La direction que prend Microsoft se situe au niveau de l'image pour l'instant. Microsoft ne change pas en soi pour l'instant, sa communication change. On attend des preuves, du genre un Windows libre à la manière par ex. d'un RHEL, ou encore le changement de licence de C#.
Ce long passé que tu évoques continue d'exister, cette réponse sur reddit évoque plusieurs points qui confirment cette continuité de la politique de Microsoft au niveau propriété intellectuelle.
Une raison de ce changement "marketing" est sans doute, comme déjà évoqué, l'accroissement du libre dans le monde commercial.
Au-delà d'unicode et de la rapidité (que l'on retrouve ailleurs), c'est sûrement son côté très configurable avec .Xresources ; et au contraire d'un st, tu n'as pas à recompiler si tu modifies ton fichier de conf.
Je fais le même constat, particulièrement chez les utilisateurs de arch, ou les "tweakers" de tout poil. Par ex., tu le retrouveras souvent dans le /r/unixporn. C'est sans doute principalement son adaptabilité qui fait son succès.
Sinon, on peut penser à la transparence (?) même si c'est d'une autre décennie niveau esthétique, la possibilité de le lancer comme démon avec urxvtd, la possibilité d'utiliser perl (par ex., je le fais pour le le plein écran).
Tu trouveras beaucoup de détails sur le arch wiki.
Perso, j'utilise dans mon vimrc : inoremap kk <esc>
C'est plus rapide que fd ou jj (solution que l'on retrouve souvent dans les .vimrc), et comme c'est la lettre la moins utilisée en français, il n'y a pas de surbrillance désagréable (peut-être existe-t-il une solution pour supprimer cet effet, sans doute avec elisp).
Il y a en effet quelques contradictions. Ca sent un peu l'emportement, davantage que la raison. Mais bon, il doit être un peu remonté le gars. Alors, il cherche des solutions.
En passant, je note sa référence à The Shockwave Rider de Brunner, que je ne connaissais pas. Juste pour ça, je tire une positivité de la lecture.
Voter pour un programme, c'est le mandat impératif, qui autorise les sanctions lorsque le programme n'est pas respecté.
C'est drôle, parce que ce principe de surveillance généralisée suit peut-être cette logique (à approfondir, j'ai juste cette impression en surface). En somme, ça pourrait rejoindre cette logique de faire passer la personne après, si on pense à un algo intelligent qui apprend des comportements.
Grégoire Chamayou [auteur de « La Théorie du drone » (La Fabrique, 2013), ndlr] l’explique très bien dans son livre : les frappes ne visent pas des personnes identifiées, elles visent des comportements suspects.
(source, lien découvert depuis le lien du journal)
Tout d'abord, un lien vers une vidéo qui vous intéressera peut-être, qui énonce le point de vue de Zizek, philosophe à la pensée originale s'il en est (la vidéo est en anglais). Il exprime pourquoi il s'en balance d'être surveillé.
Il a eu des dialogues intéressants aussi avec Assange, comme celui-ci.
La réponse aurait peut-être été différente, s'il était précisé le type de gouvernement où s'opèrent les surveillances.
Cette pensée peut aussi s'inscrire dans la lignée du propos de Hannah Arendt sur le regret de la perte non de la vie privée mais de la vie publique dans la cité moderne, qui serait responsable d'une crise politique durable.
En fait, le point clef dans nos sociétés européennes (qui ne sont pas tyranniques, s'il est vraiment nécessaire de le préciser) est de déterminer comment le peuple va sortir de sa léthargie et se réapproprier le pouvoir politique, notamment par une réinvention de l'exercice du pouvoir, qui est actuellement basé sur une technologie du XVe siècle (l'impression) avec des idées datant majoritairement du XVIIIe siècle (les lumières) (réflexion sur ce sujet, par le mouvement argentin qui met en place le logiciel DemocracyOS accessible sur github).
Il y a un indéniable lien entre le savoir et le pouvoir, la question est peut-être quelle quantité de maîtrise du savoir peut entraîner une refondation de l'idée de démocratie. En somme, le problème ne serait pas tant la surveillance, mais plutôt qui surveille et comment.
Sinon, (je finis avec les liens, je vous rassure), ça me fait aussi penser à Alex Pentland qui prédit une possible remise volontaire des données personnelles, pour une amélioration de la société, mais avec la transparence et la maîtrise des données.
En fait, dans cette perspective, le problème serait dans l'essence même du système politique contemporain dit démocratique. Il serait par exemple davantage la manière dont une telle loi est votée (démocratie parlementaire, avec une poignée de personnes présentes, un débat court, non participatif, etc.), et la manière dont cette loi serait appliquée (absence du pouvoir judiciaire dans la décision, décision de l'exécutif, composition de l'autorité administrative, etc.).
[…] mettre à bas toutes les protections n'est que le prolongement du capitalisme le plus sauvage.
Ce qui me semble particulièrement intéressant d'un point de vue idéologique, c'est la phrase qui suit (la dernière d'un article tiède datant des années 1980).
