lasher a écrit 2738 commentaires

  • [^] # Re: Leur demander ?

    Posté par  . En réponse au journal Morts du cancer, quelle honte !. Évalué à 5.

    C'est ton avis ou c'est « officiel » ? Parce que de mon point de vue, une fois que le patient insiste pour savoir ce qui ne va pas, refuser de lui dire (en prenant le plus de précautions possibles), c'est tout simplement débile : ton mutisme ne fait que prolonger son angoisse face à une nouvelle visiblement mauvaise et grave.

  • [^] # Re: Leur demander ?

    Posté par  . En réponse au journal Morts du cancer, quelle honte !. Évalué à 6.

    MAIS, si je me mets un tout petit peu à la place du médecin, j'avoue que je serais bien emmerdé à l'idée d'annoncer une nouvelle pareille. Comment je gère les réactions?

    Avec humanité. Fais un stage, je sais pas. Si t'es médecin, c'est ton boulot. Et puisque l'internat se passe à l'hôpital, on ne me fera pas croire qu'un médecin n'a jamais eu à confronter la mort d'un ou plusieurs patients en face (constatée ou à venir).

    Je conseille à tous la lecture de la pièce « Wit » (traduit en « Un trait d'esprit » en France, et qui a obtenu le prix Pullitzer théâtral en 1999),  écrit par Margaret Edson, une ancienne infirmière dans un centre d'oncologie, et qui raconte la froideur des médecins avec les patients cancéreux, dont fait partie le personnage principal (elle-même académique « froide »). La pièce n'a été jouée en France que peu de fois à ma connaissance, et vaut le coup d'être vue « live ». Mais la lecture en elle-même inflige un choc à l'âme. L'un des aspects intéressant est notamment la transformation de nouveaux oncologues en cliniciens froids et complètement désaffectés.

    Les oncologues sont, paraît, de plus en plus formés à gérer cet aspect. Les autres, pas forcément. Si au moins ils réalisaient que leur non-verbal en dit déjà trop, ça serait déjà pas si mal, effectivement.

    Par exemple, il n'est pas normal qu'un généraliste ne soit pas formé à ça, rien qu'à cause du fait que des spécialistes taciturnes renvoient leurs patients à eux pour se dédouaner ! :)

  • [^] # Re: Courage à toi

    Posté par  . En réponse au journal Morts du cancer, quelle honte !. Évalué à 3.

    TL;DR: oui il faut voir des médecins et des spécialistes ('videmment !). Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas se renseigner à côté, car beaucoup de spécialistes nous prennent pour des cons et ne nous écoutent pas, et ne prennent pas la spécificité de notre biologie en compte, ou en tout cas, pas suffisamment. Je donne un exemple (anecdotique) d'une amie qui est encore très malade, mais qui est grosso-modo « guérie » de sa leucémie, malgré des experts condescendants.

    Il faut quand même reconnaître que la médecine a pendant très longtemps tenu plus de l'artisanat que de la science. La médecine est encore largement une science expérimentale (au mieux). Je ne sais plus qui expliquait que si l'aspirine telle qu'elle a été formulée au XIXè siècle devait être soumise au processus qualité/médical qu'on a de nos jours, elle n'aurait pas été validée car trop de gens auraient subi des effets négatifs.

    La médecine qui « agit vraiment comme une science » (pour citer un conférencier il y a longtemps, lors des FOSSDEM 2007), c'est récent, dans le sens où jusqu'à présent on n'avait pas la capacité de calcul pour simuler des interactions médicamenteuses complexes. Ça bouge (et ça s'accélère !) depuis une petite dizaine d'années. Et malgré tout, comme le souligne Jeff, on reste malgré tout encore extrêmement dépendant de la capacité à expérimenter sur du vivant. Bien entendu on aura toujours besoin d'effectuer des tests sur des mammifères et des hommes avant de commercialiser un médicament, mais les modèles en chimie, couplés aux capacités de calcul des supercalculateurs fait qu'on peut enfin espérer une accélération significative de la recherche médicamenteuse, avec une notion de prédiction qui fonctionne réellement (sinon, c'est pas de la science).

    Je ne vais pas soutenir Jeff sur le terrain de qui a raison dans ce sujet précis (je ne connais rien au domaine, et je serai bien en mal d'avoir un avis éclairé), mais par contre, j'ai suffisamment de preuves autour de moi du sentiment de supériorité de certains médecins, et en particulier de spécialistes, pour au moins être d'accord avec Jeff sur la notion de se renseigner soi-même un minimum. Ça va être complètement anecdotique, mais je trouve que l'exemple qui suit est édifiant.

    Une amie a développé une leucémie il y a un peu moins de 10 ans. C'est une leucémie bizarre qui ne peut pas se traiter de la même façon que les formes plus classiques. Son hématologue lui a prescrit des médicaments à base de corticoïdes. À côté de ça, mon amie a/avait aussi des problèmes de peau. Son dermatologue lui a prescrit des pommades à base de… corticoïdes. Elle a pourtant bien demandé si c'était pas dangereux, vu qu'on lui a prescrit des médicaments basés sur le même principe actif, etc., pour d'autres problèmes de santé. La réponse était qu'en gros y'avait pas de problème.

