Plein de sites ont fermés les commentaires de leurs blogs, et ouvert un board sur reddit par exemple.
D'autres proposent de passer par un système de chat alternatif qui force les gens à s'identifier avec une « vraie » identité : si tu veux commenter, il faut démontrer que tu es une vraie personne, et pas un maychant anonyme.
Enfin si tu veux un exemple de site avec des trolls en permanence, je te proposer d'aller voir Wikipedia, qui a des robots qui détectent quand des modifications trop fréquentes ont lieu sur une page, etc. Et au final, ça a le même inconvénient que bannir des plages entières d'IP : il y aura des faux positifs, et il faudra ensuite traiter au cas par cas.
Dans ton exemple de coca vs. pepsi, on n'est plus dans un exemple de petite communauté du tout. Dans ce cas précis, PepsiCo aurait tout intérêt à démontrer que les IP appartiennent au groupe Coca-Cola, et de tout bannir sans exception (et tant pis pour les innocents). Bref, de faire de l'anti-pub à Coca (toute pub est bonne à prendre lorsque t'es un petit nouveau ou bien que tu joues sur le côté sulfureux de ton activité, mais si tu es Coca-Cola Company, ton image est d'être pote avec un ours polaire : si tu te fais prendre à spammer à mort ton concurrent, ton image va réellement en pâtir).
En règle générale, si tu peux démontrer que les IP qui tentent de te spammer proviennent d'un même « propriétaire », je suis quasi-certain que tu as des recours légaux.
Enfin il y a une différence profonde entre des spammeurs (qui « bénéficient » d'êtres dans des listes noires, etc., qu'il faut mettre à jour, certes, mais qui peuvent être censurés avec une relative fiabilité) et les trolls, qui sont de vrais humains, et pas juste des robots stupides (bientôt on aura des IA presque intelligentes et qui agiront pour les trolls, mais c'est pas encore pour tout de suite).
Bon en même temps, j'ai lu à peu près la moitié du truc, et clairement le monsieur qui a écrit ce… truc, emploie des mots sans réellement savoir de quoi il parle. Une fois arrivé à la comparaison avec « la banalité du mal », j'ai lâché l'affaire. Ce n'est pas tant le point Godwin implicite prématuré, que le fait que cette comparaison n'est pas pertinente, et invoquer Arendt ainsi est juste une façon d'essayer de se poser en victime (tout en ayant le pouvoir de poster ses opinions teintées de délire de persécution paranoïaque).
Pas laisser de trucs chelou pouvant être gobé par un utilisateur un peu bête (tout le monde n'a pas un esprit critique)
Si tu gères une communauté quelconque, tu dois établir des règles concernant les limites que tu laisses à la liberté de parole:
Il y a les limites légales, celles qui engagent ta personne en tant qu'éditeur/hébergeur de contenu : en France, les commentaires ouvertement racistes, incitant à la haine, etc., sont passibles d'amendes ou pire.
Il y a ce que toi tu considères comme pas acceptable : « ici on parle de Pokémon, pas de Digimon ! Si vous commencez à lancer des fils de discussion sur les Digimon, même pour dire pourquoi Pokémon est mieux, nous nous réservons le droit de vous bannir »
Évidemment, si des abus sont commis pour contourner les règles, tu peux amender ces dernières pour t'adapter.
Donc concernant l'histoire de l'esprit critique, etc., au-delà des règles que tu as établies, vouloir censurer le contenu au nom de la bienséance, et, franchement, d'une certaine condescendance envers les visiteurs de ton site (car selon toi certains sont trop cons pour se faire leur propre opinion—pardon, sont "dénués d'esprit critique"), ça me semble contre-productif. Si tu as un fâcheux qui propage des idées qui ne te plaisent pas, en tant que modérateur/admin de ta communauté, tu peux bien entendu le bannir, mais s'il ne contrevient pas à tes règles de modération, tout ce que tu arriveras à faire c'est donner envie à tes utilisateurs d'aller voir ailleurs, puisque, visiblement, les règles sur ce qu'on peut poster changent régulièrement et sans avertissement.
Ben c'est « simple », tu fais comme certains font sur IRC : tu bannis des grosses plages d'adresses IP pendant que la guerre fait rage, tout en laissant un moyen de contacter les modérateurs/admin pour demander à faire une exception si tu as la malchance d'être un utilisateur légitime.
