Bien sur que si. Le conseil de l'europe et autres instances, sont des groupements de ministres. Rien ne se fait sans être poussé par les grands états, rien.
Vrai pour l'exécutif, faux pour le législatif où c'est la commission européenne qui jouit quasi exclusivement du droit d'initiative en cette matière.
Une réforme de calcul de l'assiette pour l’impôt sur les sociétés existent depuis des années, or tout est bloqué.
Tout ce qui peut être l'initiative du conseil de ministres en matière législative peut être mis au placard par la commission qui dispose d'un droit de retrait.
Donc quand il est question de "reforme", donc de lois, le conseil des ministres n'a aucun pouvoir, sinon à titre consultatif.
Hors près des 3/4 des nouvelles lois françaises sont des textes avec soit l'initiative, sinon l'aval de la commission, éventuellement légèrement amendés par le parlement (mais pas trop, sinon la commission peut provoquer le retrait à n'importe quel moment).
Donc on se retrouve avec la situation où seule la commission a le dernier mot. Le reste (conseil des ministres, parlement), c'est pour donner l'illusion de la pluralité.
Depuis son introduction, la procédure de codécision a conduit au rejet de quelques textes par le Parlement : la première fois en 1995 dans le cadre du premier projet de directive sur la
brevetabilité des inventions biotechnologiques, et la dernière fois (à date, début 2006) lors du débat sur les brevets logiciels. L'écrasante majorité des textes proposés (418 sur 420 pour la
législature 1999-2004) est cependant acceptée (que ce soit en 1re, 2e lecture ou à l'issue d'une procédure de conciliation).
Quand 418/420 des textes proposés par la commission ont été adoptés par le parlement, peut on parler de démocratie ? Alors que ces même textes sont à l'initiative de gens non élus, qui n'ont à répondre de leurs actes devant personne.
Avec le traité de Lisbonne (à la base refusé par référendum par les français), ça a un peu évolué, puisqu' effectivement le parlement dispose d'un pouvoir d'initiative, mais dans des domaines limités, et là encore la commission peut provoquer le retrait à n'importe quel moment.
Bref démocratie et UE sont inconciliables, car de toute manière pour avoir une démocratie, il faut à la base avoir un peuple.
La France elle même est trop grande pour avoir une démocratie véritable, alors l'UE…
Je suis plus précisément originaire du Finistère mais je n'y ais jamais vécu, donc je peux pas vraiment dire si c'est si répandu.
Mais je faisais confiance à ma grand-mère, puisqu'elle est brittophone.
0.8 points de pib de perdu si on rétablit le contrôl au frontière : cela veut dire de la grosse attente au frontière, moins de frontalier qui passe chaque jour.
L'immense majorité des pays dans le monde ont des frontières et ne s'en portent pas plus mal.
La considération selon laquelle on perdrait 0.8% de PIB est biaisée puisqu'elle ne prend en compte que ce qui pourrait être négatif, mais pas ce qui est positif.
On l'occurence, combiné à une monnaie souveraine, ça permet de favoriser la production locale.
Dans des pays dont beaucoup ont un nombre de chômeurs et une déficit commercial important, favorisé justement par le libre échange et les différences de niveau de production entre pays, ça permet une reprise en main par les puissances publiques.
Le problème c'est qu'actuellement nous avons des attentes vis à vis du pouvoir, hors il a finalement peu de marches de manoeuvre. Et cette impuissance pourrait à terme devenir dramatique.
Oui, c'est stupide. L'abolition des frontière intérieur aurait dû entrainer la création de douane européenne pour contrôler les frontières extérieurs à l'Europe.
Ca existe, ça s'appelle Frontex et c'est une catastrophe.
Notamment parce que ce sont généralement sur les pays du sud de l'europe que s'exerce les pressions migratoires, hors ils connaissent presque tous des difficultés économiques, avec des pays d'europe du nord qui sont pas très chaud pour mettre la main à la poche. La "solidarité" européenne a ses limites, et c'est même pas la faute des horribles europhobes.
C'est une grosse connerie ça. Encore une. Il y a moins de fonctionnaire européen que de fonctionnaire à la mairie de Paris. Ce que paye la France à l'Europe revient sous la forme d'aide agricole.
Seul l’Allemagne est largement déficitaire au jeu de la redistribution.
"Le « solde net » officiel de la France est négatif (de 6,6 à 7 milliards d’euros en moyenne annuelle, jusqu’en 2013) et sa contribution en hausse constante."
D'ailleurs je me demande comment le budget de l'UE pourrait tenir si seule l'Allemagne avait un solde négatif !
Tu te rend compte que c'est un inconnu qui te répond, pas un représentant de l'Europe.
Ca n'enlève en rien le sens de mon propos, d'autant que les poncifs visant à faire peur aux populations si l'on touche à l'UE sont récurrent parmi les médias et les personnalités politiques.
Cela n'a rien à voir. Les frontaliers habitent et payent donc leur impôts en France, ils ne font que travailler à l'étranger. Les exilés fiscaux n'habitent plus en France.
Peut être ais-je mal saisi les sens de ses propos, mais il me semblait bien qu'il parlait d'expatriés en disant "immigrés français" et non pas "travailleurs français" ou "travailleurs frontaliers".
1) Il est plus communément admis que la notion d'âge moyen est plutôt pour parler d'une période intermédiaire entre deux périodes de splendeur (de la Rome antique à la Renaissance quoi).
Mais l'invention du mot (comme renaissance, qui est son corolaire) à ma connaissance date de XIXe siècle et a été popularisé par des écrivains tels que Michelet.
Par exemple je n'ai jamais lu un écrit de Volaire ou aucun philosophe des lumières utiliser l'expression "moyen-âge".
2) Tout débat ne serait donc qu'un déballage de propagande de part et d'autre ? On m'aurait menti ?
Elle est est insultante a de très nombreuses reprises envers les autres pays et ce, comme souvent pour les gens complètement
largué en géographie/histoire, sans même t'en rendre compte.
A ce compte là toute politique nationale est une insulte à la face du reste du monde ?
Ce qui est pour soit n'est pas nécessairement contre autrui !
Ce n'est pas parce que tu as vu à la télé des kékés manifester en france contre l'europe que ce mouvement est immense.
J'ai pas la télé. Cependant évite cette condescendance, les médias de masse sont plutôt pro-UE.
Donc même si t'es pas d'accord, ceux qui sont contre ont au moins le mérite d'avoir un esprit critique ou a minima un certain détachement par rapport aux médias. Donc je pense pas qu'on puisse les qualifier de "kékés".
Peut être y a-t-il des millions de gens anti europe (sur 500 millions d'européens, se serait étrange de ne pas avoir un taux
d'erreur), mais ce n'est pas un courant général à travers l'europe.
Depuis 10 ans presque à chaque fois qu'on a consulté les peuples par référendum pour donner plus de pouvoir à l'UE, ils ont refusés.
TCE 2005 : France (Non à 55 %), Pays-Bas (Non à 62%)
Traité de Lisbonne 2008: Irlande (Non à 53 %)
Traite le Lisbonne 2009: Irlande (Finalement Oui à 67 % avec des concession et une mise sous pression énorme)
Et tout récemment les Danois ont voté contre lors d'une consultation pour renforcer la coopération policière entre le Danemark et l'UE.
Sans oublier les consultations à venir, notamment l'éventuelle sortie du Royaume-uni de l'UE…
mais ce n'est pas un courant général à travers l'europe
Bien sûr et c'est tout le sens de mon propos, l'Europe est un ensemble de peuple fragmentés, donc ils ne risquent pas de se soulever comme d'un seul homme.
Cependant l'opinion générale dans presque tous les pays n'est franchement pas européiste, les consultations référendaires en attestent.
Si demain les français, stupidement fermaient leurs frontières,[…]
1) Quitter l'espace Schengen signifie rétablir des frontières, pas monter des murailles de 10 mètres de haut, donc "fermeture" n'est probablement pas le mot adapté.
2) Pourquoi stupidement ? Les Allemand, les Autrichiens, les Hongrois et les Danois qui ont suspendu Schengen récemment sont ils stupides où font ils face à un problème qui entre en contradiction avec l'espace Schengen ? Quand des problèmes réels pointent le bout de leur nez, les traités sont rapidement mis au placard.
l'europe serait toujours là et préféreraient dépenser son pognon entre eux plus tôt qu'avec le traître qui a quitté le
groupe.
L'UE est plus une pompe à fric que distributeur de pognon à dépenser.
Cela dit je note le dernier argument qui consiste à faire peur "si tu quitte le groupe, tu va prendre cher", ce qui est déjà en soi un gros problème pour les européiste, car quand l'UE pouvait avancer sereinement, elle faisait rêver, aujourd'hui on en est réduit à faire peur…
C'est d'ailleurs facile de cracher sur une institution en oubliant qu'elle permet aux immigrés français très abondants dans > les pays limitrophes de profiter de la sécurité sociale du pays hôtes au frais de la princesse…
Ha et tu crois que j'ai de la sympathie envers les exilés fiscaux français ?
Sérieusement, c'est un argument ?
Et concernant le fait de "profiter de la sécurité sociale du pays hôtes au frais de la princesse" est justement le fait de l'UE. Voir
Bah oui, le nationalisme ça va dans les deux sens.
Je suis pas nationaliste (dans le sens où je l'entends tout du moins, mais peut être qu'on a pas la même définition).
Lobbying français (intense, les rois de France convoitent les richesses belges depuis mathusalem)
Le symbole des rois de France est la fleur de lys, les symboles républicains sont le chêne, marianne, le drapeau tricolore, mais pas le coq.
À l'époque le français était la seule langue autorisée dans tout se qui est administration étatique (justice, etc) dans tout > le pays (flandre y compris, le néerlandais était vu, à l'époque, comme une tare héritée de l'invasion hollandaise), pourtant > la langue maternelle de mes grands parents étaient le wallon, pas le français.
Est ce la faute de la France ça aussi ?
-La Wallonie de l'époque jouait a qui a la plus grosse entre le bassin de l'acier wallon, qui alimentent les armées
européennes depuis des âges, ou bien le littoral flamand qui alimente en joaillerie et textile les riches du monde et
surtout d'Europe
Mais je ne pense pas qu'aux français, il y a aussi des allemands, des hollandais, des suisses, des italiens, et probablement
des penseurs et écrivains de tous les pays européens qui ont poussé le progrès du libéralisme intellectuel depuis la Réforme.
Pour être honnête je n'ai pas poussé mes investigations pour m'intéresser à l'ensemble des courants, mais leur influence a grandement dépendu de la langue de travail (le français dominait à l'époque la diplomatie) et leur impact sur la puissance des pays sur lesquels ils ont eu une influence.
A ce titre la révolution française et ses conséquences sur les autres pays européens donnent un poids important aux lumières françaises.
Je sais qu'il y avait un important mouvement philosophique également en Allemagne, mais à cette époque elle était totalement morcelée, si bien qu'elle n'a pas eu une grand influence, sinon chez les gens de ces cénacles.
P.S: Quand je dis que les lumières françaises ont eu un impact très important, c'est pas par chauvinisme, dans ma bouche il s'agit pas d'un compliment. Comme dit plus haut je suis royaliste. Il est évident que la monarchie devait être revue en profondeur, mais les fruits qu'elles ont enfantés, notamment les excès de la révolution (régicide, massacre des vendéens, des lyonnais, guerres révolutionnaires, etc…), puis plus tard les nationalismes et ses conséquences ne me font pas aimer la révolution.
