arnaudus a écrit 5237 commentaires

  • [^] # Re: Connexions après désinstallation

    Posté par  . En réponse au journal Méfiez-vous des applications de courriel sur mobile. Évalué à 2.

    En mêem temps, pour le coup, ils ne peuvent pas vraiment savoir que tu as désinstallé l'application (on peut désinstaller des trucs hors connexion sur Android, ce qui veut dire qu'il n'y a probablement pas de moyen pour le développeur de l'application de savoir si elle est toujours installée ou non). Du coup, ils ne peuvent que deviner que tu n'es plus intéressé par leur "service" qu'avec le temps ; si tu n'as plus relevé tes mails depuis 6 mois, il est probable que la synchronisation est totalement inutile.

    Ça ne justifie en rien ce mode de fonctionnement honteux, mais je ne pense pas qu'on puisse leur reprocher de continuer à relever tes mails à ta place en absence d'activité, puisque c'est ce qu'ils font déja, de toutes manières.

    Au passage, c'est une bonne raison de changer de mot de passe régulièrement ; au moins ça limite la compromission dans le temps.

  • [^] # Re: bad buzz

    Posté par  . En réponse au message Commande chez LDLC, vol de smartphone chez Chronopost. Comment porter plainte ?. Évalué à 5.

    Ils ont un gros volume, et ça doit leur arriver souvent.

    Je confirme : mes colis LDLC sont systématiquement ouverts. Ce qui rend leur démarche encore plus surprenante : ils savent très bien qu'ils se font chourer des trucs par les transporteurs, ils n'ont qu'à s'en prendre à leurs transporteurs, pas à leurs clients.

  • [^] # Re: Ah les fameuses réclamations au transporteur...

    Posté par  . En réponse au message Commande chez LDLC, vol de smartphone chez Chronopost. Comment porter plainte ?. Évalué à 4.

    Bon, on est d'accord que CDiscount est universellement considérés comme un piège à gogos? Je ne vois pas ce que tu peux espérer de leur part (non-respect des délais de rétractation, non-respect de la garantie légale de conformité, clauses abusives dans les contrats, etc etc). C'est aussi ça, l'e-reputation. Tu choisis tes prestataires en fonction de ton expérience. On a parfois trop tendance à vouloir tout judiciariser. Si tu achètes une baguette dégueu, tu changes de boulangerie, tu ne portes pas plainte. Malheureusement, pour un smartphone, ça fait cher l'erreur, mais c'est la vie : tu veux vraiment passer deux ans de ta vie dans des procédures judiciaires? Pour ma part, LDLC, c'est fini aussi, pas à cause d'eux, mais parce que les guignols que les transporteurs embauchent en CDD de deux jours payés au SMIC ouvrent tous les colis LDLC (beaucoup trop visibles). J'ai toujours eu mes colis ouverts, mais complets (parce que matériel sans grande valeur). D'une manière générale, un commerçant qui ne sait pas sécuriser ses livraisons est douteux.

    Par contre, je doute que quel que soit le salaire misérable des gens qui répondent à la hotline, une boite puisse gagner de l'argent comme ça. Entre les locaux, les salaires, les infrastructures, même en Afrique du Nord, je doute sérieusement que cette activité puisse être bénéficiaire.

  • [^] # Re: Ergonomie

    Posté par  . En réponse au sondage Quelle importance a pour vous l’esthétisme de ce qui s'affiche sur votre écran ?. Évalué à 10.

    Le plus important, c'est avant tout que ça fonctionne : pas de bugs, pas de plantages, pas d'effet de bord débile quand on change un fichier qui n'a rien à voir, etc. Ensuite, l'ergonomie, histoire de ne pas perdre trop de temps dans les menus. L'intégration et l'élégance, ça viendra quand tout le reste sera irréprochable. J'ai malheureusement l'impression que beaucoup de développeurs mettent leurs priorités dans l'autre sens…

  • [^] # Re: Qt

    Posté par  . En réponse à la dépêche LibreOffice 4.4 : sous le capot. Évalué à 3.

