The Lancet ça n’est pas un « site internet d’études » mais une revue fondée en 1823, publiée entre autres en papier sous l’ISSN 0140-6736 (la version en ligne a droit à l’ISSN 1474-547). Tu dois pouvoir encore trouver le numéro papier (qui « reste ») avec l’étude rejetée et celui avec la notification de rejet dans la bibliothèque universitaire ou de recherche la plus proche de chez toi.
Rejeter toute la revue parce qu’elle a fait une erreur, ça ressemble quand même concrètement à un sophisme de la solution parfaite. L’erreur est humaine, c’est une bonne chose que quelqu’un (particulier ou institution) soit capable de reconnaitre une erreur, admette celle-ci et publie un correctif. Ça fait partie du processus normal de la science. Une bonne revue, c’est une revue qui a peu d’articles retirés. Une revue qui en a beaucoup, là ça devient un problème. Une revue ou quelqu’un qui refuse d’admettre ses erreurs, même lorsqu’elles sont manifestes (comme Raoult, Toubiana ou papap), là aussi c’est un problème.
La diffamation ne s’applique pas aux cas décrits ici, puisque de « La diffamation consiste à affirmer un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne. » (source on ne peut plus officielle).
Quant à la divulgation de fausse informations dans le cadre général, elle est autorisée (sans ça, on devrait condamner à peu près tous les commerciaux et tous les politiciens, sans parler des influenceurs et bien sûr des gens dont c’est le métier d’écrire et de diffuser de la fiction). Divulguer de fausses nouvelles n’est interdit que si cette divulgation est de nature à troubler l’ordre public.
Donc, non, il est impossible de s’assurer qu’un livre dise la vérité sous prétexte qu’on pourrait en assigner l’auteur en justice si ça n’était pas le cas. La relecture par les pairs, même dans une version très imparfaite, est infiniment supérieure pour s’approcher de la vérité que l’argument juridique que tu défens.
Le point important n’est pas « livre ou internet » mais « relu par les pairs ou non ».
Par exemple, un auteur d’un livre pourra faire n’importe quoi sans que personne ne lui dise rien. Au hasard (ou pas ?), changer les valeurs seuils de ses cartes d’une semaine sur l’autre pour qu’elles soient plus rouges, donc plus inquiétantes, même si l’épidémie ne progresse pas aussi vite que les années passées – parce qu’on ne parle pas d’une non-épidémie.
Alors qu’un texte relu par les pairs (ça exclut les revues prédatrices, coucou Didier) ne devrait pas laisser passer ce genre de stupidité.
Et ça, que la publication finale soit sur du papier physique, dans une revue, sur une page perso sur Internet, dans un livre ou même crié dans la rue, ça ne change rien : l’important est que le message ait été relu par les pairs.
Quelque part c’est rassurant, parce que se lancer dans le CBD début 2021 c’était un pari intéressant ; aujourd’hui c’est se lancer dans un marché déjà saturé à mort.
Le dépôt légal, c’et pas une autorisation. C’est une obligation et c’est gratuit (même l’envoi du bouquin est gratuit, cf le lien plus haut qui explique même le texte de loi à coller sous le nez du postier s’il refuse de prendre le colis non affranchi).
C’est pas du tout le dépôt légal qui donne l’ISBN.
L’ISBN ça ne se met pas comme ça. En France c’est l’AFNIL qui les gère, c’est payant, et la dernière fois que j’en ai demandé (fin 2020) c’est 3 semaines avec tous les jours dedans pour recevoir un fichier texte de 50 lignes, un numéro par ligne, envoyé par mail. Ça peut aller plus vite mais c’est plus cher. Après c’est toi qui attribues les numéros aux éditions des bouquins que tu veux publier.
Ça ne m’aurait pas choqué que tout ce qui a un ISBN soit éligible au dépôt légal. Inversement, on peut (et même doit) déposer certaines œuvres sans ISBN (cf encore le même lien).
Et quelque part je trouve ça beau de se dire que l’État garantit la conservation d’un exemplaire d’absolument tout ce qui a été publié un jour « officiellement » (dans le sens où l’éditeur s’est bougé pour lui créer une existence légale) ; sans aucune distinction sur l’intérêt réel des bouquins en question.