Conclusion: si un corse, un breton, et un alsacien se sentent tous français aujourd;hui en dépit de leurs cultures régionales > très différentes, c'est en partie grâce à l'école, aux quotidiens et médias nationaux, aux livres, aux films, etc
La Corse c'est particulier, par contre dans à peu près toutes les régions tu as des gens qui font parties intégrante de l'histoire de France. Pour reprendre tes exemples, on peut citer Du Guesclin (Breton, Connétable de France) ou Anne de Bretagne (Reine).
Pour l'Alsace, à ma connaissance ça n'existait pas à l'époque, mais il y a une certaine Jeanne d'Arc qui vient de ce coin là…
Tout ceci a participé à une identité commune qui s'est forgée au fil est siècle, donc non ça n'est pas le fruit des médias.
Lors de la révolution les médias tels que nous les connaissons n'existaient pas hors toute la France s'est embrasée.
Renforcer le sentiment d'appartenance à l'Europe demanderait l'existence de médias et d'artefact culturels de portée
européenne.
C'est totalement vrai, mais les "artefact culturels de portée européenne" ne sont pas si nombreux, principalement cantonnés à des cas par cas, entre pays, mais pas européen au sens large.
Par exemple nous sommes proches culturellement des Italiens, mais pas du tout avec la Pologne, alors que cette dernière est très proche de la Lituanie (ils ont d'ailleurs été unis à une période). Hors l'UE fait abstraction de tout ça et met tout le monde dans le même bateau avec un espèce de rouleau compresseur uniformisant.
C'était pour ça d'ailleurs que je disais que pour que l'UE puisse exister, il faudrait effacer la mémoire collective de centaines de millions de gens.
L'Europe a une histoire qui gagnerait à être racontée, il semblerait qu'en France personne ne veuille se donner cette peine.
Pour autant que je sache c'est l'Europe toute entière qui est de moins en moins Européenne.
Sans parler du référendum probablement à venir au Royaumme-uni, il y aura bientôt un référendum aux Pays-bas pour ou contre un accord de libre échange avec entre l'Ukraine et l'UE (bizarre dans le sens où ça ne concerne pas les Pays-bas en principe, logique dans la mesure où ça pourrait créer un blocage à son entrée dans l'UE).
Mais aussi un référendum tout récent au Danemark pour savoir si oui ou non il fallait renforcer la coopération avec l'UE en matière de police et de sécurité. Résultat: 53% contre.
Si tu veux sauver l'UE dépêche toi, je pense qu'il y a le feu à la baraque.
Pas du tout, seulement dans beaucoup de domaines (pas tous ☺) de la connaissance, il est largement dépassé!
Oui comme l'antiquité, c'est pas pour autant qu'elle souffre d'un tel discrédit. On a trop souvent on a tendance à sortir l'expression de "moyen-âgeuse", qui me sort par les yeux.
Mais comprends que je disais pas ça contre toi ;)
Au contraire, l'Europe a une identité culturelle très forte, certes plusieurs langues mais presque tous les européens parlent > plusieurs langues, et une histoire commune très importante.
Je pense avoir donné mon opinion à ce sujet plus haut.
la philosophie des lumières
Ouais la philosophie des lumières. Le libéralisme quoi, et pas qu'intellectuel (il ne faut pas voir que les lumières françaises, il y a aussi les écossaise et anglaises, genre David Hume, Adam Smith, David Ricardo, etc…)
Hors comme je le disais plus haut, il s'agit là de choses communes, mais qui ne fédèrent pas, ce ne sont pas des choses qui bâtissent des identités. La notion d'identité est même l'ennemie du marché, qui a besoin pour s'épanouir pleinement que d'avoir des masses atomisés d'individus..
De plus, dans les domaines des sciences, des arts, et du commerce, les européens ont souvent ou presque toujours été en
contact avec leurs pairs d'autres pays
Mouais, c'est surtout vrai à partir du 18e siècle, donc aux lumières. Avant c'était plutôt marginal et cantonné à la religion (l'influence de la culture Italienne en France à la renaissance est pour ce que j'en sais un phénomène franco-français, qui ne dure que le temps des règnes de François 1er et d'Henri II, éventuellement poursuivi par l'influence des Médicis).
Et, point capital à mon avis, on n'a en général qu'une lecture sur l'Europe de l'ouest, éventuellement centrale, mais l'UE cherche constamment à s'étendre à l'est où l'influence est bien plus Russe qu'Occidentale.
Non pas du tout, le problème vient surtout de la culture politique en France et la pratique de la démocratie, qui sont, pour > rester poli, très moyen-âgeuses.
Le moyen-âge n'est pas une insulte…
Les partis politiques français principaux (LR, PS) sont des gros tas amorphes qui n'ont presque aucune force de proposition > politique, sont des appareil de carrière et voient l'Europe et son parlement non comme un champ d'action à conquérir et
fertiliser mais comme une voie de garage commode pour virer des gens sans trop les froisser (comme Dati ou Désir)
Assez d'accord.
et le bouc-émissaire des maux de tous les français.
Ca c'est intéressant parce que je n'ai pas du tout la même perception :)
A chaque fois qu'il y a un problème, ils demandent des solutions européennes.
Mais c'est justement ça l'application des traités !
Ils ne font pas de l'UE la source de tous les maux, ils lui demandent des solutions.
C'est quand même un peu gros de dire qu'ils mettent tout sur le dos de l'UE alors qu'au contraire ils se rapportent sur ce pourquoi elle a été instituée.
Premièrement la France, avec 70 millions d'habitants a moins de soldats à équiper que les autres pays de ta liste.
Ensuite, on le faisait encore jusqu'à récemment.
Pourquoi ce qui était possible il y a encore peu serait devenu comme par magie impossible aujourd'hui ?
Concernant les F-22 (comme le F-35), c'est surtout un gros ratage technologique quasi irréalisable et probablement peu opérant !
Leur problème des américains, c'est qu'ils ont déjà balancé tellement de fric dans le projet qu'ils veulent/peuvent plus revenir en arrière.
Ca ne veut pas dire qu'il s'agit là d'appareils indispensables pour une armée moderne, c'est même probablement le contraire.
Vrai pour les Corses, par contre les Bretons je vois pas. D'ailleurs je suis d'origine Bretonne du côté de mon père et ma grand-mère, qui parle couramment le Breton m'a toujours dit que la langue était selon elle héritait du Gaulois. Bon après je sais pas si c'est vrai, mais c'est apparemment une croyance répandue.
A la rigueur tu aurais pu dire ça pour le sud de l'Aquitaine, qui n'était effectivement pas celte…
Nos ancêtres a nous, wallons, étaient celtes, les gaulois c'est un machin inventé par les latins pour faire croire qu'ils > savaient de quoi ils parlaient.
Tu remarquera que j'ai pas parlé de la Gaule mais des Gaules, je suis bien conscient que c'était pas un tout unis, mais leur principale caractéristique commun était (outre la langue), la culture celte. Du coup dire que les Wallons n'étaient pas Gaulois car Celtes n'a aucun sens.
Certes César a eu tendance a uniformiser tout ça (c'est lui même qui donne le nom de Gallia), mais il faisait par exemple clairement la distinction entre les Gaulois et les Germains, basés à l'est du Rhin.
Du coup je comprend pas l'argument "les légions romaines ont bien tenté quelques promenades à l'Est du Rhin, mais n'ont jamais osé risquer une installation."
Puisque ces populations n'étaient pas celtes justement (et là l'archéologie et d'autres sources viennent appuyer nos connaissances), je vois pas en quoi ça entre en contradiction avec mon argumentation !
Et pour finir sur ce sujet, tu peux m'expliquer pourquoi il y a un coq sur le drapeau de la Wallonie ?
Je passe le paragraphe sur le chauvinisme Français, qui n'est pas une chose sans fondement, c'est vrai, mais c'est nécessairement un sujet qui amène une vision subjective.
La France n'en demeure pas moins un pays de dimension mondiale, c'est par exemple le seul pays à être présent sur 4 des 5 continents, D'ailleurs il est possible qu'un cours de l'année la surface maritime française passe au premier rang mondial, suivant l'arbitrage de l'ONU.
C'est qui nous oblige à entretenir directement des relations avec de très nombreux pays.
Ce qui amène au point suivant:
Comme le disent les diplomates des pays étrangers, si ce sont les chinois, les américains et les russes qui dirigent le
monde, c'est juste car l'union européenne n'existe que sur le papier, qu'elle ne parle jamais au non de l'europe car les
différentes nations en son sein sont toujours égoïstement en train de jouer à qui a la plus grosse.
Bon je sais pas quels sont ces diplomates, j'ai jamais entendu de tels affirmations, ça a surtout l'air de propos d'idéologues, mais passons.
Concernant les "égoïsmes nationaux", je suis désolé, mais n'est ce pas simplement le retour au réel ?
Quand des dizaines de millions de gens ont massivement cru à l'UE (moi notamment, j'ai voté pour le TCE en 2005) pour s'en détourner rapidement après application, est ce le fait d'un égoïsme ou simplement la confrontation d'une utopie avec le réel ?
Si l'UE était un chose si naturelle, si évidente, malgré les erreurs politiques à droites et à gauche, je ne pense pas qu'elle souffrirait d'une telle aversion.
D'autant que le retournement d'opinion est extrêmement rapide, pris dans le temps long de l'histoire, je pense que l'UE n'aura duré qu'un battement de cil, peut être encore moins longtemps que l'URSS, qui était un composite du même type.
C'est un préjugés aussi stupide que de croire que tout les habitants sont identiques/standards, faire comme si tout les
habitants d'un pays partageaient les mêmes valeurs (alors pourquoi y a-t-il plusieurs mouvances? plusieurs parti politique? > pourquoi des geeks provenant de pays différents s'estime du même monde?)
Le fait de dire que des gens partagent des valeurs, une culture et une histoire commune ne les rends pas standards et tous identiques, ça n'est pas du tout le sens de mon propos.
En revanche, ont ne peut pas non plus ignorer que ces choses existent et chercher à atomiser les peuples en les voyant que comme une masse informe me parait douteux.
Comme si les "geeks" ou tous les groupes culturels de nos sociétés marchandes pouvaient chacun former séparément des peuples avec une identité commune.
Il est probablement possible d'avoir des individus suffisamment atomisés pour ne bâtir leur identité que d'après leur position par rapport au marché, "geek", style vestimentaire, musical, Apple, ou autre…
Mais je pense pas que ces groupes puissent former des sociétés libres et éprises de justice sociale.
Si ta seule référence identitaire se place par rapport au marché, alors tu ne sera jamais citoyen de quoi que ce soit, tu sera simplement le fruit du nihilisme.
Toute la nuance est dans le mot "souveraineté".
Il faut s'entendre sur le mot, mais pour moi cela signifie que l'on est souverain quand l'on peut décider d'une chose sans que personne n'ait son mot à dire.
Il n'est pas nécessairement question de faire une chose qui sera adaptée au plus grand nombre et notamment des régions, des ville ou de la population.
Simplement avoir un outil entre nos mains et non pas un acteur étranger.
Cela n'empêche nullement d'avoir des dépôts spécifiques pour les quelques points qui n'entrent pas dans le cadre de la
distribution d'origine. Par exemple un dépôt pour les militaires car ils veulent uniquement des noyaux certifiés avec un choix > limité de logiciels, un dépôt pour les écoles pour avoir une bonne personnalisation de l'environnement graphique sans tout se > farcir manuellement, etc.
C'est pas faux, mais va expliquer ça à nos dirigeants qui, je pense, préfèrent de loin un produit plutôt qu'un espèce d'agrégat Debian + dépots.
Ca nous parle à nous autres linuxiens, mais c'est loin d'être évident pour un ministre n'ayant eu entre les mains que des logiciels Microsoft.
Ajoutons l'armement, les prochains 4x4 sont produits par Ford, les Famas seront remplacés par une arme encore à déterminer, mais étrangère aux dernières nouvelles puisque les derniers candidats à l'appel d'offre le sont tous.