    Avance rapide : quelques années plus tard. Pour mon amie, les effets secondaires dus aux corticoïdes sont plus désagréable que ce qu'ils doivent soigner. Mon amie a des problèmes de peau récurrents, ainsi que sa leucémie, et ses médecins essaient absolument de tout guérir à base de corticoïdes1. Lorsqu'elle demande à son médecin s'il n'y aurait pas d'autres moyens que de passer par eux pour sa leucémie, on lui répond plus ou moins froidement « on peut arrêter si vous voulez mourir ». Les effets secondaires (sur sa peau, sur des troubles digestifs, etc.) étaient devenus tellement insupportable que mon amie a fini par explorer un peu partout Internet, pour voir si des gens avaient les mêmes symptômes qu'elle, et ce qu'ils avaient fait. Elle a trouvé plein de gens qui se sont avéré être atteint d'une dépendance à cette substance, et qui avaient tous les symptômes qu'elle avait au niveau des dommages sur la peau. Beaucoup moins avaient son problème de leucémie. Quelques médecins (principalement aux USA) dénoncent la prescription quasi-systématique de corticoïdes pour les problèmes de peau et autres problèmes chroniques. Ils sont très minoritaires, et il n'y a qu'un ou deux médecins « crédibles » en France qui ont le même avis. Après plusieurs mois de réflexion, mon amie a pris une décision. Elle a progressivement réduit les doses de corticoïdes pour finalement commencer un sevrage. Elle savait (grâce aux témoignages de plusieurs personnes qui ont documenté leur transition et leur sevrage) qu'il y aurait beaucoup d'effets secondaires très désagréables : peau desséchée, craquelée, manque d'énergie/force, etc. Les premiers mois, « comme prévu », elle ne pouvait quasiment pas sortir de chez elle : muscles atrophiés, etc. (le mieux qu'elle pouvait faire était un tour du pâté de maison). Les mois qui ont suivi, encore « comme prévu », son état a empiré : elle ne pouvait plus sortir du tout (trop faible), elle a du complètement changer son régime alimentaire2. Elle continuait d'aller régulièrement chez son hématologue, son dermatologue, son généraliste, etc. Un ami à elle avait même réussi à lui obtenir un rendez-vous avec un grand spécialiste français pour sa leucémie. Le rendez-vous a duré 10 minutes, il n'a jamais regardé une seule fois le (gros) dossier médical qu'elle avait apporté, et l'a congédiée en lui expliquant doctement et de façon très condescendante que c'est les corticoïde ou la mort (j'exagère à peine).

    Au bout de 4 mois de sevrage, pendant son examen routinier avec l'hématologue, il est apparu que sa leucémie avait disparu. Complètement. Mon amie a blagué en expliquant qu'elle tient à peine debout, qu'elle a mal partout, souvent, mais hey, elle est en pleine santé !

    Je passe sur les mois qui ont suivi. Tous les témoignages indiquent que le sevrage met au moins un an à se compléter (ça fait plus de 13 mois pour elle maintenant, et les témoignages indiquent entre 8 et 24 mois). Ils indiquent aussi que les mois 4 à 10 sont les plus pénibles/douloureux. Depuis quelques semaines, mon amie indique que pour la première fois depuis des mois, elle peut enfin dormir une nuit complète sans être réveillée par la douleur. Elle reprend des forces (depuis quelques mois elle peut faire des trajets plus ou moins cours, et sortir en général). Elle n'est pas encore sortie de l'auberge, mais visiblement la réponse automatique et condescendante des spécialistes aux questions parfaitement normales de mon amie n'étaient pas les bonnes.

    Alors je le répète, cette histoire est anecdotique : bien sûr qu'il faut aller voir des médecins. Bien sûr qu'il faut aller voir des spécialistes. Mais il serait bon aussi que ces derniers écoutent. Le seul médecin qui a fini par écouter mon amie était le généraliste (celui qu'elle voit le plus souvent). Les autres, malgré ses efforts3, ont toujours continué sur un mode automatique, en ignorant complètement ce que mon amie avait à dire. C'est d'autant plus difficile que (1) Elle n'est pas médecin ni n'a d'expérience dans le domaine para-médical, (2) C'est une (petite) femme, avec une petite voix, qui ne porte pas loin, et (3) À la base elle est un peu timide, et fait (évidemment !) confiance aux experts. Ça révèle un comportement souvent décrit par pas mal de gens4 à propos des oncologues, hématologues, et autres experts : il y a une certaine arrogance (pas pour tout le monde, bien entendu), et une certaine croyance que le patient est quand même un peu con. Au contraire, les généralistes sont bien souvent plus à l'écoute de leurs patients. Évidemment, dès que ça commence à devenir grave, ils redirigent vers les experts aussi, ce qui est normal. Cependant, pour les maladies « de tous les jours », un bon généraliste va écouter le retour des patients qui lui disent que tel médicament le rend nauséeux, « pas bien », etc., mais que tel autre médicament (qui bien entendu est aussi indiqué) avait été pris sans problème.