Or, le renard libre dans un poulailler libre n'a jamais rendu les poules heureuses
Je m'interroge sur l'alternative. Avec quelle logique doit-on interpréter ce Directeur Général ? Faut-il préférer à un capitalisme sauvage (celui de tous sur tous) un capitalisme du petit nombre (oligarchie de la production culturelle actuelle) ? Y a-t-il le commencement d'un début d'espoir qui surgit de sa critique, qui laisserait envisager une réforme politique de la création culturelle (licence globale, etc.) ? Une tentative du ministère de la jay-zitude de plaindre la misère des artistes les fouilles grandes ouvertes ? Un mépris aristocratique de plus du saint artiste à l'égard du vil consommateur (qui n'est même plus amateur de la création, mais simple agent économique) ?
Les poules dans leur majorité ont au moins l'espoir de s'échapper dans un poulailler "libre" (une nouvelle utilisation du mot libre… Ca doit être une ferme "bio") face à un renard qui ne peut plus se repaître, selon son bon vouloir.
Mais d'ailleurs… Qui sont les poules ? Et qui est ce renard ? Et le fermier dans tout ça ?
Tout cela est bien consternant. Mais pas très surprenant. On ne parle plus de création culturelle là (impact politique, etc.), mais de grisbi.
Oui vous avez peut-être raison… Même si je trouve "au temps pour moi" assez esthétique, une expression un peu mystérieuse, imagée.
Pour la dite FAQ des dits immortels. Il y a des perles.
Mais je dois avouer que ton explication me plaît bien, une sorte de complot pour redorer son blason poussiéreux en balançant des mèmes, histoire de faire danser les grammairiens. Ca expliquerait leur tenue aux académiciens, avec le sabre, toussa, toussa. Une armée du troll.
Oui certes tu as raison. Mais ça dépend après ce que tu entends par gauche. J'ai une conception assez économique des distinctions politiques. Donc pour moi, ton libéral de gauche est de droite… Le vocabulaire politique est un peu biaisé (dépassé ?). Il faudrait complètement proscrire ce terme gauche… On pourrait penser à des distinctions plus originales (ça me fait penser à la carte de la terre du milieu !?)
Sinon pour le libéralisme, j'aimais bien perso le raccourci de Max Weber du libéralisme à l'individualisme.
Peut-être… Mais le système résilient dont tu parles me semble plutôt aller dans une direction, celle de l'idéal libéral, qui dans sa pureté (le libertarianisme ?) souhaite certes conduire au bonheur commun tout comme d'autres mouvements politiques, mais au travers de la préservation de l'intérêt individuel. Les méthodes divergent néanmoins, et le résultat également selon les tenants de ces doctrines. Je ne porte ici aucun jugement moral. Mais objectivement il me semble que l'idéologie actuelle du logiciel libre, malgré la clause copyleft, continue d'être centrée sur l'individu (le fameux BY, ou l'impossibilité européenne de placer une oeuvre dans le domaine public à cause d'un droit moral inaliénable). Comme tu le soulignes, la propriété intellectuelle n'est en soi pas mise en cause, elle est renouvelée. Cela rapproche l'idéologie du logiciel libre davantage du libéralisme que d'une pensée de gauche, qui pourrait être critique de l'idée même de propriété.
On pourrait estimer cela de manière quasi algorithmique, avec une pondération de l'intérêt privé et de l'intérêt commun.
On peut le constater par la mise en avant de l'esprit du logiciel libre par de grandes sociétés commerciales américaines qui véhiculent une vision politique, quasiment une philosophie de vie (je pense à Google, qui réunit la pensée transhumaniste et libertarienne), ou avec la problématique tout simplement de "comment gagner de l'argent avec le logiciel libre ?".
On pourrait imaginer une relecture de l'idéologie du logiciel libre d'un point totalement différent, en mettant en avant tout simplement la suppression de la propriété intellectuelle. Mais il serait alors absurde de parler de logiciel "libre" d'un point de vue juridique puisque la propriété elle-même serait supprimée. L'idéologie pourrait alors déplacer son centre de la problématique de la propriété intellectuelle à celle de la création collective, où les auteurs en tant qu'individus auraient un rôle secondaire face à la création elle-même. Si on faisait de la sociologie des technologies, on pourrait constater cette différence entre github et wikipédia. L'un met en avant l'auteur (à travers le compte de l'utilisateur depuis lequel on accède au code source) avec pour cadre une société commerciale, et l'autre le travail du groupe avec pour cadre une fondation à but non lucratif.
Enfin, tout ça pour dire que les lectures sont multiples à partir d'une même thématique politique. La thématique ne définit pas en soi une idéologie, elle est elle-même traitée idéologiquement. Ce qui crée souvent chez moi un doute quand je vois un pirate… Rouge ou jaune le chiffon ? Ca facilite le pas de deux.
A mon sens, là est le problème. Une compréhension de ce que véhicule le logiciel libre peut être faite à partir d'une position politique libérale (voire libertarienne), comme d'une position communiste qui mettrait en cause la propriété individuelle.
Personnellement, j'ai toujours perçu dans le parti pirate comme dans les partis "verts" (différentes formes européennes, il y a des verts libéraux, des verts rattachés à des partis d'une gauche antilibérale, des verts centristes, etc.) davantage des thématiques politiques plutôt qu'une conception cohérente de la politique (ce qui régit toute la cité). Ces thématiques peuvent être déclinées par des mouvements politiques très différents.
Je ne m'explique vraiment pas la popularité croissante de vim par rapport à Emacs. D'accord, l'édition modale, l'ubiquité, mais cette popularité me semble un peu disproportionnée. Ou alors c'était déjà comme ça avant…
Je dis tout ça, suite à ce sondage que j'ai découvert sur developpez.com
Pourtant Auctex/reftex me semblait réellement être plus performant que vim pour le LaTeX. Je dirais même qu'avec Org-mode et ESS, ce sont les arguments de poids pour Emacs.
