je ne connaissais pas cette fonction de l'outil Niveaux, ça fonctionne très bien :) En reprenant l'image du message initial ça donne ça :
Ça m'a l'air hyper saturé mais au moins c'est équilibré.
Pour le positionnement ça va être compliqué par contre. Il y a une distorsion due à la lentille qui est difficile à compenser. Si en plus l'appareil n'était pas parallèle à l'objet il va y avoir une légère perspective en plus.
faut-il privilégier le versement d'une grosse somme en une seule fois ou privilégier une dilution sur le long terme ? Nous prévoyons aussi de distribuer des fonds via Liberapay.
Je dirais que ça dépend du projet. J'ai l'impression en lisant les commentaires ici que les créateurs préfèrent avoir un flux continu de revenus plutôt qu'un gros paquet puis plus rien. Cf. les échanges avec Jehan. Je ne suis pas sûr que ça change grand-chose pour d'autres organismes qui ont une planification des dépenses à l'année comme Wikimedia ou Mozilla.
comment s'assurer que les fonds versés financeront du Libre qui le restera ? Faut-il exiger un partage du copyright pour éviter un changement unilatéral de la part du mainteneur vers une licence propriétaire a posteriori ?
À part le partage de copyright à la manière de VLC par exemple, je ne vois pas d'alternative. Autrement on paye le développement d'un truc libre et il l'est effectivement à la livraison, mais rien ne garantit que les versions suivantes resteront libres. Le seul moyen que je vois pour contrer ça est de devenir décisionnaire sur la licence des versions suivantes ce qui implique de posséder le copyright sur une suffisamment grande partie pour pouvoir bloquer le changement.
comment inciter plus d'entreprises à reverser une partie de leur chiffre d'affaire ?
En leur montrant que le libre est bénéfique au business bien sûr :) Au-delà d'une quelconque mission éthique le but d'une entreprise est de faire rentrer des sous au moins pour survivre et éventuellement pour grossir, mais là je ne vous apprends rien :) Sans sous l'entreprise meurt et la question ne se pose plus.
D'ailleurs vous indiquez sur votre site que vous faites une remise de 10% pour les développements à la fois libres et dont vous partagerez le copyright. Quel est l'intérêt pour votre entreprise ?
D'autres questions me viennent à l'esprit alors j'en profite :)
Quelle proportion de vos développements sont libres ?
Pourquoi laisser le choix et ne pas imposer le libre ?
Quand vous développez du libre, quelle est votre licence favorite ? Pourquoi ?
N'auriez-vous pas de plus gros revenus en faisant du propriétaire ? Vous pourriez alors reverser encore plus d'argent à des projets libres :)
Franchement, je commence à comprendre pourquoi, je n'ai jamais reçu de réponse à mon mail du 19 avril pour participer à la modération, et j'en suis bien navré.
Là je suis un peu embêté parce que je ne retrouve pas ton mail dans ma boîte. Sauf erreur de ma part si tu n'as pas eu de réponse c'est que nous n'avons pas vu ta demande. J'en suis désolé.
Oui et c'est vous qui n'avez pas été malin, certain pensent, dont moi, que cette interview n'est pas bonne et se questionnent sur le bien-fondé de la démarche, c'est bien leur droit non ?
Franchement, l'équipe de modération, n'a pas réussi à voir que ça allait mal tourner ?
Non, nous n'avons pas réussi à voir que ça allait mal tourner. Cette interview fait partie d'un lot d'interviews de différentes personnes abordant le libre d'un angle spécifique. Toutes ces interviews sont présentées sur la liste de modération et ont jusqu'ici été validées par ceux qui se sont exprimés. Il s'avère qu'Ysabeau est à l'initiative et qu'elle gère les entretiens elle-même. À titre personnel je la remercie pour tout cela, je trouve que ça amène du nouveau sur le site et que ça nous sort de la routine des dépêches habituelles.
Personnellement je maintiens que l'interview est pertinente même si la chaîne de production et le produit final ne sont pas libres. La démarche de Thierry Bayoud m'intéresse de même que les commentaires qui ont suivi, et la question du libre washing est pertinente. La forme de ces derniers me navre cependant. Mais :
il me semble avoir fait attention à ce que j'écrivais, tant sur le fond que sur la forme.
Je ne suis pas sûr qu'il faille le préciser mais à titre personnel je trouve en effet que tes interventions étaient bien. Il n'y a aucun doute que tu les as soigneusement écrites.
Es-tu sûr pour la demande de rançon ? D'après le doc que tu lies c'est une confusion du fait que la personne qui a récupéré les pistes voulait les vendre et cherchait donc des acheteurs. À quelques centaines de dollars la piste l'ensemble montait à 150 000 dollars.
Une heure de marche matin et soir ça fait beaucoup pour moi, ma limite est à 30 minutes par trajet. Je l'ai fait matin et soir pendant quelques années et c'était bien agréable. Maintenant je travaille chez moi et du coup je ne marche plus autant.
Tiens justement, aurais-tu une solution pour lancer Valgrind sur une app lié à libasan ? De souvenir c'était incompatible et l'app plantait tristement au lancement avec Valgrind.
N'oubliez pas les utilisateurs qui vont trouver que l'implémentation n'est jamais assez bien, bibliothèque standard ou pas. Un coup il y a trop d'allocations, ou alors les allocateurs par défaut ne conviennent pas. Une autre fois on considère que l'implémentation gère trop de cas et est trop complexe, d'autres fois elle ne gère pas assez bien le cas principal…
Par exemple j'ai vu des mécontents du fait que la gestion du compteur de std::shared_ptr est thread safe et qu'on paye l'atomic même si le pointeur est restreint à un seul thread. Certains aimeraient aussi avoir la small vector optimization, similaire à small string optimization mais pour std::vector.
D'une manière similaire on a pléthore de bibliothèques pour parser du Json, mais laquelle devrait être dans la bibliothèque standard, nlohmann::json avec sa merveilleuse syntaxe et ses performances moyennes ou bien RapidJSON avec sa syntaxe lourde et ses performances impressionnantes ?