    1. Pour les problèmes de peau, les corticoïdes sont généralement indiqués, mais il est recommandé de ne pas en user plus de 10 ou 15 jours d'affilée, de ce que j'ai compris. 

    2. Entre autres, elle adore la viande, mais si je me souviens bien, elle ne peut vraiment manger que de la viande blanche sans tomber malade. Aussi, ce n'est pas forcément le gluten en lui-même qui pose problème, mais elle digère bien mieux les aliments sans gluten (je/elle soupçonne que c'est aussi à cause de la façon dont d'autres ingrédients ont tendance à ne pas être utilisés dans ces cas-là). 

    3. Elle a fait un résumé recto-verso de son historique médical, comme ça en cas de RDV avec un nouveau spécialiste, il/elle n'a pas à consulter le dossier complet—la plupart ne daignent pas le lire, ou alors juste en diagonale. Car Eux, ils Savent. 

    4. Y compris Desproges, tiens, qui parlait des cancérologues qui se cachent derrière des mots savant à cause de la peur dont ils crèvent face à la mort. 

  • [^] # Re: Dommage alors

    Posté par  . En réponse au journal LLVM se fait de vieux os ? La recherche pour rester jeune.. Évalué à 7.

    Je réagis bien plus tard, mais les vacances étant finies, je peux enfin procrastiner au boulot ! :)

    Dans les faits, pour écrire ce morphisme, on le décompose en fonctions distinctes et séparées aux rôles spécifiques, et on l'obtient par composition. Que certains groupes de fonctions se nomment backend et frontend _ (voire _middle-end d'après la réponse de lasher) était le sens de ma question initiale. Cela semble relever du vocabulaire du génie logiciel, soit de l'ingénierie, vocabulaire que je ne connais pas spécialement.

    Deux choses :

    1. Si un compilateur est dit « optimisant » alors il y a 99,99% de chances qu'il y ait un middle-end1. Il y a deux raisons à ça, et ton intuition est la bonne, l'une d'elle est liée au génie logiciel (séparation des fonctions, encapsulation, etc.). Cependant, je pense qu'il y a aussi une raison plus théorique, liée à la notion de préservation de la sémantique de programme que tu as bien décrite. Et encore comme tu le décris, c'est lié à la notion de composition. Le middle-end travaille uniquement sur une représentation abstraite du langage. À ce niveau, il s'agit (en exagérant pas mal) de considérer le programme comme un graphe (et d'ailleurs, plusieurs graphes sont construits/modifiés lors de cette phase : graphe de flot de données, graphe de flot de contrôle, etc.). GCC et LLVM utilisent aussi une transformation qui en elle-même n'est pas optimisante, mais qui permet de simplifier la détection de cas d'optimisation : l'affectation unique et statique (static single assignment, SSA). Pour faire simple, tu prends un programme impératif/procédural, qui accepte donc par définition les effets de bord (et l'affectation de valeurs successives à une variable), et tu le transforme en programme qui va indicer les variables à chaque nouvelle affectation. Je te passe les détails2, mais ça permet d'identifier assez vite si du code est mort (càd, qu'on ne peut jamais l'exécuter), si une variable est affectée une seule fois durant toute sa vie (et s'il s'agit d'une affectation par constante, on peut alors la remplacer directement par sa valeur), etc. Dans le cas de (nids de) boucles, il existe tout un tas de techniques pour manipuler l'espace d'itération tant qu'il est linéaire, et qui mène à des transformations franchement peu intuitives lorsqu'on voit le résultat final, mais qui sont complètement logiques dès lors qu'on pige les fondements du modèle polyédrique (et qu'on a des bases relativement solides en algèbre linéaire). Et bien entendu, aucune optimisation n'est correcte si elle accélère l'exécution d'un programme sans en préserver la justesse/exactitude (correctness en anglais).
    2. Concernant le vocabulaire spécifique « génie logiciel » ton intuition est la bonne, et la raison est pragmatique. Tu peux écrire ton propre compilateur assez « simplement » en passant par Flex/Bison (et pendant longtemps le front-end de GCC faisait exactement ça). Si tu ne prends pas le temps de faire les choses bien, alors tu peux « directement » générer du code (C ou assembleur, etc.) depuis le lexer ou le parser (analyseur lexical ou syntaxique). C'est d'ailleurs plus ou moins ce que je fais faire aux étudiants (construction d'un interpréteur de « Cminus », puis génération de code assembleur au lieu d'interprétation du code à l'exécution). Mais ce faisant, à moins d'être vraiment rigoureux, du coup tu te retrouves avec un mélange d'analyse lexicale, syntaxique, et sémantique (Flex/Bison séparent analyse lexicale et syntaxique, et donnent des outils pour le typage, mais ces derniers sont « mélangés » au reste du code) et de génération de code, ce qui rend les choses tout bonnement impossibles à démêler lorsque tu cherches à garantir de façon sûre, portable, et générale qu'une optimisation de code est valide. En séparant en le compilateur en front/middle/back end, pour reprendre ton post, tu passes par la composition de « fonctions », en effet. La première transforme un langage spécifique en représentation générique (langage → AST); la deuxième prend une représentation générique, la transforme en une représentation intermédiaire, puis opère des transformations « isomorphes » sur cette dernière (quelque part, seul le middle-end effectue réellement des transformations de ce genre, car on opère plusieurs passes qui prennent une IR et retournent une IR); la dernière prend une IR et la transforme en code machine/assembleur. On se retrouve donc avec une cible spécifique. Sans cette séparation claire entre front/middle/back end, il y a des risques d'appliquer des transformations « au mauvais moment3 » — en bref, on est obligé d'être plus conservateur dans l'application des transformations.