C'est une liste utile pour commencer. Je me suis vraiment converti à Emacs avec ce "Starter Kit".
Il est vraiment complet. Il est fait pour Mac, mais en remplaçant Skim par Evince (par exemple), et quelques chemins (comme celui vers le fichier bibtex), cela devrait le faire. Dans tous les cas, les fichiers de configuration dans .emacs.d/ sont bien commentés.
La déontologie, ce n'est pas une obligation, c'est plutôt ce qu'il convient de faire. Et si on doit commencer à ajouter la bienséance dans la loi, on n'est pas sorti…
Et tous les pays n'ont pas la même conception du domaine public. Ces droits moraux existent en France certes, mais pas partout. La notion de domaine public est plus universelle que la consistance de ces droits moraux.
Le créateur qui aura copié textuellement sans citer, il subira un certain discrédit du fait d'une malhonnêteté intellectuelle. Et si ce n'est qu'une inspiration indirecte (voire même directe) que l'on retrouve dans l'oeuvre dérivée, qu'il y ait ou non une citation, c'est à mon sens qu'une question de civilité. Si ce n'est pas fait, ça se saura de toute façon. On n'a qu'à constater la rapidité de la découverte de passages plagiés dans les livres ces dernières années.
Bien évidemment ! C'est même peut-être le truc le plus fantastique des projets libres.
Ce que je critique c'est l'obligation légale imposée par le créateur. En France par exemple, tu ne peux pas mettre une oeuvre dans le domaine public (tu peux la rapprocher du domaine public avec des licences comme la CC0), puisque le créateur conservera ses droits moraux. Et dedans il y a le droit d'être cité. Et même au-delà de nos frontières, dans la communauté universitaire, il s'agit d'une règle déontologique de citer tes sources. Pas besoin d'une obligation légale imposée par l'auteur pour cela !
Et avec Internet, on peut assez facilement retrouver l'historique d'une création.
Je suis d'accord avec ce que tu dis, notamment pour Jamendo. Le "libre" a une connotation de plus en plus ambiguë. Je pense aux positions de google ou même d'entreprises comme canonical. On doit même se mettre à justifier l'utilisation du libre, open source, free comme dans la bière (pour ceux qui n'aiment pas ça…), et pleins d'autres qualificatifs boiteux… sur Wikipédia… Ici, là, ou encore là-bas. Comme s'il ne fallait surtout pas froisser la main invisible de l'autre obscur.
Par contre, j'ai de la peine avec la WTFPL… Elle véhicule bien son message, mais je crois que le sens du domaine public est plus fort que son simple "fais ce que tu veux !" Et dans le genre licence humoristique je préfère la beerware (encore… Ca va finir par sentir la bière froide) ou la Nietzsche public license.
Je ne connaissais pas Nina Paley. Je connaissais son "copy is not theft", mais pas tellement plus. Merci du lien ! Bah pour le coup je pense quasiment comme elle. Depuis quelques temps, je bute de plus en plus contre les argumentaires du copyleft. Je serais d'ailleurs peut-être plus critique sur le copyleft qu'elle, et ferais une promotion plus radicale du choix des licences se rapprochant du domaine public, mais je partage sa position et son agacement. Et je trouve sa décision fantastique.
J'espère que d'autres personnes rejoindront ce mouvement. C'est vrai qu'il y en a de plus en plus, et ces derniers jours, la disparition tragique d'Aaron Swartz a réveillé de nombreuses consciences.
Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ! Bientôt, ils vont nous expliquer que l'air sera privatisé à titre temporaire pour le purifier.
J'ai une pensée pour Aaron Swartz (#pdftribute). Peut-être sa mémoire continuera à retentir face à tant de rapacité. La désobéissance civile sera peut-être la voie. Balancer toute la connaissance sur la toile envers et contre tout ! Et peut-être que ces décisionnaires accablés passeront enfin au XXIème siècle.
Et il y a surtout à mon sens de possibles actions citoyennes en perspective (comme dit ci-dessus) ! Et on a même des moyens "open-source" pour le faire ! 1000 pages en 90 minutes, c'est déjà un bon début !
Tout semble centré sur la propriété, le sentiment de possession, de maîtrise individuelle des choses. Même notre belle quête du libre l'est peut-être d'une certaine manière. Quand on balance un texte "libre" (n'est-ce pas déjà absurde de parler de liberté pour un objet ?), on utilise du creative commons. Hé ! Mais faut pas qu'on oublie de nous citer (le fameux BY de CC-BY-SA par exemple) ! Ce n'est pas une courtoisie ou un droit moral (un minimum légal dans nos pays), on s'en fout de cela. Ca n'a pas de consistance. Faut qu'on l'impose nous-mêmes ! Alors on décide de le rendre obligatoire (some rights reserved comme ils disent). Et le libriste dira : "Tu nous citeras toi l'utilisateur ou tu seras contrefacteur, comme les autres !"
Et je parle même pas des NC et ND dans ces creatives commons.