Perso j'ai l'impression que la communauté C++ ne peut pas être satisfaite. Nous voulons des bibliothèques performantes, configurables mais simples à utiliser, avec une syntaxe claire, sans dépendances, génériques mais avec peu de templates et encore moins des macros, mais aussi des temps de compilation courts. Nous voulons un super système de build mais pas CMake parce que sa syntaxe est nulle et pas Meson parce que CMake fait déjà le boulot. Nous voulons aussi un gestionnaire de paquets, mais pas Conan parce que c'est du Python, ni vcpkg parce qu'on ne peut pas spécifier les versions, ni Hunter parce que c'est du CMake. Et au passage on voudrait aussi que les dépendances soient précompilées pour notre compilateur et avec une certaine combinaison de paramètres de compilation.
Bref, on ne peut pas satisfaire la communauté C++.
« Dev de jeux vidéos » est un poste très vague aujourd'hui. Aujourd'hui je dirais que si tu veux faire du gameplay ou du dev outils, alors un langage plus moderne comme le C# fera bien l'affaire, voire même directement Unity. Si tu veux faire du code moteur, des algos qui tournent vite, des trucs techniques ou qui utilisent les particularités du matériel, alors apprend le C++.
Je ne crois pas qu'un système de contrats similaires à ceux des logiciels puisse convenir pour le traitement des données. Pour un logiciel ou une autre œuvre le contrat d'utilisation vient avec le produit. Dans le cas de la GPL par exemple, cela dit que l'exemplaire du produit que tu reçois est libre, avec le source et tu peux en faire quasiment ce que tu veux. Cela ne dit pas cependant que les versions ultérieures seront sous les mêmes termes. Si l'éditeur décide que dorénavant ce sera du code fermé il le peut et ça ne change rien à ce qu'il a déjà diffusé.
Un contrat de ce genre pour l'utilisation des données ne pourra pas garantir qu'elles ne seront pas utilisées autrement ou partagées avec des tiers le lendemain.
Le problème de l'accord explicite est que c'est un sacré frein pour les mesures en plus d'être une gêne pour l'utilisateur. Je n'arrive pas à retrouver la source mais j'avais entendu que 30% des utilisateurs activaient la remontées des rapports de pannes. Si tu n'as des stats que sur un tiers visiteurs en début de projet c'est encore plus difficile d'en extraire une information pertinente.
Je ne suis pas sûr que l'on puisse bien séparer stats et anonymat dès lors qu'on peut isoler l'individu dans la masse et le suivre d'un endroit à l'autre. Certes les données stockées sont des informations indirectes qui ne permettent pas de savoir que l'utilisateur se nomme au hasard Zenitram et en ce sens il est anonyme. Je doute cependant que le problème initial pour l'utilisateur concerné soit qu'on connaisse son nom mais plutôt qu'on puisse savoir qu'il est allé ici et là à tel moment, qu'il a cliqué deux fois sur des liens de tuning de tracteur et qu'on s'en souvient. En d'autres termes je dirais que le problème est le sentiment d'être surveillé, une paire d'yeux au dessus de l'épaule à chaque instant.
Concernant l'idée de stocker les données chez soi je pense aussi que c'est le meilleur moyen pour être sûr que les informations reçues seront correctement utilisées même si la notion de bonne utilisation est subjective. Il reste quand même la question de ce qu'il advient de ces données si la direction change, si la boîte se fait racheter ou si une bête erreur humaine arrive (elle arrivera) et entraîne la fuite des données. À côté de ça il faut comparer l'effort à fournir pour extraire de l'information des données par rapport à ce qui est fourni par défaut avec les solutions d'analytics existantes et gratuites. Oui je sais ce n'est pas gratuit pour l'utilisateur mais dans le bilan comptable c'est zéro. C'est rapidement plus efficace de partir sur la solution d'un tiers :/
Ton message m'apparaît gratuitement moqueur et malvenu. Tu voulais sûrement dire « Merci Veolia d'avoir rejoint cette discussion et apporté ces précisions, et bienvenue parmi nous. »
Pour le bien de la communauté et l'ambiance du site, merci d'accueillir les nouveaux membres avec politesse et bienveillance.
400 employés pour un des sites les plus consultés au monde, ça ne me semble pas beaucoup. Si c'était pour un autre type de produit je ne dis pas, après tout à 400 on est au dessus de la taille des PME, mais pour le service rendu par Wikimedia c'est pas énorme. À titre de comparaison :
Quand on compare les service rendus je crois qu'on dire que l'équipe de Wikimedia est assez petite en effet. Et merci la communauté pour faire tourner tout ça.
Je suis globalement d'accord avec tout ça, mais dans le cas présent je pense surtout à des gens comme Jehan ou David Revoy qui font du libre non pas sur leur temps libre mais en activité principale. Dans cette configuration j'ai du mal à croire qu'un rapport de bug, un patch ou une traduction, ait la même valeur pour eux qu'un don monétaire. Même si ça ne paye que de l'infrastructure, un nom de domaine ou un serveur, c'est toujours une charge en moins et du confort en plus.
Ça n'enlève rien aux autres types de contributions, c'est juste que le sujet de ce sondage est le don en argent et la possibilité d'en faire une source de revenu principale.
Et non ça ne compte pas ! Je ne dis pas que c'est inutile mais le sondage concerne des dons en sous réels, qui permettent aux créateurs d'acheter à manger, se loger, payer des prestataires, etc.
Pour en avoir discuté à plusieurs reprises avec toi, je trouve personnellement que tu fais beaucoup d'efforts pour gérer ton transport. Pour avoir pratiqué le bus en ville je trouve qu'il y a pas mal de contraintes et je comprends qu'on puisse céder à la voiture.
Déjà il y a la contrainte de l'horaire : quand je loupais mon bus je prenais facilement 15 minutes dans la vue à attendre à l'arrêt.
Ensuite il y a la stabilité. Des fois le bus ne circule pas, ou alors ce sont les horaires de vacances et il passe deux fois moins fréquemment.
Il y a aussi l'inconfort. Le bus est super bruyant avec son gros moteur, et puis ça secoue et il n'y a pas toujours de place assise. De plus mon bus utilisait les routes classiques, avec peu de voies dédiées, du coup on se retrouvait fréquemment dans les mêmes bouchons que les voitures.
Quand j'ai dû ensuite changer de boulot à l'autre bout de la ville je prenais parfois le tram et parfois la voiture. Le tram était beaucoup plus confortable que le bus (ligne directe, place assise, peu de perturbations) mais il y avait toujours les problèmes d'horaires et le trajet me prenait une heure. En voiture ça me prenait vingt minutes avec quelques bouchons, mais il y avait un peu plus de stress sur la voie rapide bondée.