Le noyautage de Nexter par un groupe allemand (KMW), etc…
Sur ce dernier point il risque de se passer la même chose qu'avec l'aérien en passant de l'Aerospatiale (propriété de l'état) à EADS (public franco/allemand et privé), ce qui annule toute marche de manœuvre de l'état dans un domaine stratégique.
Et en cherchant bien, il y a un paquet d'exemples de ce genre…
Bien sûr qu'il y a des choses communes, mais pas suffisamment !
Je précise, j'ai n'ai lu l'article de ton lien qu'en diagonale. Il est relativement long, intéressant, mais assez peu historique finalement, puisqu'il s'agit plus d'une synthèse à mon avis. D'autant qu'il se base principalement sur l'époque moderne (et insiste beaucoup sur le marché comme vecteur de communication trans-national à échelle européenne), c'est un peu court de vue à mon sens.
Du coup je me base principalement sur que je sais déjà à priori.
Ce que je vois de commun est principalement l'influence de Rome (la loi, le droit, la notion d'état), la Grèce Athénienne (le dèmos, la philosophie, l'algèbre, etc…), dont l'Europe tire son nom et la chrétienté.
Premièrement Rome, beaucoup de choses à dire, mais il suffit de voir une carte de Rome a son apogée et l'on voit qu'il s'agissait d'un empire Méditerranéen et non pas Européen.
Rome, après son effondrement a disparu du Maghreb avec l'apparition de l'Islam, est resté présent en Orient jusqu'à la chute de Constantinople, tandis qu'il a gardé une grande influence en Occident puisque les principaux monarques du haut moyen âge se voulaient les continuateurs de Rome (principalement Clovis et bien sûr Charlemagne).
Hors après la division de l'empire, il y a déjà une rivalité Franco/Germanique qui se fait jour rapidement, pour savoir qui allait diriger re-créer l'empire.
Jusqu'à la bataille de Bouvines de 1214 qui (a mon avis) met un terme définitif aux prétentions germaniques de régner sur la France.
Si Philippe Auguste avait perdu la bataille, peut être que l'occident aurait été aujourd'hui uni, puisque les règles d'héritages saliques qui ont conduits à la division de l'empire avaient disparues.
Hors l'histoire en a décidé autrement. Et contre toute attente d'ailleurs parce que le roi de France avait numériquement une armée largement plus faible qu'en face, et qu'il a survécu à la bataille in-extrémis…
Pour finir sur Rome, il faut quand même insister que son influence a été forte sur l'Ouest du contient, mais beaucoup plus faible à l'Est, hors l'UE cherche à s'étendre sur des territoires dans lequel cette influence a été quasi nulle.
Concernant la Grèce antique, c'est plus délicat, car l'influence a été persistante (avec même un retour en force avec l'humanisme de la renaissance mais surtout le mouvement des lumières au 18e siècle.
Mais elle n'est pas unificatrice, dans le sens où philosopher et faire de la science ne relie pas les gens comme peut par exemple le faire une religion ou éventuellement un état.
On en vient à la chrétienté, qui, comme je l'a dit dans le premier message est plutôt mal en point.
Une large partie de la population est athée ou a minima agnostique (moi notamment) et divisée (entre orthodoxie, catholicisme, protestantisme/calvinisme, et autres mouvements plus ou moins sectaires apparus au XIX/XXe siècle, témoins de Jéhovah, scientologie, etc…)
D'autant que l'UE, à l'image de nos chers gouvernements ont une sainte horreur de la chrétienté (en 2011 la commission avait publié un calendrier dans lequel ne figurait aucune fête chrétienne, mais avec des dates musulmanes, juives et même hindoues !), et en particulier du catholicisme, qui fut pendant longtemps le principal rempart au libéralisme économique.
Mais même aujourd'hui, si le catholicisme (par je ne sais quel miracle) remontait la pente, ça remettrait en cause bon nombre de doctrines modernes et en particulier le libéralisme, bref tout ce sur quoi se base l'UE.
Le problème, c'est que l'Europe est à l'image de la répartition des langues, elle est morcelée, et même si à droite ou a gauche on retrouve des choses communes, par exemple des mots communs ou proches entre le français et l'italien, ça ne veut pas dire qu'ont peut mélanger les deux langues.
On peut conceptuellement l'imaginer, mais ça m'étonnerait que le le résultat soit harmonieux.
Ben l'UE c'est pareil, sauf qu'en l’occurrence il y a 28 pays (dont certains sont eux même des composites et c'est déjà source de problèmes, genre la Belgique) !
D'autant que ce qu'on peut trouver de commun à l'ouest n'est généralement pas la même chose à l'est.
L'union européenne est une chose abstraite et non organique dans le sens où il n'y a pas de peuple européen, avec une culture, une langue, une histoire et des référents communs.
Tout ceci existe pour un pays comme la France, imparfaitement bien sûr, avec des particularités régionales, mais elles sont largement gommées par tout ce que nous avons en commun. Par exemple "Nos ancêtres les gaulois", ça parle à tout le monde du Nord au Sud (jusqu'en Wallonie, mais c'est un autre débat :p)
D'ailleurs c'est intéressant de voir que la carte des gaules d'après Jules César ressemble fortement à la répartition géographique des francophones d'Europe occidentale actuelle, alors que 2000 ans d'histoire nous séparent.
Les choses que l'on a en commun avec les autres pays d'Europe, c'est un christianisme moribond et morcelé en différentes chapelles (on peut pas compter l'athéisme qui est une non religion, elle ne relie pas les gens religare->relier->religion), et des guerres à n'en plus finir.
Imaginer fédérer tout ce monde là avec quelques traités en décrétant une citoyenneté européenne, c'est un peu léger.
C'est pas que l'UE fait tout mal, c'est surtout que les gens ne se reconnaissent pas là dedans, il n'y a pas d'altérité entre le "citoyen européen" et le politique de Bruxelles, mais également entre le citoyen "européen" de France et Letton.
On a pu gommer tout ça pendant un temps avec un enthousiasme plein de bon sentiments, mais si on a pu faire croire au gens qu'on pouvait bâtir une communauté européenne, dès qu'on met la chose en application les gens n'en veulent plus.
Surtout que la seule manière qu'à l'union européenne de bâtir son "peuple" est de ne considérer que l'harmonisation économique (c'est pas uniquement européen, c'est l'approche libérale moderne), hors il faut bien plus que ça pour unir des gens, surtout quand ils sont plus de 500 millions avec pour la plupart des siècles voir des millénaires d'histoire derrière eux !
Je pense pas que le gouvernement Français fasse beaucoup de choses bien (je suis royaliste, mais c'est encore autre chose ;).
Mais je ne me permet pas de remettre en cause sa légitimité.
Et cette légitimité, l'UE ne pourra jamais l'avoir à moins d'effacer l'histoire et les cultures de centaines de millions de gens…
Bon après si on ajoute les difficultés d'harmonisation des normes, l'atlantisme lattent de l'institution et les non sens économiques genre euro, libre circulation des biens, des services, des personnes et des flux financiers de Dublin à Athènes en passant par Berlin, on s'en sort plus :)
Si il est question de souveraineté, la première nécessité est d'avoir une certaine prise sur le projet et si nécessaire de pouvoir en définir les orientations.
Alors à moins de réaliser un fork, je pense pas que "financer des développements" pour des projets libres sois approprié.
Cela dit je suis d'accord sur la critique de l'argent mal distribué.
Ou plutôt on l'argent donné sans imposer un retour sur investissement.
Mais ça c'est typique du système républicain, on a tous les 5 ou 10 ans une cassure.
Imaginons qu'on lance le projet maintenant, en 2017 l'exécutif a une certaine probabilité de changer, le suivant a une certaine probabilité de vouloir enterrer le projet et avec tout ça une forte probabilité d'avoir une société à qui on ne demande pas de compte mais qui a reçu son chèque, donc qu'il y ait un résultat ou pas, qu'importe…
Et au final on a (trop) souvent de l'argent foutu en l'air.
Un cas similaire a été au début des années 2000 sur le projet Quaero, cherchant à créer un moteur de recherche, Français au début, puis européen… pour finalement ne donner aucun résultat concret (oui bon il y a eu Exalead, mais on peut pas dire que ça ait été compétitif et donc pérenne).
D'un autre côté je me méfie beaucoup des termes du genre "souveraineté numérique" à une époque ou le souverainisme est assimilé à de l'extrême droite, notamment par le régime en place, je pense qu'il n'y a derrière tout ça que des postures de politique politicienne, puisqu'ils ont enfin compris qu'il valait mieux (électoralement) avoir l'air souverain que dilué dans un machin supra-national.
Du coup je m'en fais pas trop pour les deniers publique, à mon avis on va pas y balancer des sommes folles.
Tu compares un traitement texte à un outil de dessin géométrique. Dessiner, modéliser un objet nécessite une certaine maîtrise technique et observation qu'un outil ne pourra pas totalement
abstraire.
Ben si, je pense justement que c'est possible dans une certaine mesure en se concentrant sur le dessin 2D.
Je parlais dans mon premier message d'un logiciel convertissant des plans 2D en modèles 3D. C'est pas encore totalement finalisé, mais pour donner un aperçu: Image
A la gauche en vert tu vois le dessin qui a permis de créer le modèle. C'est à la base un plan DXF type AutoCAD, Draftsight ou autre, dans lequel il suffit après de définir les vues et le logiciel compare les vues pour générer un modèle correspondant au mieux au plan.
Je pense que cette approche a plusieurs avantages. Principalement, comme tu le souligne il y a une complexité inhérente à la modélisation, hors si l'on ne dessine qu'en 2D et qu'un logiciel s'occupe du reste, tu rend t'abstrait d'une bonne partie des contraintes de la 3D.
Bon il y a un inconvénient majeur, c'est qu'il faut que le dessin soit juste, mais le logiciel accepte une certaine marge d'erreurs.
Pour le reste j'obtiens d'assez bon résultats.
Non, l'impression 3D comme l'imprimante couleur laser ne sera jamais exploité correctement par un néophyte, débutant.
Par contre, un débutant ou "néophyte" qui souhaite investir du temps et du travail, oui, il y arrivera mais on parlait de Michu, non?
Oui, mais je pense justement qu'on pourra parler de révolution quand l'impression 3D sera accessible à Mme Michu.
C'est d'ailleurs pour ça que je pense pas que ça soit pour tout desuite.
Ou alors peut être, comme dis dans d'autres messages de ce forums en passant par des intermédiaires (FabLabs, services en lignes ou locaux).
Et peut-être que toi Diablo150, tu n'es tout simplement pas fait pour concevoir des objets, pour l'heure je veux dire.
J'ai été dessinateur dans le bâtiment, dans lequel je fesais quasi exclusivement du dessin 2D, donc je pense savoir "concevoir des objets", mais mis en plan ^
Après pour la modélisation 3D, il est vrai que je fais un peu ma mauvaise tête.
Ca m'a jamais passionné la modélisation 3D, peut être justement parce que je connais trop bien le dessin 2D et que je trouve ça bien plus naturel et surtout plus simple.
L'avantage de la 2D c'est qu'une bonne partie de la complexité repose sur le dessin, donc les outils peuvent être beaucoup plus simple.
Idéalement on peut imaginer un dessin 2D à la main converti en entités vectorielles, puis en 3D.
Bon il y aura des limitations, mais je pense qu'à partir de là, la modélisation 3D, sur des modèles assez simple sera accessible au plus grand nombre.
En effet tout le monde ne sais pas correctement se servir d'une imprimante 2D, mais à peu près tout le monde, y compris des néophytes a déjà ouvert un traitement de texte pour imprimer un tableau, un document administratif ou n'importe quoi qui nécessite une mise en page.
