Même au-delà de mon exemple, il y a un point fondamental en mathématique : toutes les valeurs sont immuables et vivent, pour ainsi dire, dans le monde Platonicien des idées. D'où ma référence à Haskell où tout est immuable et qui nécessite la monade IO pour faire des entrées sorties.
Mais de manière générale, la mutabilité est une source d'emmerdes sans nom dont on n'a rarement besoin, si ce n'est pour des raisons de performances en programmation bas niveau. Et dans ce cas, mieux vaut du Rust qui contrôle cela via le borrowing et le lifetime. Raisonner, sans erreur, avec des choses mutables sur une large échelle est une gageure.
Ensuite, mon expérience m'a appris que les programmeurs ne comprennent pas toujours réellement les structures qu'ils manipulent, en particulier avec la POO (qui se représente réellement un objet comme une paire constituée d'une algèbre et d'une valeur de son support ? ce qu'il est pourtant réellement).
Enfin, l'algorithmie est bien une branche des mathématiques. Pour l'anecdote, et en revenir à Platon (cf. le dialogue du Ménon), la première crise des mathématiques remonte à l'antiquité et concernait un problème de non terminaison d'un algorithme. Algorithme qui pour nous termine toujours, les pythagoriciens pensaient qu'il devait aussi en être ainsi mais ils ont trouvé un cas de non terminaison qui les laissa perplexe. Je veux parler de l'algorithme d'Euclide pour le calcul du plus petit diviseur commun. Il s'en servait pour trouver la commune mesure entre deux grandeurs géométriques, jusqu'à ce qu'il l'essaye sur un carré et sa diagonale. La non terminaison signifiant l'irrationalité de racine de 2. ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
Oui, cela doit dépendre des langages qu'on leur enseigne et comment l'on s'y prend. J'aimerai bien voir un esprit non matheux faire du Haskell ! Rien que pour faire des entrées-sorties, il faut déjà passer par la monade IO. Heu ? C'est quoi une monade ? C'est simple, c'est juste un monoïde dans la catégorie des enfodoncteurs ! :-D
Sinon, on fait comment pour traduire naturellement les concepts de bases de l'algèbre en OCaml ? C'est simple :
(* un concept mathématique est un type dans les cas des structures, ce sont des modules*)moduletypeGroupe=sigtypetvalzero:tvaladd:t->t->tvalneg:t->tendmoduletypeAnneau=sigincludeGroupevalone:tvalmul:t->t->tend(* maintenant on définit le polynôme `x² + x + 1` *)letpoly(typea)(moduleR:Anneauwithtypet=a)x=let(+),(*)=R.(add,mul)inx*x+x+R.one(* on l'utilise sur différents anneaux *)poly(moduleInt)5;;-:int=31poly(moduleFloat)5.4;;-:float=35.56(* la notion d'anneau produit *)moduleProd(R:Anneau)(S:Anneau):Anneauwithtypet=R.t*S.t=structtypet=R.t*S.tletzero=(R.zero,S.zero)letone=(R.one,S.one)letadd(x,y)(x',y')=(R.addxx',S.addyy')letmul(x,y)(x',y')=(R.mulxx',S.mulyy')letneg(x,y)(x',y')=(R.negxx',S.negyy')end(* utilisation *)poly(moduleProd(Int)(Float))(5,5.4);;-:int*float=(31,35.56)
Bon, la syntaxe est un peu lourde pour définir le polynôme, mais bientôt on pourra se contenter de:
letpoly(R:Anneau)x=...
En Haskell, on passerait par des types classes avec une syntaxe plus légère et il ne serait même pas nécessaire de passer explicitement l'anneau en paramètre lors de l'appel de fonction. En Rust, ce serait avec des Traits avec une syntaxe aussi lourde et sans instantiation explicite de l'anneau.
On peut ensuite continuer la hiérarchie des structures algébriques:
On fait comment dans les autres langages pour formaliser tout ça ? Le premier qui me propose un idiome de POO (comme en C++ ou Python), je l'envoie au piquet et lui demande de retourner étudier l'algèbre ! :-P
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Tu n'es pas le seul à trouver qu'il y a une forme d'essentialisation des genres dans l'argumentaire de l'article (je rajouterai son allusion à la pratique du tricot, clin d'œil à Ysabeau, que j'ai moi même pratiqué sans me sentir attaquer dans ma masculinité et que l'on peut relier, mathématiquement, à la théories des nœuds qui est une branche de la topologie). Mais, si on laisse cela de côté, il y a des remarques intéressantes sur l'organisation et les sujets mis en valeur dans la communauté de recherche sur les langages des programmation. Pour y voir plus clair, voici des réactions de membres masculins de l'école mainstream (formalisme mathématique) de cette communauté sur le forum OCaml.
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Pour le reste désolé mais je suis pas d'attaque pour ce genre de lecture ce soir
C'est pas un texte compliqué, il est même très simple à comprendre. Ce n'est pas comme si je te demandais de lire tout le traité des Harmonies Économiques dont il est extrait. Le texte permet de mieux comprendre le point de vue et le rapport entre celui qui produit un bien ou un service et celui qui le reçoit. ;-)
Une entreprise qui utilise un logiciel libre, potentiellement d'ailleurs pour packager le tout dans un logiciel proprio, n'est pas la définition d'un "consommateur". Pourtant c'est toujours dans l'objet du site.
C'est toujours une personne (physique ou morale) qui reçoit un produit de la part d'autrui. Qu'elle l'utilise seulement pour elle-même ou s'en sert comme moyen de production pour ses propres service ne changent rien à l'affaire. Qu'un maraîcher vende sa production à une personne qui cuisine pour elle ou à un restaurant ne change rien : ils sont les destinataires du service fourni par le maraîcher, qui est libre de les fournir à ses conditions, tout comme l'auteur d'un logiciel libre.
On peut arguer que l'aspect "partage des connaissances" qui fait partie du libre n'est pas une histoire de consommation au sens strict, d'ailleurs.
Certes, mais comme précisé au-dessus, le sens du mot consommateur était pris dans un sens beaucoup plus large que celui auquel tu veux le restreindre. D'ailleurs, dans son texte, Bastiat parle de l'écrivain comme personne dont la fonction est de vaincre l'obstacle appelé ignorance. ;-)
Le logiciel libre (version FSF) comporte certes, de mon point vue, une supériorité morale dans sa manière de promouvoir le partage de la connaissance; mais ce n'est pas à ce point de vue là, mais au plan juridique que je préfère me positionné pour le coup. Pour plus de complément sur la distinction, voir l'analyse critique, par Jules Barni, de la doctrine du droit de Kant (bon là, c'est beaucoup plus long et compliqué que le petit texte de Bastiat :-D).