Bref, les transports en communs ne sont pas tous égaux. TGV, TER, RER, car, bus, métro, tramway, selon la fréquence des arrêts, les changements, l'usage d'une voie réservée, la possibilité de s'asseoir, de pouvoir s'occuper pendant le trajet, la souplesse quant à un changement de carrière. Tout ça donne des expériences très variables.
Personnellement je préfère le transport individuel principalement car il n'y a pas de contraintes d'horaires. Quand je peux y aller à pied, j'y avais à pied. Sinon en vélo et au pire en voiture. Car la voiture, malgré ses inconvénients, a aussi des avantages : c'est sec, c'est chaud, je suis assis, je choisis la musique et je peux faire un détour pour faire une petite course en rentrant :)
Voilà, tout ça pour dire que je trouve que tu gères très bien ton trajet en transports en communs et c'est tout à ton honneur mais ça t'impose beaucoup de contraintes et de rigueur dans ton emploi du temps. Dans ta situation je pense que j'aurais cédé à la voiture principalement pour ces raisons.
Il y a bien des hauts revenus sur Patreon mais ce sont des exceptions. David Revoy en est une. Si tu regardes les stats de Patreon tu verras que globalement les revenus sont bas. Je les ai sortis sur un graphe, par ordre décroissant de revenus des 1000 plus gros créateurs tel que disponible sur page de stats. Il n'y en a que 350 car les autres ne montrent pas leurs revenus :
David Revoy est au niveau 300 en abscisse. Là la courbe est petite mais il faut imaginer que l'abscisse va jusqu'à environ 130 000, qui est le nombre de créateurs sur Patreon ayant au moins un patron. Globalement on peut dire que les créateurs gagnent très peu.
Je crois que ceux qui arrivent à vivre de leur art ont soit un produit exceptionnel, et ils sont très peu par définition, ou alors ils savent bien se vendre, ont un bon réseau pour les relayer et y mettent beaucoup d'énergie. Et même tout ça ne suffit pas, à en croire Brent Knepper.
Je suis un peu du même avis que Tanouky. ZeMarmot est un projet génial et j'admire tout ce que tu produis pour GIMP mais je pense que tu mènes trop de combats simultanément. Sur certains aspects je retrouve ce que j'ai vécu en mon temps alors que je développais Plee the Bear.
J'apprécie réellement le regain d'énergie dans GIMP, les sorties fréquentes, la réactivité améliorée, etc. J'en profite pour te remercier d'ailleurs car c'est clairement grâce à toi. Tu es un excellent développeur pour GIMP, c'est un métier, ça te demande beaucoup de temps et d'énergie et ça ne t'apporte pas de quoi vivre.
Tu rédiges d'excellents articles pour parler de GIMP et de ZeMarmot que je lis avec grand plaisir sur LinuxFr. De fait, tu t'occupes des relations publiques (RP). C'est un métier aussi ; te voilà avec deux jobs. Je ne sais pas quel est ton débit d'écriture, personnellement il me faut plusieurs jours pour écrire des articles comme les tiens, le temps d'appuyer les affirmations, concevoir les illustrations et corriger en relecture. Là encore c'est du temps, de l'énergie, et ça ne t'apporte pas de quoi vivre.
À côté de tout ça tu t'occupes de l'association LILA et tu organises des ateliers, expositions, etc. Hop, ça te fait un troisième job :)
Félicitations, très sincèrement. Ce que tu construis est titanesque.
Maintenant laisse-moi te parler de ma propre expérience. Il y a 13 ans je me suis lancé avec un ami développeur dans le développement de Plee the Bear, un jeu vidéo libre. Quand je dis « libre » je parle bien d'un projet totalement libre ; code en GPL, assets en CC-by-sa, et développé uniquement avec des logiciels libres : sous Linux, avec GIMP, Emacs, Rosegarden… D'ailleurs je notais même dans les notes de la première version que « même la version Windows est compilée sous Wine avec des logiciels libres. » Je pense que tu te retrouves dans cette approche, non ?
L'expérience fut plutôt agréable, nous avions beaucoup de plaisir à développer le jeu, nous l'avons présenté aux RMLL à deux reprises, nous l'avions présenté dans des soirées dans un bar nantais. Ce furent de bons moments et nous avions des retours très encourageants. Nous avions écrit une bible du jeu et nous avions fait une demande de financement au CNC (que nous n'avons pas obtenu). Quand je regarde tout ça j'apprécie encore la richesse de ce que nous avions imaginé et toute l'expérience de production que cela nous a apporté.
Nous avons passé énormément de temps à développer notre jeu sans voir, comme quasiment tous les jeunes développeurs indépendants, que nous allions dans le mur. La finalité n'était même pas de gagner de l'argent avec ce jeu, mais simplement de le finir pour que les joueurs le voient. Nous étions convaincus que le projet serait plié en trois ans.
En réalité nous avons passé notre temps sur des problématiques techniques, à ajouter des trucs dans le moteur pour que le développement soit plus simple, pour que notre jeu soit plus fun ; tout sauf la réalisation du jeu en lui-même. Nous n'allions nulle part.
Un peu comme toi, nous avions un point de vue produit très orienté technique et outils, et éthique bien sûr : tout est libre ! Quand il fallait parler du produit c'était un énorme effort de notre part et les retombées étaient très faibles. La rédaction d'articles comme tu le fais était une vraie corvée pour moi et lorsque je les publiais je voyais surtout la quantité de choses que nous souhaitions et qui n'était toujours pas commencée. Nous aurions voulu des contributeurs, des dons, ne serait-ce qu'en guise de motivation, mais l'effort pour les obtenir étaient démesurés. Toi tu gères bien la communication et pourtant j'ai l'impression que les contributions sont aussi très faibles.
Maintenant tout cela est loin, j'ai un peu de recul et j'ai l'expérience du développement de jeux vidéos dans un vrai studio. Maintenant je me dis « qu'est-ce que j'imaginais ? ».
Après quelques mois dans ce studio je me disais déjà que c'était incroyablement confortable d'avoir quelqu'un de différent sur chaque poste : programmeur, producteur, illustrateur, UI/UX, mais surtout un commercial, un responsable RP… Nous avons développé de nombreux jeux, certains ont coûté énormément d'argent, d'autres ont étés développés en mode éco. Et finalement, comme tout le monde dans le métier, nous devons admettre qu'il n'y a pas de recette. Il ne suffit pas d'y croire, ni d'investir énormément ; des fois ce que l'on croit être un hit est un flop, ce que l'on croit être sans valeur met à manger dans nos assiettes. Nous sommes quarante et nous sommes tous bons dans nos métiers respectifs, pourtant nous ne somme pas à l'abri de l'échec. Alors franchement, qu'est-ce que j'imaginais ?