Ca sent fort l'individualisme tout cela. Et peut-être même que nous autres libristes, on veut aussi la même chose que ces personnes que l'on critique. Mais par d'autres moyens. Comme ces gars qui scannent des bouquins et qui veulent qu'on se souvienne que c'est eux qui ont permis cela. C'est même parfois plus visible que le titre lui-même. Oui, je pense en effet au logo bariolé du fameux moteur de recherche (les premières pages des ebooks sont toujours affligeantes, pleines d'ego).
Ca me donne presque envie d'abandonner mon utilisation du copyleft pour le domaine public pour mes écrits (du CC0 par exemple)… Enfin… Tout ceci me consterne.
Certains diront mauvais caractère… Soit… Moi je dis du caractère et plein de saintes colères.
Et quand on connaît le bonhomme, ce qu'il a réalisé (et il se connaît lui-même d'ailleurs… Message qui suit de 5 jours cette réaction), eh ben on accepte son caractère. Il y a une différence entre de la colère et de la méchanceté.
Mais après tout, il faut pas être vulgaire (n'est-ce pas ?), faut être bien lisse. Tout le temps !
Et quand le capitalisme culturel pousse une gueulante, c'est normal, même cocasse ! Personne ne connaît le calme d'un certain Ballmer ? Et quand ils essaient insidieusement de nous entuber, on doit dire : "Merci ! Merci beaucoup ! Et en plus vous faites du Green IT ! C'est fantastique ! Je suis tellement heureux que vous me vendiez ma rédemption en plus ! Le prix en vaut le coup (pour ne pas écrire le coût) !"
On peut citer par exemple Nvidia, et je les cite vraiment par hasard… Vous me voyez venir ? Bon, allons-y alors ! Alors quand Linus Torvalds devient tout rouge contre ce genre de constructeur, que doit-on faire ? Demander pardon de s'être énervé, de son caractère excessif ? Promettre de ne plus jamais être vulgaire et subir en silence les importantes décisions des importants décisionnaires ?
On critique toujours plus ceux avec qui on a le plus de liens. Stallman en est un bon exemple (et je suis le premier à critiquer sa maladresse, sa contre-productivité). Mais je suis heureux de me tenir de leur côté ! Et encore davantage qu'il y ait des types comme ça dans ce combat, des mauvaises têtes, des vieux routards du libre qui sont prêts à agacer, à s'énerver, à gueuler, à être détestés, mais surtout à toujours lutter ! Comme Theo de Raadt, Linus Torvalds, Richard Stallman pour ne citer qu'eux.
Ah ! Les erreurs vont toujours vers Obama ou Romney… Si seulement, on avait eu plus d'erreurs pour les autres…
Au moins, on voit leur nom sur cette vidéo ! Jill Stein et Gary Johnson ! Ca vous dit rien… C'est que le matraquage médiatique a fonctionné. Et il y en a encore d'autres.
Ca me chiffonne tout de même que tous les autres candidats n'ont pas fait plus de 2% ( 0,3% environ pour Stein et Johnson 0,9%) alors que leur nom était présent sur le bulletin. Je me demande même quel pourcentage d'électeurs a découvert les noms de Stein ou Johnson dans l'isoloir. Bref, encore une victoire de la démocratie.
Après, pour le vote électronique, ce n'est pas encore ça… En plus du fait qu'il ne semble même pas y avoir d'uniformité dans le choix des machines. Ils ont même pu voter sur des Surfaces… Machine testée depuis longtemps et dont tout le monde connaît la stabilité… On votera bientôt par facebook…
[^] # Re: Les temps ne changent pas partout
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Les temps changent. Évalué à 0.
La direction que prend Microsoft se situe au niveau de l'image pour l'instant. Microsoft ne change pas en soi pour l'instant, sa communication change. On attend des preuves, du genre un Windows libre à la manière par ex. d'un RHEL, ou encore le changement de licence de C#.
Ce long passé que tu évoques continue d'exister, cette réponse sur reddit évoque plusieurs points qui confirment cette continuité de la politique de Microsoft au niveau propriété intellectuelle.
Une raison de ce changement "marketing" est sans doute, comme déjà évoqué, l'accroissement du libre dans le monde commercial.
[^] # Re: Stratégique ?
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Les temps changent. Évalué à -4.
Ou simplement une stratégie du troll… Une promotion de la version qui passe sous systemd ?
Avec en même temps, la promotion de la terminologie "open" plutôt que "free", histoire d'en faire enrager quelques-uns.
[^] # Re: rxvt-unicode mais…
Posté par rdhlnn . En réponse au sondage Quel terminal utilisez-vous ?. Évalué à 4.
Au-delà d'unicode et de la rapidité (que l'on retrouve ailleurs), c'est sûrement son côté très configurable avec .Xresources ; et au contraire d'un st, tu n'as pas à recompiler si tu modifies ton fichier de conf.
Je fais le même constat, particulièrement chez les utilisateurs de arch, ou les "tweakers" de tout poil. Par ex., tu le retrouveras souvent dans le /r/unixporn. C'est sans doute principalement son adaptabilité qui fait son succès.
Sinon, on peut penser à la transparence (?) même si c'est d'une autre décennie niveau esthétique, la possibilité de le lancer comme démon avec urxvtd, la possibilité d'utiliser perl (par ex., je le fais pour le le plein écran).
Tu trouveras beaucoup de détails sur le arch wiki.
[^] # Re: Mélanger vim et emacs
Posté par rdhlnn . En réponse à la dépêche Un point d'avancement sur Neovim. Évalué à 4.