On peut critiquer Starlink sur bien des points, mais certainement pas de la façon dont le fait le thread mastodon qui se permet de regretter que sur « l’île du Désespoir la terre ne soit pas plus ingrate, la source plus éloignée, le soleil moins longtemps sur l’horizon. Pour se nourrir, s’abreuver, s’éclairer, Robinson aurait plus de peine à prendre : il serait plus riche. » ;-)
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J'ai raté quand ici c'est devenu un site de "défense du consommateur" ?
J'aurais bien envie de dire depuis toujours. ;-) Je sais bien que Zenitram n'est pas toujours très audible, mais quand il répète à l'envie que le logiciel libre s'intéresse à celui qui reçoit (l'utilisateur final, le consommateur), il n'a pas tort.
Malheureusement, cela n'est pas toujours compris, même quand il ne s'agit pas de logiciel libre (je cite le texte suivant dans sa totalité, il est dans le domaine public) :
Fatales illusions qui naissent de l’échange. — L’échange, c’est la société. Par conséquent, la vérité économique c’est la vue complète, et l’erreur économique c’est la vue partielle de l’échange.
Si l’homme n’échangeait pas, chaque phénomène économique s’accomplirait dans l’individualité, et il nous serait très-facile de constater par l’observation ses bons et ses mauvais effets.
Mais l’échange a amené la séparation des occupations, et, pour parler la langue vulgaire, l’établissement des professions et des métiers. Chaque service (ou chaque produit) a donc deux rapports, l’un avec celui qui le livre, l’autre avec celui qui le reçoit.
Sans doute, à la fin de l’évolution, l’homme social, comme l’homme isolé, est tout à la fois producteur et consommateur. Mais il faut bien voir la différence. L’homme isolé est toujours producteur de la chose même qu’il consomme. Il n’en est presque jamais ainsi de l’homme social. C’est un point de fait incontestable, et que chacun peut vérifier sur-même. Cela résulte d’ailleurs de ce que la société n’est qu’échange de services.
Nous sommes tous producteurs et consommateurs non de la chose, mais de la valeur que nous avons produite. En échangeant les choses, nous restons toujours propriétaires de leur valeur.
C’est de cette circonstance que naissent toutes les illusions et toutes les erreurs économiques. Il n’est certes pas superflu de signaler ici la marche de l’esprit humain à cet égard.
On peut donner le nom général d’obstacles à tout ce qui, s’interposant entre nos besoins et nos satisfactions, provoque l’intervention de nos efforts.
Les rapports de ces quatre éléments : besoin, obstacle, effort, satisfaction, sont parfaitement visibles et compréhensibles dans l’homme isolé. Jamais, au grand jamais, il ne nous viendrait dans la pensée de dire :
« Il est fâcheux que Robinson ne rencontre pas plus d’obstacles ; car, en ce cas, il aurait plus d’occasions de déployer ses efforts : il serait plus riche. »
« Il est fâcheux que la mer ait jeté sur le rivage de l’île du Désespoir des objets utiles, des planches, des vivres, des armes, des livres ; car cela ôte à Robinson l’occasion de déployer des efforts : il est moins riche. »
« Il est fâcheux que Robinson ait inventé des filets pour prendre le poisson ou le gibier ; car cela diminue d’autant les efforts qu’il accomplit pour un résultat donné : il est moins riche. »
« Il est fâcheux que Robinson ne soit pas plus souvent malade. Cela lui fournirait l’occasion de faire de la médecine sur lui-même, ce qui est un travail ; et, comme toute richesse vient du travail, il serait plus riche. »
« Il est fâcheux que Robinson ait réussi à éteindre l’incendie qui menaçait sa cabane. Il a perdu là une précieuse occasion de travail : il est moins riche. »
« Il est fâcheux que dans l’île du Désespoir la terre ne soit pas plus ingrate, la source plus éloignée, le soleil moins longtemps sur l’horizon. Pour se nourrir, s’abreuver, s’éclairer, Robinson aurait plus de peine à prendre : il serait plus riche. »
Jamais, dis-je, on ne mettrait en avant comme des oracles de vérité des propositions aussi absurdes. Il serait d’une évidence trop palpable que la richesse ne consiste pas dans l’intensité de l’effort pour chaque satisfaction acquise, et que c’est justement le contraire qui est vrai. On comprendrait que la richesse ne consiste ni dans le besoin, ni dans l’obstacle, ni dans l’effort, mais dans la satisfaction ; et l’on n’hésiterait pas à reconnaître qu’encore que Robinson soit tout à la fois producteur et consommateur, pour juger de ses progrès, ce n’est pas à son travail, mais aux résultats qu’il faut regarder. Bref, en proclamant cet axiome : L’intéret dominant est celui du consommateur, — on croirait n’exprimer qu’un véritable truisme.
Heureuses les nations quand elles verront clairement comment et pourquoi ce que nous trouvons faux, ce que nous trouvons vrai, quant à l’homme isolé, ne cesse pas d’être faux ou vrai pour l’homme social !…
Ce qui est certain cependant, c’est que les cinq ou six propositions qui nous ont paru absurdes, appliquées à l’île du Désespoir, paraissent si incontestables, quand il s’agit de la France, qu’elles servent de base à toute notre législation économique. Au contraire, l’axiome qui nous semblait la vérité même, quant à l’individu, n’est jamais invoqué au nom de la société sans provoquer le sourire du dédain.
Serait-il donc vrai que l’échange altère à ce point notre organisation individuelle, que ce qui fait la misère de l’individu fasse la richesse sociale ?
Non, cela n’est pas vrai. Mais il faut le dire, cela est spécieux, très-spécieux même, puisque c’est si généralement cru.
La société consiste en ceci : que nous travaillons les uns pour les autres. Nous recevons d’autant plus de services que nous en rendons davantage, ou que ceux que nous rendons sont plus appréciés, plus recherchés, mieux rémunérés. D’un autre côté, la séparation des occupations fait que chacun de nous applique ses efforts à vaincre un obstacle qui s’oppose aux satisfactions d’autrui. Le laboureur combat l’obstacle appelé faim ; le médecin, l’obstacle appelé maladie ; le prêtre, l’obstacle appelé vice ; l’écrivain, l’obstacle appelé ignorance ; le mineur, l’obstacle appelé froid, etc., etc.
Et comme tous ceux qui nous entourent sont d’autant plus disposés à rémunérer nos efforts, qu’ils sentent plus vivement l’obstacle qui les gêne, il s’ensuit que nous sommes tous disposés, à ce point de vue et comme producteurs, à vouer un culte à l’obstacle que nous faisons profession de combattre. Nous nous regardons comme plus riches si ces obstacles augmentent, et nous concluons aussitôt de notre avantage particulier à l’avantage général
Bien que l'intérêt dominant dans l'échange soit celui du consommateur (la finalité du processus de production), il ne s'ensuit pas que la fin justifie les moyens, et donc il faut rester critique sur les moyens employés (« On critique la technique en général assez souvent du point de vue sociétal ou environnemental / politique »). Néanmoins dans sa série de messages, Irénée Régnauld nie bien à un moment l'axiome relevant d'un véritable truisme. Question : sauras-tu voir où ? ;-)
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Si nous étions dans un libéralisme juste et pragmatique, avec des agents économiques ayant le temps, les moyens et les compétences pour tendre vers des choix judicieux, oui, un "gentil" qui monterait sa boîte pourrais faire vaciller celle qui propose le même service mais avec un "méchant".