Et toi, qu'imagines-tu ?
Que ZeMarmot, LILA et GIMP t'apportent une satisfaction personnelle, je n'en doute pas. Que tu obtiennes un salaire régulier via des dons, ça commence à être chaud. Que tu trouves des mécènes pour couvrir tout le développement de ZeMarmot, je pense que c'est utopique. Tu parles de construire un studio autour d'un produit et je me demande surtout si ce produit sortira un jour.
Si je comprends bien ton discours tu investis du temps dans tes projets et les financements serviront au final à acheter plus temps, celui de l'équipe en place pour qu'elle s'investisse complètement et celui de tiers qui viendront grossir l'équipe. Ça me semble assez classique. D'où ces financements peuvent-ils venir ?
Les dons. Tu en demandes et en reçois depuis longtemps maintenant, et c'est loin de couvrir un salaire. Je pense qu'aujourd'hui tous ceux qui étaient prêts à te faire un don sont au courant, l'ont fait ou le font régulièrement. Je doute que ça puisse encore augmenter de manière suffisante. D'ailleurs, connais-tu d'autres personnes qui vivent convenablement de ce genre de dons ? Que représentent-ils dans la masse des gens qui souhaitent vivre de ce mode de financement ? Beaucoup de projets très utiles sont développés par des passionnés qui n'en tirent aucun bénéfice financier, pas même de quoi vivre dans le confort qu'ils souhaitent. Comment vas-tu faire mieux ?
D'un appel à financement type Ulule, Kickstarter… Organiser une campagne de financement est déjà un job à plein temps, te voilà avec un nouveau métier :) Combien vas-tu demander ? As-tu une idée du coût de production pour terminer ZeMarmot ? Pour le diffuser ensuite ? Demanderais-tu une petite somme juste pour prendre la température ? Comment financerais-tu la suite ?
D'un job alimentaire, de commandes client qui vont te demander du temps de prospection, de suivi, de réalisation et qui peuvent entrer en conflit avec tes principes. C'est jouable et ça revient à gérer deux entreprises en simultané. As-tu du temps pour ça ? Veux-tu doubler ta charge de travail ? Es-tu prêt à déléguer le développement pour devenir gérant ?
D'investisseurs, d'un prêt bancaire. Ces gens te prêteront de l'argent contre une promesse de remboursement dans un délai raisonnable et contre un investissement de ta part en fonds propres. Arriverais-tu à les convaincre ? As-tu une grosse somme d'argent à investir dans ton projet en guise de preuve que tu y crois ? As-tu réalisé un budget prévisionnel ? Comment les investisseurs récupéreront leur argent ? Comment financeras-tu les productions suivantes ?
Toutes ces questions, je les ai ignorés en mon temps. Tout d'abord je n'en avais pas conscience, puis lorsqu'on m'a orienté sur ces problématiques mon cerveau de techos les a gentiment ignorées et est retourné se pencher sur des problématiques de développement. Malheureusement c'est hyper classique, tous les jours des créatifs sortent des produits qu'ils aiment de toute leur âme et qui tombent dans l'oubli en une minute. Nous avons les yeux sur notre produit et nous ignorons que le monde c'est avant tous les autres. Le monde est fait de beaucoup, beaucoup de gens qui ne sont pas dans notre délire ; beaucoup de gens qui sont tout simplement inconscients de ce qui est nécessaire pour produire ce qu'ils consomment.
Moi et d'autres nous avons ignoré ces problématiques, et toi es-tu prêt à te pencher dessus ? Je suis quasiment sûr que lire tout cela t'es désagréable mais, sincèrement, je te souhaite de passer au niveau au dessus et de réussir sur ces points où beaucoup ont échoué avant toi.
Imagine : ZeMarmot est réellement terminé, complètement monté, les DVDs sont pressés. Ignorons un instant comment le projet en est arrivé là. Que se passe-t-il ensuite ? Qui vend le produit ? Où ? Combien ? Disons que l'asso ne doive d'argent à personne pour en arriver là, que va rapporter ce film ? Quelle est sa durée d'exploitation ? Combien doit-il rapporter pour couvrir une seconde production ? Pendant combien de temps supporteras-tu le mode de financement aux dons ?
Tu es très talentueux, de même qu'Aryeom, et vous investissez beaucoup d'énergie dans ces projets. C'est très bien si le but est d'acquérir de l'expérience, de devenir meilleurs dans vos métiers. Mais si vous souhaitez en vivre je vous conseille de reprendre les bases : combien ça coûte, où est l'argent, comment le récupérer. Adoptez un commercial ou un producteur, adaptez votre produit aux potentiels de revenus. Pour l'instant je vois malheureusement surtout beaucoup d'énergie dépensée dans un projet à l'avenir incertain et prenant une route extrêmement difficile :/
[^] # Re: Niveaux
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal GIMP défi → tutoriel, aidez-moi :). Évalué à 6.
je ne connaissais pas cette fonction de l'outil Niveaux, ça fonctionne très bien :) En reprenant l'image du message initial ça donne ça :
Ça m'a l'air hyper saturé mais au moins c'est équilibré.
Pour le positionnement ça va être compliqué par contre. Il y a une distorsion due à la lentille qui est difficile à compenser. Si en plus l'appareil n'était pas parallèle à l'objet il va y avoir une légère perspective en plus.
[^] # Re: Gmic
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal GIMP défi → tutoriel, aidez-moi :). Évalué à 6. Dernière modification le 23 juillet 2019 à 09:46.
Quelle fonction de Gmic permet de faire ça ?
[^] # Re: Comment assurer un mécénat de qualité ?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse à la dépêche Appel à projet libre pour la campagne de mécénat 2019 de Code Lutin. Évalué à 5.
Bonjour :)
Je dirais que ça dépend du projet. J'ai l'impression en lisant les commentaires ici que les créateurs préfèrent avoir un flux continu de revenus plutôt qu'un gros paquet puis plus rien. Cf. les échanges avec Jehan. Je ne suis pas sûr que ça change grand-chose pour d'autres organismes qui ont une planification des dépenses à l'année comme Wikimedia ou Mozilla.