    Je ne suis pas familier du tout avec des histoires de toolkit graphiques, mais il n'y a aucun moyen de programmer génériquement, et de choisir le toolkit à la compilation? La plupart du temps, il s'agit d'afficher des boites toutes con avec des menus tous cons, je ne vois pas ce qui justifie d'avoir du code GTK ou QT spécifique dans LibreOffice, en tout cas pas pour la plupart des boites graphiques.

  • [^] # Re: rentes !

    Posté par  . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 2. Dernière modification le 10 février 2015 à 17:55.

    c'est l'auteur qui depose son texte ou sa partition a la sacem pas la maison de disque

    Des clous. L'œuvre est déposée conjointement par toutes les parties prenantes (auteur, éditeur, parolier), la SACEM collecte les droits et reverse 1/3 à chacun après soustraction de gigantesques frais de gestion.

    Dans les faits, je pense que la plupart des auteurs transmettent leurs droits par contrat à leur maison de disque, qui déposera les œuvres au nom de l'auteur.

    D'une manière générale, SACEM et maisons de disques travaillent main dans la main, puisque la rémunération des maisons de disques est assurée par la SACEM. Le principe du système, c'est que l'auteur perd le contrôle total de son œuvre en échange de pognon (personne n'a dit que l'auteur ne touchait rien). Et tout le monde se rétribue sur les services obligatoires rendus aux auteurs, qui ne touche au final qu'une minorité des sous.

  • [^] # Re: rentes !

    Posté par  . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 5.

    Ton argument n'est pas clair. Tu dis que les artistes n'ont pas besoin des majors, mais comme les majors contrôlent tout, il n'est pas possible d'exister sans les majors. Du coup, désolé, les artistes ont besoin des majors.

    Ce n'est pas seulement du parasitisme, dans un monde capitaliste, il n'y a pas que les rapports de force immoraux. Pense à une radio qui doit gérer les factures liées au droit d'auteur. Tu ne pense pas qu'elles préfèrent payer une fois par mois à la SACEM plutôt que de traiter 371 factures indépendantes, avec 371 interlocuteurs, 371 procédures différentes, éventuellement 371 montants différents, avec des systèmes de calcul différents? Pense à un directeur de salle de spectacles qui doit organiser un spectacle différent tous les soirs avec chaque artiste indépendamment, tu ne penses pas qu'il préfère avoir seulement 3 ou 4 clients, qui vont démarcher des commerciaux et négocier 3 ou 4 contrats? D'une manière générale, la fragmentation a un coût, et un système avec 1000 clients ou 1000 fournisseurs est beaucoup plus compliqué à gérer. Pour les artistes aussi, d'ailleurs, qui devraient s'improviser chef d'entreprise s'ils ne pouvaient pas signer de contrat avec des grosses boites qui vont gérer la paperasse et toutes les démarches autour de l'activité de l'artiste.

  • [^] # Re: rentes !

    Posté par  . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 6.

    Je pense que c'est faux ; les majors sont en position de force pour 1) assurer les campagnes de promotion dans un monde saturé de publicités et de sollicitations, 2) exploiter son catalogue pour en tirer des revenus (négociations avec les sociétés d'auteurs, avec les plateformes de téléchargement et de streaming, etc), 3) respecter et faire respecter les droits patrimoniaux (il n'y a qu'à aller voir sur des plateformes "libres" à quel point les auteurs sont désarmés face aux violations de licence), et 4) organiser la "vie commerciale" de l'artiste (organiser les concerts, les passages dans les médias, les affiches, les pochettes, les séances de dédicace, etc). La seule alternative pour faire vivre un artiste avec un minimum de notoriété serait de créer une entreprise, avec des secrétaires, des agents, des juristes, des commerciaux, des comptables, etc, en assurant à tout ce petit monde un revenu régulier. Ça me semble très compliqué, et ça impose aux artistes de gérer leur propre entreprise (quand travaillent-ils sur leurs œuvres?). Évidemment, les artistes pourraient se regrouper, signer des contrats avec des producteurs, mutualiser les juristes et les comptables… bref, créer des majors.