Si tu as des milliers de trolls sur le dos, de toute manière, et que ta communauté est de 20 personnes, tu seras potentiellement DOSé avant d'avoir à te poser la question. :-)
Si je ne me trompe pas (ça fait un bout de temps), arnaudus fait référence au théorème d'Arrow (et dans une moindre mesure, aux équilibres de Nash), qui, appliqué à l'économie, dit en gros qu'en cas de d'équilibre trouvé sur un marché totalement libre et non faussé, on peut bien entendu se retrouver avec tout un tas d'acteurs qui réussissent à gagner « un peu », mais on peut (et souvent on va) se retrouver avec un gros acteur (pour un marché donné) et plein de petits qui n'auront que des miettes (en bref : un monopole).
Posté par lasher .
En réponse au journal L'increvable.
Évalué à 4.
Dernière modification le 24 mars 2016 à 19:34.
Je pense que tu sous-estimes fortement le sentiment d'infériorité qu'ont certaines personnes, renforcé par la façon dont la société fonctionne. D'un côté tu as un « spécialiste » des opérations bancaires, le gestionnaire de compte. De l'autre tu as un client qui aimerait obtenir un crédit, et n'est pas forcément des plus informé en ce qui concerne les produits et les offres en général. Ça fait que tu as quelqu'un qui doute, qui se sent sans doute déjà mal de demander un emprunt, mis face à face à quelqu'un qui sait, ou en tout cas donne l'illusion de savoir.
L'accumulation d'un savoir a un impact « exponentiel » : plus tu sais comment te renseigner sur un système, mieux tu sais te renseigner sur des systèmes. Plus tu comprends comment fonctionne un système, et plus vite tu comprends ses évolutions, même quand elles sont drastiques. C'est quand même 'achement plus simple de prendre des décisions à tête reposée lorsqu'on t'a formé à penser de façon critique. Lorsque j'étais ado et que je bossais dans un poste de magasinier l'été, en rentrant le soir, j'étais lessivé mentalement, bien plus que maintenant, alors que je bosse bien plus d'heures dans l'absolu. La différence c'est que je suis dans un domaine qui (1) est moins physique, (2) est moins répétitif, (3) me demande de garder un esprit critique en permanence, et (4) ne m'impose pas une hiérarchie à la con avec des règles abrutissantes, tordant ainsi mon esprit critique à accepter l'arbitraire.
Tu as peut-être raison pour le « 4 fois sans frais » (flemme de vérifier). N'empêche : il y a un prix affiché, que n'importe qui va considérer comme étant LE prix (c'est celui qui est marqué en gros, et souvent c'est le SEUL prix TTC affiché). Donc, si en payant cash j'aurais payé ce prix, ou si ensuite on me propose de payer en quatre fois, et que le prix résultant est bien de payer quatre fois ¼ du prix affiché, alors de mon point de vue de plébéien, oui, j'ai bien payé « quatre fois sans frais ».
Bof, ça "coûte moins cher" d'avoir simplement des sous de côté (Livret A, Assurance vie en Euros qu'on peut casser en 48 heures…) […] He ho, on peut parler sérieusement si on parle de "gérer les coups durs"? Parce que la ça ressemble à "je paye pour consommer plus que mon niveau, mais je n'assume pas".
Mais c'est bien sûr, comment n'y avais-je (et comment mes parents n'y avaient-ils pas) pensé ! Quels idiots nous sommes ! Ou alors, acheter à crédit prend aussi en compte la somme qui est mensuellement mise de côté sur un PEL, un livret A, etc., bref, sur des dépenses qu'on considère comme « incompressibles » (épargne incluse), et on accepte de réduire son budget des prochains mois pour pouvoir acheter quelque chose. Par exemple, pour remplacer une machine considérée comme indispensable, telle qu'un lave-linge.
Acheter à crédit ne veut pas dire être irresponsable.
On ne parle pas de la même chose là. Tu discutes l'histoire d'un crédit pour monter une affaire, alors qu'on discute de crédit à la consommation. Ce sont deux choses complètement différentes.
Mes parents avaient des revenus relativement moindre en comparaison des tiens et de ceux de ta femme. Pourtant ils prenaient des crédits genre 4 fois sans frais, ou bien un taux très bas. Deux raisons pour ça :
Ma mère travaillait dans une banque et avait accès à des taux d'intérêt préférentiels en cas de prise de « gros » crédit (par ex : crédit immobilier)
Ils avaient des gosses, et payer tout d'un coup, c'était potentiellement ne pas avoir d'argent en cas d'urgence/coup dur. Dans ce cas le crédit permet aussi de garder un peu de sous de côté et de voir venir.
PS : ce qui ruine les pauvres, ce sont les pauvres qui prennent ces crédits revolving, pas ceux qui les proposent. Mais bon, plus facile de cracher sur les banques que sur soit-même ou son voisin qu'on aime bien.