À part le partage de copyright à la manière de VLC par exemple, je ne vois pas d'alternative. Autrement on paye le développement d'un truc libre et il l'est effectivement à la livraison, mais rien ne garantit que les versions suivantes resteront libres. Le seul moyen que je vois pour contrer ça est de devenir décisionnaire sur la licence des versions suivantes ce qui implique de posséder le copyright sur une suffisamment grande partie pour pouvoir bloquer le changement.
En leur montrant que le libre est bénéfique au business bien sûr :) Au-delà d'une quelconque mission éthique le but d'une entreprise est de faire rentrer des sous au moins pour survivre et éventuellement pour grossir, mais là je ne vous apprends rien :) Sans sous l'entreprise meurt et la question ne se pose plus.
D'ailleurs vous indiquez sur votre site que vous faites une remise de 10% pour les développements à la fois libres et dont vous partagerez le copyright. Quel est l'intérêt pour votre entreprise ?
D'autres questions me viennent à l'esprit alors j'en profite :)
[^] # Re: Fichtre bigre diantre saperlipopette
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse à la dépêche Interview de Thierry Bayoud, co‐auteur du film « Lol — Logiciel libre une affaire sérieuse ». Évalué à 9.
Là je suis un peu embêté parce que je ne retrouve pas ton mail dans ma boîte. Sauf erreur de ma part si tu n'as pas eu de réponse c'est que nous n'avons pas vu ta demande. J'en suis désolé.
Non, nous n'avons pas réussi à voir que ça allait mal tourner. Cette interview fait partie d'un lot d'interviews de différentes personnes abordant le libre d'un angle spécifique. Toutes ces interviews sont présentées sur la liste de modération et ont jusqu'ici été validées par ceux qui se sont exprimés. Il s'avère qu'Ysabeau est à l'initiative et qu'elle gère les entretiens elle-même. À titre personnel je la remercie pour tout cela, je trouve que ça amène du nouveau sur le site et que ça nous sort de la routine des dépêches habituelles.
Personnellement je maintiens que l'interview est pertinente même si la chaîne de production et le produit final ne sont pas libres. La démarche de Thierry Bayoud m'intéresse de même que les commentaires qui ont suivi, et la question du libre washing est pertinente. La forme de ces derniers me navre cependant. Mais :
Je ne suis pas sûr qu'il faille le préciser mais à titre personnel je trouve en effet que tes interventions étaient bien. Il n'y a aucun doute que tu les as soigneusement écrites.
[^] # Re: Hadopi, se faire avoir wn 2019 ?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Les 10 ans d'Hadopi. Évalué à 2.
Es-tu sûr pour la demande de rançon ? D'après le doc que tu lies c'est une confusion du fait que la personne qui a récupéré les pistes voulait les vendre et cherchait donc des acheteurs. À quelques centaines de dollars la piste l'ensemble montait à 150 000 dollars.
[^] # Re: À pied mais pas à deux pas.
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au sondage Quel moyen de transport utilisez‐vous pour vous rendre sur votre lieu de travail ?. Évalué à 5.
Une heure de marche matin et soir ça fait beaucoup pour moi, ma limite est à 30 minutes par trajet. Je l'ai fait matin et soir pendant quelques années et c'était bien agréable. Maintenant je travaille chez moi et du coup je ne marche plus autant.
[^] # Re: Performance
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Moi, expert C++, j'abandonne le C++. Évalué à 2.
Tiens justement, aurais-tu une solution pour lancer Valgrind sur une app lié à libasan ? De souvenir c'était incompatible et l'app plantait tristement au lancement avec Valgrind.
[^] # Re: Mon avis (professionnel)
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Moi, expert C++, j'abandonne le C++. Évalué à 7.
N'oubliez pas les utilisateurs qui vont trouver que l'implémentation n'est jamais assez bien, bibliothèque standard ou pas. Un coup il y a trop d'allocations, ou alors les allocateurs par défaut ne conviennent pas. Une autre fois on considère que l'implémentation gère trop de cas et est trop complexe, d'autres fois elle ne gère pas assez bien le cas principal…
Par exemple j'ai vu des mécontents du fait que la gestion du compteur de
std::shared_ptr
est thread safe et qu'on paye l'atomic même si le pointeur est restreint à un seul thread. Certains aimeraient aussi avoir la small vector optimization, similaire à small string optimization mais pourstd::vector
.std::function
n'est pas assez bien et on vante les mérites de The Fastest Possible C++ Delegates, The Impossibly Fast C++ Delegates ou, encore mieux, The Impossibly Fast C++ Delegates, Fixed ; tout en omettant de noter le manque de souplesse de ces implémentations.D'une manière similaire on a pléthore de bibliothèques pour parser du Json, mais laquelle devrait être dans la bibliothèque standard,
nlohmann::json
avec sa merveilleuse syntaxe et ses performances moyennes ou bien RapidJSON avec sa syntaxe lourde et ses performances impressionnantes ?Perso j'ai l'impression que la communauté C++ ne peut pas être satisfaite. Nous voulons des bibliothèques performantes, configurables mais simples à utiliser, avec une syntaxe claire, sans dépendances, génériques mais avec peu de templates et encore moins des macros, mais aussi des temps de compilation courts. Nous voulons un super système de build mais pas CMake parce que sa syntaxe est nulle et pas Meson parce que CMake fait déjà le boulot. Nous voulons aussi un gestionnaire de paquets, mais pas Conan parce que c'est du Python, ni vcpkg parce qu'on ne peut pas spécifier les versions, ni Hunter parce que c'est du CMake. Et au passage on voudrait aussi que les dépendances soient précompilées pour notre compilateur et avec une certaine combinaison de paramètres de compilation.
Bref, on ne peut pas satisfaire la communauté C++.
[^] # Re: Réunion des développeurs C++ anonymes ;)
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Moi, expert C++, j'abandonne le C++. Évalué à 4.
« Dev de jeux vidéos » est un poste très vague aujourd'hui. Aujourd'hui je dirais que si tu veux faire du gameplay ou du dev outils, alors un langage plus moderne comme le C# fera bien l'affaire, voire même directement Unity. Si tu veux faire du code moteur, des algos qui tournent vite, des trucs techniques ou qui utilisent les particularités du matériel, alors apprend le C++.
[^] # Re: Il suffit implement suivre les recommandations de la CNIL
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Sur le compromis entre l'anonymat et l'observation du comportement des utilisateurs. Évalué à 2.
Merci pour le lien, je ne connaissais pas. Effectivement cela semble un bon compromis qui permet de sortir des stats pertinentes sans être intrusif.