Le dépôt légal concerne également les e-books ou livres numériques, termes utilisés pour désigner un objet numérique ressemblant en partie à une monographie imprimée sur papier et diffusé en ligne. Seul le contenu (le texte numérique ainsi que les fonctions d’annotation, les outils interactifs, etc.) est visé par le dépôt légal, et non l’outil de lecture ou tablette.
Les modalités de dépôt sont celles du dépôt légal de l’internet, prévues par le Code du patrimoine. L’éditeur n’a aucune démarche active à effectuer auprès de la BnF. En effet, la Bibliothèque réalise des collectes automatiques grâce à des robots. Compte tenu de la masse d’informations disponible sur l’internet, elle procède par échantillonnage, selon des critères visant à assurer la meilleure représentativité possible de ses collections.
La phrase importante est la dernière, en particulier : « elle procède par échantillonnage ».
Je ne dépose pas de projet, de manuscrit, de maquette, de copie électronique.
Donc, un livre purement électronique ne sera probablement pas archivé dans le dépôt légal ; pour ce faire, il faut 1. qu’il soit disponible sur Internet de façon publique et 2. que le robot de la BNF le trouve.
Un corollaire, c’est que pour les livres en édition double (électronique + papier), la BNF n’a que l’exemplaire papier, sauf hasard.
En vérifiant les chiffres : les 50 % que j’avais en tête sont en fait pour la presse magazine (enfin en 2008, j’ai pas plus récent – mais le problème est connu et ne s’est pas arrangé, et c’est un chiffre encore cité par des acteurs du secteur). Pour les livres, les sources vont de 13,2 % à un quart de la production. D’ailleurs le système de prix fixe français limite beaucoup ce problème, aux USA le taux de livres produits et détruits sans être vendus est estimé aux alentours de 40 %. Cette source mentionne que certains tirages sont détruits à 80 % – ce qui est crédible sur une erreur massive de l’éditeur, par exemple un livre d’un politique donc en réalité tout le monde se fiche.
Pendant très longtemps, certains produits IBM n’étaient installables qu’en mode graphique. Officiellement il y avait un mode texte, mais visiblement non testé, et inutilisable en pratique.
Le fond, la police minuscule, les lignes de 15 km de long… c’est un site qui était peut-être lisible à l’époque des écrans en 800 x 600, mais aujourd’hui c’est dur.
Du cyberpunk, dans le genre « jusqu’où peut-on pousser le genre ? » : Noir, de K. W. Jeter, traduit par Marie de Prémonville, édité par J’ai Lu dans la collection Millénaires, ISBN 978-2290327296.
Un manga qui montre que l’on peut encore s’approprier les caractéristiques principales du cyberpunk en 2013 : Cavale vers les étoiles, de Ryôma Nomura, traduit par Wladimir Labaere, adapté par Martin Berberian, édité par Casterma, ISBN 978-2203062016.
(Je ne suis pas très sympa : ces deux titres sont à ma connaissance épuisés chez leurs éditeurs respectifs… cherchez un éventuel stock chez un libraire, une édition électronique, votre bibliothèque préférée ou l’occasion)
Un truc qui n’a rien à voir sauf un détail : Canard PC, un magasine de jeux vidéo, jeux de plateau et matériel informatique, dont la publication est dirigée par Ivan Gaudé (le frère de Laurent, celui qui a écrit le roman dont il est question ici).
Je suis d’accord avec toi dans le cas général pour la SF, mais pas pour le cas particulier du cyberpunk. Ce genre réfléchissait beaucoup sur les dérives possibles d’une généralisation de l’informatique. À partir du moment où l’informatique s’est généralisée sans apporter les problèmes énoncés dans les bouquins, ce genre a perdu beaucoup de son impact. On passe d’un problème plausible à un problème dont on sait qu’il n’est pas arrivé (au moins pas sous cette forme), ce qui est très différent, même si l’exercice n’est pas inintéressant. C’est le sens de mon point 1, et c’est l’une des explications classiques sur l’effondrement de la popularité du genre dès les années 90 (avec la surproduction d’œuvres de mauvaise qualité). Un peu comme un thriller qui commencerait par les explications et qui essaierait de remettre du suspense ensuite : c’est pas impossible, mais ça casse une bonne partie de l’intérêt du truc, en plus de complexifier l’exercice.
D’ailleurs, on retrouve du cyberpunk moderne avec des enjeux plus actuels quant à l’utilisation de la technologie.