Les outils existent et sont performants.
On peut critiquer Ms Office, LibreOffice ou autre, mais je connais des gens qui sont loin d'être des passionnés par l'informatique arriver à bricoler quelque chose avec ces logiciels.
Aujourd'hui avec la modélisation 3D ça n'existe pas vraiment à mon avis.
Comme tu le dis la modélisation 3D est une activité intellectuelle. Mais être écrivain aussi !
Et justement outre l'intérêt ou pas que l'on peut avoir pour cette activité, il peut également y avoir un blocage intellectuel puisque nous sommes pas tous capables d'être écrivain.
Cependant le blocage ne se situe pas dans l’outil, je suis certain que les plus grand écrivains ne sont pas nécessairement des spécialistes des logiciels de traitement de texte. L'art se situe ailleurs.
Hors dans le cas de la modélisation 3D on est pas du tout dans cette configuration, puisque les outils à disposition sont à mon avis eux même des murailles à débutant (moi le premier), marginalisant la discipline.
Je suis très mauvais en anglais, donc je risque d'avoir du mal à analyser ce qui est dit, mais attention à faire la différence entre PLA, ABS et autre matériaux.
Le PLA (à mon avis le plus répandu parmi les imprimantes 3D grand publique) est un matériaux bio-dégradable, notamment utilisé pour la production d'emballages alimentaires. https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_polylactique
C'est un point de vue intéressant et je me rend compte que j'ai effectivement probablement pas pris le bon exemple (surtout qu'à titre personnel, j'ai pas une imprimante 3D pour cette raison ).
Le soucis quand on fait de la prospective, c'est qu'on est nécessairement influencé par le monde actuel.
Hors on ignore encore tout ce qui sera amélioré, sur les imprimantes à proprement parler, mais aussi les filaments.
Par exemple je peux d'ors et déjà infirmer certaines choses:
casse de courroie de machine à pain -> l'imprimante 3D n'y peu rien
Ca dépend, mais on commence à voir apparaitre des matériaux souples, on peut supposer que d'ici peu de temps il sera possible d'imprimer des courroies (bon après faut voir si ça peut avoir l'adhérence du caoutchouc, j'ai pas testé…)
multiprise électrique écrasée/cassée -> il faut plusieurs heures de travail pour créer le modèle 3D permettant de >réutiliser >les pièces spécifiques qui sont à l'intérieur
Vrai mais si tu trouves les bon mots clés, tu peux déjà voir en 10 minutes si quelqu'un ne l'a pas déjà modélisé et partagé sur le net.
Voir la possibilité d'utiliser le catalogue du fabriquant. J'ai travaillé dans le bâtiment et il n'est pas rare que les fabricants de matériaux, outils, quincaillerie, etc… fournissent les plans 2D voir 3D de leurs produits. Il existe d'ailleurs de gigantesques bibliothèques dédiés sur le net.
Le but à la base est de pouvoir les intégrer dans des plans de DAO, mais du coup on pourra probablement en détourner l'usage !
vieux lecteur de CD d'une chaîne dont une courroie patine --> l'imprimante 3D n'y peu rien
Cf le premier point sur la courroie.
le verre (ou plastique ?) d'un feu d'automobile cassé --> l'imprimante 3D n'y peu rien
Etant donné qu'il s'agit d'une voiture, je pense que ça dépend surtout de la loi, mais une imprimante peut parfaitement imprimer ce genre d'objets (je sais par exemple qu'avec de l'ABS on peut lisser un objet chimiquement, par exemple avec de l'acetone).
Ajoutons à cela que d'autres types de matériaux commence à apparaitre, genre des PLA enrichis pour donner un aspect bois, métal ou encore des filament conducteurs, ce qui permet d'imaginer à l'avenir la possibilité d'imprimer des circuits.
Bon pour le moment c'est électriquement très résistant, c'est pas du cuivre on est d'accord, mais c'est que le début !
Quand on s'est mis à connecter des ordinateurs entre eux pour former des réseaux, on était loin d'imaginer se retrouver avec un réseau planétaire et universel qui finirait par se retrouver dans la poche de millions de gens avec des services genre facebook, dont je suis sûr que si on l'avait prophétisé il y a 50 ans, ça n'aurait probablement pas dingue, on aurait pu imaginer une continuité avec le téléphone.
Par contre je suis sûr qu'on aurait trouvé ça complètement inutile et l'on aurait peut être pas compris qu'un milliard de personnes s'y connecte régulièrement.
La technique précède toujours la nécessité. Donc on peut se poser des questions sur l'avenir de l'impression 3D, mais je crois que dans tous les cas, tant qu'on a aucune idée de ce qu'elle deviendra dans la technique on pourra jamais imaginer son impact sur la société et notamment la manière de consommer (en particulier le rapport producteur/consommateur).
Je trouve également que l'impression 3D d'aliments est très futile et à titre personnel ça m'agace quand je vois des reportages télés parler d'impression 3D en venir presque toujours à ce sujet (ça ou l'impression d'armes…).
Cependant il ne faut pas réduire l'impression 3D à cela, c'est même plus que marginal !
En spéculant beaucoup, on peut y voir une évolution de la société de loisir, où les gens sont de plus en plus tentés
d’utiliser leur temps libre à des loisirs plus constructif, c’est-à-dire aboutissant à des réalisations concrètes plutôt que
purement consommateurs. À voir si l’engouement actuel devient pérenne.
Je pense justement pas que ça doit tant de la spéculation que ça. Beaucoup de gens aiment bien le bricolage, mais ça nécessite généralement beaucoup d'outils. Alors que si une imprimante 3D peut faire 90% du boulot, ça devient intéressant je pense.
Sans même parler bricolage, quand t'as une pièce cassée sur ton meuble Ikea et que la commander spécialement peut te couter 20-30 euros alors qu'elles couterait presque rien si elle était imprimée, ça devient intéressant.
Bien sûr très peu de monde a aujourd'hui le réflexe d'imprimer ses objets ou d'aller dans un FabLab pour ça, mais il n'est pas déraisonnable de penser qu'à l'avenir ça sera aussi courant et automatique que chercher un appareil dans sa poche pour contacter quelqu'un, ce qui était impensable il y a seulement quelques décennies.
J'ai personnellement une imprimante 3D depuis presque deux ans (Tobeca première génération) et après moult utilisations, je dois dire que je ne pense pas que la révolution soit pour tout de suite et ce pour plusieurs raisons:
1) Il faut encore un gros temps d'adaptation, qui ne vient pas forcément de l'imprimante, mais du principe même d'impression 3D.
En dehors même des problèmes de résistance mécanique soulignées dans l'article, il y a également toute une chiée de configurations PLA (divisé en sous-familles, chacune avec ses subtilités), ABS (je connais pas dans le détail), support ou pas, etc…
Tout ça amène des dizaines de paramètres pour le tranchage, qui est loin d'être une opération anodine dans le processus d'impression 3D.
2) Parlons du tranchage justement ! On est loin de fichier/imprimer, puisque tout doit être fait manuellement.
A titre personnel c'est pas un problème, au contraire. Mais tant que ça sera le cas, je pense qu'il est utopique d'imaginer Mme Michu trouver un intérêt à l'impression 3D car inaccessible.
D'un autre côté si/quand il sera possible d'automatiser le tranchage, cela voudra dire qu'il y aura eu une grosse phase de standardisation des différentes imprimante et surtout de leurs logiciels (on peut imaginer à l'avenir que cette opération soit effectuée par un pilote qui envoi directement le gcode à l'imprimante de manière transparente, avec un protocole standard pour pouvoir être géré par l'environnement comme une imprimante 2D) et on peut se demander si le libre arrivera a tirer son épingle du jeu. Il peut y avoir le scénario consistant à rester indépendant de ce processus, quitte à se trouver marginalisé.
Soit en s'y adaptant, ce qui risque d'être compliqué si l'on en vient à se retrouver avec des pilotes tatoués, signés ou des merdes de ce genre (évidemment applicable uniquement aux systèmes proprios).
3) Les imprimantes 3D, même si elles sont plutôt simples dans le principe subissent beaucoup de contraintes, notamment au niveau des tiges filetés, des courroies mais surtout de la buse et du dévidoir !
Tout ceci nécessite un entretien, quelques connaissance et une certaines expérience (qui vient avec le temps et de la patience) pour arriver à trouver des solutions aux problèmes que l'on peut rencontrer.
Je suppose que tous les gens qui utilisent une imprimante 3D on au moins eu une fois un problème de filament qui sort plus de la buse en milieu d'impression.
Le problème c'est qu'il peut y avoir plusieurs solutions, température de la buse trop froide, voir même trop chaude ! (si le filament devient trop mou il a du mal à être expulsé), en sachant que tout ça peut légèrement varier d'un filament à un autre, pas assez de puissance sur le dévidoir, tentative d'impression trop rapide qui fait que la machine ne suit plus, etc…
Ce qui aboutit à de grandes différences de qualité sur une impression de plusieurs heures dans lequel les couches se superposent. En général une couche qui foire aura tendance à dégrader la couche supérieure, donc si vous avez un problème (parfois mineur) en milieu d'impression, il y a des chances que votre impression toute entière foire ou à minima qu'elle soit imparfaite.
4) Je pense que la plupart des difficultés précédentes finiront par s’atténuer, voir à disparaitre pour certaines d'entre elles. Cependant, comme dit dans l'article par l'intervenant, je pense également que le gros point noir vient du processus de conception 3D.
Je pense que les logiciels de modélisation 3D impliquent nécessairement une grande complexité. J'ai moi même beaucoup travaillé sur AutoCAD en 2D avant d'être amené à faire un peu de 3D, ce que j'ai trouvé imbuvable.
Ceux qui se passionnent sur la modélisation et qui connaissent bien le domaine ne s'en rendent peut être pas compte, mais oui la modélisation 3D est complexe pour un néophyte, notamment du fait qu'il est parfois difficile de s'orienter dans l'espace alors que c'est primordial pour chaque opération sur le solide.
Par exemple une simple rotation nécessite au préalable d'orienter la caméra et donc la matrice de transformation (si elles sont liées, ce qui est le cas avec AutoCAD par défaut), et donc nécessite pour chaque opération plusieurs manipulations, parfois hasardeuses, encore une fois pour un débutant.
A titre personnel je parie sur le dessin 2D converti en 3D (je développe d'ailleurs un logiciel en ce sens), qui est je pense la manière la plus simple de faire de la 3D en plaçant la complexité dans le dessin (strictement 2D) et non pas le logiciel.
Pour finir même si je pense pas que l'impression 3D deviennent aussi courante que les imprimantes 2D dans un futur proche (d'ailleurs est-ce un problème ?), il n'en demeure pas moins que c'est un domaine fascinant aux multiples possibilités, donc je pense à minima qu'elle attirera toujours l'attention du public :)
Exactement, là il s'agissait d'une planification gérée par l'état, on était loin du modèle aujourd'hui tout "libre marché", du coup l'ensemble était plus stable.
Il est évident pour moi que l'état (surtout aujourd'hui) est le seul facteur stabilisateur dans une économie de libre marché, c'était pas le sens de mon propos en disant que c'était fondamentalement imprédictible sur le long terme, d'ailleurs les trentes glorieuses ont eut une fin brutale et non prévue :)
Si tu suis mon propos, il va plutôt à l'encontre des grands économistes que l'on voit à la télévision qui disent au contraire qu'il faut réduire le poids de l'état en prédisant monts et merveilles, alors ça va a l'encontre de ce qui marchait par le passé (l'état Gaullien) et qu'ils se trompent systématiquement dans le résultat de leurs prédictions (euro, libéralisme, libre échange, etc…).