Le problème des ingénieurs intelligents, c'est d'optimiser des choses qui ne devraient pas exister.
Qu'un ingénieur ne comprennent pas toujours le volet économique des problèmes est manifeste dans le commentaire d'origine de devnewton. ;-)
Alors ils peuvent toujours monter leur boîte pour concurrencer les grands méchants mais, s'ils ne prennent pas la tournure d'esprit de l'entrepreneur, la viabilité économique de l'entreprise n'est pas garantie.
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Posté par kantien .
En réponse au journal [HS] Comme un air de haine.
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Dernière modification le 17 septembre 2024 à 21:08.
Tu es contre le RN sur des critères de raison (parce qu'on t'a appris que l'ED c'est pas bien et parce que tu as suivi tes cours d'histoire)
Mais bien sûr ! Je suis contre le RN Parce qu'il est liberticide, tout comme l'est LFI et Mélenchon. Je sais reconnaître un marxiste quand j'en vois un. Tu cherches à m'expliquer que c'estl'ED qui m'a enseigné le rejet du RN, mais pour LFI on ne sait pas trop du cela peut venir. Alors, je te le dis, cela vient entre autre de Karl Popper. Il a était fait mention du paradoxe de la tolérance et pourtant le fond de son propos vise autant les nazi que les marxistes. Si avant son livre La société ouverte et ses ennemis, il en a publié un intitulé Misère de l'historisme, dont le titre est un clin d'œil à Phislosphie de la misère (de Proudhon) puis Misère de la philosophie (de Marx) ce n'est pas pour rien.
Maintenant, mon problème avec Marx, et ses épigones, c'est qu'il est liberticide et mauvais kantien. Il a cherché, dans son Capital, a formalisé l'économie mais il s'y est mal prit. Sa théorie de la valeur est liberticide par essence parce qu'il n'a pas compris la fonction logique des jugements hypothétiques (ce qui fournira la base de la révolution marginaliste) et qu'il rejette donc la subjéctivité (et donc la liberté) de l'appréciation des valeurs. Et s'il est mauvais Kantien, c'est qu'il cherche à l'imiter maladroitement : cherche les occurrences de l'expression condition de possibilité chez chacun de ces auteurs, et tu comprendras ce que je veux dire.
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Posté par kantien .
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Dernière modification le 15 septembre 2024 à 03:37.
Je me rends comptes que j'ai mal exprimé mon point de vue. Entre RN et LFI, ce n'est pas seulement aucun des deux (je préfère un autre), mais je les rejette au même niveau. Sur une échelle à la Condorcet, ils sont tous les deux au même niveau de dernier : je ne suis pas capable de mettre une hiérarchie de préférence entre ces deux partis.
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Posté par kantien .
En réponse au journal [HS] Comme un air de haine.
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Dernière modification le 15 septembre 2024 à 03:24.
C'est effectivement exactement ce qu'à fait Staline, c'est à dire […]
Il y en a un qui a eu le monopole de la violence légale entre les mains, et l'autre qui espère juste à l'avoir. Forcément, sur le plan des faits actés, cela ne donne pas le même bilan.
C'est un mensonge. Quand au moment où tu peux voter pour le RN ou pour un candidat du NFP tu annonce mettre dans ton bulletin "Ni Hitler, ni Staline" c'est que tu fais des associations.
Je ne ment nullement ! Ce n'est pas avec le NFP que j'ai un problème, mais avec LFI. Et ce n'est pas seulement un bulletin NFP que l'on m'a proposé, mais aussi celui du poids de LFI au sein de NFP ! Et dans ce cas là, oui, sur le plan des mes préférences je mets RN et LFI au même niveau : refus. Mais comme la seule question qui m'est posée est lequel des deux veux-tu, ma réponse est : aucun des deux. La question est un peu plus subtile que celle que tu résumes de travers ;-)
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On n'est sans doute pas copain, mais je ne suis pas un grand fan de Macron. À dire vrai, je ne me sens nullement représenter dans l'offre politique française.
Blague à part, tu reproches aux autre tes travers, mais toi tu as la Vérité.
Quelle vérité prétendrai-je avoir ?
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J'ai relu ton passage sur la finalité d'une thèse et, bien que je trouve le propos confus, je préfère rajouter cette appréciation pour éviter toute mauvaise interprétation de mon point de vue.
La thèse, c'est un travail de scientifique, c'est proposer des réponses à des questions pour lesquelles on n'a pas encore les réponses. Et évaluer une thèse, ce n'est pas évaluer si les réponses sont bonnes, mais c'est évaluer si la personne a fait du bon boulot pour faire avancer la recherche et a acquis les bonnes pratiques pour faire cela sainement.
Là, j'ai juste envie de souligner ce point : as-tu bien lu mon commentaire précédent où je mets en avant l'apport d'Enstein par rapport aux travaux de Poincaré ? Faisons abstraction des empreints du cadet sur l'aîne. N'ai-je pas souligner ce qui fait les apports et les avancés d'Einstein et, surtout, en quoi ses positions ne se trouvent pas chez Poincaré ? Et pourtant les travaux d'Einstein n'ont jamais fait matière à une thèse de celui-ci.
Une telle évaluation n'est pas évidente et n'est pas noire ou blanche. Parfois, même le jury de thèse ne comprend pas ce qu'ils sont censé évaluer.
Je ne te le fais pas dire ! Et c'est encore pire si les personnes qui jugent ne sont pas membres du jury ;-)
Quoi qu'il en soit, je ne cherche pas à comparer Klein à Einstein, ils ne jouent pas dans la même catégorie. Mais mon point central est qu'il ne faut pas juger de la valeur scientifique d'un homme via des journalistes qui se voudraient juges d'un jury de thèse, fonction pour laquelle ils ne sont pas qualifiés. ;-)
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Ensuite, le fait que Klein ne l'ai pas fait ne nuit pas nécessairement à sa crédibilité.
Que cette information sur Klein ne change pas sa crédibilité pour toi, oui, mais bon, on s'en fout de toi, tu n'es pas le centre de l'univers.
Mon point de vue n'est pas de dire que mon appréhension de l'affaire doit valoir universellement (pour tout le monde) mais que, comme le point de vue de la nuisance à sa crédibilité ne me semble pas bien convaincant (et je ne suis pas le seul), ce point de me vue me semble douteux s'il est présenté comme un état de fait, et donc universalisable.
Je passe sous silence ton point de vue sur la finalité d'une thèse, je n'y ai rien compris, ou plutôt je ne vois pas quel est son rôle dans ton argumentaire.