    Mon deuxième point répond en partie à cette phrase :

    Après, une représentation intermédiaire, pour moi, c'est juste le domaine d'arrivée (puis de définition) d'une des fonctions qui composent le compilateur.

    (c'est moi qui grasse œuf corse)

    Justement, ;-) ça va plus loin que ça selon moi. Il y a une séparation nette entre les phases qui ont des effets de bord (front-end, back-end), et celles qui n'en ont pas (le middle-end), à l'exception du changement de représentation. Même dans le back-end on cherche le plus possible à garder des abstractions (sinon les itérations entre ordonnancement d'instruction et allocation de registre seraient infernales à gérer, surtout si on considère certaines optimisations de bas-niveau qui ne peuvent se faire qu'à ce moment).

    Bref, ça ne contredit pas ton interprétation (qui est somme toute correcte), mais je voulais renforcer le « pourquoi » on architecture un compilateur ainsi. Au passage, ça permet aussi à LLVM de proposer une interface pour insérer ses propres passes d'optimisation dans le middle-end, et ça explique aussi pourquoi pendant longtemps GCC avait le back-end et le front-end « mélangés » pour des raisons idéologiques (pour éviter que les efforts de la communauté du libre soient fagocités par des éditeurs propriétaires qui brancheraient leur middle/back end proprio en dessous du front-end de GCC).


    1. Donc pas de « voire middle-end », quelque part. À de très très rares exceptions près, tout compilateur « industriel » moderne est architecturé selon ces trois parties distinctes. 

    2. Il y en a beaucoup, notamment le fait qu'il faut insérer des pseudo-fonctions phi lorsque plusieurs chemins de contrôle se rejoignent avec des valeurs potentiellement différentes. L'insertion est facile à identifier, c'est la reconversion du graphe SSA en graphe « normal » (interprétable par le back-end) qui peut devenir compliquée. Les auteurs du premier papier démontrant comment mettre un programme sous forme SSA efficace et opérer une « dé-SSA » proposent un mécanisme simple mais potentiellement coûteux en registres/opérations de chargement/déchargement (mais au moins la complexité est correcte). 

    3. À noter que par exemple dans le middle end, il n'est pas rare que l'inversion de deux passes d'optimisation résultent en une performance clairement différente (par exemple, le déroulage d'une boucle avant/après sa fission peut avoir une importance lorsque l'IR est ensuite passée au back-end). Il n'est aussi pas rare de devoir opérer exactement la même transformation plusieurs fois d'affilée. 

  • [^] # Re: Value Semantics Rocks

    Posté par  . En réponse à la dépêche C++17 garantit le court-circuit de copie (suite de la précédente dépêche). Évalué à 4.

    Quelque part, si tu cherches réellement la performance à tout prix (c'est-à-dire que tu n'as pas d'autres contraintes comme la conso énergétique, la taille de code, etc.), alors payer pour le compilo Intel, ou au moins récupérer une version récente de GCC n'est quand même pas du luxe. La première règle pour avoir un code qui va vite, c'est d'utiliser un compilateur qui optimise bien.

  • [^] # Re: Dommage alors

    Posté par  . En réponse au journal LLVM se fait de vieux os ? La recherche pour rester jeune.. Évalué à 10.

    Pour compléter un peu : traditionnellement le front-end s'occupe de l'analyse lexicale (« l'orthographe »), de l'analyse syntaxique (« la grammaire ») et de l'analyse sémantique (analyse des types, etc.).

    Il y a très peu d'optimisations faites dans les 2 premières phases, qui se bornent à vérifier que le programme est bien formé. Ceci étant dit, faire une séparation claire de l'analyse lexicale et syntaxique est bien niveau « génie logiciel » mais peut avoir un mauvais impact sur les performances du compilateur lui-même. Du coup certains compilateurs entrelacent les deux phases pour accélérer l'analyse du programme (Clang fait ça si je me souviens bien; je ne sais pas/plus pour GCC).