Quant à ma remarque sur le « punk » : le problème, c’est surtout cette masse d’œuvres qui prétendent s’en revendiquer, sans en avoir aucune des caractéristiques (ni l’excès, ni l’énergie pour commencer). Par exemple on voit des romans estampillés « cyperpunk » ou « steampunk » très propres et policés, voire qui sont plus proche du pamphlet conservateur et réactionnaire qu’autre chose ; c’est pas à priori ce qu’on cherche dans ces genres. L’idée n’est pas de « définir ce qui serait ou pas du punk » mais de constater que certains s’en revendiquent sans en avoir les caractéristiques habituelles.
Le double problème du cyberpunk en tant que genre, c’est que :
Il a été rattrapé très vite par la réalité (notamment sur la partie hyperconnectivité, pas forcément avec les technologies décrites mais le résultat est à peu près le même) ;
Comme dit, il a été noyé sous une masse de productions qui n’ont de « cyberpunk » que le nom, et qui n’ont gardé que la partie « cyber » en oubliant complètement le côté dénonciateur et nihiliste du genre – y compris dans le jeu de rôles Cyberpunk et son avatar vidéoludique Cyberpunk 2077.
La seconde partie est valable pour à peu près tous les sous-genres en « -punk » qui ne le sont justement pas : biopunk, steampunk, etc.
Non pas qu’on que ça produit des œuvres forcément mauvaises, mais si tu les abordes avec la définition classique du genre, ben forcément à un moment ça coince. Ça avait été pas mal reproché à Cyberpunk 2077 d’ailleurs.
En exemple un peu idiot pour le point 1 : dans le premier chapitre du Neuromancien, de William Gibson (un roman fondateur du genre), on y apprends que 3 Mo (oui, méga-octets) de RAM ça a assez de valeur pour que des gens tuent pour ça. Le bouquin a été publié en 1984.
Un point qui pourrait paraitre étrange si vous n’avez jamais travaillé sur du code qui a une base légale, c’est le besoin de ce genre d’outil.
Et pourtant, Catala est typiquement le genre d’outil qui pourrait rendre de grands services à certains types de projets, et je ne suis pas du tout étonné que le projet de base soit français.
La source de tout ça, c’est que la loi n’est pas du code (… sans déconner…). Concrètement, quand on doit implémenter une règle métier sur une base légale (ce que j’ai fait plusieurs fois dans ma carrière), la première étape est de traduire la loi en règle métier précises. Et ça, c’est extrêmement compliqué, à cause de la nature même des textes sources, qui sont un gloubiboulga de textes lisibles directement, de modifications sur des textes, de renvois, de détails laissés en exercice à des décrets, etc.
Pire :
Si le projet n’est pas un projet national, les instances locales peuvent souvent changer des paramètres pour le niveau local (tant qu’ils ne font pas « pire que la loi ») ;
Donc, dans un projet qui a besoin de traduire un texte légal en code, la première étape c’est généralement un légiste qui est capable de comprendre le texte et d’en sortir des spécifications utilisables par une équipe de développement.
Mais comment vérifier que l’implémentation suit bien les règles ? C’est là qu’un outil comme Catala devient utile.
Chimie et Géologie : les géologues lèchent des cailloux, ils ne les sucent pas (cf les explications ici ; la publication trolle un peu en parlant de « manger des fossiles »).
Santé publique : L’intitulé exact du prix est beaucoup plus drôle et flippant que le résumé que tu en fais : « Seung-min Park, pour l’invention des Toilettes Stanford, un appareil qui utilise diverses techniques – dont une bandelette d’analyse d’urine, de la vision par ordinateur pour l’analyse de la défécation, un capteur d’empreinte anale couplé à une caméra d’identification et un système de télécommunication – pour surveiller et analyser les substances excrétées par les humains. »
Médecine : L’excellent blog Réalités Biomédicales en a parlé ici.
Déjà, implémenter correctement la partie « alimentation » d’USB-C, c’est compliqué (exemple), et ça demande de la logique – sauf peut-être à se limiter à 5 V et 0,5 A.
D’autre part, et surtout pour les plus fortes puissances (jusqu’à 240 W – 48 V et 5 A – avec USB-C 2.1), tu te retrouves avec un problème de compatibilité des câbles qui est tout sauf simple et peut devenir un enfer pour les clients et le service client.Tu as aussi le problème de longueur de ces câbles (par exemple pour une lampe de bureau).