Le problème, c'est que l'absence de références explicites de la part d'Einstein vers le travail de Poincaré a fait que d'autres chercheurs n'ont pas exploré les travaux de Poincaré dans le contexte de la relativité à leur juste mesure avant que d'autres ne remarquent qu'il y avait là de la matière.
Qui sont donc ces chercheurs ? Je veux des noms ! Chez leurs contemporains, il ne doit pas y en avoir un seul, en état de comprendre les questions en jeux, qui soit passé à côté des emprunts du cadet à son aîné. Si tu cherches des noms dans les générations suivantes : on peut t'objecter que, bien qu'un savant écrive pour la postérité, il n'est pas en mesure d'anticiper tous les besoins futurs, mais surtout qu'il est du devoir de formation des générations suivantes de ne point ignorer ce genre de choses (surtout dans ce cas très précis).
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Ce qui fait d'un bien (entendu juridiquement, et non physiquement) un intermédiaire dans l'échange est cette propriété : c'est une chose dont on ne peut faire usage qu'en l'aliénant (le céder à autrui). Donc, qu'il soit rien ou quelque chose ne veut rien dire d'autre : que peut-on en faire ? La réponse étant : seulement l'aliéner. Si tu en fais autre chose, tu ne l'utilises plus en tant qu'argent et donc, si tu l'utilises en tant qu'argent, il peut sembler être rien (ce qu'il n'est pas). Ainsi, si l'intermédiaire est de l'or, dès que l'on en fait usage en joaillerie, il n'est plus argent (quoi qu'il puisse l'être comme une mise sous réserve, tel un compte en banque, sous une forme qui puisse plaire au sens). Je prends ici le point de vue kantien : est argent ce dont on ne peut faire usage qu'en l'aliénant. Mais, une marchandise reconnue comme telle, qui est réclamée par l'État en paiement de l'impôt, est de la monnaie.
Il est certain que, sous ces conditions, cet intermédiaire a un avantage sur tous les autres dans une zone économique, et qu'il tend à acquérir le monopole d'usage (bien qu'il puisse ếtre supplanté par d'autres intermédiaires en cas de trop forte inflation : en Tunisie, on préférait mes euros à mes dinars ;-). Mais, derrière le bitcoin, je ne vois pas à quel moment il peut remplir sa fonction primordiale : celui d'intermédaire d'échange, du fait des délais de transaction. Il ne le peut, hypothétiquement, que pour des transactions entre grands comptes (qui peuvent supporter et accepter ces délais) mais non dans la vie quotidienne. Quel est donc le marché qu'il cherche à conquérir comme intermédiaire ? Et surtout, pour certains de ces adeptes, en quoi est-il une solution au point de vue de Rothbard dans État qu'as-tu fais de notre monnaie ? Outre son mode de création qui, avec une grande distorsion métaphorique, peut vaguement rappeler le cas des métaux précieux, quel est son rapport avec l'étalon-or ?
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là on spécule sur des objets dont la quantité est limitée, mais qui ne "sont" rien.
Ça se pratique aussi sur des monnaies d'État, qui sont tout aussi rien étant principalement de la monnaie scripturale (comme le bitcoin).
On peut par exemple spéculer sur leur taux de change comme une chute récente des marchés boursiers l'a montré. Voir Why Markets Plunged on This Year’s ‘Black Monday’. En gros on fait du carry trade : on empreinte (ici des yens) dans une zone monétaire à faible taux d'intérêts, on convertie d'en une autre monnaie pour investir sur d'autres marchés. Après la banque centrale peut réviser ses taux, le taux de change peut évoluer et paf le chien. ;-)
Le plus drôle avec le bitcoin, c'est qu'une large part des ses adeptes prone l'analyse de la monnaie de l'école autrichienne d'économie (comme le montre cet article sur le blog évoqué par dzecniv), dont la critique est centrée sur la manipulation de la monnaie par les banques centrales et pouvant générer le type de spéculation décrite au-dessus. Pour, au final, engendré un produit dont le principal usage est spéculatif, ce qui n'est qu'un usage marginal pour les autres monnaies. Quelle ironie de l'histoire !
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J'ai du mal interpréter ton propos, mais, à ma décharge, il n'était pas très clair. Tout laissait penser que je n'avais aucune autonomie de pensée et que j'étais victime de la propagande de Boloré.
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C'est des questions rhétoriques, hein ? Ce que tu répondra ne m'intéressera pas.
Peu importe, j'y réponds tout de même.
Toi qui en usant d’exagération reproche aux autres de dire que Macron et Pétain c'est la même chose, ne pourrait-on pas te faire le même reproche quand tu dis que Bardella c'est Hitler ou le NFP c'est Staline ?
Il y a certes de l'exagération dans mon propos initial, mais je n'ai jamais comparé le NFP à Staline, seulement Mélenchon. Je n'ai aucun problème avec le NFP, juste avec Mélenchon.
Peut être, en autre, parce que j'ai vu une personne se faire pourrir la vie dans l'entre deux tours pour la seule est unique raison qu'elle soutenait Danielle Simonnet (ce qui faisait d'elle une sociale traître).
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Je pourrais citer sans fin des écrits de Kant en soutien à la révolution française, écrits qui sont à des années lumières de l'interprétation de Mélenchon.
Mais ma question est : où veut-tu en venir avec ton message ?
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Cela devient une manie. Après avoir l'esprit formé à l'école de Boléré selon Ysabeau, me voilà victime des médias et de leur pensée prémachée : « voir même déformés la version prémâchée des médias te suffit ». S'il m'arrive de les lire, c'est juste pour me tenir au courant de ce qu'il y a dans la tête de mes concitoyens. Le fait qu'en signature j'ai, depuis dix ans, un extrait du texte Qu'est-ce que les lumières devrait pourtant donner un indice sur ma manière de m'informer et de fonder mes jugements.
En revanche, une personne qui essaye de me convaincre que Macron et Pétain c'est bonnet blanc et blanc bonnet, je sais d'où elle tire son analyse.
On a clairement pas le même logiciel d'analyse.
Je te le confirme. ;-)
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Je parle de programme, car c'est la dessus qu'on est censé voter.
Je vais m'arrêter là, car cela souligne nos approches différentes du monde politique. Le soi disant programme, pour moi, c'est pour les gogos. J'ai voté là dessus quand j'avais 18 ans, après j'ai appris à lire entre les lignes…
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Dans le fond, je ne pratique pas ce qu'a fait Klein, en général je mets en exergue mes citations, non pour rendre à César ce qui est à César, mais comme une forme de reconnaissance aux personnes qui on nourrit ma pensée et, comme tu le dis, cela peut inciter le lecteur à aller approfondir la source.