J'étais à peu près d'accord jusque là. Tu sous-estimes l'avarice des gestionnaires de comptes dans les banques. Comme un gestionnaire reste en moyenne 2-3 ans dans une agence donnée, il peut toucher sa commission pour avoir vendu un produit tout en n'ayant pas à essuyer les pots cassés s'il sait qu'il va aller ailleurs (il faut pas le faire trop de fois ni trop souvent, mais ça passe en règle générale).
Lorsqu'un « vrai » pauvre va voir son gestionnaire pour demander un crédit, et que le gestionnaire lui dit que le crédit à la conso « normal » ne sera pas accepté, il pourrait s'arrêter là. Mais certains ne se gênent pas pour proposer d'autres produits de crédit qui pourraient passer, avec des taux d'intérêt plus élevés. La raison ? Des quotas, l'envie d'avoir une plus grosse commission, etc.
De plus, parfois l'ordre vient d'en haut : il y a longtemps j'avais un job d'été dans une banque, et j'écoutais deux gestionnaires parler. L'un d'eux se désolait qu'il lui soit désormais interdit de proposer un produit qui pourtant correspondait très clairement à un besoin de la population locale. À la place, lorsqu'un client lui demanderait quelles seraient ses options pour ce besoin précis, il ne proposerait qu'un crédit à la consommation classique, avec un taux d'intérêt plus élevé.
Aujourd'hui, j'apprends que la classe moyenne est riche.
Blague à part, je ne parle pas de gens qui ont juste à peine pour se payer le loyer et la bouffe. Je parle de gens qui peuvent déjà se permettre d'économiser un chouïa (sinon, pas moyen de prendre un crédit, bien entendu).
Je suis peut-être un peu bête mais euh, comment font les gens avec des besoins modestes pour acheter un ordinateur ou un machin en règle générale qui coûte cher ? Parce que j'avais l'impression que le crédit (dont il ne faut pas abuser bien entendu) est exactement fait pour ça. Donc si la qualité dans un domaine précis est si importante que ça (par exemple, si j'étais un timbré du café, pour reprendre l'exemple), et que je n'avais pas d'autres crédits en cours, alors je pourrais m'acheter le truc en x fois sans frais, ou bien avec un taux d'intérêt modéré en 1 an. Et comme le café ensuite coûte moins cher, yadda yadda.
Bref. Même les gens avec peu de moyens pourraient acheter des trucs de « krès krès bonne qualité » (certes pas autant que les gens plus riches), mais ils ne le font pas aussi parce que de leur point de vue (qu'ils aient raison ou non n'est pas important vu que ça dépend du contexte et du budget), ça n'en vaut pas la peine.
C'est quoi, un « brevet technologique » ? Par définition, un brevet est là pour protéger l'inventeur d'une invention (donc une technologie) en lui donnant un monopole limité dans le temps et dans l'espace. Il y a beaucoup de pays (dont la France) où les brevets logiciels ne sont pas acceptés. Ça n'en fait pas des « paradis technologiques » pour autant : si tu veux que ton brevet soit reconnu internationalement, il faut le soumettre à une autorité qui va te le permettre. Donc soit tu soumets ton brevet à un bureau d'enregistrement par pays que tu vas cibler, soit tu passes par un bureau qui représente une collectivité de pays et qui va te garantir qu'avec le prix que tu paies, tu as un brevet soumis qui sera valable internationalement (sous réserve d'acceptation).
Dans le cas de LLVM, ils n'acceptent pas de contribution sujette aux brevets dans la branche principale, et si jamais ils le font par erreur, ils réécrivent le code en question pour passer outre le brevet. En tout cas, c'est ce qui est écrit sur le site web. Je considère ça comme une pratique de « libriste dur » personnellement …
Je suis d'accord avec ta remarque sur OCaml. Je réagissais principalement sur « LISP n'a pas vraiment l'air si lié au lambda-calcul ». La remarque sur OCaml était là principalement pour dire que si on se passe du sucre syntaxique, mis à part la paire de parenthèses la plus extérieure, OCaml ressemble quand même fortement à un langage qui « colle » aussi pas mal au lambda-calcul, et donc à une représentation d'un programme en arbre (ce qui est logique : tout langage de programmation finira par être converti sous une forme d'AST ou une autre…)
Oui pour la reproduction de la structure en arbre, mais on pourrait dire exactement la même chose de pas mal de langages déclaratifs ou fonctionnels (y compris OCaml, c'est juste que le langage autorise une notation infixe qui est plus « naturelle » dans certains cas).