Perso, j'utilise dans mon vimrc : inoremap kk <esc>
C'est plus rapide que fd ou jj (solution que l'on retrouve souvent dans les .vimrc), et comme c'est la lettre la moins utilisée en français, il n'y a pas de surbrillance désagréable (peut-être existe-t-il une solution pour supprimer cet effet, sans doute avec elisp).
# Mélanger vim et emacs
Posté par rdhlnn . En réponse à la dépêche Un point d'avancement sur Neovim. Évalué à 2.
Dans cette lignée d'évolution des dinosaures vim et emacs, j'ai découvert l'autre jour sur hacker news : spacemacs
Ils parlent un peu de neovim dans les commentaires sur hacker news.
La fin d'une guerre historique ? Ou son renouvellement : neovim vs spacemacs, voire vs atom ?
[^] # Re: Nan mais y connais pas Raoul ce mec !
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Avatars, dieu grec et trolls. Évalué à 2.
Toi t'es comme ça, tu correctionnes plus ? Tu dynamites, tu disperses, tu ventiles ? Histoire de jouer au puzzle avec les cons.
[^] # Re: Des liens pour une autre perspective
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La vie privé connectée disparait de France. Évalué à 2.
Il y a en effet quelques contradictions. Ca sent un peu l'emportement, davantage que la raison. Mais bon, il doit être un peu remonté le gars. Alors, il cherche des solutions.
En passant, je note sa référence à The Shockwave Rider de Brunner, que je ne connaissais pas. Juste pour ça, je tire une positivité de la lecture.
[^] # Re: Juste en passant...
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La vie privé connectée disparait de France. Évalué à 1.
C'est drôle, parce que ce principe de surveillance généralisée suit peut-être cette logique (à approfondir, j'ai juste cette impression en surface). En somme, ça pourrait rejoindre cette logique de faire passer la personne après, si on pense à un algo intelligent qui apprend des comportements.
(source, lien découvert depuis le lien du journal)
# Des liens pour une autre perspective
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La vie privé connectée disparait de France. Évalué à 7.
Tout d'abord, un lien vers une vidéo qui vous intéressera peut-être, qui énonce le point de vue de Zizek, philosophe à la pensée originale s'il en est (la vidéo est en anglais). Il exprime pourquoi il s'en balance d'être surveillé.
Il a eu des dialogues intéressants aussi avec Assange, comme celui-ci.
La réponse aurait peut-être été différente, s'il était précisé le type de gouvernement où s'opèrent les surveillances.
Cette pensée peut aussi s'inscrire dans la lignée du propos de Hannah Arendt sur le regret de la perte non de la vie privée mais de la vie publique dans la cité moderne, qui serait responsable d'une crise politique durable.
En fait, le point clef dans nos sociétés européennes (qui ne sont pas tyranniques, s'il est vraiment nécessaire de le préciser) est de déterminer comment le peuple va sortir de sa léthargie et se réapproprier le pouvoir politique, notamment par une réinvention de l'exercice du pouvoir, qui est actuellement basé sur une technologie du XVe siècle (l'impression) avec des idées datant majoritairement du XVIIIe siècle (les lumières) (réflexion sur ce sujet, par le mouvement argentin qui met en place le logiciel DemocracyOS accessible sur github).
Il y a un indéniable lien entre le savoir et le pouvoir, la question est peut-être quelle quantité de maîtrise du savoir peut entraîner une refondation de l'idée de démocratie. En somme, le problème ne serait pas tant la surveillance, mais plutôt qui surveille et comment.
Sinon, (je finis avec les liens, je vous rassure), ça me fait aussi penser à Alex Pentland qui prédit une possible remise volontaire des données personnelles, pour une amélioration de la société, mais avec la transparence et la maîtrise des données.
En fait, dans cette perspective, le problème serait dans l'essence même du système politique contemporain dit démocratique. Il serait par exemple davantage la manière dont une telle loi est votée (démocratie parlementaire, avec une poignée de personnes présentes, un débat court, non participatif, etc.), et la manière dont cette loi serait appliquée (absence du pouvoir judiciaire dans la décision, décision de l'exécutif, composition de l'autorité administrative, etc.).
[^] # Re: un texte du président de la Sacem...
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La député pirate devant les Sénateurs. Évalué à 7.
Tu cites ce passage
Ce qui me semble particulièrement intéressant d'un point de vue idéologique, c'est la phrase qui suit (la dernière d'un article tiède datant des années 1980).
Je m'interroge sur l'alternative. Avec quelle logique doit-on interpréter ce Directeur Général ? Faut-il préférer à un capitalisme sauvage (celui de tous sur tous) un capitalisme du petit nombre (oligarchie de la production culturelle actuelle) ? Y a-t-il le commencement d'un début d'espoir qui surgit de sa critique, qui laisserait envisager une réforme politique de la création culturelle (licence globale, etc.) ? Une tentative du ministère de la jay-zitude de plaindre la misère des artistes les fouilles grandes ouvertes ? Un mépris aristocratique de plus du saint artiste à l'égard du vil consommateur (qui n'est même plus amateur de la création, mais simple agent économique) ?
Les poules dans leur majorité ont au moins l'espoir de s'échapper dans un poulailler "libre" (une nouvelle utilisation du mot libre… Ca doit être une ferme "bio") face à un renard qui ne peut plus se repaître, selon son bon vouloir.