L'économie est par nature instable, l'état doit y jouer un rôle de poids pour contre-balancer tout ça.
C'est ce que te dirait en autre choses un économiste comme Erik Reinert (dont je suis un adepte), mais c'est pas demain que tu entendras parler de lui à la télé…
D'ailleurs en parlant de l'euro, de nombreux prix Nobel d'économie ont retournés leur vestes en disant que c'était finalement une mauvaise idée. Je me souviens pas en avoir entendu parler mis à part sur internet, et encore, pas la presse officielle
Concernant l'économie c'est pas bien compliqué, c'est même extrêmement simple (déjà comprendre le rôle de la monnaie, c'est 80% du travail de fait), c'est juste qu'il y a tout un jargon autour qui est déroutant au premier abord, mais il y a foison de bouquins et de vidéos sur le net sur le sujet pour qui s'interesse un peu.
En gros (de mon point de vue) l'économie, comme toutes les sciences sociales, c'est juste un système dynamique, chaotique (au sens de la théorie du chaos) qui s'auto-entretient.
La seule chose à savoir et dont on peut être sûr c'est que personne en ce bas monde n'est capable de dire où on en sera dans un an, pas plus que quiconque est foutu de donner la météo de l'an prochain.
Tout au plus on peut se faire une idée générale, au risque de faire de grosses erreurs si l'on s'attend toujours à avoir du beau temps :)
Donc sans même entrer dans les détails technique, un économiste qui te dit ce qui va se passer dans les années à venir si l'on fait tel ou tel chose est soit un menteur, soit il se prend un peu pour Dieu.
Quand on voit la manière dont l'information est traitée par les médias on peut se poser des questions sur leur pertinence quand ils nous parlent d'économie, de géopolitique, de sciences, etc…
Cela dit bravo pour la dépêche, jusque là j'avais lu que des sources anglo-saxonnes, ce qui est pas toujours évident pour traiter des sujets techniques, là au moins c'est limpide :)
Ha et j'oubliais, tu tournes aussi beaucoup sur le comportement des parlementaires Français et je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est pas brillant, mais c'est peut être aussi parce qu'ils s'éloignent du peuple Français en rêvant d'atteindre les sommets d'Europe !
Et puis je suis jamais le dernier pour me montrer critique à leur égard, mais les parlementaire nationaux ont au moins une légitimité que n'auront jamais les européistes.
Tant que l'immense majorité des gens continueront de considérer la République et l'état comme synonyme, aucune organisation supranationale ne pourra être acceptée (je pense que pour l'instant c'est à peu près accepté juste parce que les gens ne se posent pas trop de questions sur le fonctionnement du machin).
Le jour où on leur proposera de supprimer la République (cf le projet fédéraliste), tu penses sincèrement que ça passera comme une lettre à la poste ?
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 6.
Vrai pour l'exécutif, faux pour le législatif où c'est la commission européenne qui jouit quasi exclusivement du droit d'initiative en cette matière.
Tout ce qui peut être l'initiative du conseil de ministres en matière législative peut être mis au placard par la commission qui dispose d'un droit de retrait.
Donc quand il est question de "reforme", donc de lois, le conseil des ministres n'a aucun pouvoir, sinon à titre consultatif.
Hors près des 3/4 des nouvelles lois françaises sont des textes avec soit l'initiative, sinon l'aval de la commission, éventuellement légèrement amendés par le parlement (mais pas trop, sinon la commission peut provoquer le retrait à n'importe quel moment).
Donc on se retrouve avec la situation où seule la commission a le dernier mot. Le reste (conseil des ministres, parlement), c'est pour donner l'illusion de la pluralité.
Pour en savoir plus sur la procédure legislative ordinaire
Petit extrait, c'est cadeau:
Quand 418/420 des textes proposés par la commission ont été adoptés par le parlement, peut on parler de démocratie ? Alors que ces même textes sont à l'initiative de gens non élus, qui n'ont à répondre de leurs actes devant personne.
Avec le traité de Lisbonne (à la base refusé par référendum par les français), ça a un peu évolué, puisqu' effectivement le parlement dispose d'un pouvoir d'initiative, mais dans des domaines limités, et là encore la commission peut provoquer le retrait à n'importe quel moment.
Bref démocratie et UE sont inconciliables, car de toute manière pour avoir une démocratie, il faut à la base avoir un peuple.
La France elle même est trop grande pour avoir une démocratie véritable, alors l'UE…
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 1.
Merci pour ces précisions :)
Je suis plus précisément originaire du Finistère mais je n'y ais jamais vécu, donc je peux pas vraiment dire si c'est si répandu.
Mais je faisais confiance à ma grand-mère, puisqu'elle est brittophone.
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 6.
L'immense majorité des pays dans le monde ont des frontières et ne s'en portent pas plus mal.
La considération selon laquelle on perdrait 0.8% de PIB est biaisée puisqu'elle ne prend en compte que ce qui pourrait être négatif, mais pas ce qui est positif.
On l'occurence, combiné à une monnaie souveraine, ça permet de favoriser la production locale.
Dans des pays dont beaucoup ont un nombre de chômeurs et une déficit commercial important, favorisé justement par le libre échange et les différences de niveau de production entre pays, ça permet une reprise en main par les puissances publiques.
Le problème c'est qu'actuellement nous avons des attentes vis à vis du pouvoir, hors il a finalement peu de marches de manoeuvre. Et cette impuissance pourrait à terme devenir dramatique.
Ca existe, ça s'appelle Frontex et c'est une catastrophe.
Notamment parce que ce sont généralement sur les pays du sud de l'europe que s'exerce les pressions migratoires, hors ils connaissent presque tous des difficultés économiques, avec des pays d'europe du nord qui sont pas très chaud pour mettre la main à la poche. La "solidarité" européenne a ses limites, et c'est même pas la faute des horribles europhobes.
A lire
"Le « solde net » officiel de la France est négatif (de 6,6 à 7 milliards d’euros en moyenne annuelle, jusqu’en 2013) et sa contribution en hausse constante."
D'ailleurs je me demande comment le budget de l'UE pourrait tenir si seule l'Allemagne avait un solde négatif !
Ca n'enlève en rien le sens de mon propos, d'autant que les poncifs visant à faire peur aux populations si l'on touche à l'UE sont récurrent parmi les médias et les personnalités politiques.
Peut être ais-je mal saisi les sens de ses propos, mais il me semblait bien qu'il parlait d'expatriés en disant "immigrés français" et non pas "travailleurs français" ou "travailleurs frontaliers".
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 2. Dernière modification le 09 février 2016 à 04:00.
1) Il est plus communément admis que la notion d'âge moyen est plutôt pour parler d'une période intermédiaire entre deux périodes de splendeur (de la Rome antique à la Renaissance quoi).
Mais l'invention du mot (comme renaissance, qui est son corolaire) à ma connaissance date de XIXe siècle et a été popularisé par des écrivains tels que Michelet.
Par exemple je n'ai jamais lu un écrit de Volaire ou aucun philosophe des lumières utiliser l'expression "moyen-âge".
2) Tout débat ne serait donc qu'un déballage de propagande de part et d'autre ? On m'aurait menti ?
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 2. Dernière modification le 09 février 2016 à 03:43.
A ce compte là toute politique nationale est une insulte à la face du reste du monde ?
Ce qui est pour soit n'est pas nécessairement contre autrui !
J'ai pas la télé. Cependant évite cette condescendance, les médias de masse sont plutôt pro-UE.
Donc même si t'es pas d'accord, ceux qui sont contre ont au moins le mérite d'avoir un esprit critique ou a minima un certain détachement par rapport aux médias. Donc je pense pas qu'on puisse les qualifier de "kékés".
Depuis 10 ans presque à chaque fois qu'on a consulté les peuples par référendum pour donner plus de pouvoir à l'UE, ils ont refusés.
TCE 2005 : France (Non à 55 %), Pays-Bas (Non à 62%)
Traité de Lisbonne 2008: Irlande (Non à 53 %)
Traite le Lisbonne 2009: Irlande (Finalement Oui à 67 % avec des concession et une mise sous pression énorme)
Et tout récemment les Danois ont voté contre lors d'une consultation pour renforcer la coopération policière entre le Danemark et l'UE.
Sans oublier les consultations à venir, notamment l'éventuelle sortie du Royaume-uni de l'UE…
Bien sûr et c'est tout le sens de mon propos, l'Europe est un ensemble de peuple fragmentés, donc ils ne risquent pas de se soulever comme d'un seul homme.
Cependant l'opinion générale dans presque tous les pays n'est franchement pas européiste, les consultations référendaires en attestent.
1) Quitter l'espace Schengen signifie rétablir des frontières, pas monter des murailles de 10 mètres de haut, donc "fermeture" n'est probablement pas le mot adapté.
2) Pourquoi stupidement ? Les Allemand, les Autrichiens, les Hongrois et les Danois qui ont suspendu Schengen récemment sont ils stupides où font ils face à un problème qui entre en contradiction avec l'espace Schengen ? Quand des problèmes réels pointent le bout de leur nez, les traités sont rapidement mis au placard.
L'UE est plus une pompe à fric que distributeur de pognon à dépenser.
Cela dit je note le dernier argument qui consiste à faire peur "si tu quitte le groupe, tu va prendre cher", ce qui est déjà en soi un gros problème pour les européiste, car quand l'UE pouvait avancer sereinement, elle faisait rêver, aujourd'hui on en est réduit à faire peur…
Ha et tu crois que j'ai de la sympathie envers les exilés fiscaux français ?
Sérieusement, c'est un argument ?
Et concernant le fait de "profiter de la sécurité sociale du pays hôtes au frais de la princesse" est justement le fait de l'UE. Voir
Je suis pas nationaliste (dans le sens où je l'entends tout du moins, mais peut être qu'on a pas la même définition).
Le symbole des rois de France est la fleur de lys, les symboles républicains sont le chêne, marianne, le drapeau tricolore, mais pas le coq.
Est ce la faute de la France ça aussi ?
Hors sujet, non ?
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 3. Dernière modification le 09 février 2016 à 02:41.
Pour être honnête je n'ai pas poussé mes investigations pour m'intéresser à l'ensemble des courants, mais leur influence a grandement dépendu de la langue de travail (le français dominait à l'époque la diplomatie) et leur impact sur la puissance des pays sur lesquels ils ont eu une influence.
A ce titre la révolution française et ses conséquences sur les autres pays européens donnent un poids important aux lumières françaises.
Je sais qu'il y avait un important mouvement philosophique également en Allemagne, mais à cette époque elle était totalement morcelée, si bien qu'elle n'a pas eu une grand influence, sinon chez les gens de ces cénacles.
P.S: Quand je dis que les lumières françaises ont eu un impact très important, c'est pas par chauvinisme, dans ma bouche il s'agit pas d'un compliment. Comme dit plus haut je suis royaliste. Il est évident que la monarchie devait être revue en profondeur, mais les fruits qu'elles ont enfantés, notamment les excès de la révolution (régicide, massacre des vendéens, des lyonnais, guerres révolutionnaires, etc…), puis plus tard les nationalismes et ses conséquences ne me font pas aimer la révolution.
La Corse c'est particulier, par contre dans à peu près toutes les régions tu as des gens qui font parties intégrante de l'histoire de France. Pour reprendre tes exemples, on peut citer Du Guesclin (Breton, Connétable de France) ou Anne de Bretagne (Reine).
Pour l'Alsace, à ma connaissance ça n'existait pas à l'époque, mais il y a une certaine Jeanne d'Arc qui vient de ce coin là…
Tout ceci a participé à une identité commune qui s'est forgée au fil est siècle, donc non ça n'est pas le fruit des médias.