Pour le rapprochement avec le lambda-calcul, il me semble que le « parenthésage » n'est qu'un effet de bord du besoin de de séparer les expressions d'une manière ou d'une autre : en 1958, utiliser un opérateur de composition comme on le ferait en maths ou en lambda-calcul n'était pas raisonnable pour des raisons de limitation de caractères de toute manière. :-) Mais honnêtement, entre
(f(g(h'(...))))
et
f∘g∘h (...)
… tient juste à l'utilisation de parenthèses ouvrantes et fermantes pour groupe les termes, mais — surprise ! — il faut faire pareil en lambda-calcul pour indiquer la priorité des opérations sur certains opérandes. :-) En LISP, toute parenthèse ouvrante implique l'utilisation d'une fonction (ou d'une macro) sur une liste (potentiellement vide) d'arguments. En lambda-calcul, toute expression commence par l'utilisation d'une fonction…
De même en OCaml si une fonction s'applique au résultat de l'appel de deux fonctions qui opèrent sur des paramètres séparés, il faudra utiliser les parenthèses pour les grouper pour casser les ambiguïtés.
letsqrx=x*xletsum2ab=2*a+2*bletfab=(sqra)+(sum2ab)(* On pourrait écrire la même chose ainsi : *)letsqrx=(*)xxletsum2ab=+((*)2a)((*)2b)letfab=(+)(sqra)(sum2ab)
Et soit dit en passant, écrire f∘g∘h a b reproduit relativement explicitement un « AST »…
Pour ce qui est du lambda-calcul : euh… oui, bon, le lambda-calcul c'est un truc un peu théorique quand même :) . Si la syntaxe de Lisp colle à quelque chose c'est aux AST.
Alors euh, je suis d'accord avec tout ce que tu dis dans l'ensemble de ce post, sauf ce que j'ai cité au-dessus : j'ai appris LISP avant d'être mis en contact avec le lambda calcul, et sérieusement, oui, LISP colle au lambda calcul avant tout. Dire que ce langage colle aux AST c'est à mon avis trompeur, dans le sens où un AST peut être représenté différemment (on l'a vu avec la syntaxe d'OCaml, ou bien si tu manipules Clang/LLVM directement depuis C++), et manipulé différemment. La syntaxe fonction <liste> vient directement du lambda calcul. D'ailleurs, qu'on parle de Haskell, OCaml, F#, etc., même les opérateurs infixes sont secrètement des fonctions à qui on a ajouté un peu de sucre syntaxique.
Les entretiens que j'ai passés étaient toujours limités à une connaissance des algorithmes, la capacité à les implémenter en pseudo-code, et la capacité d'adapter ce code à une situation nouvelle. J'ai aussi eu des questions concernant les mérites de certains concepts (OO vs. fonctionnel vs. …) ou le choix d'une structure de donnée au lieu d'une autre (ça permet de montrer qu'on comprend les notions de complexité en temps et en espace), mais on ne m'a jamais demandé quoi que ce soit concernant un point obscur de la norme du langage X aux USA. Après, je n'ai pas non plus passé 50 entretiens, mais les étudiants avec qui je travaille et qui passent aussi des entretiens (pour un stage ou pour un « vrai » boulot) m'ont rapporté à peu près la même chose.
… en France. :) Aux US, beaucoup de boites font passer des tests techniques, mais comme c'est fait en présence d'autres ingénieurs, on a aussi une idée de la façon dont le candidat interagit avec ses potentiels futurs collègues.
Tu as raison, mais ça resterait au cas par cas, avec une demande de mandat au juge, etc. Alors que s'ils obtiennent un moyen systématique et automatique de contourner les protections de l'iPhone, ils se passent de l'intermédiaire Apple (et possiblement de la demande de mandat). Ça permettrait de faire des fouilles (aujourd'hui illégales) sur les terminaux d'un grand nombre de personnes simultanément.
Oui. Lorsqu'on lui avait demandé s'il voulait passer à GPLv3), Linus a déjà dit que ça n'arriverait pas, indépendamment d'un choix idéologique, car il y a des contributeurs qui sont décédés, et dont le code est toujours utilisé (or, pour passer le noyau en GPLv3, il faudrait que TOUS les contributeurs acceptent, sous peine de devoir récrire le code pour chaque portion dont l'auteur n'a pu être joint).
[^] # Re: commentateur moyen
Posté par lasher . En réponse au journal Vivre en fascisie. Évalué à 3.
Plein de sites ont fermés les commentaires de leurs blogs, et ouvert un board sur reddit par exemple.
D'autres proposent de passer par un système de chat alternatif qui force les gens à s'identifier avec une « vraie » identité : si tu veux commenter, il faut démontrer que tu es une vraie personne, et pas un maychant anonyme.