    Le front-end produit un arbre de syntaxe abstraite (AST), qui, lui, peu être « décoré » pendant la phase d'analyse sémantique. Cette dernière est la seule des trois phases du front-end (à ma connaissance) qui apporte non seulement un aspect feedback pour le programmeur via des erreurs de compilations (« tu ne peux pas affecter un entier à une chaîne de caractères : pas les mêmes types »), mais aussi qui peut potentiellement effectuer certaines optimisations grâce à une connaissance poussée du système de types, ou bien à la reconnaissance de motifs dans l'AST (par exemple, le compilateur d'Intel reconnaît les formes simples d'opérations d'algèbre linéaire, et va remplacer une boucle naïve par un appel à la fonction qui va bien dans la bibliothèque mathématique qui vient avec le compilateur).

    Puis vient le middle-end : dans cette partie, on part d'un AST, et on construit une représentation intermédiaire (« IR » : GIMPLE pour GCC, et un code à trois adresse pour LLVM1, qui est essentiellement une forme de langage d'assemblage « générique »/abstrait). C'est ici que la plupart des transformations optimisantes de haut niveau sont effectuées (déroulage, fusion, fission de boucle; suppression de code mort; propagation de constantes; etc.). À la sortie du middle-end, on se retrouve avec une représentation intermédiaire substantiellement modifiée.

    Enfin, vient le back-end, qui se charge de générer du code. À ce niveau, on doit savoir quel processeur on vise. Traditionnellement il y a trois phases : sélection d'instructions, ordonnancement d'instructions, et allocation des registres. La première se charge d'associer des morceaux de la représentation intermédiaire à une instruction particulière. Par exemple, si dans mon IR j'ai quelque chose du genre :

    mul $r2, $r2, $r3
    add $r1, $r1, $r2

    … Alors, en fonction du jeu d'instruction de la machine cible, je vais peut-être simplement copier-coller ces deux lignes, ou bien, si l'architecture a une instruction « fused multiply-add », je vais la sélectionner et générer le code suivant :

    fma $r1, $r2, $r3

    … Ce qui me fait économiser une instruction et sans doute un ou deux cycles processeur.

    Une fois que j'ai sélectionné les instructions à exécuter, il faut que je décide dans quel ordre je vais les déclencher. L'idée étant qu'on veut recouvrir les latences mémoire par des calculs, tout en préservant les dépendances de données. À ce niveau, on considère qu'on a un nombre infini de registres à notre disposition.

    Enfin, on passe à l'allocation de registres. Dans cette phase, on associe un ordonnancement donné, qui utilise un nombre infini de registres au jeu de registres réel de la machine. Ça implique d'ajouter du code pour sauvegarder/restorer les valeurs contenues dans les registres lorsqu'il n'y a plus de place (on fait « déborder les valeurs des registre en mémoire— aka « register spill »).

    En règle générale, il y a un aller-retour entre phase d'ordonnancement et phase d'allocation de registres, puisque du code est rajouté et peu du coup influer sur l'ordonnancement initial.

    Il y a tout plein d'optimisations qui peuvent être effectuées au niveau du back-end et qui sont spécifiques à l'architecture, comme par exemple l'optimisation du « voyeur » / « trou de serrure » (« peephole optimisation »).


    1. si je suis trop imprécis, voire incorrect, n'hésitez pas à me corriger ! 

  • [^] # Re: What you see is not what you get

    Posté par  . En réponse à la dépêche C++ se court-circuite le constructeur de copie. Évalué à 3.

    [a propos d'architectures sans piles] Tu parles peut être d'une gestion hardware d'une pile.

    Oui, quelque chose comme decrit ici: http://electronics.stackexchange.com/questions/61946/what-does-it-mean-for-a-cpu-to-support-a-stack

    [taille de pile pour IA-64] Cela m'étonnerait beaucoup. ça limiterait beaucoup trop la profondeur d'appel de fonction (appel récursif par exemple) (2Mb ici : https://blogs.msdn.microsoft.com/slavao/2005/03/19/be-aware-ia64-stack-size/ ).

    Honnetement je ne me souviens plus exactement. Ce dont je me souviens tres bien c'est que la taille de la pile pour IA-64 etait beaucoup plus petite que pour x86-64. Et par contre, oui, j'ai oublie de mentionner que je parlais de la pile pour des threads, et pas du processus general (un gros oubli, pardon).

  • [^] # Re: What you see is not what you get

    Posté par  . En réponse à la dépêche C++ se court-circuite le constructeur de copie. Évalué à 4.

    J'ai peut-être raté quelque chose, mais je ne suis même pas sûr que la spec de C99 (ou C11) parle de pile. Elle parle juste de VLA. La raison étant qu'entre le moment où C a été créé, et où il a été normalisé, certains éditeurs de compilateurs C ont porté le langage sur des machines qui n'avaient pas à proprement parle de pile. Et ces machines étaient utilisées en production. Du coup, lors de sa normalisation, le comité ne pouvait pas assumer l'existence d'une pile ou d'un tas (même si c'est comme ça que 99,9% des implémentations sont/étaient faites).

