Renault a écrit 7255 commentaires

  • [^] # Re: blockchain

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Inauguration d'un « bureau ouvert » à l’Assemblée nationale française. Évalué à 3.

    La plupart de nos députés actuels on été des politiques avant de travailler sur de lois concrètes (du fait de la professionnalisation de la vie politique). Quand ils se sont intéressé à un sujet c'est souvent au travers d'un prisme idéologique préexistant.

    C'est le cas de tout individu.
    Nous avons tous nos idées, nos idéologies propres. Ce n'est pas propre aux politiques. Tu en as ici un très grand panel d'idées sur la quasi totalité des sujets de société, tu crois que si demain tout ce beau monde devient député, ils analyseront les textes sans leurs idées et conceptions du monde ?

    Bien sûr que non. Et j'ai envie de dire, ce n'est pas le but non plus. Le député ayant été élu justement pour ses idées et sa vision des choses. Que ses électeurs partagent en grande partie.

  • [^] # Re: pluriel optionnel

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 10.

    Je vais préciser ma pensée.
    Des inégalités par rapport aux métiers, tu en as des tas. La couleur de peau, le genre, la nationalité, l'origine sociale…

    Quand je dis, en France, que je suis allé voir le docteur, il statistiquement (et dans l'imaginaire des gens) c'est probablement un homme, blanc, caucasien de nationalité française, de religion catholique ou athée. Peut être même brun avec des cheveux mi-long.

    Donc, pour lutter contre les inégalités, il faudrait que systématiquement je dise que je suis allé voir mon médecin noir de nationalité belge de sexe féminin ? Et quand on ne sait pas (car on parle du cadre général) il faudrait parler des médecins hommes/femmes/entre-deux noirs/blancs/jaunes/rouges et lister les 192 nationalités reconnues, lister toutes les religions et déclinaisons possibles ?

    Car en fait, faire des agriculteur.ice.s cela revient à faire ça, juste pour le genre. Pourtant le problème est plus générique que cela (le genre n'est pas la seule cause discriminatoire) et il n'y a pas de possibilité que la langue règle cette question de manière simple et élégante.

    Je pense sincèrement que cette atrocité ne mène à rien à part polariser le débat et se préoccuper de faux problèmes. Le seul truc qui fait sens, selon moi, c'est la règle de proximité pour l'accord qui serait simple, élégant et logique.

    D'autant plus que, ces artifices linguistiques, ne règlent pas la problème de la langue orale (tu prononces cela comment ?), ni le fait que cela induit des difficultés supplémentaires pour la lecture de certains (en particulier ceux qui utilisent des logiciel d'assistance vocale ou de lecture braille, ou encore les dyslexiques).

  • [^] # Re: Dommage que la fondation Mozilla n'ai pas fait pareil avec Firefox os

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Librem 5, un projet de téléphone mobile libre tournant sous GNU/Linux !. Évalué à 6.

    Moui… Pour moi c'est plutôt Linux qui a mis beaucoup trop de temps à réagir et à mettre en place les device trees pour les architectures ARM. Résultat, les constructeurs n'ont pas eu trop de choix que de bricoler avec ce qu'ils avaient sous la main.

    Devicetree ou pas, les constructeurs qui ne s'investissent pas upstream font de la merde, tout simplement. Le devicetree n'est qu'une petite partie du problème, je vais l'expliquer après.

    Le devicetree ne servant qu'à décrire ce qui est dispo sur la carte, ce n'est pas un pilote, ni un sous-système du noyau (là où résident l'essentiel des problèmes).

    Le BIOS n'y est pour rien, dans les PC il n'est quasiment pas utilisé par Linux (un peu par GRUB, mais c'est tout) et sur la plupart des machines ARM tu vas trouver un u-boot qui fait tout aussi bien et même mieux dans la plupart des cas (rappelons que le BIOS ça date des années 70, quand même).

    Sur ARM il y a beaucoup de choses à encoder en dur pour chaque plateforme car cela manque clairement d'unicité. Sur PC, soit tu as des possibilités d'énumérations, soit les processeurs sont suffisamment proches pour que cela ne pose pas une grande difficulté.

    Si Linux avait une API stable pour les drivers et qu'on pouvait les maintenir séparément et indépendamment de la version du noyau, ça serait simple de garder les drivers du fabricant et de mettre à jour le noyau.
    Au final, pour un fabricant de puces, ça coûte moins d'effort de faire un truc rapide et pas propre et pas intégrable, et y'a pas vraiment de raison de faire autrement.

    Oui et non.

    Oui, je le reconnais que c'est un problème, ça complexifie la tâche, c'est évident.

    Mais ce n'est pas dit que cela résolve tout non plus. Il suffit de voir ce que font les constructeurs (Texas Instrument, Broadcom ou Qualcomm par exemple) pour se convaincre qu'une API noyau stable n'est pas une solution pour eux.

    Car leur travail est globalement crade. S'ils ne codent pas proprement dans leur propre fork du noyau, je doute qu'ils fassent cet effort avec un API stable. Quand tu as dans un même sous-système d'un constructeur 4 versions du booléen, tu deviens chèvre. Bool, bool, _Bool et _bool.

    Quand ils utilisent leur propre pile réseau (ou une partie) plutôt que de changer celle du noyau et que bien sûr leur pilote en dépend entièrement, tu vois bien qu'il y a un soucis de conception.