[^] # Re: Ne pas être extrémiste, viser son but
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Sur le compromis entre l'anonymat et l'observation du comportement des utilisateurs. Évalué à 3.
Je ne crois pas qu'un système de contrats similaires à ceux des logiciels puisse convenir pour le traitement des données. Pour un logiciel ou une autre œuvre le contrat d'utilisation vient avec le produit. Dans le cas de la GPL par exemple, cela dit que l'exemplaire du produit que tu reçois est libre, avec le source et tu peux en faire quasiment ce que tu veux. Cela ne dit pas cependant que les versions ultérieures seront sous les mêmes termes. Si l'éditeur décide que dorénavant ce sera du code fermé il le peut et ça ne change rien à ce qu'il a déjà diffusé.
Un contrat de ce genre pour l'utilisation des données ne pourra pas garantir qu'elles ne seront pas utilisées autrement ou partagées avec des tiers le lendemain.
[^] # Re: Ne pas être extrémiste, viser son but
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Sur le compromis entre l'anonymat et l'observation du comportement des utilisateurs. Évalué à 1.
Le problème de l'accord explicite est que c'est un sacré frein pour les mesures en plus d'être une gêne pour l'utilisateur. Je n'arrive pas à retrouver la source mais j'avais entendu que 30% des utilisateurs activaient la remontées des rapports de pannes. Si tu n'as des stats que sur un tiers visiteurs en début de projet c'est encore plus difficile d'en extraire une information pertinente.
[^] # Re: Ne pas être extrémiste, viser son but
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Sur le compromis entre l'anonymat et l'observation du comportement des utilisateurs. Évalué à 3.
Je ne suis pas sûr que l'on puisse bien séparer stats et anonymat dès lors qu'on peut isoler l'individu dans la masse et le suivre d'un endroit à l'autre. Certes les données stockées sont des informations indirectes qui ne permettent pas de savoir que l'utilisateur se nomme au hasard Zenitram et en ce sens il est anonyme. Je doute cependant que le problème initial pour l'utilisateur concerné soit qu'on connaisse son nom mais plutôt qu'on puisse savoir qu'il est allé ici et là à tel moment, qu'il a cliqué deux fois sur des liens de tuning de tracteur et qu'on s'en souvient. En d'autres termes je dirais que le problème est le sentiment d'être surveillé, une paire d'yeux au dessus de l'épaule à chaque instant.
Concernant l'idée de stocker les données chez soi je pense aussi que c'est le meilleur moyen pour être sûr que les informations reçues seront correctement utilisées même si la notion de bonne utilisation est subjective. Il reste quand même la question de ce qu'il advient de ces données si la direction change, si la boîte se fait racheter ou si une bête erreur humaine arrive (elle arrivera) et entraîne la fuite des données. À côté de ça il faut comparer l'effort à fournir pour extraire de l'information des données par rapport à ce qui est fourni par défaut avec les solutions d'analytics existantes et gratuites. Oui je sais ce n'est pas gratuit pour l'utilisateur mais dans le bilan comptable c'est zéro. C'est rapidement plus efficace de partir sur la solution d'un tiers :/
[^] # Re: Lien tronqué
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au lien Rémunérer les contributeurs améliore-t-il le contenu ?. Évalué à 2.
Corrigé, merci.
[^] # Re: WAWET76 OFFICIEL
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Un recrutement racé chez VEOLIA. Évalué à 10.
Ton message m'apparaît gratuitement moqueur et malvenu. Tu voulais sûrement dire « Merci Veolia d'avoir rejoint cette discussion et apporté ces précisions, et bienvenue parmi nous. »
Pour le bien de la communauté et l'ambiance du site, merci d'accueillir les nouveaux membres avec politesse et bienveillance.
[^] # Re: Des dons, des dons
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au sondage Mes contributions financières à des projets libres s’élèvent à…. Évalué à 7.
400 employés pour un des sites les plus consultés au monde, ça ne me semble pas beaucoup. Si c'était pour un autre type de produit je ne dis pas, après tout à 400 on est au dessus de la taille des PME, mais pour le service rendu par Wikimedia c'est pas énorme. À titre de comparaison :
Quand on compare les service rendus je crois qu'on dire que l'équipe de Wikimedia est assez petite en effet. Et merci la communauté pour faire tourner tout ça.
[^] # Re: Décompte du temps ?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au sondage Mes contributions financières à des projets libres s’élèvent à…. Évalué à 8.
Je suis globalement d'accord avec tout ça, mais dans le cas présent je pense surtout à des gens comme Jehan ou David Revoy qui font du libre non pas sur leur temps libre mais en activité principale. Dans cette configuration j'ai du mal à croire qu'un rapport de bug, un patch ou une traduction, ait la même valeur pour eux qu'un don monétaire. Même si ça ne paye que de l'infrastructure, un nom de domaine ou un serveur, c'est toujours une charge en moins et du confort en plus.
Ça n'enlève rien aux autres types de contributions, c'est juste que le sujet de ce sondage est le don en argent et la possibilité d'en faire une source de revenu principale.
[^] # Re: Décompte du temps ?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au sondage Mes contributions financières à des projets libres s’élèvent à…. Évalué à 5.
Et non ça ne compte pas ! Je ne dis pas que c'est inutile mais le sondage concerne des dons en sous réels, qui permettent aux créateurs d'acheter à manger, se loger, payer des prestataires, etc.
[^] # Re: ...le
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Passer l'élection présidentielle au scrutin jugement majoritaire.. Évalué à 2.
C'est corrigé.
[^] # Re: R.I.C. / R.I.P
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 4. Dernière modification le 16 janvier 2019 à 10:21.
Pour en avoir discuté à plusieurs reprises avec toi, je trouve personnellement que tu fais beaucoup d'efforts pour gérer ton transport. Pour avoir pratiqué le bus en ville je trouve qu'il y a pas mal de contraintes et je comprends qu'on puisse céder à la voiture.
Déjà il y a la contrainte de l'horaire : quand je loupais mon bus je prenais facilement 15 minutes dans la vue à attendre à l'arrêt.
Ensuite il y a la stabilité. Des fois le bus ne circule pas, ou alors ce sont les horaires de vacances et il passe deux fois moins fréquemment.
Il y a aussi l'inconfort. Le bus est super bruyant avec son gros moteur, et puis ça secoue et il n'y a pas toujours de place assise. De plus mon bus utilisait les routes classiques, avec peu de voies dédiées, du coup on se retrouvait fréquemment dans les mêmes bouchons que les voitures.