Ensuite, le fait que Klein ne l'ai pas fait ne nuit pas nécessairement à sa crédibilité. Le cas présent concerne sa thèse, il l'a soutenu à l'oral : qu'a-t-il fait de ses inspirations ? Comment les a-t-il articulées ? Qu'apporte-t-il de neuf ? Voilà les questions importantes ! Et non le fait de savoir s'il a bien attribué certains passages de son texte.
pareil pour Einstein, par exemple: les contributions de Poincaré ont pris un temps fou avant d'être reconnues comme fondamentales. Les conséquences graves ne sont pas que Poincaré était triste ou que certaines nationalités ont ou non la paternité de certaines découvertes, mais le fait que la recherche a perdu du temps avant de profiter des éléments contextuels apportés par Poincaré juste parce que Einstein n'a pas été clair.
Les contributions de Poincaré n'ont pas pris un temps fou pour être reconnues, elles l'étaient déjà de son vivant. Je ne veux pas rentrer dans la polémique sur l'attribution de la relativité restreinte, mais on sent bien que chez lui l'abandon de l'espace absolu newtonien fait de la résistance. En revanche sur le cœur de la relativité générale, il n'y a aucun doute. La géométrie est affaire de convention chez Poincaré, ce n'est plus du tout le cas chez Einstein : sa théorie de la gravitation est celle d'une géométrie de l'espace-temps. Idée qui n'a jamais germée dans l'esprit de Poincaré. Certes, les réflexions de Poincaré ont du nourrir celles d'Einstein (ce qui se voit dans son livre de vulgarisation) mais ils les a dépassées et y a apporté un quelque chose de plus.
La question qui reste est donc : qu'en est-il de Klein ? L'attaque ridicule des journalistes ne permet pas d'y répondre et passe complètement à côté du sujet. Ce qui est mon principal reproche.
Comme on est entre journaliste et philosophe qui s'attaquent sur les empreints fait à d'autres. Que dire des ressemblances de passages de ces deux introductions ?
Mais, au fond, ne viendraient-elles pas de leur source commune Wittgenstein's Poker ?
Tout cela pour finalement conclure tel Wittgenstein dans son tractacus-logico-philosophicus : « sur ce dont je ne peut parler, je dois me taire » (bien qu'il donna un tout autre sens à cet aphorisme que celui que je viens de lui donner ;-)
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Il prends la défense d'un état génocidaire, et ce inconditionnellement.
Le conflit israelo-palestinien est un peu plus complexe que le résumé que tu en tentes.
il a fait l'éloge de Pétain
Nous ne devons pas donner le même sens au mot « éloge ».
Y'a pas de problème pour continuer de vendre des armes a l'Arabie Saoudite
aucun soucis pour le commerce avec le Qatar
Ce n'est toujours pas de l'éloge.
Et plus globalement le fait qu'il préfère l'extrême droite à la gauche
Il faudrait prendre un peu de recul sur la propagande mélenchoniste. ;-)
celle de Mitterrand en 1981, car c'est le placement de LFI sur l'échiquier politique
Là je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Quel âge as-tu ? Tu n'as jamais vécu cette période ou tu as la mémoire défaillante ? Mitterrand c'est la position antagoniste de Mélechon. Sa volonté : écraser le PC en lui faisant miroiter monts et merveilles. Son premier septennat : le même que celui de Hollande. On parle du tournant de la rigueur de 1983 ? Mélenchon, lui, c'est l'inverse : écraser la social-démocratie.
Ensuite, on se refait la gauche caviar, le rainbow warrior, les écoutes téléphoniques, les morts suspectes de ministres, celle de Jean-Edern Hallier… LFI c'est vraiment cela sur l'échiquier politique ?
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
Est-ce que tu pense que nous sommes dans un pays totalitaire ? Si non qu'est-ce qui rend Melenchon plus dangereux que Macron ?
Nous ne sommes pas dans un pays totalitaire, mais Mélenchon en admire trop à mon goût. À commencer par Cuba et le Venezuela. Macron, jusqu'à preuve du contraire, n'a jamais fait l'éloge d'un quelconque régime totalitaire.
M'enfin, quitte à faire une apologie, je préfère de loin L'apologie de Socrate. Sans doute l'ouvrage qui à inspiré son titre à Mélenchon. Et comme il semble admirer la vertu chez Robsepierre, au moins Socrate fut un véritable modèle de vertu. On n'a juste pas les mêmes références…
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Pas mieux
Posté par kantien . En réponse au lien Apprendre la programmation en Python n'est pas plus facile qu'en Java ou en C++. Évalué à 5.
Même au-delà de mon exemple, il y a un point fondamental en mathématique : toutes les valeurs sont immuables et vivent, pour ainsi dire, dans le monde Platonicien des idées. D'où ma référence à Haskell où tout est immuable et qui nécessite la monade IO pour faire des entrées sorties.
Mais de manière générale, la mutabilité est une source d'emmerdes sans nom dont on n'a rarement besoin, si ce n'est pour des raisons de performances en programmation bas niveau. Et dans ce cas, mieux vaut du Rust qui contrôle cela via le
borrowing
et lelifetime
. Raisonner, sans erreur, avec des choses mutables sur une large échelle est une gageure.Ensuite, mon expérience m'a appris que les programmeurs ne comprennent pas toujours réellement les structures qu'ils manipulent, en particulier avec la POO (qui se représente réellement un objet comme une paire constituée d'une algèbre et d'une valeur de son support ? ce qu'il est pourtant réellement).
Enfin, l'algorithmie est bien une branche des mathématiques. Pour l'anecdote, et en revenir à Platon (cf. le dialogue du Ménon), la première crise des mathématiques remonte à l'antiquité et concernait un problème de non terminaison d'un algorithme. Algorithme qui pour nous termine toujours, les pythagoriciens pensaient qu'il devait aussi en être ainsi mais ils ont trouvé un cas de non terminaison qui les laissa perplexe. Je veux parler de l'algorithme d'Euclide pour le calcul du plus petit diviseur commun. Il s'en servait pour trouver la commune mesure entre deux grandeurs géométriques, jusqu'à ce qu'il l'essaye sur un carré et sa diagonale. La non terminaison signifiant l'irrationalité de racine de 2. ;-)
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[^] # Re: Pas mieux
Posté par kantien . En réponse au lien Apprendre la programmation en Python n'est pas plus facile qu'en Java ou en C++. Évalué à 1. Dernière modification le 11 décembre 2024 à 09:40.
Oui, cela doit dépendre des langages qu'on leur enseigne et comment l'on s'y prend. J'aimerai bien voir un esprit non matheux faire du Haskell ! Rien que pour faire des entrées-sorties, il faut déjà passer par la monade IO. Heu ? C'est quoi une monade ? C'est simple, c'est juste un monoïde dans la catégorie des enfodoncteurs ! :-D
Sinon, on fait comment pour traduire naturellement les concepts de bases de l'algèbre en OCaml ? C'est simple :
Bon, la syntaxe est un peu lourde pour définir le polynôme, mais bientôt on pourra se contenter de:
En Haskell, on passerait par des types classes avec une syntaxe plus légère et il ne serait même pas nécessaire de passer explicitement l'anneau en paramètre lors de l'appel de fonction. En Rust, ce serait avec des Traits avec une syntaxe aussi lourde et sans instantiation explicite de l'anneau.