    On sent bien que globalement les équipes derrière ça n'ont pas le temps ou les ressources de faire un travail de qualité suffisante pour inclure ça dans le noyau officiel. C'est un patchwork assez ignoble.

    Si l'absence d'API stable est un soucis, ce n'est clairement pas de cette seule responsabilité.

  • [^] # Re: pluriel optionnel

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 10.

    C'est super désagréable de dire un truc intelligent (oui, j'ai cette prétention) et de se retrouver au milieu d'une tempête de merde réactionnaire (peut être que j'exagère).

    Non mais j'hallucine, tu oses dire qu'on raconte de la merde car on n'est pas d'accord avec toi ? Avec _Albert on a été constructif, on a argumenté, pas virulent, et tu te poses en intelligent incompris ? Tu te fous du monde.

  • [^] # Re: pluriel optionnel

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 10.

    Ai-je affirmé l'inverse ? J'ai juste dis que c'était un "angle d'attaque" (certainement pas suffisant, il faudrait être stupide pour le penser).

    Quand on voit que les pays de langues françaises ont les mêmes stéréotypes sexistes que les pays de langues anglaises, je ne vois pas en quoi cet angle d'attaque soit pertinent. Sinon on verrait une différence tangible.

    Oui, c'est hyper facile (et sans charcuter les mots) ! Ce que je dis c'est qu'il est important de le faire. C'est pas parce qu'un mot existe dans une langue que le concept qu'il dénote fait « parti du monde » des locuteurs de cette langue. Il faut faut l'utiliser ce mot ! Doctoresse, autrice, agricultrice,…

    Mais est-ce pertinent de le faire systématiquement ?

    Quand je dis que je suis aller voir le docteur car j'étais malade, dans l'histoire on s'en fout que mon docteur soit un homme, une femme voire autre chose. Le neutre est donc employé, donc le masculin (qui fait office de neutre).

    Ces termes féminins ne seraient utiles que si le personnage est bien identifié et que c'est pertinent. Si tu fais la biographie sur une agricultrice, employer ce terme n'est pas un soucis. Mais c'est réservé finalement à de rares cas où c'est pertinent.

    En fait, je trouve que les gens accordent bien trop d'importance à ce qui a au niveau de l'entre-jambe (et dans la tête) de la personne qui est décrite plutôt qu'à sa fonction elle même. Je trouve cela désolant.

  • [^] # Re: A quand une IHM révolutionnaire ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des nouvelles de GNOME à l’occasion de la 3.26. Évalué à 3.

    On peut remplacer les icônes par du texte mais là encore c'est la même chose. L'étymologie d'un mot est liée à un usage à un moment donné.

    Puis cela fait entrer la problématique de la traduction du logiciel. Domaine délicat.

  • [^] # Re: pluriel optionnel

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 10.

    Si l'on parle dans une langue où quand on pense à une personne avec un doctorat, c'est UN docteur, on imagine un homme. Et du coup, la femme avec un doctorat semble moins à sa place, et donc risque d'être moins bien payée, et moins promue, elle aura plus de mal à avoir son doctorat, etc.

    Comme ce biais existe dans les langues n'ayant pas la notion de masculin / féminin comme l'anglais (a doctor ne renvoie ni masculin, ni féminin) cela montre clairement que de changer cette approche ne suffit clairement pas à résoudre le problème qui semble plus culturel que linguistique.

    Comme disait Wittgenstein : « Les frontières de ma langue sont les frontières de mon monde ». Les choses que l'on ne peut exprimer dans sa langue sont des choses auxquels on peine à penser.

    Je pense que tu te fourvoies un peu dans l'interprétation de cette expression.
    Exprimer qu'un docteur est une femme, en français comme en anglais c'est hyper facile. Honnêtement, ce n'est pas le genre de choses que la langue française bloque.

    Par contre, essaye d'employer un terme dont il n'y a pas de mot français (ou une explication simple en plusieurs mots), tu vas galérer, exprimer des difficultés à expliquer la notion. D'ailleurs, les mots naissent et disparaissent à cause de cela. Les emprunts d'autres langues aussi. Le but est d'avoir la capacité à communiquer simplement et avec le moins d’ambiguïté.

    Imagine, un peuple d'Amérique en 1492, pour la première fois ils voient des chevaux. Pour les européens, quand tu dis cheval (ou sa traduction), tout le monde ou presque voit exactement ce que c'est. On en a une image, pas la même entre les individus mais quelque chose de visuellement tangible. Quand les premiers américains ont du décrire les chevaux qu'ils ne connaissaient pas à leurs semblables, c'était délicat. Faut faire de longues phrases descriptives, qui sont difficiles à formaliser et faire un dessin. En l'absence d'un mot pour désigner cette espèce (faute d'en avoir croisé en fait), ils étaient limités par leur langage pour exprimer un terme pourtant banal.

    Tu peux d'ailleurs le constater quand tu apprends une langue étrangère. Tu exprimes au début peu de nuances dans tes propos, pour expliquer certaines choses pourtant simples (faute de connaître le vocabulaire approprié) tu vas faire des périphrases qui risquent de perturber la compréhension. Cela ne sera pas clair, d'autant qu'on a parfois du mal à décrire des notions qui nous semblent évidentes. Je me vois mal décrire ce que c'est la liberté en anglais, mais si je sors le mot freedom cela sera clair pour tout le monde.