Quand j'ai dû ensuite changer de boulot à l'autre bout de la ville je prenais parfois le tram et parfois la voiture. Le tram était beaucoup plus confortable que le bus (ligne directe, place assise, peu de perturbations) mais il y avait toujours les problèmes d'horaires et le trajet me prenait une heure. En voiture ça me prenait vingt minutes avec quelques bouchons, mais il y avait un peu plus de stress sur la voie rapide bondée.
Bref, les transports en communs ne sont pas tous égaux. TGV, TER, RER, car, bus, métro, tramway, selon la fréquence des arrêts, les changements, l'usage d'une voie réservée, la possibilité de s'asseoir, de pouvoir s'occuper pendant le trajet, la souplesse quant à un changement de carrière. Tout ça donne des expériences très variables.
Personnellement je préfère le transport individuel principalement car il n'y a pas de contraintes d'horaires. Quand je peux y aller à pied, j'y avais à pied. Sinon en vélo et au pire en voiture. Car la voiture, malgré ses inconvénients, a aussi des avantages : c'est sec, c'est chaud, je suis assis, je choisis la musique et je peux faire un détour pour faire une petite course en rentrant :)
Voilà, tout ça pour dire que je trouve que tu gères très bien ton trajet en transports en communs et c'est tout à ton honneur mais ça t'impose beaucoup de contraintes et de rigueur dans ton emploi du temps. Dans ta situation je pense que j'aurais cédé à la voiture principalement pour ces raisons.
[^] # Re: ...le
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Passer l'élection présidentielle au scrutin jugement majoritaire.. Évalué à 3.
C'est corrigé.
[^] # Re: Trop d'axes de développement
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse à la dépêche Vision pour LILA et ZeMarmot. Évalué à 4.
Il y a bien des hauts revenus sur Patreon mais ce sont des exceptions. David Revoy en est une. Si tu regardes les stats de Patreon tu verras que globalement les revenus sont bas. Je les ai sortis sur un graphe, par ordre décroissant de revenus des 1000 plus gros créateurs tel que disponible sur page de stats. Il n'y en a que 350 car les autres ne montrent pas leurs revenus :
David Revoy est au niveau 300 en abscisse. Là la courbe est petite mais il faut imaginer que l'abscisse va jusqu'à environ 130 000, qui est le nombre de créateurs sur Patreon ayant au moins un patron. Globalement on peut dire que les créateurs gagnent très peu.
Je crois que ceux qui arrivent à vivre de leur art ont soit un produit exceptionnel, et ils sont très peu par définition, ou alors ils savent bien se vendre, ont un bon réseau pour les relayer et y mettent beaucoup d'énergie. Et même tout ça ne suffit pas, à en croire Brent Knepper.
# Trop d'axes de développement
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse à la dépêche Vision pour LILA et ZeMarmot. Évalué à 10. Dernière modification le 31 décembre 2018 à 16:15.
Je suis un peu du même avis que Tanouky. ZeMarmot est un projet génial et j'admire tout ce que tu produis pour GIMP mais je pense que tu mènes trop de combats simultanément. Sur certains aspects je retrouve ce que j'ai vécu en mon temps alors que je développais Plee the Bear.
J'apprécie réellement le regain d'énergie dans GIMP, les sorties fréquentes, la réactivité améliorée, etc. J'en profite pour te remercier d'ailleurs car c'est clairement grâce à toi. Tu es un excellent développeur pour GIMP, c'est un métier, ça te demande beaucoup de temps et d'énergie et ça ne t'apporte pas de quoi vivre.
Tu rédiges d'excellents articles pour parler de GIMP et de ZeMarmot que je lis avec grand plaisir sur LinuxFr. De fait, tu t'occupes des relations publiques (RP). C'est un métier aussi ; te voilà avec deux jobs. Je ne sais pas quel est ton débit d'écriture, personnellement il me faut plusieurs jours pour écrire des articles comme les tiens, le temps d'appuyer les affirmations, concevoir les illustrations et corriger en relecture. Là encore c'est du temps, de l'énergie, et ça ne t'apporte pas de quoi vivre.
À côté de tout ça tu t'occupes de l'association LILA et tu organises des ateliers, expositions, etc. Hop, ça te fait un troisième job :)
Félicitations, très sincèrement. Ce que tu construis est titanesque.
Maintenant laisse-moi te parler de ma propre expérience. Il y a 13 ans je me suis lancé avec un ami développeur dans le développement de Plee the Bear, un jeu vidéo libre. Quand je dis « libre » je parle bien d'un projet totalement libre ; code en GPL, assets en CC-by-sa, et développé uniquement avec des logiciels libres : sous Linux, avec GIMP, Emacs, Rosegarden… D'ailleurs je notais même dans les notes de la première version que « même la version Windows est compilée sous Wine avec des logiciels libres. » Je pense que tu te retrouves dans cette approche, non ?
L'expérience fut plutôt agréable, nous avions beaucoup de plaisir à développer le jeu, nous l'avons présenté aux RMLL à deux reprises, nous l'avions présenté dans des soirées dans un bar nantais. Ce furent de bons moments et nous avions des retours très encourageants. Nous avions écrit une bible du jeu et nous avions fait une demande de financement au CNC (que nous n'avons pas obtenu). Quand je regarde tout ça j'apprécie encore la richesse de ce que nous avions imaginé et toute l'expérience de production que cela nous a apporté.
Nous avons passé énormément de temps à développer notre jeu sans voir, comme quasiment tous les jeunes développeurs indépendants, que nous allions dans le mur. La finalité n'était même pas de gagner de l'argent avec ce jeu, mais simplement de le finir pour que les joueurs le voient. Nous étions convaincus que le projet serait plié en trois ans.
En réalité nous avons passé notre temps sur des problématiques techniques, à ajouter des trucs dans le moteur pour que le développement soit plus simple, pour que notre jeu soit plus fun ; tout sauf la réalisation du jeu en lui-même. Nous n'allions nulle part.
Un peu comme toi, nous avions un point de vue produit très orienté technique et outils, et éthique bien sûr : tout est libre ! Quand il fallait parler du produit c'était un énorme effort de notre part et les retombées étaient très faibles. La rédaction d'articles comme tu le fais était une vraie corvée pour moi et lorsque je les publiais je voyais surtout la quantité de choses que nous souhaitions et qui n'était toujours pas commencée. Nous aurions voulu des contributeurs, des dons, ne serait-ce qu'en guise de motivation, mais l'effort pour les obtenir étaient démesurés. Toi tu gères bien la communication et pourtant j'ai l'impression que les contributions sont aussi très faibles.