Mais d'ailleurs… Qui sont les poules ? Et qui est ce renard ? Et le fermier dans tout ça ?
Tout cela est bien consternant. Mais pas très surprenant. On ne parle plus de création culturelle là (impact politique, etc.), mais de grisbi.
[^] # Re: Napoléon n'est pas l'auteur du code...
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Le Code Civil sur Github. Évalué à 1.
Oui vous avez peut-être raison… Même si je trouve "au temps pour moi" assez esthétique, une expression un peu mystérieuse, imagée.
Pour la dite FAQ des dits immortels. Il y a des perles.
Mais je dois avouer que ton explication me plaît bien, une sorte de complot pour redorer son blason poussiéreux en balançant des mèmes, histoire de faire danser les grammairiens. Ca expliquerait leur tenue aux académiciens, avec le sabre, toussa, toussa. Une armée du troll.
[^] # Re: Napoléon n'est pas l'auteur du code...
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Le Code Civil sur Github. Évalué à -1.
Bon comme on est dans la lancée "correction", sans condescendance aucune même si conscient du relou de la remarque, je me permets…
Autant dire au temps pour moi *<|8-D
[^] # Re: Page claire qui explique simplement
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La réponse aux attaques contre le rapport de la député pirate sur le droit d'auteur. Évalué à 2.
Oui certes tu as raison. Mais ça dépend après ce que tu entends par gauche. J'ai une conception assez économique des distinctions politiques. Donc pour moi, ton libéral de gauche est de droite… Le vocabulaire politique est un peu biaisé (dépassé ?). Il faudrait complètement proscrire ce terme gauche… On pourrait penser à des distinctions plus originales (ça me fait penser à la carte de la terre du milieu !?)
Sinon pour le libéralisme, j'aimais bien perso le raccourci de Max Weber du libéralisme à l'individualisme.
[^] # Re: Page claire qui explique simplement
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La réponse aux attaques contre le rapport de la député pirate sur le droit d'auteur. Évalué à 5.
Peut-être… Mais le système résilient dont tu parles me semble plutôt aller dans une direction, celle de l'idéal libéral, qui dans sa pureté (le libertarianisme ?) souhaite certes conduire au bonheur commun tout comme d'autres mouvements politiques, mais au travers de la préservation de l'intérêt individuel. Les méthodes divergent néanmoins, et le résultat également selon les tenants de ces doctrines. Je ne porte ici aucun jugement moral. Mais objectivement il me semble que l'idéologie actuelle du logiciel libre, malgré la clause copyleft, continue d'être centrée sur l'individu (le fameux BY, ou l'impossibilité européenne de placer une oeuvre dans le domaine public à cause d'un droit moral inaliénable). Comme tu le soulignes, la propriété intellectuelle n'est en soi pas mise en cause, elle est renouvelée. Cela rapproche l'idéologie du logiciel libre davantage du libéralisme que d'une pensée de gauche, qui pourrait être critique de l'idée même de propriété.
On pourrait estimer cela de manière quasi algorithmique, avec une pondération de l'intérêt privé et de l'intérêt commun.
On peut le constater par la mise en avant de l'esprit du logiciel libre par de grandes sociétés commerciales américaines qui véhiculent une vision politique, quasiment une philosophie de vie (je pense à Google, qui réunit la pensée transhumaniste et libertarienne), ou avec la problématique tout simplement de "comment gagner de l'argent avec le logiciel libre ?".
On pourrait imaginer une relecture de l'idéologie du logiciel libre d'un point totalement différent, en mettant en avant tout simplement la suppression de la propriété intellectuelle. Mais il serait alors absurde de parler de logiciel "libre" d'un point de vue juridique puisque la propriété elle-même serait supprimée. L'idéologie pourrait alors déplacer son centre de la problématique de la propriété intellectuelle à celle de la création collective, où les auteurs en tant qu'individus auraient un rôle secondaire face à la création elle-même. Si on faisait de la sociologie des technologies, on pourrait constater cette différence entre github et wikipédia. L'un met en avant l'auteur (à travers le compte de l'utilisateur depuis lequel on accède au code source) avec pour cadre une société commerciale, et l'autre le travail du groupe avec pour cadre une fondation à but non lucratif.
Enfin, tout ça pour dire que les lectures sont multiples à partir d'une même thématique politique. La thématique ne définit pas en soi une idéologie, elle est elle-même traitée idéologiquement. Ce qui crée souvent chez moi un doute quand je vois un pirate… Rouge ou jaune le chiffon ? Ca facilite le pas de deux.
[^] # Re: Page claire qui explique simplement
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La réponse aux attaques contre le rapport de la député pirate sur le droit d'auteur. Évalué à 7.
A mon sens, là est le problème. Une compréhension de ce que véhicule le logiciel libre peut être faite à partir d'une position politique libérale (voire libertarienne), comme d'une position communiste qui mettrait en cause la propriété individuelle.
Personnellement, j'ai toujours perçu dans le parti pirate comme dans les partis "verts" (différentes formes européennes, il y a des verts libéraux, des verts rattachés à des partis d'une gauche antilibérale, des verts centristes, etc.) davantage des thématiques politiques plutôt qu'une conception cohérente de la politique (ce qui régit toute la cité). Ces thématiques peuvent être déclinées par des mouvements politiques très différents.