    Je pense qu'il ne faut pas rêver, il ne faut pas non plus être manichéen : dans le monde actuel, l'industrie de la culture parasite évidemment les artistes et fait vivre une foultitude de "bullshit jobs" en plus des actionnaires ; mais en contrepartie, elle apporte un professionalisme et une efficacité incomparable, qu'il est impossible d'avoir avec une microstricture. À part la version hippie qui consiste à faire de la musique dans le Larzac et vivre de sa production de fromages de chèvre, je doute qu'un artiste puisse émerger, exister, et vivre confortablement des revenus de son activité sans le soutien d'une grosse machine.

  • [^] # Re: Le supprimer ? Non. L'adapter ? Oui !

    Posté par  . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 5.

    Objectivement, le risque que les auteurs se fassent piller par les distributeurs industriels existe avec une protection courte : il suffirait d'attendre 5 ou 10 ans avant de voir des campagnes publicitaires monstrueuses sur des titres qui ont peu connu le succès du temps de leur protection. On pourrait aussi voir des trucs un peu gênants, comme des rééditions multiples des albums sortis avant un succès commercial. De fait, il ne faut pas non plus avantager les industriels aux dépens des auteurs.

    L'idée d'une protection plus longue pendant la vie de l'auteur, a priori, ne me choque pas. Genre, 30 ans pendant la vie, et 5 ou 10 ans après sa mort, quelque chose comme ça. Mais il serait quand même super important de réglementer la cession des droits patrimoniaux, par exemple en imposant beaucoup plus les revenus des droits cédés par contrat.

  • [^] # Re: Le supprimer ? Non. L'adapter ? Oui !

    Posté par  . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 6.

    Les artistes ont des passes droits ?

    Bienvenu dans le monde réel! :-)

    Pourquoi l'art échapperait à ce genre de mécanismes de durées et de conditions ?

    "Parce que l'art n'est pas une marchandise"? Non, je déconne. À mon avis, c'est juste une conjonction de facteurs qui ont mis l'industrie "culturelle" en position de force : non seulement ils peuvent plaider que l'art doit être traité de manière différente du reste de l'économie, mais en plus tous les gouvernements ont toujours investi énormément dans l'"exception culturelle", qui est idéalisée en terme de rayonnement de la France et de la francophonie dans le monde (d'où la tétrachiée de films français super chiants et super subventionnés). Évidemment, le législateur a bien pris soin de ne pas définir précisément ce qui relève du domaine artistique (à une époque, nos députés savaient écrire des lois simples, claires, et applicables), mais la conséquence c'est évidemment que le même régime s'applique à des créations originales qui méritent réellement d'être aidées et au dernier boysband TF1/M6/NRJ/Universal.

    On peut sincèrement douter de la légitimité d'appliquer (quasiment) le même droit à une rédaction de CE2, à une toile de Picasso, au code du noyau Linux, et à un article scientifique écrit par un fonctionnaire.

  • [^] # Re: Le supprimer ? Non. L'adapter ? Oui !

    Posté par  . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 9.

    À ma connaissance, l'origine "morale" de cette règle est à chercher dans l'idée de voir la famille comme l'unité financière, ce qui était la vision majoritaire à l'époque de l'élaboration du droit d'auteur. L'homme travaille pour nourrir sa femme et ses enfants, il construit une maison et un patrimoine qui leur reviendra à sa mort. Note également que ça peut permettre une cohérence en fonction du type d'œuvre ; un sculpteur qui meurt lègue ses créations à ses proches, qui peuvent les vendre, alors que la famille d'un compositeur qui meurt perdrait toute possibilité de vendre par exemple des partitions inédites.

    J'imagine qu'il y a aussi un simple souci de "moralité", dans le sens où il semble assez étrange que la mort prématurée d'un artiste permette au monde entier d'exploiter ses œuvres sans verser aucune rétribution. Quand quelqu'un qui n'a pas de famille meurt, ses biens sont vendus au profit de l'État, mais ils ne sont pas donnés au monde entier. Par exemple, les propriétés privées restent privées ; si ton voisin meurt tu n'as pas le droit d'aller bronzer dans son jardin.