Enfin si tu veux un exemple de site avec des trolls en permanence, je te proposer d'aller voir Wikipedia, qui a des robots qui détectent quand des modifications trop fréquentes ont lieu sur une page, etc. Et au final, ça a le même inconvénient que bannir des plages entières d'IP : il y aura des faux positifs, et il faudra ensuite traiter au cas par cas.
Dans ton exemple de coca vs. pepsi, on n'est plus dans un exemple de petite communauté du tout. Dans ce cas précis, PepsiCo aurait tout intérêt à démontrer que les IP appartiennent au groupe Coca-Cola, et de tout bannir sans exception (et tant pis pour les innocents). Bref, de faire de l'anti-pub à Coca (toute pub est bonne à prendre lorsque t'es un petit nouveau ou bien que tu joues sur le côté sulfureux de ton activité, mais si tu es Coca-Cola Company, ton image est d'être pote avec un ours polaire : si tu te fais prendre à spammer à mort ton concurrent, ton image va réellement en pâtir).
En règle générale, si tu peux démontrer que les IP qui tentent de te spammer proviennent d'un même « propriétaire », je suis quasi-certain que tu as des recours légaux.
Enfin il y a une différence profonde entre des spammeurs (qui « bénéficient » d'êtres dans des listes noires, etc., qu'il faut mettre à jour, certes, mais qui peuvent être censurés avec une relative fiabilité) et les trolls, qui sont de vrais humains, et pas juste des robots stupides (bientôt on aura des IA presque intelligentes et qui agiront pour les trolls, mais c'est pas encore pour tout de suite).
[^] # Re: commentateur moyen
Posté par lasher . En réponse au journal Vivre en fascisie. Évalué à 6.
Bon en même temps, j'ai lu à peu près la moitié du truc, et clairement le monsieur qui a écrit ce… truc, emploie des mots sans réellement savoir de quoi il parle. Une fois arrivé à la comparaison avec « la banalité du mal », j'ai lâché l'affaire. Ce n'est pas tant le point Godwin implicite prématuré, que le fait que cette comparaison n'est pas pertinente, et invoquer Arendt ainsi est juste une façon d'essayer de se poser en victime (tout en ayant le pouvoir de poster ses opinions teintées de délire de persécution paranoïaque).
[^] # Re: commentateur moyen
Posté par lasher . En réponse au journal Vivre en fascisie. Évalué à 6.
Si tu gères une communauté quelconque, tu dois établir des règles concernant les limites que tu laisses à la liberté de parole:
Donc concernant l'histoire de l'esprit critique, etc., au-delà des règles que tu as établies, vouloir censurer le contenu au nom de la bienséance, et, franchement, d'une certaine condescendance envers les visiteurs de ton site (car selon toi certains sont trop cons pour se faire leur propre opinion—pardon, sont "dénués d'esprit critique"), ça me semble contre-productif. Si tu as un fâcheux qui propage des idées qui ne te plaisent pas, en tant que modérateur/admin de ta communauté, tu peux bien entendu le bannir, mais s'il ne contrevient pas à tes règles de modération, tout ce que tu arriveras à faire c'est donner envie à tes utilisateurs d'aller voir ailleurs, puisque, visiblement, les règles sur ce qu'on peut poster changent régulièrement et sans avertissement.
[^] # Re: commentateur moyen
Posté par lasher . En réponse au journal Vivre en fascisie. Évalué à 4.
Ben c'est « simple », tu fais comme certains font sur IRC : tu bannis des grosses plages d'adresses IP pendant que la guerre fait rage, tout en laissant un moyen de contacter les modérateurs/admin pour demander à faire une exception si tu as la malchance d'être un utilisateur légitime.
Si tu as des milliers de trolls sur le dos, de toute manière, et que ta communauté est de 20 personnes, tu seras potentiellement DOSé avant d'avoir à te poser la question. :-)
[^] # Re: Pour quel coût ?
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 3.
Si je ne me trompe pas (ça fait un bout de temps), arnaudus fait référence au théorème d'Arrow (et dans une moindre mesure, aux équilibres de Nash), qui, appliqué à l'économie, dit en gros qu'en cas de d'équilibre trouvé sur un marché totalement libre et non faussé, on peut bien entendu se retrouver avec tout un tas d'acteurs qui réussissent à gagner « un peu », mais on peut (et souvent on va) se retrouver avec un gros acteur (pour un marché donné) et plein de petits qui n'auront que des miettes (en bref : un monopole).
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 4. Dernière modification le 24 mars 2016 à 19:34.