    Pour les langues étrangères, tu le constates aussi que le raisonnement n'est pas le même, tu ne t'attaches pas forcément aux mêmes détails. Tu ne peux pas transposer la conjugaison française et anglaise directement. Les mécanismes derrière étant différents, les rapports aux actions et au temps différents nécessitent de raisonner autrement pour avoir la conjugaison adéquate. En ce sens, le langage te force à raisonner d'une certaine façon.

    C'est en cela que les limites de l'expressivité de la langue peuvent gêner le raisonnement. Et en français comme dans la quasi-totalité des langues, dire qu'un docteur est une femme est loin d'être un exercice délicat. Ce n'est pas vraiment piégeux.

  • [^] # Re: blockchain

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Inauguration d'un « bureau ouvert » à l’Assemblée nationale française. Évalué à 5.

    Je suis pour le non cumul des mandats pour cette raison.

    Mais cela ne concerne pas tous les députés, et même si certains perdent du temps à cause du cumul pour potasser certains sujets, cela ne les rend pas pour autant stupides et fainéants.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 2.

    L'encadrement des manifs s'est durcit ces dernières années, c'est un fait (grenade de désencerclement, flashball, canon à eaux, nasses, etc).

    Donc parce que cela se durcit qu'un jour Macron va lâcher les chars et la bombe atomique sur des manifestants un jour ?

    Il ne faut pas non plus déconner. Ce n'est pas parce que cela s'est durcit récemment que cela continuera et que cela ira aussi loin. Cela n'autorise pas de faire de tels rapprochements aujourd'hui.

    Faut-il attendre que les situations soient comparable pour en parler/s'en inquiéter ?

    Il faut qu'il y ait des indices forts que cela ira si loin un jour. Pour le moment, c'est loin d'être le cas. Ne t'en déplaise.

    Pour le reste qq'un t'a déjà répondu ici.

    Et j'y ai répondu aussi.
    Ce n'est pas parce qu'on est pas d'accord que ton point de vue c'est le meilleur, c'est l'évidence même, que le mien c'est de la merde fait au café de commerce.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 3.

    C'est sûr qu'on ne va pas te convaincre des bienfaits de l'ultralibéralisme que je ne défends pas (et je crois que Zenitram non plus). D'ailleurs tous les deux nous avons répété notre soutien à justement des mesures sociales type rémunération universelle qui serait je pense un bon rempart justement à certains excès que vivent les gens dans leur cadre professionnel. Car je ne suis pas naïf, je ne nie pas l'existence de cas problématiques. Mais je ne crois pas que :

    • Nous soyons déjà dans une situation ultra-libérale, il ne faut peut être pas abusé, on a un droit assez protecteur ;
    • Que des solutions centrées uniquement sur l'employé soit mieux ;
    • Que la situation actuelle était la meilleure.

    Donc oui c'est sûr que quand les gens ici râlent parce qu'un point dans la loi ne leur va pas cela devient assimilé à la destruction du code du travail, qu'on devient une société esclavagiste, que la grève autorise tout et n'importe quoi, que certains oublient même des points de la loi (comme l'augmentation des indemnités de licenciement de 25% ce qui n'est pas une paille) c'est sûr qu'on adopte un ton plus libéral. Pas pour autant qu'on est ultra et qu'on accepte tout non plus.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 3.

    Le mec t'explique qu'il a des trajets entre ses différentes tâches (le même boulot donc) et toi tu parles uniquement du trajet maison-boulot.

    Il n'a rien expliqué du tout, il disait que sa mère avait deux travail, on ignore le temps de trajet pour aller à ces lieux de travail, combien de temps ça prend, la répartition de chacun en temps et en salaire… Bref, on ne sait rien si ce n'est qu'elle gagne peu.

    Et oui, si ton travail nécessite d'aller entre deux clients, ce temps là est payé. Mais d'aller chez toi vers le premier client (ou chez ta boite), pas forcément. De même que la pause déjeuner n'est pas payé (mais c'est évident que tu devrais être payé pour manger ?).

    Bref, non, je ne suis pas de mauvaise foi. Mais si la personne en face n'est pas claire et mélange tout je n'y peux rien.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 2.

    Pas encore mais aujourd'hui on a les canons à eaux à chaque manif. Il n'y a pas si longtemps ils étaient réservés aux situations d’insurrections. On glisse tranquilou, encore et toujours le conte de la grenouille qui cuit à feu doux.

    Je préfère qu'on parle des situations existantes ou passées que de faire des projections qui ne restent que des supputations.

    Donc oui, comparer Rémi Fraisse avec un char contre des manifestants me paraît très excessif.

    La raison est toute simple, si tu plafonnes les indemnités, le méchant patron sait combien lui coutera un licenciement abusif et il lui suffit d'économiser le temps nécessaire et de te virer comme une merde. De plus, étant donné que les procédures sont longues, une proportion de licenciés abusivement n'ira pas au trib. Tout bénef !