# WikiHouse
Posté par rdhlnn . En réponse à la dépêche OpenDesk, l'Air du bois et SketchChair.cc : plans de meubles sous licence Creative Commons. Évalué à 2.
Voilà un autre projet dans le même genre pour compléter la liste, mais cette fois on passe à l'étape architecturale.
Il y a un bon résumé du projet sur la page wikipédia anglaise.
[^] # Re: Super
Posté par rdhlnn . En réponse au journal OpenDesk : plans de meubles sous licence Creative Commons. Évalué à 1.
http://www.sketchchair.cc/
tu as aussi cette chaise. Mais elle ne me semble pas très confortable.
Et sinon dans un autre registre, Mozilla a du mobilier libre dans ses bureaux japonais.
[^] # Re: vim => evil-mode
Posté par rdhlnn . En réponse à la dépêche GNU Emacs : quelques extensions (première partie). Évalué à 4.
Je ne m'explique vraiment pas la popularité croissante de vim par rapport à Emacs. D'accord, l'édition modale, l'ubiquité, mais cette popularité me semble un peu disproportionnée. Ou alors c'était déjà comme ça avant…
Je dis tout ça, suite à ce sondage que j'ai découvert sur developpez.com
Pourtant Auctex/reftex me semblait réellement être plus performant que vim pour le LaTeX. Je dirais même qu'avec Org-mode et ESS, ce sont les arguments de poids pour Emacs.
Cette impression de préférence pour vim, on peut la retrouver sur Stack Overflow ou AlternativeTo.net.
J'ai raté quelque chose ? Un effet de mode ? Ou c'est juste pour énerver Richard ?
# Bonne idée !
Posté par rdhlnn . En réponse au journal GNU Emacs : quelques extensions (première partie). Évalué à 7.
C'est une liste utile pour commencer. Je me suis vraiment converti à Emacs avec ce "Starter Kit".
Il est vraiment complet. Il est fait pour Mac, mais en remplaçant Skim par Evince (par exemple), et quelques chemins (comme celui vers le fichier bibtex), cela devrait le faire. Dans tous les cas, les fichiers de configuration dans .emacs.d/ sont bien commentés.
Deux sites pleins de ressources aussi : celui de Bozhidar Batsov et celui de Sacha Chua.
[^] # Re: Courir sur le haricot !
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 2.
La déontologie, ce n'est pas une obligation, c'est plutôt ce qu'il convient de faire. Et si on doit commencer à ajouter la bienséance dans la loi, on n'est pas sorti…
Et tous les pays n'ont pas la même conception du domaine public. Ces droits moraux existent en France certes, mais pas partout. La notion de domaine public est plus universelle que la consistance de ces droits moraux.
Le créateur qui aura copié textuellement sans citer, il subira un certain discrédit du fait d'une malhonnêteté intellectuelle. Et si ce n'est qu'une inspiration indirecte (voire même directe) que l'on retrouve dans l'oeuvre dérivée, qu'il y ait ou non une citation, c'est à mon sens qu'une question de civilité. Si ce n'est pas fait, ça se saura de toute façon. On n'a qu'à constater la rapidité de la découverte de passages plagiés dans les livres ces dernières années.
[^] # Re: Courir sur le haricot !
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 2.
Bien évidemment ! C'est même peut-être le truc le plus fantastique des projets libres.
Ce que je critique c'est l'obligation légale imposée par le créateur. En France par exemple, tu ne peux pas mettre une oeuvre dans le domaine public (tu peux la rapprocher du domaine public avec des licences comme la CC0), puisque le créateur conservera ses droits moraux. Et dedans il y a le droit d'être cité. Et même au-delà de nos frontières, dans la communauté universitaire, il s'agit d'une règle déontologique de citer tes sources. Pas besoin d'une obligation légale imposée par l'auteur pour cela !
Et avec Internet, on peut assez facilement retrouver l'historique d'une création.
[^] # Re: Courir sur le haricot !
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 2.
Je suis d'accord avec ce que tu dis, notamment pour Jamendo. Le "libre" a une connotation de plus en plus ambiguë. Je pense aux positions de google ou même d'entreprises comme canonical. On doit même se mettre à justifier l'utilisation du libre, open source, free comme dans la bière (pour ceux qui n'aiment pas ça…), et pleins d'autres qualificatifs boiteux… sur Wikipédia… Ici, là, ou encore là-bas. Comme s'il ne fallait surtout pas froisser la main invisible de l'autre obscur.
Par contre, j'ai de la peine avec la WTFPL… Elle véhicule bien son message, mais je crois que le sens du domaine public est plus fort que son simple "fais ce que tu veux !" Et dans le genre licence humoristique je préfère la beerware (encore… Ca va finir par sentir la bière froide) ou la Nietzsche public license.
Je ne connaissais pas Nina Paley. Je connaissais son "copy is not theft", mais pas tellement plus. Merci du lien ! Bah pour le coup je pense quasiment comme elle. Depuis quelques temps, je bute de plus en plus contre les argumentaires du copyleft. Je serais d'ailleurs peut-être plus critique sur le copyleft qu'elle, et ferais une promotion plus radicale du choix des licences se rapprochant du domaine public, mais je partage sa position et son agacement. Et je trouve sa décision fantastique.
J'espère que d'autres personnes rejoindront ce mouvement. C'est vrai qu'il y en a de plus en plus, et ces derniers jours, la disparition tragique d'Aaron Swartz a réveillé de nombreuses consciences.