Je pense que tu sous-estimes fortement le sentiment d'infériorité qu'ont certaines personnes, renforcé par la façon dont la société fonctionne. D'un côté tu as un « spécialiste » des opérations bancaires, le gestionnaire de compte. De l'autre tu as un client qui aimerait obtenir un crédit, et n'est pas forcément des plus informé en ce qui concerne les produits et les offres en général. Ça fait que tu as quelqu'un qui doute, qui se sent sans doute déjà mal de demander un emprunt, mis face à face à quelqu'un qui sait, ou en tout cas donne l'illusion de savoir.
L'accumulation d'un savoir a un impact « exponentiel » : plus tu sais comment te renseigner sur un système, mieux tu sais te renseigner sur des systèmes. Plus tu comprends comment fonctionne un système, et plus vite tu comprends ses évolutions, même quand elles sont drastiques. C'est quand même 'achement plus simple de prendre des décisions à tête reposée lorsqu'on t'a formé à penser de façon critique. Lorsque j'étais ado et que je bossais dans un poste de magasinier l'été, en rentrant le soir, j'étais lessivé mentalement, bien plus que maintenant, alors que je bosse bien plus d'heures dans l'absolu. La différence c'est que je suis dans un domaine qui (1) est moins physique, (2) est moins répétitif, (3) me demande de garder un esprit critique en permanence, et (4) ne m'impose pas une hiérarchie à la con avec des règles abrutissantes, tordant ainsi mon esprit critique à accepter l'arbitraire.
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 3.
Tu as peut-être raison pour le « 4 fois sans frais » (flemme de vérifier). N'empêche : il y a un prix affiché, que n'importe qui va considérer comme étant LE prix (c'est celui qui est marqué en gros, et souvent c'est le SEUL prix TTC affiché). Donc, si en payant cash j'aurais payé ce prix, ou si ensuite on me propose de payer en quatre fois, et que le prix résultant est bien de payer quatre fois ¼ du prix affiché, alors de mon point de vue de plébéien, oui, j'ai bien payé « quatre fois sans frais ».
Mais c'est bien sûr, comment n'y avais-je (et comment mes parents n'y avaient-ils pas) pensé ! Quels idiots nous sommes ! Ou alors, acheter à crédit prend aussi en compte la somme qui est mensuellement mise de côté sur un PEL, un livret A, etc., bref, sur des dépenses qu'on considère comme « incompressibles » (épargne incluse), et on accepte de réduire son budget des prochains mois pour pouvoir acheter quelque chose. Par exemple, pour remplacer une machine considérée comme indispensable, telle qu'un lave-linge.
Acheter à crédit ne veut pas dire être irresponsable.
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 2.
On ne parle pas de la même chose là. Tu discutes l'histoire d'un crédit pour monter une affaire, alors qu'on discute de crédit à la consommation. Ce sont deux choses complètement différentes.
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 2.
Mes parents avaient des revenus relativement moindre en comparaison des tiens et de ceux de ta femme. Pourtant ils prenaient des crédits genre 4 fois sans frais, ou bien un taux très bas. Deux raisons pour ça :
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 4.
J'étais à peu près d'accord jusque là. Tu sous-estimes l'avarice des gestionnaires de comptes dans les banques. Comme un gestionnaire reste en moyenne 2-3 ans dans une agence donnée, il peut toucher sa commission pour avoir vendu un produit tout en n'ayant pas à essuyer les pots cassés s'il sait qu'il va aller ailleurs (il faut pas le faire trop de fois ni trop souvent, mais ça passe en règle générale).
Lorsqu'un « vrai » pauvre va voir son gestionnaire pour demander un crédit, et que le gestionnaire lui dit que le crédit à la conso « normal » ne sera pas accepté, il pourrait s'arrêter là. Mais certains ne se gênent pas pour proposer d'autres produits de crédit qui pourraient passer, avec des taux d'intérêt plus élevés. La raison ? Des quotas, l'envie d'avoir une plus grosse commission, etc.
De plus, parfois l'ordre vient d'en haut : il y a longtemps j'avais un job d'été dans une banque, et j'écoutais deux gestionnaires parler. L'un d'eux se désolait qu'il lui soit désormais interdit de proposer un produit qui pourtant correspondait très clairement à un besoin de la population locale. À la place, lorsqu'un client lui demanderait quelles seraient ses options pour ce besoin précis, il ne proposerait qu'un crédit à la consommation classique, avec un taux d'intérêt plus élevé.
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 4.
Aujourd'hui, j'apprends que la classe moyenne est riche.