    Ce qui est selon moi un argument ridicule. Je le répète.
    Des sanctions judiciaires plafonnées, tu en as à la pelle. Est-ce que tu crois que parce que d'autres sanctions judiciaires sont plafonnées, les gens économisent en fonction pour les enfreindre ? Que cela rend la société malfaisante ? Sans compter qu'en justice, il y a la notion de récidive à force de ne pas respecter la loi…

    Puis rien ne les empêche de le faire avant ce plafonnement. Car malgré tout, la valeur exigée n'est pas infinie, il y a une limite que les grosse boîte pouvait facilement prévoir aussi. La limite rend ça plus clair, transparent et prévisible pour l'employeur et l'employé. La prévisibilité c'est important.

    De plus, étant donné que les procédures sont longues, une proportion de licenciés abusivement n'ira pas au trib. Tout bénef !

    Avant ils ne savaient pas combien ils allaient gagner non plus. Tout le monde ne gagnait pas des sommes folles suite à un licenciement mal justifié. C'était tout aussi long aussi. De ce côté cela ne change rien.

  • [^] # Re: blockchain

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Inauguration d'un « bureau ouvert » à l’Assemblée nationale française. Évalué à 10.

    C'est pas comme s'il y avait des exemples à la pelle. Chaque fois qu'il s'agit d'un sujet que tu connais, ils sont à la ramasse (aka ils n'ont pas étudié le dossier).

    Bah non. Même sur l'informatique tu as de très bons députés. Tous les députés n'ont pas le bon point de vue sur le sujet (du moins disent des choses aberrantes) mais d'autres sont très compétents. Par exemple Christian Paul est souvent cité sur les questions du numériques comme un très bon député et ses interventions concernant la Hadopi ont été saluées ici même.

    C'est pareil à l'échelon européen, ou même du gouvernement (Axelle Lemaire est loin d'avoir fait un mauvais travail sur la question du numérique).

    Sur tous les sujets c'est comme ça, tu as quelques députés qui se sont spécialisés dessus et ont une expertise. D'autres qui le sont dans d'autres et donc abordent le sujet avec un raisonnement de novice. Ce n'est pas absurde, c'est exactement ce que produirait un système avec des élus tirés au sort, les informaticiens seraient plus informés sur le numérique mais devront discuter avec des novices du domaine. Pareil pour l'agriculture, etc.

    Faire le boulot ne consiste pas à voter selon la consigne du parti.

    C'est un vrai problème. Le parti ne devrait pas interférer dans les décisions de ses députés en dehors de quelques sujets clés éventuellement (sinon à quoi sert de faire un parti si les gens ne partagent pas quelques idées fondamentales ?).

    Faire le boulot ne consiste pas à être présent seulement de temps en temps.

    Tu es contradictoire.
    Tu veux d'un côté des députés experts en tout et de l'autre des députés présents à l'AN pour tous les débats. Cela n'est pas cohérent.

    Se renseigner, documenter, auditionner sa circonscription, réaliser les rapports des différents groupes de travaux, ça prend du temps. Comme les députés n'ont pas un temps et des ressources infinies, ils ne peuvent assister à tous les débats. Et cela aurait peu d'intérêt. Le gars spécialisé du numérique du parti X n'a pas forcément à être présent pour les débats concernant la politique agricole du pays. Il n'y connait pas forcément grand chose, donc il perdrait son temps, temps qu'il pourrait employé pour travailler sur la loi du numérique à venir.

    Bref, avoir un hémicycle bondé ne sert à rien, en dehors des sujets qui concernent éventuellement tout le monde (type le mariage homosexuel, le budget).

    Il ne faut pas je pense sous-estimer le travail d'un député et les traiter d'imbéciles. Tu en as des incompétents probablement dans tous les sujets, des députés qui ne produisent littéralement rien aussi. Mais jeter l’opprobre sur tout le monde me semble grandement exagéré.

  • [^] # Re: Dommage que la fondation Mozilla n'ai pas fait pareil avec Firefox os

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Librem 5, un projet de téléphone mobile libre tournant sous GNU/Linux !. Évalué à 6.

    Android est sur une pente savonneuse. Il est toujours plus fermé à chaque version, et son principal atout, son immense catalogue d'applications, nécessite d'installer des éléments non Libres pour être pleinement exploité.

    Disons que l'avantage d'Android est d'être bien géré par les fabricants (ce n'est pas négligeable) et que sa compatibilité avec l'écosystème applicative est très bonne. Après il y a beaucoup de non libre dans ces applications. Mais tu peux les installer sans Google Play (techniquement suffit de récupérer les APK et les mettre à disposition ailleurs, ce que certaines boutiques Android font par ailleurs).

    Cela restera au choix de l'utilisateur de faire du libre complet ou non (comme sur une distribution sur nos ordinateurs aujourd'hui).

    Sailfish est "pas entièrement Libre", donc pas Libre et j'ai de plus en plus de doutes sur l'intention de Jolla de vraiment changer ça. Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas déjà libéré l'interface, s'ils sont tellement favorables à l'opensource?

    Je pense que l'entreprise n'a pas une position claire sur le sujet car si beaucoup d'employés voire dirigeants sont favorables, ce n'est pas le cas de tout le monde. On verra bien de ce qui sera fait. En tout cas cela va vers plus d'ouverture que l'inverse ce qui reste positif (même si une libération complète serait l'idéale).

    Tizen: d'après sa page Wikipedia, Tizen a de fortes bases opensource, mais il semble y avoir des choses un peu particulières, avec des clauses sur les brevets liées à la certification Tizen, et Samsung semble aussi ajouter des SDK propriétaires.