    Concernant la taille de la pile, ça dépend de l'archi (genre sur IA-64, je crois que la pile était ridiculement petite, genre 15kio, entre autres parce qu'il y avait 128 registres entiers et 128 registres flottants, et même en utilisant ulimit ou autres commandes, on ne pouvait pas la faire trop grossir).

  • [^] # Re: Heu… il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.

    Mais l'acte dont parle ici la loi c'est de mettre en ligne un texte

    Pas que le texte, de ce que j'ai compris, mais aussi tout ce qui va autour : la charte graphique, la mise en page, etc., bref, tout ce qui peut rendre la page « légitime » aux yeux d'un visiteur profane. La page d'accueil du site référencé dans le journal n'indique nulle part qu'il s'agit d'une vitrine pour une organisation anti-IVG; au contraire, elle dit qu'elle est là pour aider les gens qui veulent procéder à une IVG. Il est parfaitement OK d'avoir une opinion négative de l'IVG, et d'argumenter. Mais lorsque tu fais la conception de ton site pour sembler « neutre », voire pour avoir un aspect un peu « professionnel de santé » (ça fait quand même très « hôpital » tout ce blanc et bleu affiché sur le site, avec un numéro vert à appeler, etc.), ça va quand même plus loin que le simple site d'opinion, et que le simple texte.

  • [^] # Re: Heu… il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.

    Petite question pour mon humble curiosité: les plannings familiales n'existent pas en France?

    Si. Par contre, il existe des centres de planning familial qui sont noyautés par des anti-IVG, comme celui-ci.

    Et je trouve que justement, le blog explique bien le contexte et la notion de « détresse » qui est évoqué dans certains posts de ce journal.

  • [^] # Re: Fausse route

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 9.

    C'est un vaccin contre quoi, l'aluminium?

    L'ion aluminium est utilisé dans les vaccins car il facilite son assimilation dans le corps humain. C'est l'aluminium qui a été mis en cause par les anti-vaccins à la fin des années 90 aux USA pour créer la rumeur qu'ils pouvaient causer de l'autisme chez ceux qui en bénéficiaient.

    L'étude en question a été publiée, puis ensuite son auteur a dû la rétracter car il s'est avéré qu'il avait truqué ses résultats. Mais le mal était fait, et surtout, certains personnalités audiovisuelles US ont propagé cette rumeur, accusant les vaccins d'avoir rendu leur gosse autiste. Sauf qu'entre temps, des dizaines d'études ont démontré qu'il n'y avait pas de corrélation entre les vaccins (et l'aluminium utilisé pour les administrer) et l'autisme constaté chez certains patients.

    Concernant l'allergie à l'aluminium qu'El Titi rapporte pour sa connaissance, c'est un drame, mais c'est purement anecdotique. Et contrairement à ce qu'il raconte, ce n'est pas 0,01%, mais plutôt 0,0…1% de la population.

  • [^] # Re: Fausse route

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.

    Mmmh, évidemment je voulais répondre à

    Oui tu as raison, il n’y a pas assez d’orphelins sur cette planète :/

    Oups.

  • [^] # Re: Merci la quadrature

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 9.

    Je pense qu'il y a une différence importante entre diffuser une opinion et diffuser de fausses informations, surtout s'il peut être démontré que c'est fait sciemment. Par exemple, si quelqu'un sur LinuxFR.org dit « je crois qu'une femme a 15 semaines pour décider d'avorter en France », alors l'information est fausse, mais le contexte indique que ce n'est vraisemblablement pas intentionnel. Si un site, propre sur (et sous?) lui apporte la même information, et prétend la même chose que mon hypothétique contributeur, alors pour moi, il y a volonté de nuire, si ce n'est à la santé de la femme qui s'interroge1, alors au moins sur comment elle devrait vivre sa vie pour les ~9 mois qui suivent (suivant qu'elle décide de le garder ou de le faire adopter).

    Par exemple, le site référencé par Liorel semble « sérieux » et dans les témoignages on y voit une ribambelle de femmes qui expliquent qu'elles regrettent l'IVG, etc. Je me demande si ce site a reçu des témoignages de femmes qui ont expliqué que leur IVG s'est bien passée, et qu'ils auraient décidé de ne pas publier2. Il s'agit très clairement d'un site qui a vocation à se donner des airs « objectifs » tout en voulant sournoisement influencer la décision de la personne qui visite. Je lis par exemple

    Si vous optez pour l'IVG, vous avez intérêt à vous informer sur toutes les conséquenses [sic] tant physiques que psychologiques.

    … ceci après avoir bien entendu insisté sur le fait que les options peuvent être de mener la grossesse à terme, puis soit de garder l'enfant, soit de le proposer pour une adoption. Comme si les séquelles psychologiques de donner sont enfant pour être adopté après avoir été enceinte de lui étaient nécessairement moins grandes que d'avorter alors qu'il n'y a pour le moment aucun attachement réel (que ce soit biologique/hormonal ou psychologique), contrairement aux 9 mois de gestation.