Maintenant tout cela est loin, j'ai un peu de recul et j'ai l'expérience du développement de jeux vidéos dans un vrai studio. Maintenant je me dis « qu'est-ce que j'imaginais ? ».
Après quelques mois dans ce studio je me disais déjà que c'était incroyablement confortable d'avoir quelqu'un de différent sur chaque poste : programmeur, producteur, illustrateur, UI/UX, mais surtout un commercial, un responsable RP… Nous avons développé de nombreux jeux, certains ont coûté énormément d'argent, d'autres ont étés développés en mode éco. Et finalement, comme tout le monde dans le métier, nous devons admettre qu'il n'y a pas de recette. Il ne suffit pas d'y croire, ni d'investir énormément ; des fois ce que l'on croit être un hit est un flop, ce que l'on croit être sans valeur met à manger dans nos assiettes. Nous sommes quarante et nous sommes tous bons dans nos métiers respectifs, pourtant nous ne somme pas à l'abri de l'échec. Alors franchement, qu'est-ce que j'imaginais ?
Et toi, qu'imagines-tu ?
Que ZeMarmot, LILA et GIMP t'apportent une satisfaction personnelle, je n'en doute pas. Que tu obtiennes un salaire régulier via des dons, ça commence à être chaud. Que tu trouves des mécènes pour couvrir tout le développement de ZeMarmot, je pense que c'est utopique. Tu parles de construire un studio autour d'un produit et je me demande surtout si ce produit sortira un jour.
Si je comprends bien ton discours tu investis du temps dans tes projets et les financements serviront au final à acheter plus temps, celui de l'équipe en place pour qu'elle s'investisse complètement et celui de tiers qui viendront grossir l'équipe. Ça me semble assez classique. D'où ces financements peuvent-ils venir ?
Les dons. Tu en demandes et en reçois depuis longtemps maintenant, et c'est loin de couvrir un salaire. Je pense qu'aujourd'hui tous ceux qui étaient prêts à te faire un don sont au courant, l'ont fait ou le font régulièrement. Je doute que ça puisse encore augmenter de manière suffisante. D'ailleurs, connais-tu d'autres personnes qui vivent convenablement de ce genre de dons ? Que représentent-ils dans la masse des gens qui souhaitent vivre de ce mode de financement ? Beaucoup de projets très utiles sont développés par des passionnés qui n'en tirent aucun bénéfice financier, pas même de quoi vivre dans le confort qu'ils souhaitent. Comment vas-tu faire mieux ?
D'un appel à financement type Ulule, Kickstarter… Organiser une campagne de financement est déjà un job à plein temps, te voilà avec un nouveau métier :) Combien vas-tu demander ? As-tu une idée du coût de production pour terminer ZeMarmot ? Pour le diffuser ensuite ? Demanderais-tu une petite somme juste pour prendre la température ? Comment financerais-tu la suite ?
D'un job alimentaire, de commandes client qui vont te demander du temps de prospection, de suivi, de réalisation et qui peuvent entrer en conflit avec tes principes. C'est jouable et ça revient à gérer deux entreprises en simultané. As-tu du temps pour ça ? Veux-tu doubler ta charge de travail ? Es-tu prêt à déléguer le développement pour devenir gérant ?
D'investisseurs, d'un prêt bancaire. Ces gens te prêteront de l'argent contre une promesse de remboursement dans un délai raisonnable et contre un investissement de ta part en fonds propres. Arriverais-tu à les convaincre ? As-tu une grosse somme d'argent à investir dans ton projet en guise de preuve que tu y crois ? As-tu réalisé un budget prévisionnel ? Comment les investisseurs récupéreront leur argent ? Comment financeras-tu les productions suivantes ?
Toutes ces questions, je les ai ignorés en mon temps. Tout d'abord je n'en avais pas conscience, puis lorsqu'on m'a orienté sur ces problématiques mon cerveau de techos les a gentiment ignorées et est retourné se pencher sur des problématiques de développement. Malheureusement c'est hyper classique, tous les jours des créatifs sortent des produits qu'ils aiment de toute leur âme et qui tombent dans l'oubli en une minute. Nous avons les yeux sur notre produit et nous ignorons que le monde c'est avant tous les autres. Le monde est fait de beaucoup, beaucoup de gens qui ne sont pas dans notre délire ; beaucoup de gens qui sont tout simplement inconscients de ce qui est nécessaire pour produire ce qu'ils consomment.
Moi et d'autres nous avons ignoré ces problématiques, et toi es-tu prêt à te pencher dessus ? Je suis quasiment sûr que lire tout cela t'es désagréable mais, sincèrement, je te souhaite de passer au niveau au dessus et de réussir sur ces points où beaucoup ont échoué avant toi.
Imagine : ZeMarmot est réellement terminé, complètement monté, les DVDs sont pressés. Ignorons un instant comment le projet en est arrivé là. Que se passe-t-il ensuite ? Qui vend le produit ? Où ? Combien ? Disons que l'asso ne doive d'argent à personne pour en arriver là, que va rapporter ce film ? Quelle est sa durée d'exploitation ? Combien doit-il rapporter pour couvrir une seconde production ? Pendant combien de temps supporteras-tu le mode de financement aux dons ?
Tu es très talentueux, de même qu'Aryeom, et vous investissez beaucoup d'énergie dans ces projets. C'est très bien si le but est d'acquérir de l'expérience, de devenir meilleurs dans vos métiers. Mais si vous souhaitez en vivre je vous conseille de reprendre les bases : combien ça coûte, où est l'argent, comment le récupérer. Adoptez un commercial ou un producteur, adaptez votre produit aux potentiels de revenus. Pour l'instant je vois malheureusement surtout beaucoup d'énergie dépensée dans un projet à l'avenir incertain et prenant une route extrêmement difficile :/
[^] # Re: Il manque des mots non?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Jeux « Linux », salon joueurs Belgique, Charleroi → Jeux libres ?. Évalué à 5.
Ainsi que http://www.lebottindesjeuxlinux.tuxfamily.org/en/home-en/
[^] # Re: Il manque des mots non?
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Jeux « Linux », salon joueurs Belgique, Charleroi → Jeux libres ?. Évalué à 3.
Fait.