    Par contre, toutes les extensions et les modifications postérieures (notamment l'extension de la protection de 50 à 70 ans) ne sont que les conséquences des lobbys industriels. Il faut bien comprendre comment l'industrie de la "culture" a su profiter des règles existantes pour se créer un petit nid douillet à base de rentes.

  • [^] # Re: Logiciel de statistique ?

    Posté par  . En réponse au journal Sous représentation de Linux dans les études médiamétrie ?. Évalué à 2.

    Est-ce qu'une partie des données n'est pas centralisable par le FAI? Si Free passe un contrat avec mediamétrie, est-ce qu'il ne peut pas fournir des données anonymisées sur les habitudes des internautes (par exemple, en anonymisant l'IP, liste des requêtes, éventuellement vers une liste de sites cibles qui ont payé (histoire de ne pas avoir des téras de logs). Je trouve que c'est plutôt avantageux en terme de vie privée, si le FAI fait bien son boulot, tout en conservant une approche non-biaisée…

  • [^] # Re: Précision

    Posté par  . En réponse au journal Mozilla fait tourner des nœuds Tor. Évalué à 3.

    C'est pour ça que la manière dont on pose la question est importante : est-ce qu'on veut se mettre en conformité avec la loi (d'un point de vue purement juridique), et dans ce cas, on se considère comme un FAI (on se contente d'implémenter les décisions de justice), ou est-ce qu'on se place sur un point de vue moral, et qu'on souhaite offrir un anonymat légitime (par exemple, liberté d'expression pour les opposants politiques). Dans le premier cas, je pense que c'est inutile (parce qu'on n'est pas un FAI, et que même si on l'était, il suffirait d'attendre d'être contacté pour bloquer certaines IP, il n'y a pas grand chose à faire préventivement), et dans le deuxième cas, non seulement ça me semble impossible, mais en plus ce n'est carrément pas compatible avec le principe de Tor. De ce que je comprend du principe de Tor, c'est qu'on assume l'"irresponsabilité" de sa démarche ; on sait qu'une grosse partie de traffic est par nature illégal et/ou immoral, voire carrément gerbant, mais qu'on assume ça.

  • [^] # Re: Précision

    Posté par  . En réponse au journal Mozilla fait tourner des nœuds Tor. Évalué à 5.

    J'ai peur que ça ne crée plus de problèmes que ça n'en résoud. Existe-t-il des blacklists officielles de sites terroristo-pédo-nazis? Si tu te fais ta propre liste, tu pourrais te faire reprocher d'avoir été particulièrement sympa avec certains sites notoires. D'autre part, si tu commences comme ça, tu vas vouloir couvrir toutes les activités illégales, et pas seulement les pires saloperies : la came, les trucs pour pirater les cartes bleues, les virus, les médocs frelatés, la prostitution… Tu vas aussi vouloir limiter les activités récréatives qui bouffent toute la bande passante, type streaming porno. Au final, tu vas contrôler internet encore plus qu'un État le ferait, et de manière encore plus arbitraire, ce qui pose bien la question de fond : est-il vraiment "bien" de participer à Tor?

  • [^] # Re: Logiciel de statistique ?

    Posté par  . En réponse au journal Sous représentation de Linux dans les études médiamétrie ?. Évalué à 7.

    Il est tout à fait possible que ça soit contre rémunération, avec un contrat et tout, c'est toi qui décides. Il me semble évident que médiamétrie doit avoir un processus adapté pour traiter les données privées, étant donné que c'est leur fond de commerce (à quelle heure tu as été pisser pendant le film, etc).

    Sur le fond, mediamétrie est une entreprise privée, qui a des clients et des actionnaires. Elle ne te doit rien de particulier, ce n'est pas un droit d'avoir un logiciel qui tourne sur tes ordinateurs. Si le logiciel ne tourne pas sous Linux, c'est un biais dans leurs données (même s'ils représentent que 5% du marché, les linuxiens ont un comportement inhabituel de consommation et d'utilisation d'Internet, et ne pas les inclure peut biaiser les résultats des études). Cependant, tu ne peux pas forcer une boite comme celle-là à être scientifiquement rigoureuse : la valeur des résultats ne dépend que de ce que les clients veulent payer pour les avoir. De fait, ça veut surtout dire que les clients se foutent totalement des gens qui font attention à ce qu'ils installent sur leurs machines ; le cœur de cible est probablement plus l'internaute moyen qui ne met pas de mot de passe à son wifi et qui n'a pas de bloqueur de pubs.