Blague à part, je ne parle pas de gens qui ont juste à peine pour se payer le loyer et la bouffe. Je parle de gens qui peuvent déjà se permettre d'économiser un chouïa (sinon, pas moyen de prendre un crédit, bien entendu).
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 4.
Je suis peut-être un peu bête mais euh, comment font les gens avec des besoins modestes pour acheter un ordinateur ou un machin en règle générale qui coûte cher ? Parce que j'avais l'impression que le crédit (dont il ne faut pas abuser bien entendu) est exactement fait pour ça. Donc si la qualité dans un domaine précis est si importante que ça (par exemple, si j'étais un timbré du café, pour reprendre l'exemple), et que je n'avais pas d'autres crédits en cours, alors je pourrais m'acheter le truc en x fois sans frais, ou bien avec un taux d'intérêt modéré en 1 an. Et comme le café ensuite coûte moins cher, yadda yadda.
Bref. Même les gens avec peu de moyens pourraient acheter des trucs de « krès krès bonne qualité » (certes pas autant que les gens plus riches), mais ils ne le font pas aussi parce que de leur point de vue (qu'ils aient raison ou non n'est pas important vu que ça dépend du contexte et du budget), ça n'en vaut pas la peine.
[^] # Re: Sujet du commentaire
Posté par lasher . En réponse au journal La seule chose que Microsoft doit faire - mais ne fera - pour gagner la confiance open-source. Évalué à 3.
C'est quoi, un « brevet technologique » ? Par définition, un brevet est là pour protéger l'inventeur d'une invention (donc une technologie) en lui donnant un monopole limité dans le temps et dans l'espace. Il y a beaucoup de pays (dont la France) où les brevets logiciels ne sont pas acceptés. Ça n'en fait pas des « paradis technologiques » pour autant : si tu veux que ton brevet soit reconnu internationalement, il faut le soumettre à une autorité qui va te le permettre. Donc soit tu soumets ton brevet à un bureau d'enregistrement par pays que tu vas cibler, soit tu passes par un bureau qui représente une collectivité de pays et qui va te garantir qu'avec le prix que tu paies, tu as un brevet soumis qui sera valable internationalement (sous réserve d'acceptation).
[^] # Re: Quelle confiance?
Posté par lasher . En réponse au journal La seule chose que Microsoft doit faire - mais ne fera - pour gagner la confiance open-source. Évalué à 2.
Ce que j'ai dit n'est pas en contradiction avec ce que tu énonces. :-)
[^] # Re: Quelle confiance?
Posté par lasher . En réponse au journal La seule chose que Microsoft doit faire - mais ne fera - pour gagner la confiance open-source. Évalué à 10.
Dans le cas de LLVM, ils n'acceptent pas de contribution sujette aux brevets dans la branche principale, et si jamais ils le font par erreur, ils réécrivent le code en question pour passer outre le brevet. En tout cas, c'est ce qui est écrit sur le site web. Je considère ça comme une pratique de « libriste dur » personnellement …
[^] # Re: C'est bien dommage
Posté par lasher . En réponse au journal C++17 est sur les rails. Évalué à 2.
Je suis d'accord avec ta remarque sur OCaml. Je réagissais principalement sur « LISP n'a pas vraiment l'air si lié au lambda-calcul ». La remarque sur OCaml était là principalement pour dire que si on se passe du sucre syntaxique, mis à part la paire de parenthèses la plus extérieure, OCaml ressemble quand même fortement à un langage qui « colle » aussi pas mal au lambda-calcul, et donc à une représentation d'un programme en arbre (ce qui est logique : tout langage de programmation finira par être converti sous une forme d'AST ou une autre…)
[^] # Re: C'est bien dommage
Posté par lasher . En réponse au journal C++17 est sur les rails. Évalué à 3.
Oui pour la reproduction de la structure en arbre, mais on pourrait dire exactement la même chose de pas mal de langages déclaratifs ou fonctionnels (y compris OCaml, c'est juste que le langage autorise une notation infixe qui est plus « naturelle » dans certains cas).
Pour le rapprochement avec le lambda-calcul, il me semble que le « parenthésage » n'est qu'un effet de bord du besoin de de séparer les expressions d'une manière ou d'une autre : en 1958, utiliser un opérateur de composition comme on le ferait en maths ou en lambda-calcul n'était pas raisonnable pour des raisons de limitation de caractères de toute manière. :-) Mais honnêtement, entre
et
f∘g∘h (...)