On peut ensuite continuer la hiérarchie des structures algébriques:
On fait comment dans les autres langages pour formaliser tout ça ? Le premier qui me propose un idiome de POO (comme en C++ ou Python), je l'envoie au piquet et lui demande de retourner étudier l'algèbre ! :-P
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[^] # Re: serait il possible de m'expliquer
Posté par kantien . En réponse au lien Feminism in Programming Language Design. Évalué à 2.
Tu n'es pas le seul à trouver qu'il y a une forme d'essentialisation des genres dans l'argumentaire de l'article (je rajouterai son allusion à la pratique du tricot, clin d'œil à Ysabeau, que j'ai moi même pratiqué sans me sentir attaquer dans ma masculinité et que l'on peut relier, mathématiquement, à la théories des nœuds qui est une branche de la topologie). Mais, si on laisse cela de côté, il y a des remarques intéressantes sur l'organisation et les sujets mis en valeur dans la communauté de recherche sur les langages des programmation. Pour y voir plus clair, voici des réactions de membres masculins de l'école mainstream (formalisme mathématique) de cette communauté sur le forum OCaml.
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[^] # Re: anti-tout
Posté par kantien . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 2. Dernière modification le 18 octobre 2024 à 18:18.
C'est pas un texte compliqué, il est même très simple à comprendre. Ce n'est pas comme si je te demandais de lire tout le traité des Harmonies Économiques dont il est extrait. Le texte permet de mieux comprendre le point de vue et le rapport entre celui qui produit un bien ou un service et celui qui le reçoit. ;-)
C'est toujours une personne (physique ou morale) qui reçoit un produit de la part d'autrui. Qu'elle l'utilise seulement pour elle-même ou s'en sert comme moyen de production pour ses propres service ne changent rien à l'affaire. Qu'un maraîcher vende sa production à une personne qui cuisine pour elle ou à un restaurant ne change rien : ils sont les destinataires du service fourni par le maraîcher, qui est libre de les fournir à ses conditions, tout comme l'auteur d'un logiciel libre.
Certes, mais comme précisé au-dessus, le sens du mot consommateur était pris dans un sens beaucoup plus large que celui auquel tu veux le restreindre. D'ailleurs, dans son texte, Bastiat parle de l'écrivain comme personne dont la fonction est de vaincre l'obstacle appelé ignorance. ;-)
Le logiciel libre (version FSF) comporte certes, de mon point vue, une supériorité morale dans sa manière de promouvoir le partage de la connaissance; mais ce n'est pas à ce point de vue là, mais au plan juridique que je préfère me positionné pour le coup. Pour plus de complément sur la distinction, voir l'analyse critique, par Jules Barni, de la doctrine du droit de Kant (bon là, c'est beaucoup plus long et compliqué que le petit texte de Bastiat :-D).
On peut critiquer Starlink sur bien des points, mais certainement pas de la façon dont le fait le thread mastodon qui se permet de regretter que sur « l’île du Désespoir la terre ne soit pas plus ingrate, la source plus éloignée, le soleil moins longtemps sur l’horizon. Pour se nourrir, s’abreuver, s’éclairer, Robinson aurait plus de peine à prendre : il serait plus riche. » ;-)
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[^] # Re: anti-tout
Posté par kantien . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 3.
J'aurais bien envie de dire depuis toujours. ;-) Je sais bien que Zenitram n'est pas toujours très audible, mais quand il répète à l'envie que le logiciel libre s'intéresse à celui qui reçoit (l'utilisateur final, le consommateur), il n'a pas tort.
Malheureusement, cela n'est pas toujours compris, même quand il ne s'agit pas de logiciel libre (je cite le texte suivant dans sa totalité, il est dans le domaine public) :
Bien que l'intérêt dominant dans l'échange soit celui du consommateur (la finalité du processus de production), il ne s'ensuit pas que la fin justifie les moyens, et donc il faut rester critique sur les moyens employés (« On critique la technique en général assez souvent du point de vue sociétal ou environnemental / politique »). Néanmoins dans sa série de messages, Irénée Régnauld nie bien à un moment l'axiome relevant d'un véritable truisme. Question : sauras-tu voir où ? ;-)
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[^] # Re: après le no code, la no stratégie
Posté par kantien . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 2.
Je n'en suis pas aussi sûr. Il y a une différence entre résoudre un problème d'ingénierie et résoudre un problème économique. Certes l'article part d'un tweet de Musk, mais pour une fois qu'une ineptie ne sort pas de sa bouche, c'est remarquable :
Qu'un ingénieur ne comprennent pas toujours le volet économique des problèmes est manifeste dans le commentaire d'origine de devnewton. ;-)
Alors ils peuvent toujours monter leur boîte pour concurrencer les grands méchants mais, s'ils ne prennent pas la tournure d'esprit de l'entrepreneur, la viabilité économique de l'entreprise n'est pas garantie.
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à 0.
Tu me saoules Barmic ! Je sens que pour toi cela ne voudra rien dire, mais je le propose pour nos lecteurs : QU’EST-CE QUE LES LUMIÈRES ?
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à 0. Dernière modification le 17 septembre 2024 à 21:08.
Mais bien sûr ! Je suis contre le RN Parce qu'il est liberticide, tout comme l'est LFI et Mélenchon. Je sais reconnaître un marxiste quand j'en vois un. Tu cherches à m'expliquer que c'estl'ED qui m'a enseigné le rejet du RN, mais pour LFI on ne sait pas trop du cela peut venir. Alors, je te le dis, cela vient entre autre de Karl Popper. Il a était fait mention du paradoxe de la tolérance et pourtant le fond de son propos vise autant les nazi que les marxistes. Si avant son livre La société ouverte et ses ennemis, il en a publié un intitulé Misère de l'historisme, dont le titre est un clin d'œil à Phislosphie de la misère (de Proudhon) puis Misère de la philosophie (de Marx) ce n'est pas pour rien.
Maintenant, mon problème avec Marx, et ses épigones, c'est qu'il est liberticide et mauvais kantien. Il a cherché, dans son Capital, a formalisé l'économie mais il s'y est mal prit. Sa théorie de la valeur est liberticide par essence parce qu'il n'a pas compris la fonction logique des jugements hypothétiques (ce qui fournira la base de la révolution marginaliste) et qu'il rejette donc la subjéctivité (et donc la liberté) de l'appréciation des valeurs. Et s'il est mauvais Kantien, c'est qu'il cherche à l'imiter maladroitement : cherche les occurrences de l'expression condition de possibilité chez chacun de ces auteurs, et tu comprendras ce que je veux dire.
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à 0. Dernière modification le 15 septembre 2024 à 03:37.