    Sur la forme, c'est hyper-vexant d'être exclu d'études de consommation, parce que c'est une preuve assez violente de non-intégration dans la société. Quand j'étais étudiant, je me rappelle avoir été sollicité pour une enquête par téléphone, une des premières questions était le montant de mon loyer, et après avoir donné la réponse, on m'a fait comprendre que "je n'étais pas le public visé" (autrement dit, que mon pouvoir d'achat n'était pas suffisant pour que les commanditaires de l'enquête acceptent de payer le salaire du télé-opérateur). Le côté "sollicitation - exclusion" est quand même problématique, même pour la qualité des enquêtes (je pense que beaucoup de gens ne répondent plus à aucune enquête pendant plusieurs années). Le minimum serait de laisser l'entretient aller jusqu'au bout, même si le questionnaire est réduit.

  • # C'est pourtant clair!

    Posté par  . En réponse au message Licence CC avec clause non commerciale. Évalué à 3. Dernière modification le 06 février 2015 à 16:41.

    La FAQ de CC est pourtant très claire : la clause NC n'est pas claire par design. Autrement dit, c'est au "licenseur" (je en sais pas comment ça se dit en français) de préciser, s'il le souhaite, la portée de la clause NC. S'il ne précise rien, c'est à toi de lui demander. S'il ne te répond pas, ou si ses prétentions sont abusives et vont au delà d'une lecture honnête de la clause NC, tu es dans une situation juridiquement indéfinie.

    Parmi tes questions, j'ai une seule certitude : pour l'utilisation interne dans ton entreprise, tu peux faire ce que tu veux. Tout comme la GPL, la licence CC-NC règlemente la diffusion du logiciel, pas son utilisation. Du coup, tu peux prendre un soft CC-NC pour faire du microtrading et lever des millions par jour, tu ne violes pas la clause. Par contre, si tu distribues des DVD avec une collection de logiciels à prix coûtant, tu violes la clause.

    Plus précisément, la clause empêche les redistributions qui sont principalement associées à une pratique commerciale. Clairement, ça empêche toute vente que ce soit. J'imagine que ça empêche aussi la vente de prestation autour du logiciel. Par contre, si tu fais tourner un serveur web avec des logiciels NC et que tu affiches des publicités, j'ai l'impression que ça ne relève pas de la pratique commerciale (mais puisque de toutes manières tu ne distribues pas le logiciel, la licence est totalement indifférente). Par contre si tu offres un lien pour télécharger le logiciel, crac, pratique commerciale.

    Moralité, cette licence n'aurait jamais dû exister, et il ne faudrait jamais l'utiliser. Elle ne fait pas ce qu'elle est censée faire dans l'esprit de la personne qui l'a choisie (j'imagine que l'idée, c'est de récupérer une partie des bénéfices des entreprises qui utilisent le soft pour faire de l'argent), mais qu'elle risque simplement de gêner la distribution (puisque c'est la distribution qui est interdite, pas l'utilisation) tout en mettant beaucoup d'associations, d'administrations publiques, etc. dans des situations juridiquement mouvantes.

  • [^] # Re: Puisqu'on est sur Linuxfr, autant être précis

    Posté par  . En réponse à la dépêche NSA - À propos de BULLRUN . Évalué à 4.

    J’ai rien compris ni à l’un ni à l’autre.

    Je pense sincèrement qu'il n'y a rien à comprendre. On a un tableaux avec trois échelles ordinales (classés, mais qualitativement) : une mesure de gravité, une mesure de fréquence, et une mesure d'importance. L'importance augmente avec la gravité? OK. L'importance augmente avec la fréquence? OK. Mais une "unité" de fréquence vaut une unité de gravité, c'est très étrange. Je doute qu'on puisse faire quoi que ce soit de sérieux avec un truc aussi fumeux.