Lors de la révolution les médias tels que nous les connaissons n'existaient pas hors toute la France s'est embrasée.
C'est totalement vrai, mais les "artefact culturels de portée européenne" ne sont pas si nombreux, principalement cantonnés à des cas par cas, entre pays, mais pas européen au sens large.
Par exemple nous sommes proches culturellement des Italiens, mais pas du tout avec la Pologne, alors que cette dernière est très proche de la Lituanie (ils ont d'ailleurs été unis à une période). Hors l'UE fait abstraction de tout ça et met tout le monde dans le même bateau avec un espèce de rouleau compresseur uniformisant.
C'était pour ça d'ailleurs que je disais que pour que l'UE puisse exister, il faudrait effacer la mémoire collective de centaines de millions de gens.
Pour autant que je sache c'est l'Europe toute entière qui est de moins en moins Européenne.
Sans parler du référendum probablement à venir au Royaumme-uni, il y aura bientôt un référendum aux Pays-bas pour ou contre un accord de libre échange avec entre l'Ukraine et l'UE (bizarre dans le sens où ça ne concerne pas les Pays-bas en principe, logique dans la mesure où ça pourrait créer un blocage à son entrée dans l'UE).
Mais aussi un référendum tout récent au Danemark pour savoir si oui ou non il fallait renforcer la coopération avec l'UE en matière de police et de sécurité. Résultat: 53% contre.
Si tu veux sauver l'UE dépêche toi, je pense qu'il y a le feu à la baraque.
Oui comme l'antiquité, c'est pas pour autant qu'elle souffre d'un tel discrédit. On a trop souvent on a tendance à sortir l'expression de "moyen-âgeuse", qui me sort par les yeux.
Mais comprends que je disais pas ça contre toi ;)
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 3.
Je pense avoir donné mon opinion à ce sujet plus haut.
Ouais la philosophie des lumières. Le libéralisme quoi, et pas qu'intellectuel (il ne faut pas voir que les lumières françaises, il y a aussi les écossaise et anglaises, genre David Hume, Adam Smith, David Ricardo, etc…)
Hors comme je le disais plus haut, il s'agit là de choses communes, mais qui ne fédèrent pas, ce ne sont pas des choses qui bâtissent des identités. La notion d'identité est même l'ennemie du marché, qui a besoin pour s'épanouir pleinement que d'avoir des masses atomisés d'individus..
Mouais, c'est surtout vrai à partir du 18e siècle, donc aux lumières. Avant c'était plutôt marginal et cantonné à la religion (l'influence de la culture Italienne en France à la renaissance est pour ce que j'en sais un phénomène franco-français, qui ne dure que le temps des règnes de François 1er et d'Henri II, éventuellement poursuivi par l'influence des Médicis).
Et, point capital à mon avis, on n'a en général qu'une lecture sur l'Europe de l'ouest, éventuellement centrale, mais l'UE cherche constamment à s'étendre à l'est où l'influence est bien plus Russe qu'Occidentale.
Le moyen-âge n'est pas une insulte…
Assez d'accord.
Ca c'est intéressant parce que je n'ai pas du tout la même perception :)
A chaque fois qu'il y a un problème, ils demandent des solutions européennes.
Mais c'est justement ça l'application des traités !
Ils ne font pas de l'UE la source de tous les maux, ils lui demandent des solutions.
C'est quand même un peu gros de dire qu'ils mettent tout sur le dos de l'UE alors qu'au contraire ils se rapportent sur ce pourquoi elle a été instituée.
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 6.
Premièrement la France, avec 70 millions d'habitants a moins de soldats à équiper que les autres pays de ta liste.
Ensuite, on le faisait encore jusqu'à récemment.
Pourquoi ce qui était possible il y a encore peu serait devenu comme par magie impossible aujourd'hui ?
Concernant les F-22 (comme le F-35), c'est surtout un gros ratage technologique quasi irréalisable et probablement peu opérant !
Leur problème des américains, c'est qu'ils ont déjà balancé tellement de fric dans le projet qu'ils veulent/peuvent plus revenir en arrière.
Ca ne veut pas dire qu'il s'agit là d'appareils indispensables pour une armée moderne, c'est même probablement le contraire.
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 5.
Vrai pour les Corses, par contre les Bretons je vois pas. D'ailleurs je suis d'origine Bretonne du côté de mon père et ma grand-mère, qui parle couramment le Breton m'a toujours dit que la langue était selon elle héritait du Gaulois. Bon après je sais pas si c'est vrai, mais c'est apparemment une croyance répandue.
A la rigueur tu aurais pu dire ça pour le sud de l'Aquitaine, qui n'était effectivement pas celte…
Tu remarquera que j'ai pas parlé de la Gaule mais des Gaules, je suis bien conscient que c'était pas un tout unis, mais leur principale caractéristique commun était (outre la langue), la culture celte. Du coup dire que les Wallons n'étaient pas Gaulois car Celtes n'a aucun sens.
Certes César a eu tendance a uniformiser tout ça (c'est lui même qui donne le nom de Gallia), mais il faisait par exemple clairement la distinction entre les Gaulois et les Germains, basés à l'est du Rhin.
Du coup je comprend pas l'argument "les légions romaines ont bien tenté quelques promenades à l'Est du Rhin, mais n'ont jamais osé risquer une installation."
Puisque ces populations n'étaient pas celtes justement (et là l'archéologie et d'autres sources viennent appuyer nos connaissances), je vois pas en quoi ça entre en contradiction avec mon argumentation !
Et pour finir sur ce sujet, tu peux m'expliquer pourquoi il y a un coq sur le drapeau de la Wallonie ?
Je passe le paragraphe sur le chauvinisme Français, qui n'est pas une chose sans fondement, c'est vrai, mais c'est nécessairement un sujet qui amène une vision subjective.
La France n'en demeure pas moins un pays de dimension mondiale, c'est par exemple le seul pays à être présent sur 4 des 5 continents, D'ailleurs il est possible qu'un cours de l'année la surface maritime française passe au premier rang mondial, suivant l'arbitrage de l'ONU.
C'est qui nous oblige à entretenir directement des relations avec de très nombreux pays.
Ce qui amène au point suivant:
Bon je sais pas quels sont ces diplomates, j'ai jamais entendu de tels affirmations, ça a surtout l'air de propos d'idéologues, mais passons.
Concernant les "égoïsmes nationaux", je suis désolé, mais n'est ce pas simplement le retour au réel ?
Quand des dizaines de millions de gens ont massivement cru à l'UE (moi notamment, j'ai voté pour le TCE en 2005) pour s'en détourner rapidement après application, est ce le fait d'un égoïsme ou simplement la confrontation d'une utopie avec le réel ?
Si l'UE était un chose si naturelle, si évidente, malgré les erreurs politiques à droites et à gauche, je ne pense pas qu'elle souffrirait d'une telle aversion.
D'autant que le retournement d'opinion est extrêmement rapide, pris dans le temps long de l'histoire, je pense que l'UE n'aura duré qu'un battement de cil, peut être encore moins longtemps que l'URSS, qui était un composite du même type.
Le fait de dire que des gens partagent des valeurs, une culture et une histoire commune ne les rends pas standards et tous identiques, ça n'est pas du tout le sens de mon propos.
En revanche, ont ne peut pas non plus ignorer que ces choses existent et chercher à atomiser les peuples en les voyant que comme une masse informe me parait douteux.
Comme si les "geeks" ou tous les groupes culturels de nos sociétés marchandes pouvaient chacun former séparément des peuples avec une identité commune.
Il est probablement possible d'avoir des individus suffisamment atomisés pour ne bâtir leur identité que d'après leur position par rapport au marché, "geek", style vestimentaire, musical, Apple, ou autre…
Mais je pense pas que ces groupes puissent former des sociétés libres et éprises de justice sociale.
Si ta seule référence identitaire se place par rapport au marché, alors tu ne sera jamais citoyen de quoi que ce soit, tu sera simplement le fruit du nihilisme.
[^] # Re: Supaire
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 2.
Toute la nuance est dans le mot "souveraineté".
Il faut s'entendre sur le mot, mais pour moi cela signifie que l'on est souverain quand l'on peut décider d'une chose sans que personne n'ait son mot à dire.
Il n'est pas nécessairement question de faire une chose qui sera adaptée au plus grand nombre et notamment des régions, des ville ou de la population.
Simplement avoir un outil entre nos mains et non pas un acteur étranger.
C'est pas faux, mais va expliquer ça à nos dirigeants qui, je pense, préfèrent de loin un produit plutôt qu'un espèce d'agrégat Debian + dépots.
Ca nous parle à nous autres linuxiens, mais c'est loin d'être évident pour un ministre n'ayant eu entre les mains que des logiciels Microsoft.
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 5. Dernière modification le 08 février 2016 à 16:51.
Ajoutons l'armement, les prochains 4x4 sont produits par Ford, les Famas seront remplacés par une arme encore à déterminer, mais étrangère aux dernières nouvelles puisque les derniers candidats à l'appel d'offre le sont tous.
Le noyautage de Nexter par un groupe allemand (KMW), etc…
Sur ce dernier point il risque de se passer la même chose qu'avec l'aérien en passant de l'Aerospatiale (propriété de l'état) à EADS (public franco/allemand et privé), ce qui annule toute marche de manœuvre de l'état dans un domaine stratégique.
Et en cherchant bien, il y a un paquet d'exemples de ce genre…
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 5.
Bien sûr qu'il y a des choses communes, mais pas suffisamment !
Je précise, j'ai n'ai lu l'article de ton lien qu'en diagonale. Il est relativement long, intéressant, mais assez peu historique finalement, puisqu'il s'agit plus d'une synthèse à mon avis. D'autant qu'il se base principalement sur l'époque moderne (et insiste beaucoup sur le marché comme vecteur de communication trans-national à échelle européenne), c'est un peu court de vue à mon sens.
Du coup je me base principalement sur que je sais déjà à priori.
Ce que je vois de commun est principalement l'influence de Rome (la loi, le droit, la notion d'état), la Grèce Athénienne (le dèmos, la philosophie, l'algèbre, etc…), dont l'Europe tire son nom et la chrétienté.
Premièrement Rome, beaucoup de choses à dire, mais il suffit de voir une carte de Rome a son apogée et l'on voit qu'il s'agissait d'un empire Méditerranéen et non pas Européen.
Rome, après son effondrement a disparu du Maghreb avec l'apparition de l'Islam, est resté présent en Orient jusqu'à la chute de Constantinople, tandis qu'il a gardé une grande influence en Occident puisque les principaux monarques du haut moyen âge se voulaient les continuateurs de Rome (principalement Clovis et bien sûr Charlemagne).
Hors après la division de l'empire, il y a déjà une rivalité Franco/Germanique qui se fait jour rapidement, pour savoir qui allait diriger re-créer l'empire.
Jusqu'à la bataille de Bouvines de 1214 qui (a mon avis) met un terme définitif aux prétentions germaniques de régner sur la France.
Si Philippe Auguste avait perdu la bataille, peut être que l'occident aurait été aujourd'hui uni, puisque les règles d'héritages saliques qui ont conduits à la division de l'empire avaient disparues.
Hors l'histoire en a décidé autrement. Et contre toute attente d'ailleurs parce que le roi de France avait numériquement une armée largement plus faible qu'en face, et qu'il a survécu à la bataille in-extrémis…
Pour finir sur Rome, il faut quand même insister que son influence a été forte sur l'Ouest du contient, mais beaucoup plus faible à l'Est, hors l'UE cherche à s'étendre sur des territoires dans lequel cette influence a été quasi nulle.
Concernant la Grèce antique, c'est plus délicat, car l'influence a été persistante (avec même un retour en force avec l'humanisme de la renaissance mais surtout le mouvement des lumières au 18e siècle.