Enfin, je ne sais pas quelle est la compatibilité native d’USB-C avec les appareils destinés à être utilisés dans une salle de bains (qui ont tous leur chargeur et leur connectique différente, c’est particulièrement pénible, je te l’accorde).
En l’état ça ne me choque pas qu’on ait besoin d’une connectique plus simple pour pas mal d’applications, mais c’est clair que ça mériterait un coup de normalisation là-dedans aussi. Déjà pour éviter les situations comme aujourd’hui où dans ma salle de bain, j’ai plusieurs appareils avec des demandes en tension et intensité max sensiblement identiques mais dont les chargeurs sont totalement incompatibles parce que la prise est différente.
Les comics ça reste une niche (même aux USA), et même si Fable est un gros morceau qui a une solide notoriété (au point d’être dans l’excellente collection de poche d’Urban Comics), c’est pas un comics de super-héros qui rayonne beaucoup hors du monde des comics (cette phrase contient beaucoup trop le mot « comics » mais j’ai la flemme de trouver mieux).
En résumé : pour le grand public c’est un random ; dans son milieu (et en terme d’impacts potentiels sur les éditeurs), c’est clairement pas Jojo le Clodo.
C'est quoi l'intérêt par rapport à intellij+plugin Rust?
C’est plus léger (je ne sais pas si c’est significatif sur les mêmes machines) mais surtout ça peut être moins cher. Pour une entreprise :
WebStorm (développement web) est à 159 € / an / utilisateur la première année ;
DataGrip (Gestion de données en général) est à 249 € / an / utilisateur la première année ;
GoLang (Go) est à 249 € / an / utilisateur la première année ;
IntelliJ est à 599 € / an / utilisateur la première année donc beaucoup plus cher… mais contient en fait les trois précédents si tu installes les plugins qui vont bien ; plugins que tu ne peux pas forcément installer avec les autres IDE « indépendants ».
(La même logique est valable avec les prix pour les licences personnelles).
PS : la question qu’on peut se poser, c’est la différence entre « IntelliJ » et « All Products Packs ».
[^] # Re: indigestion
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 10. Dernière modification le 28 septembre 2023 à 14:51.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: indigestion
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 9.
Note : ce qui suit ne s’applique qu’à la France.
La diffamation ne s’applique pas aux cas décrits ici, puisque de « La diffamation consiste à affirmer un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne. » (source on ne peut plus officielle).
Quant à la divulgation de fausse informations dans le cadre général, elle est autorisée (sans ça, on devrait condamner à peu près tous les commerciaux et tous les politiciens, sans parler des influenceurs et bien sûr des gens dont c’est le métier d’écrire et de diffuser de la fiction). Divulguer de fausses nouvelles n’est interdit que si cette divulgation est de nature à troubler l’ordre public.
Donc, non, il est impossible de s’assurer qu’un livre dise la vérité sous prétexte qu’on pourrait en assigner l’auteur en justice si ça n’était pas le cas. La relecture par les pairs, même dans une version très imparfaite, est infiniment supérieure pour s’approcher de la vérité que l’argument juridique que tu défens.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: indigestion
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 3.
On est 100% d'accord.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: indigestion
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 10.
Tu te trompes de référentiel.
Le point important n’est pas « livre ou internet » mais « relu par les pairs ou non ».
Par exemple, un auteur d’un livre pourra faire n’importe quoi sans que personne ne lui dise rien. Au hasard (ou pas ?), changer les valeurs seuils de ses cartes d’une semaine sur l’autre pour qu’elles soient plus rouges, donc plus inquiétantes, même si l’épidémie ne progresse pas aussi vite que les années passées – parce qu’on ne parle pas d’une non-épidémie.
Alors qu’un texte relu par les pairs (ça exclut les revues prédatrices, coucou Didier) ne devrait pas laisser passer ce genre de stupidité.
Et ça, que la publication finale soit sur du papier physique, dans une revue, sur une page perso sur Internet, dans un livre ou même crié dans la rue, ça ne change rien : l’important est que le message ait été relu par les pairs.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: Des nouvelles du proprio
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien En difficulté, Next INpact change de propriétaire. Évalué à 3.
Une manière très compliquée de ne rien dire, ce billet.
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[^] # Re: CBD
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien En difficulté, Next INpact change de propriétaire. Évalué à 5.