  • [^] # Re: Question complexe

    Posté par  . En réponse au journal Participation communautaire sur un texte de loi qui va être proposé. Évalué à 3.

    Tu peux développer ou il n'y a rien derrière tes formules creuses? Genre, par exemple, une proposition d'État qui fonctionne sans pouvoir exécutif?

  • [^] # Re: En concurrents…

    Posté par  . En réponse au journal Sourcesûre, une plateforme francophone pour lanceurs d'alertes. Évalué à 3.

    Ça dépend de qui et de quoi, et c'est bien ça le problème… tant que c'est spontané, on peut imaginer que les gens font ça par honneur ou par devoir (ou éventuellement pour être reconnus, ou simplement pour nuire à quelqu'un). Quand c'est pour du pognon, c'est glauque, quand même…

    Je ne suis pas naïf au point de penser que toute vérité est bonne à dire, et j'avoue que je ne comprends pas les raisons qui poussent à penser le contraire. Révéler la couverture de nos espions en Irak ou en Syrie par exemple, ou l'identité d'agents infiltrés dans BokoHaram, erk. En plus, c'est presque un meurtre, de faire ça.

  • [^] # Re: En concurrents…

    Posté par  . En réponse au journal Sourcesûre, une plateforme francophone pour lanceurs d'alertes. Évalué à 6.

    La différence c’est que ces deux derniers se basent sur bitcoin pour rémunérer les informations

    Euh, dans quelle mesure ceci est-il différent de la corruption? Autant je peux trouver une certaine moralité quand un individu décide illégalement de diffuser un certain nombre d'informations détenues par une personne morale ayant autorité (employeur, administration…) parce qu'il pense que le public devrait les connaitre ; autant j'ai du mal à trouver quoi que ce soit de positif dans l'acte de rémunérer quelqu'un pour obtenir les mêmes informations. En particulier, ça mène au paradoxe total qu'une société plus démocratique ne peut émerger que dans un État corrompu….

  • [^] # Re: Point sécurité.

    Posté par  . En réponse à la dépêche Se passer de Dropbox en montant son coffre-fort numérique à la maison. Évalué à 3.

    Tu ne peux pas confondre dans ton raisonnement les requêtes arbitraires de l'administration, et l'application du pouvoir judiciaire. Il est légitime pour la police de faire des enquêtes, et il est légitime que dans ce cadre, elle soit en mesure d'obtenir des renseignements que tu ne veux pas particulièrement lui fournir. Ma version de la chose, c'est donc "je n'ai rien à cacher à la justice", non pas que je n'aie rien à me reprocher, mais plutôt qu'il est normal que le pouvoir judiciaire puisse obtenir un certain nombre de choses, et que je sois puni si je ne souhaite pas les fournir.

    Je suis complètement d'accord pour dire que c'est notre liberté de se protéger d'intrusions illégales et illégitimes ; et que c'est notre devoir en tant que citoyen de ne pas s'opposer à des requêtes légales et légitimes. Que le requérant possède un képi ou non, ça ne change pas grand chose, ce qui compte c'est le respect des règles, et en particulier la séparation des pouvoirs. Après, tu peux aussi consédérer que les lois sont pourries, que la démocratie est viciée, etc, mais c'est contradictoire avec le fait que tu es censé accepter les règles de vie commune, et notamment cette malheureuse "dictature de la majorité". Où commence le délire anarchiste? Tu veux refuser l'accès à tes données à une personne qui a légalement le droit de les consulter, tu veux aussi dénier le droit à un policier de t'empêcher de rentrer sur une scène de crime, le droit aux services fiscaux de te forcer à payer tes impôts, le droit à la puissance publique de t'obliger à instruire tes enfants?

  • [^] # Re: Point sécurité.

    Posté par  . En réponse à la dépêche Se passer de Dropbox en montant son coffre-fort numérique à la maison. Évalué à 1.