Je me rends comptes que j'ai mal exprimé mon point de vue. Entre RN et LFI, ce n'est pas seulement aucun des deux (je préfère un autre), mais je les rejette au même niveau. Sur une échelle à la Condorcet, ils sont tous les deux au même niveau de dernier : je ne suis pas capable de mettre une hiérarchie de préférence entre ces deux partis.
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -1. Dernière modification le 15 septembre 2024 à 03:24.
Il y en a un qui a eu le monopole de la violence légale entre les mains, et l'autre qui espère juste à l'avoir. Forcément, sur le plan des faits actés, cela ne donne pas le même bilan.
Je ne ment nullement ! Ce n'est pas avec le NFP que j'ai un problème, mais avec LFI. Et ce n'est pas seulement un bulletin NFP que l'on m'a proposé, mais aussi celui du poids de LFI au sein de NFP ! Et dans ce cas là, oui, sur le plan des mes préférences je mets RN et LFI au même niveau : refus. Mais comme la seule question qui m'est posée est lequel des deux veux-tu, ma réponse est : aucun des deux. La question est un peu plus subtile que celle que tu résumes de travers ;-)
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à 2.
On n'est sans doute pas copain, mais je ne suis pas un grand fan de Macron. À dire vrai, je ne me sens nullement représenter dans l'offre politique française.
Quelle vérité prétendrai-je avoir ?
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[^] # Re: Précisions
Posté par kantien . En réponse au lien Le physicien Etienne Klein, "philosophe des sciences préféré des média", accusé de plagiat. Évalué à 2. Dernière modification le 15 septembre 2024 à 02:56.
J'ai relu ton passage sur la finalité d'une thèse et, bien que je trouve le propos confus, je préfère rajouter cette appréciation pour éviter toute mauvaise interprétation de mon point de vue.
Là, j'ai juste envie de souligner ce point : as-tu bien lu mon commentaire précédent où je mets en avant l'apport d'Enstein par rapport aux travaux de Poincaré ? Faisons abstraction des empreints du cadet sur l'aîne. N'ai-je pas souligner ce qui fait les apports et les avancés d'Einstein et, surtout, en quoi ses positions ne se trouvent pas chez Poincaré ? Et pourtant les travaux d'Einstein n'ont jamais fait matière à une thèse de celui-ci.
Je ne te le fais pas dire ! Et c'est encore pire si les personnes qui jugent ne sont pas membres du jury ;-)
Quoi qu'il en soit, je ne cherche pas à comparer Klein à Einstein, ils ne jouent pas dans la même catégorie. Mais mon point central est qu'il ne faut pas juger de la valeur scientifique d'un homme via des journalistes qui se voudraient juges d'un jury de thèse, fonction pour laquelle ils ne sont pas qualifiés. ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Précisions
Posté par kantien . En réponse au lien Le physicien Etienne Klein, "philosophe des sciences préféré des média", accusé de plagiat. Évalué à 2. Dernière modification le 15 septembre 2024 à 02:11.
Mon point de vue n'est pas de dire que mon appréhension de l'affaire doit valoir universellement (pour tout le monde) mais que, comme le point de vue de la nuisance à sa crédibilité ne me semble pas bien convaincant (et je ne suis pas le seul), ce point de me vue me semble douteux s'il est présenté comme un état de fait, et donc universalisable.
Je passe sous silence ton point de vue sur la finalité d'une thèse, je n'y ai rien compris, ou plutôt je ne vois pas quel est son rôle dans ton argumentaire.
Qui sont donc ces chercheurs ? Je veux des noms ! Chez leurs contemporains, il ne doit pas y en avoir un seul, en état de comprendre les questions en jeux, qui soit passé à côté des emprunts du cadet à son aîné. Si tu cherches des noms dans les générations suivantes : on peut t'objecter que, bien qu'un savant écrive pour la postérité, il n'est pas en mesure d'anticiper tous les besoins futurs, mais surtout qu'il est du devoir de formation des générations suivantes de ne point ignorer ce genre de choses (surtout dans ce cas très précis).
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: pas Ponzi
Posté par kantien . En réponse au journal Pourquoi le rêve du bitcoin est fini.. Évalué à 2.
Oui, je le sais bien et je le comprends.
Ce qui fait d'un bien (entendu juridiquement, et non physiquement) un intermédiaire dans l'échange est cette propriété : c'est une chose dont on ne peut faire usage qu'en l'aliénant (le céder à autrui). Donc, qu'il soit rien ou quelque chose ne veut rien dire d'autre : que peut-on en faire ? La réponse étant : seulement l'aliéner. Si tu en fais autre chose, tu ne l'utilises plus en tant qu'argent et donc, si tu l'utilises en tant qu'argent, il peut sembler être rien (ce qu'il n'est pas). Ainsi, si l'intermédiaire est de l'or, dès que l'on en fait usage en joaillerie, il n'est plus argent (quoi qu'il puisse l'être comme une mise sous réserve, tel un compte en banque, sous une forme qui puisse plaire au sens). Je prends ici le point de vue kantien : est argent ce dont on ne peut faire usage qu'en l'aliénant. Mais, une marchandise reconnue comme telle, qui est réclamée par l'État en paiement de l'impôt, est de la monnaie.
Il est certain que, sous ces conditions, cet intermédiaire a un avantage sur tous les autres dans une zone économique, et qu'il tend à acquérir le monopole d'usage (bien qu'il puisse ếtre supplanté par d'autres intermédiaires en cas de trop forte inflation : en Tunisie, on préférait mes euros à mes dinars ;-). Mais, derrière le bitcoin, je ne vois pas à quel moment il peut remplir sa fonction primordiale : celui d'intermédaire d'échange, du fait des délais de transaction. Il ne le peut, hypothétiquement, que pour des transactions entre grands comptes (qui peuvent supporter et accepter ces délais) mais non dans la vie quotidienne. Quel est donc le marché qu'il cherche à conquérir comme intermédiaire ? Et surtout, pour certains de ces adeptes, en quoi est-il une solution au point de vue de Rothbard dans État qu'as-tu fais de notre monnaie ? Outre son mode de création qui, avec une grande distorsion métaphorique, peut vaguement rappeler le cas des métaux précieux, quel est son rapport avec l'étalon-or ?
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: pas Ponzi
Posté par kantien . En réponse au journal Pourquoi le rêve du bitcoin est fini.. Évalué à 9.
Ça se pratique aussi sur des monnaies d'État, qui sont tout aussi rien étant principalement de la monnaie scripturale (comme le bitcoin).
