la répression des fraudes émet quelques grognements inaudibles et incohérents, ils vont au tribunal une ou deux fois par an, et la moitié du temps, ils gagnent. J'imagine que, quelque part, eux aussi aimeraient bien avoir une réponse claire, vous ne pensez pas? Parce que si tous leurs concurrents se doivent de respecter la loi avec eux, personne ne perd rien. Par contre, dénoncer spontanément le contrat de Microsoft, ça revient complètement à se tirer une balle dans le pied, ils sont pas cinglés non plus. Donc ils attendent d'être forcés, et la situation actuelle est pourrie pour tout le monde.
[^] # Re: D'autres perles du RGI
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche RGI : le cadeau de François Fillon à Microsoft. Évalué à 10.
D'un autre côté, je ne vois pas ce qu'on pourrait attendre d'un gouvernement. Il est clair que les problèmes de «l'économie numérique» sont à des années lumière des préoccupations du pouvoir; on leur a dit que c'était important donc ils font semblant de s'y intéresser, mais comme ils n'y comprennent rien, ils n'y voient pas l'intérêt. J'ai eu la même impression avec Hadopi, les responsables des projets sont abominablement incompétents, ce qui fait que les résultats sont soit ridicules (impossibles à implémenter techniquement, obsolètes d'une bonne décennie), soit hyper-étriqués pour passer dans une toute petite ouverture suggérée par un lobby influent (apparemment, les seuls lobbys influents sont les grosses boites internationales, les PME bien de chez nous n'ont pas su capter l'oreille discrète des décideurs).
Franchement, je comprends la déception ambiante, mais franchement, qu'est-ce que vous attendiez d'un gouvernement capable de créer Hadopi? On peut s'estimer heureux si le référenciel ne parle pas du pare-feu d'OpenOffice!
Certains diront que les politiques ne peuvent pas être compétents dans tous les domaines. Certes, mais on pourrait quand même se demander dans quels domaines ils le sont -- c'est polémique, mais c'est une vraie question. En principe, un homme ou une femme de pouvoir doit, c'est sa qualité principale, savoir s'entourer de collaborateurs compétents. Bon, c'est encore loupé.
Ça me fout vraiment en rogne, quelque part, de voir toutes ces opportunités gachées. C'est dans ce genre de c***nneries que la France perd des 2 points de croissance par rapport à ses voisins; dans l'obsolescence de sa démocratie et dans l'incompétence de ses dirigeants (tous partis confondus, ceci dit). Ce référentiel est un document technique, il aurait été écrit de la même manière par n'importe quel parti, et il est clair que des décisions courageuses étaient nécessaires pour clarifier la production numérique de l'administration et pour sortir les marchés publics de la zone d'ombre où ils se trouvent actuellement. Autant d'espoirs et d'énergies pour finir par de la purée tiédasse où, virtuellement, on conclut que la situation actuelle peut durer pour encore des années, c'est franchement inquiétant.
[^] # Re: ambiguité ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche RGI : le cadeau de François Fillon à Microsoft. Évalué à 4.
[^] # Re: Et je continue de penser que c'est une mauvaise idée
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Vidéo : Mark Shuttleworth et Linux : Ergonomie et cadence. Évalué à 10.
Il est assez indéniable qu'il y a une forme de défiance un peu irrationelle envers Ubuntu; ça peut d'ailleurs très bien se voir dans les commentaires qui suivent chaque dépêche sur Ubuntu. Une distrib orientée grand public, c'est quand même pas très geek; elle se place sur le même créneau que Mandrake/driva, mais semble avoir pris dès le début une amplitude mondiale. Canonical a libéré ses outils communautaires web (Launchpad, Brainstorm...), ce qui a longtemps été une source de critique. L'argument de la non-contribution aux projets amont est probablement assez injuste; la contribution n'est pas non plus une sorte de taxe qu'on doit payer pour utiliser les logiciels libres.