    Tizen est chapeauté par la Linux Foundation, je voudrais bien des liens sur la question des brevets car selon moi cela n'a pas de sens / n'est pas vrai.

    Possible que Samsung ajoute une petite surcouche proprio. Mais le reste du système est libre, l'essentiel est disponible en tout cas (notamment pour l'interface graphique et les applications de base). Je pense sincèrement que cela reste un bon candidat qui a l'avantage d'avoir un constructeur qui a beaucoup investi le sujet et ne risque pas de le lâcher demain (après tout télé + montres vendus avec, téléphones bien vendus en Inde / Bangladesh et tensions avec Google rendant une indépendance à terme souhaitable).

    Je pense que d'avoir des contributeurs hors Samsung (il y en a déjà, mais il en faut plus) aiderait justement à ce que le projet ne soit pas phagocyté par l'entreprise. Et que cela avance plus vite.

    Finalement, ce qu'il y a à retenir, c'est l'état désastreux des OS Libres pour mobile!

    Je pense que cette situation est due à plusieurs facteurs, que tu connais certainement mais je les rappelle.

    L'architecture ARM est un gros merdier alors qu'il domine sur les tablettes et téléphones. Son avantage de son faible coût et de sa faible consommation pour une puissance raisonnable l'ont rendu incontournable. Mais faute de BIOS ou équivalent disponible (l'UEFI arrive petit à petit mais c'est long et pas généralisé sur l'ARM64) rend toutes ces puces légèrement incompatibles avec le voisin avec peu de possibilités simples pour avoir un système unique qui s'adapte à la machine.

    Si les PCs avaient connus la même situation, cela aurait été difficile. Imagine s'il fallait une image Linux spéciale pour les HP, Dell, Acer ou autres, voire entre HP avec un Intel i386 et AMD compatible i686. Je doute que Linux en serait là aujourd'hui. Car cela aurait complexifié la venue de contributeurs et d'utilisateurs et les développeurs perdraient du temps à gérer cette situation plutôt que d'ajouter des fonctionnalités intéressantes.

    D'autant plus que le problème des téléphones est exacerbé par le fait que les fondeurs de puces type Qualcomm, Broadcom font du mauvais travail. Linux gère leur téléphone mais ce travail est fait à l'arrache faute de temps et de budget. Ce qui fait que le noyau Linux officiel ne peut bénéficier de ces travaux et peut difficilement fonctionner sur ces puces.

    Bref, s'il était facile d'installer un système Linux standard sur la plupart des téléphones, je suis presque sûr que certains systèmes type Firefox OS, Ubuntu Touch ou Tizen auraient décollé (ou décollé plus tôt).

    L'autre soucis est une question d'API. Un téléphone aujourd'hui a des applications de base que n'importe quel développeur libre peut faire. En soit ce n'est pas le soucis. L'appareil photo, le téléphone, les SMS, le navigateur Web, etc. En général tu as des versions libres suffisantes pour le job. Le soucis est pour les applications tierces.

    Car sur téléphone, le Web s'est fait détrôné par les applications dédiées. Les gens ne consulte pas (ou du moins très rarement) Youtube via leur navigateur, leur compte en banque ou les horaires de train avec le navigateur. Trop lent, ergonomie différente, besoin d'accéder à des infos pour être efficaces que le navigateur n'offre pas forcément (de quoi payer, la géolocalisation, etc.). Ces applications sont vitales pour beaucoup d'utilisateurs. Et c'est là que la collection d'applications compte. Car les éditeurs ne vont pas proposer 25 000 versions pour chaque système.

    Sur l'ordinateur ce n'est pas un soucis, nous avons le navigateur Web qui est compatible avec ces services facilement. Mais sur téléphone, comme cela passe par des API internes au service qui ne sont pas libres, tu ne peux pas le faire forcément. Je ne connais pas l'API pour consulter mon compte en banque, donc impossible de créer ma version libre de l'application officielle. Donc pour contourner cela, il faut refaire l'API d'iOS ou Android sur les autres systèmes. Ce qui n'est pas trivial même si Android a publié cela. S'il fallait par exemple un WINE parfaitement fonctionnel sous nos distributions favorites pour accéder à tous les services proposés par le Web, Linux n'en serait pas là aujourd'hui non plus.

    Cela change la donne quand même.

  • [^] # Re: Résultats du second tour présidentiel 2017

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 7.

    Ah bah non, quand même, le seul intérêt de compter les votes blancs serait d'interdire aux candidats précédents de se représenter. Du coup, tu n'aurais pas les mêmes candidats, même s'ils viennent du même parti.

    Je suis convaincu que changer Fillon par Juppé ne changerait pas vraiment la donne. De même pour Valls au lieu d'Hamon, Bayrou par rapport à Macron, etc. Du moins pour ceux qui s'abstiennent car ils ne font pas confiance pas aux candidats ou programmes qui sont présentés. C'est cela que je souhaitais dire.

  • [^] # Re: Résultats du second tour présidentiel 2017

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 4.

    C'est biaisé puisque dans l'étude il faut absolument voter un candidat alors que le principe même de la démocratie est d'élire une personne capable de représenter le peuple et si l'on n'estime que aucun des candidats n'est apte à le représenter, on a le droit de ne pas voter (ou de voter blanc mais ça n'a malheureusement pas plus d'impact).