Quelque part c’est rassurant, parce que se lancer dans le CBD début 2021 c’était un pari intéressant ; aujourd’hui c’est se lancer dans un marché déjà saturé à mort.
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[^] # Re: Poubelle verte
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les devs de Bottles en ont marre des versions distro et vont leur faire afficher un message d'alerte. Évalué à 6.
Pourtant, le problème remonté me semble réel, je ne sais pas si tu as une meilleure solution qu’eux pour le gérer ?
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[^] # Re: C'est un truc communiste!
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 4. Dernière modification le 21 septembre 2023 à 20:00.
Ça ne m’aurait pas choqué que tout ce qui a un ISBN soit éligible au dépôt légal. Inversement, on peut (et même doit) déposer certaines œuvres sans ISBN (cf encore le même lien).
Et quelque part je trouve ça beau de se dire que l’État garantit la conservation d’un exemplaire d’absolument tout ce qui a été publié un jour « officiellement » (dans le sens où l’éditeur s’est bougé pour lui créer une existence légale) ; sans aucune distinction sur l’intérêt réel des bouquins en question.
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[^] # Re: C'est un truc communiste!
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 4.
La blague, c’est qu’en France il n’y a pas réellement de dépôt légal des livres électroniques – oui, moi aussi ça m’a surpris.
D’après la page de la BNF :
La phrase importante est la dernière, en particulier : « elle procède par échantillonnage ».
On peut aussi noter, dans la procédure de dépôt :
Donc, un livre purement électronique ne sera probablement pas archivé dans le dépôt légal ; pour ce faire, il faut 1. qu’il soit disponible sur Internet de façon publique et 2. que le robot de la BNF le trouve.
Un corollaire, c’est que pour les livres en édition double (électronique + papier), la BNF n’a que l’exemplaire papier, sauf hasard.
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[^] # Re: Libraire ou bien… ?
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 2.
En vérifiant les chiffres : les 50 % que j’avais en tête sont en fait pour la presse magazine (enfin en 2008, j’ai pas plus récent – mais le problème est connu et ne s’est pas arrangé, et c’est un chiffre encore cité par des acteurs du secteur). Pour les livres, les sources vont de 13,2 % à un quart de la production. D’ailleurs le système de prix fixe français limite beaucoup ce problème, aux USA le taux de livres produits et détruits sans être vendus est estimé aux alentours de 40 %. Cette source mentionne que certains tirages sont détruits à 80 % – ce qui est crédible sur une erreur massive de l’éditeur, par exemple un livre d’un politique donc en réalité tout le monde se fiche.
Sinon, ce rapport étudie entre autres l’équilibre de pollution entre une liseuse et des livres papiers (section 5.4).
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[^] # Re: Libraire ou bien… ?
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 2.
Sans oublier que la majorité des livres imprimés ne sont jamais vendus, et finissent au pilon.
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[^] # Re: :s/UNIX/GNU Linux/
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Les distributions Linux abandonnent X11 pour Wayland. Évalué à 3.
Pendant très longtemps, certains produits IBM n’étaient installables qu’en mode graphique. Officiellement il y avait un mode texte, mais visiblement non testé, et inutilisable en pratique.
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[^] # Re: reader mode
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Writing is Objectively Superior to Speaking as a Communication Method. Évalué à 2.
Le fond, la police minuscule, les lignes de 15 km de long… c’est un site qui était peut-être lisible à l’époque des écrans en 800 x 600, mais aujourd’hui c’est dur.
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# D’autres lectures
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 4.
Du cyberpunk, dans le genre « jusqu’où peut-on pousser le genre ? » :
Noir, de K. W. Jeter, traduit par Marie de Prémonville, édité par J’ai Lu dans la collection Millénaires, ISBN 978-2290327296.
Un manga qui montre que l’on peut encore s’approprier les caractéristiques principales du cyberpunk en 2013 :
Cavale vers les étoiles, de Ryôma Nomura, traduit par Wladimir Labaere, adapté par Martin Berberian, édité par Casterma, ISBN 978-2203062016.