Mais elle n'est pas unificatrice, dans le sens où philosopher et faire de la science ne relie pas les gens comme peut par exemple le faire une religion ou éventuellement un état.
On en vient à la chrétienté, qui, comme je l'a dit dans le premier message est plutôt mal en point.
Une large partie de la population est athée ou a minima agnostique (moi notamment) et divisée (entre orthodoxie, catholicisme, protestantisme/calvinisme, et autres mouvements plus ou moins sectaires apparus au XIX/XXe siècle, témoins de Jéhovah, scientologie, etc…)
D'autant que l'UE, à l'image de nos chers gouvernements ont une sainte horreur de la chrétienté (en 2011 la commission avait publié un calendrier dans lequel ne figurait aucune fête chrétienne, mais avec des dates musulmanes, juives et même hindoues !), et en particulier du catholicisme, qui fut pendant longtemps le principal rempart au libéralisme économique.
Mais même aujourd'hui, si le catholicisme (par je ne sais quel miracle) remontait la pente, ça remettrait en cause bon nombre de doctrines modernes et en particulier le libéralisme, bref tout ce sur quoi se base l'UE.
Le problème, c'est que l'Europe est à l'image de la répartition des langues, elle est morcelée, et même si à droite ou a gauche on retrouve des choses communes, par exemple des mots communs ou proches entre le français et l'italien, ça ne veut pas dire qu'ont peut mélanger les deux langues.
On peut conceptuellement l'imaginer, mais ça m'étonnerait que le le résultat soit harmonieux.
Ben l'UE c'est pareil, sauf qu'en l’occurrence il y a 28 pays (dont certains sont eux même des composites et c'est déjà source de problèmes, genre la Belgique) !
D'autant que ce qu'on peut trouver de commun à l'ouest n'est généralement pas la même chose à l'est.
Bref une vrai quadrature du cercle.
[^] # Re: Nom bien français
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 10.
moi fiascOS
[^] # Re: Souveraineté numérique ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 3. Dernière modification le 08 février 2016 à 01:51.
L'union européenne est une chose abstraite et non organique dans le sens où il n'y a pas de peuple européen, avec une culture, une langue, une histoire et des référents communs.
Tout ceci existe pour un pays comme la France, imparfaitement bien sûr, avec des particularités régionales, mais elles sont largement gommées par tout ce que nous avons en commun. Par exemple "Nos ancêtres les gaulois", ça parle à tout le monde du Nord au Sud (jusqu'en Wallonie, mais c'est un autre débat :p)
D'ailleurs c'est intéressant de voir que la carte des gaules d'après Jules César ressemble fortement à la répartition géographique des francophones d'Europe occidentale actuelle, alors que 2000 ans d'histoire nous séparent.
Les choses que l'on a en commun avec les autres pays d'Europe, c'est un christianisme moribond et morcelé en différentes chapelles (on peut pas compter l'athéisme qui est une non religion, elle ne relie pas les gens religare->relier->religion), et des guerres à n'en plus finir.
Imaginer fédérer tout ce monde là avec quelques traités en décrétant une citoyenneté européenne, c'est un peu léger.
C'est pas que l'UE fait tout mal, c'est surtout que les gens ne se reconnaissent pas là dedans, il n'y a pas d'altérité entre le "citoyen européen" et le politique de Bruxelles, mais également entre le citoyen "européen" de France et Letton.
On a pu gommer tout ça pendant un temps avec un enthousiasme plein de bon sentiments, mais si on a pu faire croire au gens qu'on pouvait bâtir une communauté européenne, dès qu'on met la chose en application les gens n'en veulent plus.
Surtout que la seule manière qu'à l'union européenne de bâtir son "peuple" est de ne considérer que l'harmonisation économique (c'est pas uniquement européen, c'est l'approche libérale moderne), hors il faut bien plus que ça pour unir des gens, surtout quand ils sont plus de 500 millions avec pour la plupart des siècles voir des millénaires d'histoire derrière eux !
Je pense pas que le gouvernement Français fasse beaucoup de choses bien (je suis royaliste, mais c'est encore autre chose ;).
Mais je ne me permet pas de remettre en cause sa légitimité.
Et cette légitimité, l'UE ne pourra jamais l'avoir à moins d'effacer l'histoire et les cultures de centaines de millions de gens…
Bon après si on ajoute les difficultés d'harmonisation des normes, l'atlantisme lattent de l'institution et les non sens économiques genre euro, libre circulation des biens, des services, des personnes et des flux financiers de Dublin à Athènes en passant par Berlin, on s'en sort plus :)
[^] # Re: Supaire
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Un système d’exploitation français pour la souveraineté numérique. Évalué à 10. Dernière modification le 07 février 2016 à 18:02.
Si il est question de souveraineté, la première nécessité est d'avoir une certaine prise sur le projet et si nécessaire de pouvoir en définir les orientations.
Alors à moins de réaliser un fork, je pense pas que "financer des développements" pour des projets libres sois approprié.
Cela dit je suis d'accord sur la critique de l'argent mal distribué.
Ou plutôt on l'argent donné sans imposer un retour sur investissement.
Mais ça c'est typique du système républicain, on a tous les 5 ou 10 ans une cassure.
Imaginons qu'on lance le projet maintenant, en 2017 l'exécutif a une certaine probabilité de changer, le suivant a une certaine probabilité de vouloir enterrer le projet et avec tout ça une forte probabilité d'avoir une société à qui on ne demande pas de compte mais qui a reçu son chèque, donc qu'il y ait un résultat ou pas, qu'importe…
Et au final on a (trop) souvent de l'argent foutu en l'air.
Un cas similaire a été au début des années 2000 sur le projet Quaero, cherchant à créer un moteur de recherche, Français au début, puis européen… pour finalement ne donner aucun résultat concret (oui bon il y a eu Exalead, mais on peut pas dire que ça ait été compétitif et donc pérenne).
D'un autre côté je me méfie beaucoup des termes du genre "souveraineté numérique" à une époque ou le souverainisme est assimilé à de l'extrême droite, notamment par le régime en place, je pense qu'il n'y a derrière tout ça que des postures de politique politicienne, puisqu'ils ont enfin compris qu'il valait mieux (électoralement) avoir l'air souverain que dilué dans un machin supra-national.
Du coup je m'en fais pas trop pour les deniers publique, à mon avis on va pas y balancer des sommes folles.
[^] # Re: Perspectives
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?. Évalué à 3. Dernière modification le 07 février 2016 à 11:06.
Ben si, je pense justement que c'est possible dans une certaine mesure en se concentrant sur le dessin 2D.
Je parlais dans mon premier message d'un logiciel convertissant des plans 2D en modèles 3D. C'est pas encore totalement finalisé, mais pour donner un aperçu: Image
A la gauche en vert tu vois le dessin qui a permis de créer le modèle. C'est à la base un plan DXF type AutoCAD, Draftsight ou autre, dans lequel il suffit après de définir les vues et le logiciel compare les vues pour générer un modèle correspondant au mieux au plan.
Je pense que cette approche a plusieurs avantages. Principalement, comme tu le souligne il y a une complexité inhérente à la modélisation, hors si l'on ne dessine qu'en 2D et qu'un logiciel s'occupe du reste, tu rend t'abstrait d'une bonne partie des contraintes de la 3D.
Bon il y a un inconvénient majeur, c'est qu'il faut que le dessin soit juste, mais le logiciel accepte une certaine marge d'erreurs.
Pour le reste j'obtiens d'assez bon résultats.
Oui, mais je pense justement qu'on pourra parler de révolution quand l'impression 3D sera accessible à Mme Michu.
C'est d'ailleurs pour ça que je pense pas que ça soit pour tout desuite.
Ou alors peut être, comme dis dans d'autres messages de ce forums en passant par des intermédiaires (FabLabs, services en lignes ou locaux).
J'ai été dessinateur dans le bâtiment, dans lequel je fesais quasi exclusivement du dessin 2D, donc je pense savoir "concevoir des objets", mais mis en plan ^
Après pour la modélisation 3D, il est vrai que je fais un peu ma mauvaise tête.
Ca m'a jamais passionné la modélisation 3D, peut être justement parce que je connais trop bien le dessin 2D et que je trouve ça bien plus naturel et surtout plus simple.
L'avantage de la 2D c'est qu'une bonne partie de la complexité repose sur le dessin, donc les outils peuvent être beaucoup plus simple.
Idéalement on peut imaginer un dessin 2D à la main converti en entités vectorielles, puis en 3D.
Bon il y aura des limitations, mais je pense qu'à partir de là, la modélisation 3D, sur des modèles assez simple sera accessible au plus grand nombre.
[^] # Re: Perspectives
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?. Évalué à 1.
En effet tout le monde ne sais pas correctement se servir d'une imprimante 2D, mais à peu près tout le monde, y compris des néophytes a déjà ouvert un traitement de texte pour imprimer un tableau, un document administratif ou n'importe quoi qui nécessite une mise en page.
Les outils existent et sont performants.
On peut critiquer Ms Office, LibreOffice ou autre, mais je connais des gens qui sont loin d'être des passionnés par l'informatique arriver à bricoler quelque chose avec ces logiciels.
Aujourd'hui avec la modélisation 3D ça n'existe pas vraiment à mon avis.
Comme tu le dis la modélisation 3D est une activité intellectuelle. Mais être écrivain aussi !
Et justement outre l'intérêt ou pas que l'on peut avoir pour cette activité, il peut également y avoir un blocage intellectuel puisque nous sommes pas tous capables d'être écrivain.
Cependant le blocage ne se situe pas dans l’outil, je suis certain que les plus grand écrivains ne sont pas nécessairement des spécialistes des logiciels de traitement de texte. L'art se situe ailleurs.
Hors dans le cas de la modélisation 3D on est pas du tout dans cette configuration, puisque les outils à disposition sont à mon avis eux même des murailles à débutant (moi le premier), marginalisant la discipline.
[^] # Re: Mise en œuvre / précautions
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?. Évalué à 2.
Je suis très mauvais en anglais, donc je risque d'avoir du mal à analyser ce qui est dit, mais attention à faire la différence entre PLA, ABS et autre matériaux.
Le PLA (à mon avis le plus répandu parmi les imprimantes 3D grand publique) est un matériaux bio-dégradable, notamment utilisé pour la production d'emballages alimentaires.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_polylactique
Cela dit ça mérite d'en savoir plus.
[^] # Re: Paradoxe
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?. Évalué à 2. Dernière modification le 06 février 2016 à 19:55.
C'est un point de vue intéressant et je me rend compte que j'ai effectivement probablement pas pris le bon exemple (surtout qu'à titre personnel, j'ai pas une imprimante 3D pour cette raison ).
Le soucis quand on fait de la prospective, c'est qu'on est nécessairement influencé par le monde actuel.
Hors on ignore encore tout ce qui sera amélioré, sur les imprimantes à proprement parler, mais aussi les filaments.
Par exemple je peux d'ors et déjà infirmer certaines choses:
Ca dépend, mais on commence à voir apparaitre des matériaux souples, on peut supposer que d'ici peu de temps il sera possible d'imprimer des courroies (bon après faut voir si ça peut avoir l'adhérence du caoutchouc, j'ai pas testé…)
Vrai mais si tu trouves les bon mots clés, tu peux déjà voir en 10 minutes si quelqu'un ne l'a pas déjà modélisé et partagé sur le net.
Voir la possibilité d'utiliser le catalogue du fabriquant. J'ai travaillé dans le bâtiment et il n'est pas rare que les fabricants de matériaux, outils, quincaillerie, etc… fournissent les plans 2D voir 3D de leurs produits. Il existe d'ailleurs de gigantesques bibliothèques dédiés sur le net.