    1. Et encore, c'est discutable : toutes les grossesses ne sont pas heureuses, et certaines se terminent bien mal—pour le bébé ou la mère. 

    2. Attaque gratuite et sans preuve, je le reconnais. 

  • [^] # Re: Fausse route

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 2.

    Prenons les états-unis et le créationnisme. La liberté d'expression est utilisée pour le mettre dans les programmes.

    Bon en l'occurrence comme il est plutôt difficile d'adopter en France et de manière générale dans les pays occidentaux1 (et que l'adoption d'enfants à l'étranger devient de plus en plus difficile), un bébé donné pour l'adoption trouvera très certainement des parents très vite, bien avant d'attendre 1 an. :)


    1. Aucune idée pour les autres pays. 

  • [^] # Re: J'ai moinsé

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 5.

    Je ne pense pas qu'une loi résolve tous les problèmes du monde moi non plus, note, mais elle permet d'affirmer certains principes.

    Je pense que le problème est en partie que ce genre de lois devrait avoir une date de péremption (pareil pour la loi Gayssot par exemple): ce sont des lois de circonstance parce qu'une situation est trop déséquilibrée. Après 10 ans, il faudrait (selon moi) réexaminer certaines de ces lois, que ce soit réclamé ou pas, afin d'établir si elles sont toujours utiles, ou si désormais elles ne nuisent pas plus qu'elles n'aident. Pour le cas de la loi Gayssot, je pense qu'au moment où elle a été promulguée, elle était nécessaire (car il y avait réellement une parole très audible et très négationniste, et ce malgré les moyens classiques de défense qui étaient de montrer (1) les photos des camps, (2) les écrits/témoignages des prisonniers, (3) les témoignages des gardes, etc.), mais depuis elle permet aux complotistes de croire que les juifs ont noyauté les gouvernements successifs français, et nourrissent une certaine partie de la population.

    Idem pour ce genre de loi sur l'entrave à l'information sur l'IVG. Grâce à la popularisation d'Internet, et à son accès quasiment universel (en termes géographiques), on se retrouve avec un ensemble d'opinions affichées sur des sites qui ont l'air bien proprets, mais surtout, qui se présentent comme objectifs et factuels, et non biaisés. Je pense que d'ici 5 à 10 ans, on aura développé des moyens de graduer la confiance qu'on peut avoir dans certains sites jamais vus avant (que ce soit via un système de notes gardées dans des méta-données, ou bien via un système automatisé d'observation des comportements des utilisateurs sur le net, ou via un moyen de voter/se plaindre de sites, etc.). Quand ce système sera stable et suffisamment éprouvé, on pourra revisiter cette loi et décider qu'elle est désormais caduque.

    Je sais qu'il existe tout un tas de lois/machins juridiques qui ont déjà cette notion de date limite, mais je me dis qu'une bonne partie de ces lois devrait sans doute être assujettie à ce genre de mécanisme.

  • [^] # Re: Merci la quadrature

    Posté par  . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 4.

    Imaginons que demain, paf, tu deviennes magiquement créateur de loi.
    Puisque tu es gentil et que tu dis toi-même: "je trouve absolument dégueulasse de désinformer pour empêcher des femmes d’y avoir recours", tu trouves une solution parfaite (à tes yeux) pour aider à lutter contre ce problème.
    Et bien figure-toi que quoi que tu fasses, il y aura TOUJOURS quelqu'un pour être persuadé que ton projet de loi n'est qu'un moyen d'étendre ton pouvoir.

    Je suis d'accord avec toi, mais on sait que c'est déjà arrivé par le passé. Par exemple : pour LOPPSI, Sarkozy avait très clairement dit, une fois la loi passée, qu'il voulait faire une LOPPSI 2 avec un champ d'action élargi, et qu'il a fait. Et aussi qu'il ne comptait pas en rester là…

  • [^] # Re: Virgule flottante

    Posté par  . En réponse au journal Cohérence des fonctions d'arrondi. Évalué à 4.

    Y'a un gang de physiciens et mathématiciens appliqués qui viennent de sentir quelqu'un marcher sur leur tombe. Je leur file ton adresse ? :-)

  • [^] # Re: Oui mais...

    Posté par  . En réponse au journal Cohérence des fonctions d'arrondi. Évalué à 1.

    Les langages de type C/C++/Java (implicitement, Scala/Clojure aussi du coup) utilisent l'arrondi mathématique classique. Par exemple:

    /* rnd.c -- build with LDFLAGS=-lm make rnd */
    #include <stdio.h>
    #include <math.h>
    int main(void) {
        printf("round(%.1f) = %d (%.1f)\n", 0.5, (int)round(0.5), round(0.5));
        return 0;
    }

    … imprimera round(0.5) = 1 (1.0).

    En Scala:

    (math round 0.5)

    … imprimera res0: Long = 1 dans l'interpréteur.

  • [^] # Re: Ha les intégristes du libre...

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 2.