Ceci dit, il est clair qu'Ubuntu fonctionne en tant que distribution, mais pas au niveau communautaire. C'est logique, en visant le grand public, on a une communauté de gens qui ne sont pas qualifiés pour remonter des bugs, proposer des patches et s'intégrer aux projets en amont. Même si le nombre de rapports de bug est élevé, leur qualité est assez faible, et Launchpad est bourré de milliers de bugs qui ne seront jamais fixés. Les bugs sont remontés, mais la plupart du temps les rapports sont ignorés des projets, puisqu'ils portent sur des vieilles versions, et qu'il est souvent difficile d'isoler l'origine du bug ; l'utilisateur Ubuntu n'est pas le genre à télécharger le dernier tar.gz et compiler le bouzin pour reproduire son bug sur la dernière version, donc ça passe aux oubliettes.
Du coup, Ubuntu ne doit sa survie qu'à une perfusion permanente de Canonical; les devs professionnels s'occuppent directement de la distro (intégration, rapports de bug, etc) et ne vont pas s'impliquer en amont; il n'y a pas de devs dans la communauté, donc au final ça n'avance pas beaucoup.
[^] # Re: Flou artistique
Posté par arnaudus . En réponse au message A toute la communauté du libre. Évalué à 3.
Si le truc c'est de faire des clones de programmes proprio, on en a une tripotée sous Linux, en partant des différentes suites bureautiques, des centaines de jeux (Freeciv, Freecraft, Wormux, ...), ou de programmes fonctionnels qui se ressemblent tous (clients de messagerie, lecteurs son/vidéo...). Je pense que les prémisses sont fausses, donc la discussion de ce projet pharaonique est assez vaine.
# Flou artistique
Posté par arnaudus . En réponse au message A toute la communauté du libre. Évalué à 1.
En fait je n'ai pas compris le but de ce "projet". Je n'ai simplement pas pigé si le but était de recoder des applications proprio (auquel cas c'est quasiment impossible techniquement, en plus d'être probablement illégal), ou bien de "faire marcher" ces applications sous Linux (c'est à dire de permettre aux gens qui possèdent les licences et les CD d'utiliser le soft sous Linux). Dans le deuxième cas, quand on n'a pas accès aux sources, il faut émuler une sorte d'environnement Windows, ce que wine (ainsi que les autres projets cités dans les réponses précédentes) essayent de faire.
Bref, je ne comprends pas ce que tu demandes à la communauté du libre. Sans compter que je ne comprends pas non plus à quoi tu fais allusion quand tu parles des applications généralistes propriéraires qui sont irremplaçables.
[^] # Re: Fake
Posté par arnaudus . En réponse au message Nouvelle distribution Linux. Évalué à 3.
# Nouveau concept?
Posté par arnaudus . En réponse au message Nouvelle distribution Linux. Évalué à 5.
J'ai toujours autant de mal avec les argumentaires pour neuneus.
Cette distribution a pour objectif de permettre d'une part une réduction des coûts opérationnels : encore faut-il le démontrer... Par exemple, pour le coup des licences, j'imagine que l'idee c'est de négocier des prix de gros, et de fournir un package de licences moins cher que la somme de toutes les licences achetées individuellement... soit, mais si ce paquet n'est pas configurable, on va se retrouver avec tout un tas de licences pour des softs dont on n'a pas besoin. Typiquement, pour la plupart des PME qui ne sont pas dans des secteurs particuliers, on peut quasiment tourner avec un système 100% libre.
accroître la productivité globale avec la présence de logiciels métiers de qualité professionnel.
à croire que les correcteurs d'orthographe ne font pas partie des logiciels métiers de qualité professionnelLE.
Bref, une nouvelle distro Linux qui ne sera livrée que sous forme de disque dur bootable, qui nous promet des choses impossibles (comme l'absence de configuration), et dont le lien avec le reste du monde Linux reste très flou (par exemple les modalités de distribution des patches, le travail potentiel avec les équipes en amont -- j'imagine que cette distrib ne va pas être basée sur LFS) ne peut inspirer que moyennement confiance... Disons que dans la démarche, on voit bien l'intérêt du distributeur, mais on a un peu plus de mal à voir l'intérêt de l'utilisateur, ce que le discours fumeux n'arrive pas vraiment à éclaircir (en général, moins c'est clair et plus ça sent l'arnaque).