(Je ne suis pas très sympa : ces deux titres sont à ma connaissance épuisés chez leurs éditeurs respectifs… cherchez un éventuel stock chez un libraire, une édition électronique, votre bibliothèque préférée ou l’occasion)
Un truc qui n’a rien à voir sauf un détail : Canard PC, un magasine de jeux vidéo, jeux de plateau et matériel informatique, dont la publication est dirigée par Ivan Gaudé (le frère de Laurent, celui qui a écrit le roman dont il est question ici).
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: Cyberpunk.
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 2. Dernière modification le 20 septembre 2023 à 11:23.
Je suis d’accord avec toi dans le cas général pour la SF, mais pas pour le cas particulier du cyberpunk. Ce genre réfléchissait beaucoup sur les dérives possibles d’une généralisation de l’informatique. À partir du moment où l’informatique s’est généralisée sans apporter les problèmes énoncés dans les bouquins, ce genre a perdu beaucoup de son impact. On passe d’un problème plausible à un problème dont on sait qu’il n’est pas arrivé (au moins pas sous cette forme), ce qui est très différent, même si l’exercice n’est pas inintéressant. C’est le sens de mon point 1, et c’est l’une des explications classiques sur l’effondrement de la popularité du genre dès les années 90 (avec la surproduction d’œuvres de mauvaise qualité). Un peu comme un thriller qui commencerait par les explications et qui essaierait de remettre du suspense ensuite : c’est pas impossible, mais ça casse une bonne partie de l’intérêt du truc, en plus de complexifier l’exercice.
D’ailleurs, on retrouve du cyberpunk moderne avec des enjeux plus actuels quant à l’utilisation de la technologie.
Quant à ma remarque sur le « punk » : le problème, c’est surtout cette masse d’œuvres qui prétendent s’en revendiquer, sans en avoir aucune des caractéristiques (ni l’excès, ni l’énergie pour commencer). Par exemple on voit des romans estampillés « cyperpunk » ou « steampunk » très propres et policés, voire qui sont plus proche du pamphlet conservateur et réactionnaire qu’autre chose ; c’est pas à priori ce qu’on cherche dans ces genres. L’idée n’est pas de « définir ce qui serait ou pas du punk » mais de constater que certains s’en revendiquent sans en avoir les caractéristiques habituelles.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: Cyberpunk.
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 6.
Le double problème du cyberpunk en tant que genre, c’est que :
La seconde partie est valable pour à peu près tous les sous-genres en « -punk » qui ne le sont justement pas : biopunk, steampunk, etc.
Non pas qu’on que ça produit des œuvres forcément mauvaises, mais si tu les abordes avec la définition classique du genre, ben forcément à un moment ça coince. Ça avait été pas mal reproché à Cyberpunk 2077 d’ailleurs.
En exemple un peu idiot pour le point 1 : dans le premier chapitre du Neuromancien, de William Gibson (un roman fondateur du genre), on y apprends que 3 Mo (oui, méga-octets) de RAM ça a assez de valeur pour que des gens tuent pour ça. Le bouquin a été publié en 1984.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
# Pourquoi ce truc ?
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Catala : le code fait la Loi. Évalué à 10.
Un point qui pourrait paraitre étrange si vous n’avez jamais travaillé sur du code qui a une base légale, c’est le besoin de ce genre d’outil.
Et pourtant, Catala est typiquement le genre d’outil qui pourrait rendre de grands services à certains types de projets, et je ne suis pas du tout étonné que le projet de base soit français.
La source de tout ça, c’est que la loi n’est pas du code (… sans déconner…). Concrètement, quand on doit implémenter une règle métier sur une base légale (ce que j’ai fait plusieurs fois dans ma carrière), la première étape est de traduire la loi en règle métier précises. Et ça, c’est extrêmement compliqué, à cause de la nature même des textes sources, qui sont un gloubiboulga de textes lisibles directement, de modifications sur des textes, de renvois, de détails laissés
en exerciceà des décrets, etc.Pire :
Donc, dans un projet qui a besoin de traduire un texte légal en code, la première étape c’est généralement un légiste qui est capable de comprendre le texte et d’en sortir des spécifications utilisables par une équipe de développement.
Mais comment vérifier que l’implémentation suit bien les règles ? C’est là qu’un outil comme Catala devient utile.
Le problème n’est pas nouveau, on avait déjà des langages orienté « audit » pour répondre à ce besoin dès les années 1980.
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[^] # Re: Quelques précisions
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal IG-nobel 2023. Évalué à 2.
J’avais pas la ref, merci :)
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
# Quelques précisions
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal IG-nobel 2023. Évalué à 4.