… tient juste à l'utilisation de parenthèses ouvrantes et fermantes pour groupe les termes, mais — surprise ! — il faut faire pareil en lambda-calcul pour indiquer la priorité des opérations sur certains opérandes. :-) En LISP, toute parenthèse ouvrante implique l'utilisation d'une fonction (ou d'une macro) sur une liste (potentiellement vide) d'arguments. En lambda-calcul, toute expression commence par l'utilisation d'une fonction…
De même en OCaml si une fonction s'applique au résultat de l'appel de deux fonctions qui opèrent sur des paramètres séparés, il faudra utiliser les parenthèses pour les grouper pour casser les ambiguïtés.
Et soit dit en passant, écrire
f∘g∘h a b
reproduit relativement explicitement un « AST »…[^] # Re: C'est bien dommage
Posté par lasher . En réponse au journal C++17 est sur les rails. Évalué à 3.
Alors euh, je suis d'accord avec tout ce que tu dis dans l'ensemble de ce post, sauf ce que j'ai cité au-dessus : j'ai appris LISP avant d'être mis en contact avec le lambda calcul, et sérieusement, oui, LISP colle au lambda calcul avant tout. Dire que ce langage colle aux AST c'est à mon avis trompeur, dans le sens où un AST peut être représenté différemment (on l'a vu avec la syntaxe d'OCaml, ou bien si tu manipules Clang/LLVM directement depuis C++), et manipulé différemment. La syntaxe
fonction <liste>
vient directement du lambda calcul. D'ailleurs, qu'on parle de Haskell, OCaml, F#, etc., même les opérateurs infixes sont secrètement des fonctions à qui on a ajouté un peu de sucre syntaxique.[^] # Re: Intérêt d'un truc pareil ?
Posté par lasher . En réponse au journal "Meilleur dev de France" ?. Évalué à 6.
Les entretiens que j'ai passés étaient toujours limités à une connaissance des algorithmes, la capacité à les implémenter en pseudo-code, et la capacité d'adapter ce code à une situation nouvelle. J'ai aussi eu des questions concernant les mérites de certains concepts (OO vs. fonctionnel vs. …) ou le choix d'une structure de donnée au lieu d'une autre (ça permet de montrer qu'on comprend les notions de complexité en temps et en espace), mais on ne m'a jamais demandé quoi que ce soit concernant un point obscur de la norme du langage X aux USA. Après, je n'ai pas non plus passé 50 entretiens, mais les étudiants avec qui je travaille et qui passent aussi des entretiens (pour un stage ou pour un « vrai » boulot) m'ont rapporté à peu près la même chose.
[^] # Re: Intérêt d'un truc pareil ?
Posté par lasher . En réponse au journal "Meilleur dev de France" ?. Évalué à 3.
… en France. :) Aux US, beaucoup de boites font passer des tests techniques, mais comme c'est fait en présence d'autres ingénieurs, on a aussi une idée de la façon dont le candidat interagit avec ses potentiels futurs collègues.
[^] # Re: Boaf pas pour le moment
Posté par lasher . En réponse au journal Déchéance du Bitcoin. Évalué à 4.
Tu as raison, mais ça resterait au cas par cas, avec une demande de mandat au juge, etc. Alors que s'ils obtiennent un moyen systématique et automatique de contourner les protections de l'iPhone, ils se passent de l'intermédiaire Apple (et possiblement de la demande de mandat). Ça permettrait de faire des fouilles (aujourd'hui illégales) sur les terminaux d'un grand nombre de personnes simultanément.
[^] # Re: Syntaxe d'appel uniforme
Posté par lasher . En réponse au journal C++17 est sur les rails. Évalué à 5.
Ben non, le standard te dit bien que si tu fais ça tu es en plein dans un UB.
[^] # Re: Y a-t-il vraiment un risque ?
Posté par lasher . En réponse à la dépêche ZFS, Canonical et GPL. Évalué à 2.
Oui. Lorsqu'on lui avait demandé s'il voulait passer à GPLv3), Linus a déjà dit que ça n'arriverait pas, indépendamment d'un choix idéologique, car il y a des contributeurs qui sont décédés, et dont le code est toujours utilisé (or, pour passer le noyau en GPLv3, il faudrait que TOUS les contributeurs acceptent, sous peine de devoir récrire le code pour chaque portion dont l'auteur n'a pu être joint).
[^] # Re: Elm
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Et si JavaScript allait droit dans le mur ?. Évalué à 4.
Je préfère Pine, car Pine Is Not Elm.
… Quoi, on n'est pas dans une dépêche-troll sur les MUA?
[^] # Re: Elm
Posté par lasher . En réponse au journal Et si JavaScript allait droit dans le mur ?. Évalué à 3.
Hé, tu laisses Perl tranquille. En Perl je sais très bien où est ma portée lexicale, surtout si j'utiliser
use strict;
. NAMÉOH!@$