[^] # Re: Question Licence
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Première relecture publique de la traduction de Maven - The definitive guide. Évalué à 4.
il est probable que s'ils te donnent l'autorisation
C'est justement pour éviter ça que le libre existe. Il n'existe pas vraiment de "gentil propriétaire".
Et au passage le NC c'est pas libre.
[^] # Re: Retranscription texte de l'arrêt
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Edu4 sanctionné pour avoir bafoué la licence GPL. Évalué à 2.
D'après ce que j'ai compris, l'AFPA considère (à raison) qu'il y a tromperie car le soft est une contrefaçon. Un peu comme si tu commandais de la zique sur Amazon et qu'on te livrait des CD pirates : tu as ce que tu voulais, mais l'objet en question est une contrefaçon; il y a donc tromperie.
[^] # Re: Retranscription texte de l'arrêt
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Edu4 sanctionné pour avoir bafoué la licence GPL. Évalué à 2.
Entre le charabia juridique et la complexité de la situation, je dois avouer que j'ai un peu de mal à comprendre. Le seul truc qui ressort clairement, c'est que la GPL est considérée comme valide par défaut, je pense que c'est donc bien une grosse reconnaissance de la GPL. Ça prouve aussi que si on joue avec la GPL, on peut se bruler.
Maintenant, ce que je ne comprends pas vraiment, c'est pourquoi l*AFPA a refusé de payer. Était-il dit quelque part que le logiciel devait être libre? Ou au contraire que le logiciel devait être propriétaire? Vu qu'il est totalement légal de vendre un logiciel libre, je pense qu'il est difficile de dire qu'il y a tromperie : l'AFPA voulait quelque chose, et à quelques trucs pas propres près (ce mot de passe unique pour accéder à tous les comptes), ils l'ont eu. La seule chose dont ils ont été privés est l'accès aux sources sous GPL, ce qui, à mon avis, justifie quand même peu le fait de devoir de fric à cette boite, quelle que soit la moralité de ses dirigeants et sa politique vis-à-vis de la GPL.
Quoi qu'il en soit, je crois que je ne me ferai jamais au prix que ces boites facturent pour installer quelques postes clients sous VLC. Ça représente finalement quelques semaines de boulot pour un ingénieur compétent, il faut être sacrément gonflé pour en demander des centaines de milliers d'euros, et sacrément con pour accepter de payer ce prix...
# Changement de licence
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Ékopédia mise sur la liberté. Évalué à 4.
Par contre, le logo sous licence libre, c'est un geste très dangereux (voire stupide) de la mart de la marque et de l'utilisateur potentiel. Pour simplement résumer la situation sur Wikipédia, le logo est sous copyright strict et tous les logos (d'entreprises etc) présents dans Wikipédia le sont également (et sont présentés seulement en invoquant le droit des marques). Le problème est que le droit d'auteur ne fait pas bon ménage avec le droit des marques, et que vraisemblablement le droit des marques prime sur le droit d'auteur quand on utilise un logo. Par conséquent, même s'il est sous licence libre, un logo n'est pas utilisable, modifiable et transmissible librement, ce qui est totalement incompréhensible dans l'esprit de la licence libre. A priori, Ekopédia est une marque et les propriétaires de la marque entendent bien la défendre (par exemple, il est interdit de créer une entreprise ou un site web indépendant portant ce nom et ce logo). Dans ce cadre, qu'est-ce que la licence libre du logo peut bien signifier?
[^] # Re: À suivre
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Fiat Mio : la première voiture copyleftée. Évalué à 1.
[^] # Re: idées ou voiture complète libre ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Fiat Mio : la première voiture copyleftée. Évalué à 4.