    On avait je crois 11 candidats au premier tour, avec quand même une grande diversité de solution (entre Poutou et Le Pen, tu as quand même un beau dégradé). Aucun d'entre eux ne te semblaient pas meilleur qu'un autre pour te représenter ? Car c'est de ça dont il est question.

    Ça ne me paraît pas réaliste.

    Après au second tour on ne te demande que de choisir parmi les 2 candidats restants, le plus proche de tes idées. Pas de voter pour ton candidat idéal (qui est fait lors du 1er tour).

    Si le vote blanc influait sur le résultat final et permettait de refaire des élections avec de nouveaux candidats, je serai curieux de voir ce que ça donnerait en terme de votants.

    Je suis moyennement convaincu. Je suis presque sûr que soit cela ne changerait rien (on aurait des candidats comme aujourd'hui) soit une situation bloquée où c'est toujours le vote blanc qui bloque tout.

    D'autant plus que si les gens ont 5 ans pour préparer un parti, un programme et autres, je doute que de convoquer à nouveau une élection 3 mois après change énormément la donne. Cela peut même être risquée pour les petits partis (question de financement pour la campagne qui serait à refaire plusieurs fois rapidement).

  • [^] # Re: Pourquoi du théorie des patch c'est bien

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Pijul, un nouveau gestionnaire de source. Évalué à 7.

    Alors, ouais, le kernel tourne sous git, mais ça reste un projet de relativement petite échelle, essentiellement texte, qui avance assez lentement (3 mois entre chaque release, c’est très lent dans un monde de CD avec plusieurs releases par jour à une échelle de millions, voire centaines de millions d’utilisateurs).

    Déjà le noyau a un cycle d'environ 2 mois, pas 3.

    Et Linux, petit projet, sérieusement ? En 2 mois c'est entre 10 000 et 15 000 commits qui sont intégrés. Soit environ 8 commits par heure en moyenne, à tout heure de la journée. Le noyau grossi de près de 300 000 lignes de code (donc la différence entre suppression et ajouts) à chaque version. Et plusieurs milliers de codeurs y participent à chaque version. Pour un total de plusieurs millions de lignes de code.

    Pour un projet indépendant (qui ne dépend pas d'autres modules donc), des projets de cette taille et qui évoluent si vite, tu n'en as pas beaucoup. Que ce soit des Logiciels Libres ou des projets internes en entreprise.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 2.

    Le préjudice si on crame ma voiture est que le temps d'en racheter une (car cela ne se fait pas en deux jours), je ne peux pas me déplacer avec.

    Potentiellement donc je loupe des journées de travail, un entretien d'embauche, un rendez-vous médical, un mariage, que sais-je. C'est ça le préjudice.

    Le chômage est en effet une assurance mais qui ne se préoccupe pas du préjudice. Le préjudice suite à un licenciement abusif est octroyé par les prud'homme si le cas est bien avéré. L'indemnité de licenciement que le patron verse sert également à cela. Ils pourront évaluer le préjudice subi et octroyer les indemnités qui correspondent suite à la perte de temps à cause de ça, de la perte de revenu dû au chômage pendant ce temps, etc. Après ces indemnités sont plafonnées. Mais elles existent pour ça.

    Et si tu cumules indemnités + chômage, tu peux vivre à rythme de vie constant pendant une certaine période (qui dépend de l'ancienneté entre autre). C'est factuel.

  • [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 3.

    Si le gars au moment de choisir la forme de son entreprise ne choisit pas une forme qui le protège, alors faut pas qu'il la ramene ensuite avec "mais je risque gros"… Il avait le choix d'une forme qui lui fait risquer beaucoup moins

    Je le sais, je l'ai dit que ces formes juridiques ne protégeaient que les biens personnels. Pas l'investissement dans l'entreprise.

    L'employé n'investissant rien dans l'entreprise financièrement ne risque pas de perdre ce qu'il a mis dedans. C'est quand même une différence fondamentale.

    On est d'accord. Donc dire "ce sont ses deniers qui sont menacés directement", c'est faux

    Bah si, c'est son argent personnel qui est sous forme de capital en terme de propriété de l'entreprise.

    Si tu achètes une maison et que suite a des problèmes tu la revends pour 2 fois moins cher qu'acheté initialement, tu n'as pas perdu d'argent ? Tu es sûr ?

    L'entreprise a une valeur pécuniaire, au début c'était une somme d'argent du proprio qu'il a convertit en entreprise pour éventuellement ensuite récupérer sous forme d'argent s'il revend le bien.

    C'est un investissement, comme la bourse, une assurance vie, un achat immobilier, etc. Tu peux perdre des sous avec ça, mais tu peux en gagner aussi. L'entrepreneur prend donc un risque avec l'argent qu'il mise. C'est le jeu, il le sait. Mais c'est ce qui différencie selon moi l'entrepreneur de l'employé, l'un prend des risques directs qui peuvent lui rapporter en échange, l'autre pas.

    Des gens qui ont en économie personnelle l'equivalent d'une maison au moment de monter leur première boite, doit pas y en avoir tant que ca quand meme…

    Le capital, ça s'augmente progressivement aussi. Et cela devient nécessaire si tu embauches des gens, signent des contrats importants ou quand tu souhaites discuter avec une banque pour investir. En quelques années ça peut vite monter à cause de cela.