On peut par exemple spéculer sur leur taux de change comme une chute récente des marchés boursiers l'a montré. Voir Why Markets Plunged on This Year’s ‘Black Monday’. En gros on fait du carry trade : on empreinte (ici des yens) dans une zone monétaire à faible taux d'intérêts, on convertie d'en une autre monnaie pour investir sur d'autres marchés. Après la banque centrale peut réviser ses taux, le taux de change peut évoluer et paf le chien. ;-)
Le plus drôle avec le bitcoin, c'est qu'une large part des ses adeptes prone l'analyse de la monnaie de l'école autrichienne d'économie (comme le montre cet article sur le blog évoqué par dzecniv), dont la critique est centrée sur la manipulation de la monnaie par les banques centrales et pouvant générer le type de spéculation décrite au-dessus. Pour, au final, engendré un produit dont le principal usage est spéculatif, ce qui n'est qu'un usage marginal pour les autres monnaies. Quelle ironie de l'histoire !
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -2.
Ou alors ceux qui se sont approchés du personnage ont eu des conclusions similaires, et peut être y a-t-il un fond de vérité derrière tout cela. ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à 0.
J'ai du mal interpréter ton propos, mais, à ma décharge, il n'était pas très clair. Tout laissait penser que je n'avais aucune autonomie de pensée et que j'étais victime de la propagande de Boloré.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -2.
J'ai oublié un point essentiel : oui, ce que j'ai vu était digne du Stalinisme, sans aucun doute.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -1. Dernière modification le 22 août 2024 à 17:46.
Peu importe, j'y réponds tout de même.
Il y a certes de l'exagération dans mon propos initial, mais je n'ai jamais comparé le NFP à Staline, seulement Mélenchon. Je n'ai aucun problème avec le NFP, juste avec Mélenchon.
Peut être, en autre, parce que j'ai vu une personne se faire pourrir la vie dans l'entre deux tours pour la seule est unique raison qu'elle soutenait Danielle Simonnet (ce qui faisait d'elle une sociale traître).
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à 1.
Oui, et je ne vois où tu veux en venir.
Je pourrais citer sans fin des écrits de Kant en soutien à la révolution française, écrits qui sont à des années lumières de l'interprétation de Mélenchon.
Mais ma question est : où veut-tu en venir avec ton message ?
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[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -1.
Cela devient une manie. Après avoir l'esprit formé à l'école de Boléré selon Ysabeau, me voilà victime des médias et de leur pensée prémachée : « voir même déformés la version prémâchée des médias te suffit ». S'il m'arrive de les lire, c'est juste pour me tenir au courant de ce qu'il y a dans la tête de mes concitoyens. Le fait qu'en signature j'ai, depuis dix ans, un extrait du texte Qu'est-ce que les lumières devrait pourtant donner un indice sur ma manière de m'informer et de fonder mes jugements.
En revanche, une personne qui essaye de me convaincre que Macron et Pétain c'est bonnet blanc et blanc bonnet, je sais d'où elle tire son analyse.
Je te le confirme. ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -5. Dernière modification le 21 août 2024 à 09:30.
Je vais m'arrêter là, car cela souligne nos approches différentes du monde politique. Le soi disant programme, pour moi, c'est pour les gogos. J'ai voté là dessus quand j'avais 18 ans, après j'ai appris à lire entre les lignes…
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Précisions
Posté par kantien . En réponse au lien Le physicien Etienne Klein, "philosophe des sciences préféré des média", accusé de plagiat. Évalué à 3. Dernière modification le 21 août 2024 à 01:34.
Dans le fond, je ne pratique pas ce qu'a fait Klein, en général je mets en exergue mes citations, non pour rendre à César ce qui est à César, mais comme une forme de reconnaissance aux personnes qui on nourrit ma pensée et, comme tu le dis, cela peut inciter le lecteur à aller approfondir la source.
Ensuite, le fait que Klein ne l'ai pas fait ne nuit pas nécessairement à sa crédibilité. Le cas présent concerne sa thèse, il l'a soutenu à l'oral : qu'a-t-il fait de ses inspirations ? Comment les a-t-il articulées ? Qu'apporte-t-il de neuf ? Voilà les questions importantes ! Et non le fait de savoir s'il a bien attribué certains passages de son texte.
Les contributions de Poincaré n'ont pas pris un temps fou pour être reconnues, elles l'étaient déjà de son vivant. Je ne veux pas rentrer dans la polémique sur l'attribution de la relativité restreinte, mais on sent bien que chez lui l'abandon de l'espace absolu newtonien fait de la résistance. En revanche sur le cœur de la relativité générale, il n'y a aucun doute. La géométrie est affaire de convention chez Poincaré, ce n'est plus du tout le cas chez Einstein : sa théorie de la gravitation est celle d'une géométrie de l'espace-temps. Idée qui n'a jamais germée dans l'esprit de Poincaré. Certes, les réflexions de Poincaré ont du nourrir celles d'Einstein (ce qui se voit dans son livre de vulgarisation) mais ils les a dépassées et y a apporté un quelque chose de plus.
La question qui reste est donc : qu'en est-il de Klein ? L'attaque ridicule des journalistes ne permet pas d'y répondre et passe complètement à côté du sujet. Ce qui est mon principal reproche.
Comme on est entre journaliste et philosophe qui s'attaquent sur les empreints fait à d'autres. Que dire des ressemblances de passages de ces deux introductions ?
Mais, au fond, ne viendraient-elles pas de leur source commune Wittgenstein's Poker ?
Tout cela pour finalement conclure tel Wittgenstein dans son tractacus-logico-philosophicus : « sur ce dont je ne peut parler, je dois me taire » (bien qu'il donna un tout autre sens à cet aphorisme que celui que je viens de lui donner ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -1. Dernière modification le 21 août 2024 à 00:45.
Le conflit israelo-palestinien est un peu plus complexe que le résumé que tu en tentes.
Nous ne devons pas donner le même sens au mot « éloge ».
Ce n'est toujours pas de l'éloge.
Il faudrait prendre un peu de recul sur la propagande mélenchoniste. ;-)
Là je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Quel âge as-tu ? Tu n'as jamais vécu cette période ou tu as la mémoire défaillante ? Mitterrand c'est la position antagoniste de Mélechon. Sa volonté : écraser le PC en lui faisant miroiter monts et merveilles. Son premier septennat : le même que celui de Hollande. On parle du tournant de la rigueur de 1983 ? Mélenchon, lui, c'est l'inverse : écraser la social-démocratie.
Ensuite, on se refait la gauche caviar, le rainbow warrior, les écoutes téléphoniques, les morts suspectes de ministres, celle de Jean-Edern Hallier… LFI c'est vraiment cela sur l'échiquier politique ?
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Aussi
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Comme un air de haine. Évalué à -1.
Nous ne sommes pas dans un pays totalitaire, mais Mélenchon en admire trop à mon goût. À commencer par Cuba et le Venezuela. Macron, jusqu'à preuve du contraire, n'a jamais fait l'éloge d'un quelconque régime totalitaire.
M'enfin, quitte à faire une apologie, je préfère de loin L'apologie de Socrate. Sans doute l'ouvrage qui à inspiré son titre à Mélenchon. Et comme il semble admirer la vertu chez Robsepierre, au moins Socrate fut un véritable modèle de vertu. On n'a juste pas les mêmes références…
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.