Le but à la base est de pouvoir les intégrer dans des plans de DAO, mais du coup on pourra probablement en détourner l'usage !
Cf le premier point sur la courroie.
Etant donné qu'il s'agit d'une voiture, je pense que ça dépend surtout de la loi, mais une imprimante peut parfaitement imprimer ce genre d'objets (je sais par exemple qu'avec de l'ABS on peut lisser un objet chimiquement, par exemple avec de l'acetone).
Ajoutons à cela que d'autres types de matériaux commence à apparaitre, genre des PLA enrichis pour donner un aspect bois, métal ou encore des filament conducteurs, ce qui permet d'imaginer à l'avenir la possibilité d'imprimer des circuits.
Bon pour le moment c'est électriquement très résistant, c'est pas du cuivre on est d'accord, mais c'est que le début !
Quand on s'est mis à connecter des ordinateurs entre eux pour former des réseaux, on était loin d'imaginer se retrouver avec un réseau planétaire et universel qui finirait par se retrouver dans la poche de millions de gens avec des services genre facebook, dont je suis sûr que si on l'avait prophétisé il y a 50 ans, ça n'aurait probablement pas dingue, on aurait pu imaginer une continuité avec le téléphone.
Par contre je suis sûr qu'on aurait trouvé ça complètement inutile et l'on aurait peut être pas compris qu'un milliard de personnes s'y connecte régulièrement.
La technique précède toujours la nécessité. Donc on peut se poser des questions sur l'avenir de l'impression 3D, mais je crois que dans tous les cas, tant qu'on a aucune idée de ce qu'elle deviendra dans la technique on pourra jamais imaginer son impact sur la société et notamment la manière de consommer (en particulier le rapport producteur/consommateur).
[^] # Re: Paradoxe
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?. Évalué à 4.
Je trouve également que l'impression 3D d'aliments est très futile et à titre personnel ça m'agace quand je vois des reportages télés parler d'impression 3D en venir presque toujours à ce sujet (ça ou l'impression d'armes…).
Cependant il ne faut pas réduire l'impression 3D à cela, c'est même plus que marginal !
Je pense justement pas que ça doit tant de la spéculation que ça. Beaucoup de gens aiment bien le bricolage, mais ça nécessite généralement beaucoup d'outils. Alors que si une imprimante 3D peut faire 90% du boulot, ça devient intéressant je pense.
Sans même parler bricolage, quand t'as une pièce cassée sur ton meuble Ikea et que la commander spécialement peut te couter 20-30 euros alors qu'elles couterait presque rien si elle était imprimée, ça devient intéressant.
Bien sûr très peu de monde a aujourd'hui le réflexe d'imprimer ses objets ou d'aller dans un FabLab pour ça, mais il n'est pas déraisonnable de penser qu'à l'avenir ça sera aussi courant et automatique que chercher un appareil dans sa poche pour contacter quelqu'un, ce qui était impensable il y a seulement quelques décennies.
# Perspectives
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?. Évalué à 8.
J'ai personnellement une imprimante 3D depuis presque deux ans (Tobeca première génération) et après moult utilisations, je dois dire que je ne pense pas que la révolution soit pour tout de suite et ce pour plusieurs raisons:
1) Il faut encore un gros temps d'adaptation, qui ne vient pas forcément de l'imprimante, mais du principe même d'impression 3D.
En dehors même des problèmes de résistance mécanique soulignées dans l'article, il y a également toute une chiée de configurations PLA (divisé en sous-familles, chacune avec ses subtilités), ABS (je connais pas dans le détail), support ou pas, etc…
Tout ça amène des dizaines de paramètres pour le tranchage, qui est loin d'être une opération anodine dans le processus d'impression 3D.
2) Parlons du tranchage justement ! On est loin de fichier/imprimer, puisque tout doit être fait manuellement.
A titre personnel c'est pas un problème, au contraire. Mais tant que ça sera le cas, je pense qu'il est utopique d'imaginer Mme Michu trouver un intérêt à l'impression 3D car inaccessible.
D'un autre côté si/quand il sera possible d'automatiser le tranchage, cela voudra dire qu'il y aura eu une grosse phase de standardisation des différentes imprimante et surtout de leurs logiciels (on peut imaginer à l'avenir que cette opération soit effectuée par un pilote qui envoi directement le gcode à l'imprimante de manière transparente, avec un protocole standard pour pouvoir être géré par l'environnement comme une imprimante 2D) et on peut se demander si le libre arrivera a tirer son épingle du jeu. Il peut y avoir le scénario consistant à rester indépendant de ce processus, quitte à se trouver marginalisé.
Soit en s'y adaptant, ce qui risque d'être compliqué si l'on en vient à se retrouver avec des pilotes tatoués, signés ou des merdes de ce genre (évidemment applicable uniquement aux systèmes proprios).
3) Les imprimantes 3D, même si elles sont plutôt simples dans le principe subissent beaucoup de contraintes, notamment au niveau des tiges filetés, des courroies mais surtout de la buse et du dévidoir !
Tout ceci nécessite un entretien, quelques connaissance et une certaines expérience (qui vient avec le temps et de la patience) pour arriver à trouver des solutions aux problèmes que l'on peut rencontrer.
Je suppose que tous les gens qui utilisent une imprimante 3D on au moins eu une fois un problème de filament qui sort plus de la buse en milieu d'impression.
Le problème c'est qu'il peut y avoir plusieurs solutions, température de la buse trop froide, voir même trop chaude ! (si le filament devient trop mou il a du mal à être expulsé), en sachant que tout ça peut légèrement varier d'un filament à un autre, pas assez de puissance sur le dévidoir, tentative d'impression trop rapide qui fait que la machine ne suit plus, etc…
Ce qui aboutit à de grandes différences de qualité sur une impression de plusieurs heures dans lequel les couches se superposent. En général une couche qui foire aura tendance à dégrader la couche supérieure, donc si vous avez un problème (parfois mineur) en milieu d'impression, il y a des chances que votre impression toute entière foire ou à minima qu'elle soit imparfaite.
4) Je pense que la plupart des difficultés précédentes finiront par s’atténuer, voir à disparaitre pour certaines d'entre elles. Cependant, comme dit dans l'article par l'intervenant, je pense également que le gros point noir vient du processus de conception 3D.
Je pense que les logiciels de modélisation 3D impliquent nécessairement une grande complexité. J'ai moi même beaucoup travaillé sur AutoCAD en 2D avant d'être amené à faire un peu de 3D, ce que j'ai trouvé imbuvable.
Ceux qui se passionnent sur la modélisation et qui connaissent bien le domaine ne s'en rendent peut être pas compte, mais oui la modélisation 3D est complexe pour un néophyte, notamment du fait qu'il est parfois difficile de s'orienter dans l'espace alors que c'est primordial pour chaque opération sur le solide.
Par exemple une simple rotation nécessite au préalable d'orienter la caméra et donc la matrice de transformation (si elles sont liées, ce qui est le cas avec AutoCAD par défaut), et donc nécessite pour chaque opération plusieurs manipulations, parfois hasardeuses, encore une fois pour un débutant.
A titre personnel je parie sur le dessin 2D converti en 3D (je développe d'ailleurs un logiciel en ce sens), qui est je pense la manière la plus simple de faire de la 3D en plaçant la complexité dans le dessin (strictement 2D) et non pas le logiciel.
Pour finir même si je pense pas que l'impression 3D deviennent aussi courante que les imprimantes 2D dans un futur proche (d'ailleurs est-ce un problème ?), il n'en demeure pas moins que c'est un domaine fascinant aux multiples possibilités, donc je pense à minima qu'elle attirera toujours l'attention du public :)
[^] # Re: Question
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Une faille nommée « shellshock ». Évalué à 4. Dernière modification le 30 septembre 2014 à 18:23.
Exactement, là il s'agissait d'une planification gérée par l'état, on était loin du modèle aujourd'hui tout "libre marché", du coup l'ensemble était plus stable.
Il est évident pour moi que l'état (surtout aujourd'hui) est le seul facteur stabilisateur dans une économie de libre marché, c'était pas le sens de mon propos en disant que c'était fondamentalement imprédictible sur le long terme, d'ailleurs les trentes glorieuses ont eut une fin brutale et non prévue :)
Si tu suis mon propos, il va plutôt à l'encontre des grands économistes que l'on voit à la télévision qui disent au contraire qu'il faut réduire le poids de l'état en prédisant monts et merveilles, alors ça va a l'encontre de ce qui marchait par le passé (l'état Gaullien) et qu'ils se trompent systématiquement dans le résultat de leurs prédictions (euro, libéralisme, libre échange, etc…).
L'économie est par nature instable, l'état doit y jouer un rôle de poids pour contre-balancer tout ça.
C'est ce que te dirait en autre choses un économiste comme Erik Reinert (dont je suis un adepte), mais c'est pas demain que tu entendras parler de lui à la télé…
D'ailleurs en parlant de l'euro, de nombreux prix Nobel d'économie ont retournés leur vestes en disant que c'était finalement une mauvaise idée. Je me souviens pas en avoir entendu parler mis à part sur internet, et encore, pas la presse officielle
[^] # Re: Question
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Une faille nommée « shellshock ». Évalué à 1.
Concernant l'économie c'est pas bien compliqué, c'est même extrêmement simple (déjà comprendre le rôle de la monnaie, c'est 80% du travail de fait), c'est juste qu'il y a tout un jargon autour qui est déroutant au premier abord, mais il y a foison de bouquins et de vidéos sur le net sur le sujet pour qui s'interesse un peu.
En gros (de mon point de vue) l'économie, comme toutes les sciences sociales, c'est juste un système dynamique, chaotique (au sens de la théorie du chaos) qui s'auto-entretient.
La seule chose à savoir et dont on peut être sûr c'est que personne en ce bas monde n'est capable de dire où on en sera dans un an, pas plus que quiconque est foutu de donner la météo de l'an prochain.
Tout au plus on peut se faire une idée générale, au risque de faire de grosses erreurs si l'on s'attend toujours à avoir du beau temps :)
Donc sans même entrer dans les détails technique, un économiste qui te dit ce qui va se passer dans les années à venir si l'on fait tel ou tel chose est soit un menteur, soit il se prend un peu pour Dieu.
# Question
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Une faille nommée « shellshock ». Évalué à 10. Dernière modification le 29 septembre 2014 à 01:27.
Quand on voit la manière dont l'information est traitée par les médias on peut se poser des questions sur leur pertinence quand ils nous parlent d'économie, de géopolitique, de sciences, etc…
Cela dit bravo pour la dépêche, jusque là j'avais lu que des sources anglo-saxonnes, ce qui est pas toujours évident pour traiter des sujets techniques, là au moins c'est limpide :)
[^] # Re: Intérêt ?
Posté par Florian.J . En réponse à la dépêche Le Pacte du Logiciel Libre à la conquête du Parlement européen : contactez les candidats !. Évalué à 1.
Ha et j'oubliais, tu tournes aussi beaucoup sur le comportement des parlementaires Français et je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est pas brillant, mais c'est peut être aussi parce qu'ils s'éloignent du peuple Français en rêvant d'atteindre les sommets d'Europe !
Et puis je suis jamais le dernier pour me montrer critique à leur égard, mais les parlementaire nationaux ont au moins une légitimité que n'auront jamais les européistes.
Tant que l'immense majorité des gens continueront de considérer la République et l'état comme synonyme, aucune organisation supranationale ne pourra être acceptée (je pense que pour l'instant c'est à peu près accepté juste parce que les gens ne se posent pas trop de questions sur le fonctionnement du machin).
Le jour où on leur proposera de supprimer la République (cf le projet fédéraliste), tu penses sincèrement que ça passera comme une lettre à la poste ?