# Courir sur le haricot !
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 4.
Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ! Bientôt, ils vont nous expliquer que l'air sera privatisé à titre temporaire pour le purifier.
J'ai une pensée pour Aaron Swartz (#pdftribute). Peut-être sa mémoire continuera à retentir face à tant de rapacité. La désobéissance civile sera peut-être la voie. Balancer toute la connaissance sur la toile envers et contre tout ! Et peut-être que ces décisionnaires accablés passeront enfin au XXIème siècle.
Et il y a surtout à mon sens de possibles actions citoyennes en perspective (comme dit ci-dessus) ! Et on a même des moyens "open-source" pour le faire ! 1000 pages en 90 minutes, c'est déjà un bon début !
Tout semble centré sur la propriété, le sentiment de possession, de maîtrise individuelle des choses. Même notre belle quête du libre l'est peut-être d'une certaine manière. Quand on balance un texte "libre" (n'est-ce pas déjà absurde de parler de liberté pour un objet ?), on utilise du creative commons. Hé ! Mais faut pas qu'on oublie de nous citer (le fameux BY de CC-BY-SA par exemple) ! Ce n'est pas une courtoisie ou un droit moral (un minimum légal dans nos pays), on s'en fout de cela. Ca n'a pas de consistance. Faut qu'on l'impose nous-mêmes ! Alors on décide de le rendre obligatoire (some rights reserved comme ils disent). Et le libriste dira : "Tu nous citeras toi l'utilisateur ou tu seras contrefacteur, comme les autres !"
Et je parle même pas des NC et ND dans ces creatives commons.
Ca sent fort l'individualisme tout cela. Et peut-être même que nous autres libristes, on veut aussi la même chose que ces personnes que l'on critique. Mais par d'autres moyens. Comme ces gars qui scannent des bouquins et qui veulent qu'on se souvienne que c'est eux qui ont permis cela. C'est même parfois plus visible que le titre lui-même. Oui, je pense en effet au logo bariolé du fameux moteur de recherche (les premières pages des ebooks sont toujours affligeantes, pleines d'ego).
Ca me donne presque envie d'abandonner mon utilisation du copyleft pour le domaine public pour mes écrits (du CC0 par exemple)… Enfin… Tout ceci me consterne.
# On ne peut plus avoir du caractère ?
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Linus pas content. Évalué à 10.
Certains diront mauvais caractère… Soit… Moi je dis du caractère et plein de saintes colères.
Et quand on connaît le bonhomme, ce qu'il a réalisé (et il se connaît lui-même d'ailleurs… Message qui suit de 5 jours cette réaction), eh ben on accepte son caractère. Il y a une différence entre de la colère et de la méchanceté.
Mais après tout, il faut pas être vulgaire (n'est-ce pas ?), faut être bien lisse. Tout le temps !
Et quand le capitalisme culturel pousse une gueulante, c'est normal, même cocasse ! Personne ne connaît le calme d'un certain Ballmer ? Et quand ils essaient insidieusement de nous entuber, on doit dire : "Merci ! Merci beaucoup ! Et en plus vous faites du Green IT ! C'est fantastique ! Je suis tellement heureux que vous me vendiez ma rédemption en plus ! Le prix en vaut le coup (pour ne pas écrire le coût) !"
On peut citer par exemple Nvidia, et je les cite vraiment par hasard… Vous me voyez venir ? Bon, allons-y alors ! Alors quand Linus Torvalds devient tout rouge contre ce genre de constructeur, que doit-on faire ? Demander pardon de s'être énervé, de son caractère excessif ? Promettre de ne plus jamais être vulgaire et subir en silence les importantes décisions des importants décisionnaires ?
On critique toujours plus ceux avec qui on a le plus de liens. Stallman en est un bon exemple (et je suis le premier à critiquer sa maladresse, sa contre-productivité). Mais je suis heureux de me tenir de leur côté ! Et encore davantage qu'il y ait des types comme ça dans ce combat, des mauvaises têtes, des vieux routards du libre qui sont prêts à agacer, à s'énerver, à gueuler, à être détestés, mais surtout à toujours lutter ! Comme Theo de Raadt, Linus Torvalds, Richard Stallman pour ne citer qu'eux.
On est vendredi non ?
# Et jamais pour les autres...
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La France a toujours un train de retard. Évalué à 10.
Ah ! Les erreurs vont toujours vers Obama ou Romney… Si seulement, on avait eu plus d'erreurs pour les autres…
Au moins, on voit leur nom sur cette vidéo ! Jill Stein et Gary Johnson ! Ca vous dit rien… C'est que le matraquage médiatique a fonctionné. Et il y en a encore d'autres.
Ca me chiffonne tout de même que tous les autres candidats n'ont pas fait plus de 2% ( 0,3% environ pour Stein et Johnson 0,9%) alors que leur nom était présent sur le bulletin. Je me demande même quel pourcentage d'électeurs a découvert les noms de Stein ou Johnson dans l'isoloir. Bref, encore une victoire de la démocratie.
Après, pour le vote électronique, ce n'est pas encore ça… En plus du fait qu'il ne semble même pas y avoir d'uniformité dans le choix des machines. Ils ont même pu voter sur des Surfaces… Machine testée depuis longtemps et dont tout le monde connaît la stabilité… On votera bientôt par facebook…