    Et breaking news, le numérique a cet avantage de ne rien coûter ou presque au début. Mais le numérique n'est pas la seule activité économique de notre pays.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 0.

    Quand tu es cadre, certainement. Pas quand tu es au SMIC ou à peine plus. Je pense que tu ne te rends pas compte de la réalité de quelqu'un qui vit avec 1400€ par mois, qui a une famille à charge et un loyer à payer.

    Je sais parfaitement ce que c'est (tu connais mon histoire ? Ma vie, mes fréquentations ? Je ne crois pas). Et je sais que beaucoup de gens se mettent malgré des salaires raisonnables dans des difficultés financières, car ils achètent trop de services chèrement (genre l'abonnement téléphonique qui est surdimensionné), trop d'objets, louer / acheter une maison trop grande (les enfants n'ont pas tous besoins d'une chambre dédiée), choix de vivre dans une ville chère (Paris et alentours c'est hors de prix), etc.

    Des gens dans le rouge à cause de ça, tu en as malgré 2000 / 3000€ net par mois tu sais. Est-ce qu'ils sont mal payés pour autant ? Non, ils gèrent mal. Ils veulent vivre au dessus de leurs moyens.

    Je connais des gens (je le répète) qui arrivent à faire des choses avec un RSA ou un SMIC. Malgré un loyer et des gamins. Mais forcément, ça demande une bonne gestion du budget et de ne pas vivre trop à la limite de ses revenus. Ce n'est pas non plus la vie que je souhaiterais mener personnellement, mais certains s'en contentent bien. Car c'est sûr que quand tu passes au chômage, tu perds un peu et si tu n'as pas de marge, tu crèves. Mais est-ce la faute de l'État ? Je n'en suis pas certain.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 1.

    Ces indemnités de licenciement qui viennent justement d’être plafonnées, et pas qu’un peu.

    Comme l'a dit Zenitram, les indemnités de licenciements ont justement augmenté, ce qui a été plafonné c'est le montant des dommages et intérêts dans le cadre où un employeur aurait viré avec une mauvaise justification.

    Ne mélangeons pas tout. En tout cas tu sembles découvrir la portée réelle de la loi travail qui n'est pas si négative qu'elle en a l'air.

    Les congés payés sont un repos compensateur, un droit chèrement acquis au terme de luttes sociales, et ce n’est pas une couverture chômage !

    Non, et alors ?
    S'il te reste des congés payés et que tu ne les utilises pas, le patron te les paye. Après quand tu es au chômage tu es libre de les utiliser pour partir en vacances ou rester chez toi pour augmenter ton revenu temporairement. Cela revient au même.

    Car de toute façon, si ton chômage dure un peu, d'un point de vue technique, tu ne pourras pas utiliser cette paye pour prendre un congé chez un employeur que tu n'as pas.

    C’est d’ailleurs justement assez mal foutu. Parce qu’accepter un poste moins rémunéré ça peut se concevoir, si le poste en question offre d’autres atouts. Sauf que ça veut dire accepter de se retrouver, potentiellement, au bout de trois ans avec encore moins que son indemnité actuelle… Ce sont toutes tes cotisations (et celles de l’employeur qui vont avec) que tu acceptes de diminuer, donc clairement : ton futur.

    La question est : vaut-il mieux un emploi équivalent un peu moins bien payé que celui que tu avais ou pas de travail du tout ? Peut être que l'état du marché fait que le salaire convoité n'existe plus pour ce poste, ou qui est rare.

    C'est un choix, j'ai connu des gens qui ont refusé des postes pour ce genre de raisons et qui à la fin se sont retrouvés avec le RSA, sans emploi alors qu'ils avaient des opportunité. Ils ont fini par accepter encore moins bien ensuite.

    Est-ce que l'objectif de l'assurance chômage est de protéger les travailleurs entre deux emplois suite à une perte ou à aider l'employé à retrouver l'emploi idéal (selon lui) quitte à être irréaliste ? C'est une question de point de vue. En tout cas la vision de Macron (et de beaucoup de gens) est plutôt le premier point.

    Tu me stupéfies… Rassure toi, les employés chômeurs normaux n’attendent pas la fin de leur allocation pour se mettre à chercher un boulot.

    Je vais expliquer.
    Je ne traite pas les chômeurs de parasites, mais je connais des chômeurs irréalistes. Des gens qui veulent le boulot idéal, bien payé, qui n'est pas loin de la maison actuelle, etc. Ces gens là ont parfois l'opportunité d'obtenir un job qui correspond à certains critères (mais pas tous) mais refusent. Et ils attendent la toute fin des allocations pour finalement accepter le compromis (s'il se représente).

    Idéalement, tout le monde devrait avoir le job de ses rêves bien payé à deux pas de chez soi. Mais ce n'est pas réaliste pour beaucoup de gens (maison loin de l'activité économique, métier qui disparaît ou évolue, etc.). Je dirais que l'objectif de la loi en ce sens est de forcer les gens à accepter ce compromis quand il se présente.

    Mais bien sûr, le risque que tu as soulevé et qui est vrai est de définir ce qui est un emploi "compatible" raisonnablement. C'est assez subjectif.