Chimie et Géologie : les géologues lèchent des cailloux, ils ne les sucent pas (cf les explications ici ; la publication trolle un peu en parlant de « manger des fossiles »).
Santé publique : L’intitulé exact du prix est beaucoup plus drôle et flippant que le résumé que tu en fais : « Seung-min Park, pour l’invention des Toilettes Stanford, un appareil qui utilise diverses techniques – dont une bandelette d’analyse d’urine, de la vision par ordinateur pour l’analyse de la défécation, un capteur d’empreinte anale couplé à une caméra d’identification et un système de télécommunication – pour surveiller et analyser les substances excrétées par les humains. »
Médecine : L’excellent blog Réalités Biomédicales en a parlé ici.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: il n'y a pas que les téléphones dans la vie
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien iPhone en USB-C : l’Europe a enfin gagné son bras de fer face à Apple . Évalué à 9.
En fait c’est plus compliqué que ça.
Déjà, implémenter correctement la partie « alimentation » d’USB-C, c’est compliqué (exemple), et ça demande de la logique – sauf peut-être à se limiter à 5 V et 0,5 A.
D’autre part, et surtout pour les plus fortes puissances (jusqu’à 240 W – 48 V et 5 A – avec USB-C 2.1), tu te retrouves avec un problème de compatibilité des câbles qui est tout sauf simple et peut devenir un enfer pour les clients et le service client.Tu as aussi le problème de longueur de ces câbles (par exemple pour une lampe de bureau).
Enfin, je ne sais pas quelle est la compatibilité native d’USB-C avec les appareils destinés à être utilisés dans une salle de bains (qui ont tous leur chargeur et leur connectique différente, c’est particulièrement pénible, je te l’accorde).
En l’état ça ne me choque pas qu’on ait besoin d’une connectique plus simple pour pas mal d’applications, mais c’est clair que ça mériterait un coup de normalisation là-dedans aussi. Déjà pour éviter les situations comme aujourd’hui où dans ma salle de bain, j’ai plusieurs appareils avec des demandes en tension et intensité max sensiblement identiques mais dont les chargeurs sont totalement incompatibles parce que la prise est différente.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: Et c’est pas un petit auteur inconnu !
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien un auteur met son œuvre dans le domaine public pour contourner son contrat. Évalué à 3.
Sur cette époque, oui – les prix Hugo récents sont plus douteux pour de sombres raisons politiques.
Je serais curieux de savoir ce que j’ai dit de faux ou d’inutile qui me vaut des -1 sur mes deux messages précédents, que je puisse corriger ?
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: Et c’est pas un petit auteur inconnu !
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien un auteur met son œuvre dans le domaine public pour contourner son contrat. Évalué à 6. Dernière modification le 15 septembre 2023 à 10:25.
Les comics ça reste une niche (même aux USA), et même si Fable est un gros morceau qui a une solide notoriété (au point d’être dans l’excellente collection de poche d’Urban Comics), c’est pas un comics de super-héros qui rayonne beaucoup hors du monde des comics (cette phrase contient beaucoup trop le mot « comics » mais j’ai la flemme de trouver mieux).
En résumé : pour le grand public c’est un random ; dans son milieu (et en terme d’impacts potentiels sur les éditeurs), c’est clairement pas Jojo le Clodo.
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# Et c’est pas un petit auteur inconnu !
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien un auteur met son œuvre dans le domaine public pour contourner son contrat. Évalué à 10.
C’est Bill Willingham, et l’œuvre en question c’est Fables, un gros morceau dans le catalogue DC (et accessoirement un excellent comics).
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[^] # Re: Jetbrains
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Découvrez RustRover : l’IDE Rust autonome de JetBrains. Évalué à 4. Dernière modification le 14 septembre 2023 à 23:01.
Toutefois…
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[^] # Re: ide multiples
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Découvrez RustRover : l’IDE Rust autonome de JetBrains. Évalué à 5. Dernière modification le 14 septembre 2023 à 17:28.
C’est plus léger (je ne sais pas si c’est significatif sur les mêmes machines) mais surtout ça peut être moins cher. Pour une entreprise :
(La même logique est valable avec les prix pour les licences personnelles).
PS : la question qu’on peut se poser, c’est la différence entre « IntelliJ » et « All Products Packs ».
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