    Oui, mais ce que je veux dire c'est qu'il y a bien obligation de dire qui a le © sur un bout de code (même binaire) que tu redistribues (ce qui est logique, sinon ce serait du domaine public).

  • [^] # Re: Ha les intégristes du libre...

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 2.

    Ben c'était infondé parce qu'ils ont fini par avoir une vraie licence libre, non ? :)

  • [^] # Re: Ha les intégristes du libre...

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 2.

    KDE a toujours été libre

    Oui, parfaitement, emmêlage de pinceaux de ma part encore une fois. Je voulais parler de Qt bien entendu, comme tu le fais remarquer.

  • [^] # Re: Ha les intégristes du libre...

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 2.

    Désolé, je réponds super tard. Donc je me suis emmêlé les pinceaux. Reprenons:

    Je disais :

    Et en même temps, la GPL peut être transposée en droit français et sera valide (d'ailleurs ça a été fait)

    Tu répondais :

    Tu as un lien, je croyais justement que ça n'avait jamais été fait entre autre du fait de la langue.

    Et en fait tu as raison. La GPL a bien été « validée » par diverses cours en UE (dont la France pour la GPL 3), lors de procès, mais c'était toujours pour une version en anglais.

    Du coup lorsque tu dis

    J'aurais donc tendance à dire que la CeCILL a été créée pour pouvoir proposer une licence compatible GPL et non BSD/MIT.

    Tu as complètement raison (les variantes B/C sont arrivées plus tard). Par contre, de ce que j'ai compris (mais ça remonte à très loin pour moi), la version anglaise de la GPL contient tous les éléments juridiques requis par une cours de justice (aspects temporels, géographiques, etc.) que ne contiennent pas les versions en anglais des licences de type BSD/MIT. D'ailleurs, comparé à son équivalent en anglais, le texte de la CeCILL-B est beaucoup plus long.

    [à propos de la clause de publicité] Je vois pas bien d'où vient la deuxième partie, surtout depuis que plus personne n'utilise de licence avec obligation de citation.

    Ben y'a pas d'obligation de citation, mais y'a quand même un copyright. Si on prend la 2-clause BSD:

    Copyright (c) <YEAR>, <OWNER>
    All rights reserved.

    Redistribution and use in source and binary forms, with or without modification, are permitted provided that the following conditions are met:

    1. Redistributions of source code must retain the above copyright notice, this list of conditions and the following disclaimer.

    2. Redistributions in binary form must reproduce the above copyright notice, this list of conditions and the following disclaimer in the documentation and/or other materials provided with the distribution.

    (c'est moi qui graisse)

    Ça veut pas dire le marquer en gros et en rouge sur le splash screen, mais ça implique quand même que la notice doit apparaître quelque part…

  • [^] # Re: Mais ça suffit avec Stallman !

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 9.

    Il faut aussi clarifier ce qui est visé avec le terme « pédophilie ». En France c'est très clair, et on fait la différence entre un viol (car un mineur de moins de 15 ans ne peut légalement consentir, mais a malgré tout atteint une certaine maturité sexuelle), et un acte pédophile (car un mineur de moins de 12 ans est un enfant, et pas un ado, selon la loi).

    Aux USA, beaucoup de gens assimilent la pédophilie à un viol sur mineur (et vice-versa). La loi US fait la distinction entre les actes pédophiles et le « simple » viol sur mineur (c'est pour ça qu'il y a la notion de « statutory rape » pour des relations sexuelles sur mineurs ados en gros) , mais la grande majorité de la population US tend à confondre les deux, et traiter un adulte de 19 ans qui a une relation sexuelle avec un mineur de 14 ou 15 ans de pédophile. Ce qui est factuellement (dans 99% des cas) et légalement (dans 100% des cas) faux.

    Dans le cas de Stallman, j'ai tendance à penser qu'il est suffisamment monomaniaque et nerd pour faire la différence, mais ça mériterait de demander des éclaircissements et une contextualisation.

  • [^] # Re: Mais ça suffit avec Stallman !

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 2.

    Dans les US, c'est au moins 18 voire 19 selon les états,

    En fait, non. En fonction des états, ça varie de 17 (voire 16) à 18 ans (18 ans est l'âge légal pour la majorité dans tous les états).

    et avant même un bisou peut te foutre au fichier des délinquant sexuel à vie.

    Tu as une source pour ça ? Autant ce qui touche aux organes sexuels primaires/secondaires (donc fesses/seins etc.) oui j'ai vu/entendu parler, autant ça j'ai jamais entendu parler. De plus, aux US il y a la prise en compte de l'âge du « suspect » (si elle a 17 ans et qu'il a 19 ans, le/la juge sera moins chiant que s'il/elle a 25).

  • [^] # Re: Mais ça suffit avec Stallman !

    Posté par  . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 3.

    Techniquement c'est 18 ans. La limite à 21 ans c'est uniquement pour les histoires d'alcool. Et en fait c'était 18 ans dans la plupart des états dans les années 70/début 80.