    Je dirais que le seul qui profite réellement des allocations c’est celui qui les touche en travaillant à côté, donc en travaillant qui plus est au black. C’est facile (à condition de pas se faire chopper et d’avoir un métier qui le permette), il suffit de faire un peu de travail légal en pointillé… Lui, parasite le gâteau par les deux bouts…

    Cette personne là va probablement pleurer le jour où il sera au chômage de son activité au black ou à la retraite. Je ne dirais pas que c'est tout bénéfique pour lui.

  • [^] # Re: Et synergy ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des nouvelles de GNOME à l’occasion de la 3.26. Évalué à 5.

    GNOME Screenshot.

    Ce n'est pas comme si j'avais écrit un commentaire à ce sujet.

  • [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 1.

    Société à responsabilité limitée
    Entreprise Unipersonnelle à responsabilité limitée

    Cela ne concerne que les SARL et EURL (et ce ne sont pas les seuls status juridiques d'une entreprise en France, loin de là). De plus, la EURL / SARL ne protège pas les actionnaires (donc dans le cadre des petites PME / TPE, le patron) du capital investi dans l'entreprise. Et comme pour traiter avec des gens (banques et fournisseurs) il vaut mieux avoir du capital (car en cas de faillite, ils pourront piocher dedans), le patron est amené à y placer beaucoup (si ce n'est tout) de ses économies dedans. Et si la boîte coule, il perd tout.

    Donc oui il ne perd pas la maison, mais quand tu perds en valeur l'équivalent d'une maison voire plus, ce n'est pas négligeable.

    En tant que salarié, je n'ai jamais risqué le moindre centime dans mes emplois. J'ai toujours eu des garanties sur l'état de mes finances. Mais j'ai des contre parties à cet avantage.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 2.

    En fait, en France, tu peux toucher le chômage au bout de 4 mois après ta démission. Certes, quand tu touches 1000 €/mois t’as rarement quatre mois d’avance sur ton compte en banque…

    Et quand tu es licencié tu touches des indemnités de licenciement aussi, tu as aussi tes congés payés restants, etc.

    Par contre, tu peux le faire qu’une fois

    Tous les 5 ans. Ce qui ne me semble pas excessivement long.

    tu ne peux pas refuser deux offres d’emploi.

    Bien évidemment des offres d'emplois dits compatibles un minimum. Pour un ingénieur ce ne sera pas d'aller dans un abattoir. Plus ou moins la politique actuelle sur le sujet à Pôle emploi de toute façon.

    Bien sûr qu'il faut s'assurer que Pôle Emploi n'exagère pas trop sur cette notion là, mais je trouve normal qu'un employé n'attende pas la fin des allocations pour se mettre à décemment chercher un boulot. Le chômage n'est pas un moment de vacances mais une indemnité le temps de monter un projet professionnel (fonder une boîte, suivre une formation) ou trouver un autre travail.

    Bref, je pense que ce serait bien que tu arrêtes les caricatures autour de la loi travail.

  • [^] # Re: Science friction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 7.

    Arrête de la sortir à chaque discutions ou ça parle chômage car c'est un mythe!

    Oui bien sûr, personne ne touche le chômage, on se demandait justement où allait les cotisations !

    Arrête de te moquer du monde, j'en ai connu des gens au chômage en France et Belgique, et même avec la traque les chômeurs, les gens parviennent à avoir les indemnités dues.

    Quant au CPAS (le truc du dernier recours), il est quasi inaccessible (aucun des jeunes de mon quartier n'y à accès et pourtant ce n'est pas un quartier de clodo et des administratif nous aide ;) )

    Je ne connais pas les détails et autres subtilités du CPAS, mais de souvenir c'est ce qu'on appelle RSA+APL+allocations type handicap en France, c'est géré de manière différenciée en France). En France le RSA n'est accessible qu'à partir de 25 ans (c'est con, mais c'est comme ça). C'est chiant administrativement (faut souvent justifier sa situation, ça demande du temps et des papiers) mais ça se fait. Dans mon entourage j'en ai qui vivent sans travailler. Ils ne roulent pas sur l'or, mais ils peuvent même sortir ! Et ils ne sont pas blasés de faire un boulot qu'ils n'aiment pas.

    Le CPAS tu peux l'oublier et le chômage tu ne peux y avoir accès que si tu côtoies un administratif.

    Ma femme a connu le chômage belge par l'opération du St-Esprit alors. Merci pour l'explication.

    Non mais très clairement tu ne connais pas la galère, que se soit directement ou indirectement.

    Bah si je connais les situations difficiles. Mon entourage n'est pas composé uniquement d'ingénieurs bien payés. Mais ils s'en sortent.

    Sans salaire à vie il n'y a qu'un seul avenir, la guerre civile (à l'échelle européenne cette fois).

    Pas avant longtemps si tu veux mon avis. S'il y a trop de pauvres en Europe, on est loin d'en avoir trop pour arriver à ce niveau là. La classe moyenne et riche concerne bien trop de gens. Et oui, à l'échelle du monde, l'Europe c'est loin d'être une catastrophe humanitaire. Tu devrais faire un tour en Afrique, en Asie, Amérique du Sud et même les USA. Je pense que tu relativiserais beaucoup l'esclavagisme européen (et même l'esclavagisme français et belge).