    Si les flics débarquent chez toi, c'est probablement pour quelque chose de plus sérieux que le téléchargement d'une série… L'entrave à la justice n'est qu'un moyen parmi d'autres de te condamner parce que tu as refusé de fournir des preuves, c'est exactement pareil que de brûler des documents compromettants. Les juges ne sont pas des débiles profonds, tu ne gagneras jamais en expliquant que quand la police est arrivée, tu avais froid et tu te faisais un feu avec les factures de Bygmalion. C'est exactement pareil pour le disque dur ; si les flics sont chez toi, c'est qu'ils ont déja des éléments (par exemple adresse IP). Si tu ne déchiffres pas le disque, tu risques d'être condamné pour entrave et pas pour le délit inital, mais ça ne change pas.

    Je ne conteste absolument pas le raisonnement des juristes, tel que maître Eolas, sur la forme. Mon problème porte plus sur le fond : ce qui est mal d'un point de vue moral, c'est de violer la loi. Si tu es pêté de thunes, tu peux griller le même stop en vélo tous les jours devant la police, tous les jours tu payeras une amende, et tu es raccord avec la justice. Mais ça ne rend pas ton action morale pour autant. Ton raisonnement revient à dire qu'il est normal de buter quelqu'un si tu te débrouilles bien pour cacher le corps et qu'on ne te retrouve jamais. L'article de loi que je t'ai copié dit simplement qu'il est illégal de ne pas fournir le mot de passe. Qu'il puisse exister des excuses à la con pour ne pas être condamné dans certaines circonstances ne change absolument pas le fait que c'est illégal.

  • [^] # Re: Point sécurité.

    Posté par  . En réponse à la dépêche Se passer de Dropbox en montant son coffre-fort numérique à la maison. Évalué à 3.

    Ça n'a rien à voir avec garder le silence, je ne vois pas la logique du truc. Un flic se pointe chez toi pour une perquisition par exemple, dans le cadre d'une instruction. Il te demande ton mot de passe, et tu es censé lui fournir. Il peut aussi te demander d'ouvrir ton coffre fort, c'est exactement le même principe. Tu es censé obtempérer, tout en gardant le silence si tu veux.

    De toutes manières, que tu files ou pas ton mot de passe, ils vont t'embarquer ton disque. Et à part faire peser des charges supplémentaires contre toi, je ne vois absolument pas à quoi ça peut bien servir de ne pas déchiffrer ton disque. Renverse le raisonnement : en tant que citoyen, j'estime que les forces de police sont en droit de savoir ce que tu as sur tes disques si c'est dans le cadre d'une enquete de police sous contrôle d'un juge d'instruction, dans le respect des règles, des lois, et de la constitution. Je ne vois pas où est le problème.

  • [^] # Re: Point sécurité.

    Posté par  . En réponse à la dépêche Se passer de Dropbox en montant son coffre-fort numérique à la maison. Évalué à 2.

    ??? Qui t'a raconté ça? C'est une entrave à la justice, tu risques 3 ans de prison et 45000€ d'amende. Les peines sont même majorées si le fait de fournir les mots de passe peut empêcher de commettre un délit.

    Article 434-15-2

    Créé par Loi n°2001-1062 du 15 novembre 2001 - art. 31 JORF 16 novembre 2001

    Est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, pour quiconque ayant connaissance de la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie susceptible d'avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit, de refuser de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en oeuvre, sur les réquisitions de ces autorités délivrées en application des titres II et III du livre Ier du code de procédure pénale.

    Si le refus est opposé alors que la remise ou la mise en oeuvre de la convention aurait permis d'éviter la commission d'un crime ou d'un délit ou d'en limiter les effets, la peine est portée à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende.

  • [^] # Re: Point sécurité.

    Posté par  . En réponse à la dépêche Se passer de Dropbox en montant son coffre-fort numérique à la maison. Évalué à 10.

    Il est possible de faire une attaque dite "froide", avec de la neige carbonique par exemple, pour pouvoir stabiliser la ram, qu'on déplace dans un autre ordinateur pour l'analyser et trouver les clefs de chiffrement.

    XKCD