Si les performances étaient tellement meilleures avec une distrib orientée source, je me demande vraiment pourquoi les gens qui sont sur BSD depuis bien longtemps n'ont jamais vraiment crâné avec ça.
De plus, faut arrêter un peu, avec les « optimisations ». GCC, jusqu'à sa version 4, était un compilateur vaguement optimisant au mieux. Et même maintenant, on commence à peine à avoir de vraies optimisations (merci la forme SSA, de simplifier le boulot).
Jusqu'à preuve du contraire, ICC explose GCC pour toute architecture ia32/ia64 (et c'est bien normal, quand on n'a que 2 architectures comme cibles, c'est plus simple que pour GCC qui en a trois mille). Là par contre, si on me disait « avec les options -O3 -ipo d'icc, tu vas voir, ça booste », je dirai que ok, y'a des chances. Mais c'est tout.
Ils ont fait comme on fait d'habitude quand on a besoin d'héritage multiple en Java :
- dans les cas simple, l'utilisation des interfaces est suffisant ;
- dans les cas plus complexes, il y a plusieurs techniques. L'une d'entre elles est de dériver la classe depuis l'une de celles dont on voudrait hériter, et de créer des objets privés des autres classes, en reproduisant l'interface publique de chaque objet (oui, c'est fastidieux), par exemple.
Dans mes souvenirs, avant qu'il y ait des empereurs à Rome, Jules César avait été nommé dictateur ; dans la Grèce Antique, on nommait des tyrans en cas de crise majeure (surtout pour des problèmes de guerre), etc.
La distinction dictateur/tyran, ainsi que les sens originels puis modernisée ne me semble pas tellement grande...
« A l'origine, les DUT et BTS étaient destinés aux sections techniques justement, mais les sections générales les thrusts actuellement. »
Ca par contre c'est faux.
Les STS ont été faits explicitement pour les section technologiques, alors que les IUT ont toujours visé les sections générales. Je peux d'autant plus l'affirmer que lorsque j'avais émis la même idée que toi à propos de ces deux formations, la prof d'IUT qui m'a répondu a clairement été patiente en m'expliquant ce qu'il en était, mais on sentait une légère tension quand même (je n'étais pas vraiment la première personne à dire ça, je suppose).
J'ai trop simplifié, en effet. Ma réponse était donc incomplète (quand on me dit « c'est faux » de façon aussi péremptoire, j'ai un peu envie de me gonfler de mauvaise foi).
Ben c'est simple, ils n'incluent rien de propriétaire dans le noyau. Un firmware ne s'exécute pas au niveau de l'OS, mais directement au niveau du périphérique. Et la politique d'OpenBSD est très claire à ce niveau : un module noyau propriétaire, JAMAIS, mais un firmware propriétaire, aucun problème, vu que ça ne concerne pas l'OS en tant que tel.
C'est vraiment étonnant, vu que les STS sont explicitement créées à destination des gens venant de sections technologiques, alors que les IUT sont à destination de gens venant de sections générales.
En IUT génie info [de gestion] en tout cas, la majeure partie des étudiants venaient de S, et une autre partie (non négligeable) venait de SES.
En pratique, je sais que peu de personnes venant de section ST{T,I} parviennent à aller en IUT (leur filière privilégiée est la STS), donc tu devais être plutôt bon au lycée pour avoir été pris. J'ai souvenir que la seule personne venant de STS dans ma promo n'a pas réussi à passer en 2è année, comme quoi...
Mais ton cours d'info était-il une option dans ta branche ? Si oui, qu'y faisiez vous (quel était le programme, etc.) ?
« Heureusement, j'avais déjà programmé avant, ce qui m'à sauvé en IUT. »
Tiens, c'est marrant, dans mon IUT au contraire, ils étaient plutôt méfiants vis à vis des gens qui avaient déjà appris à programmer avant, tout simplement parce que beaucoup de gens apprennent à programmer sur le tas, sans connaître vraiment les bonnes pratiques, et donc prennent de mauvaises habitudes.
J'avais déjà un peu cherché à programmer de mon côté (pas beaucoup cela dit), et honnêtement, ce que j'ai appris en IUT m'a largement suffit pour avoir des bases solides. L'IUT est sensé considérer que ses étudiants n'ont jamais fait d'informatique après tout (et c'est vrai pour certains).
« Le pire, c'est que la filière que j'ai choisie est sensée former les futures élites/décideurs pressés !!! »
La filière S, former les futures élites ? Moui, quand tu es dans un lycée « normal ». Si tu es dans un lycée façon Louis Legrand ou Henri IV, de toute manière, quelle que soit ta filière, tu dois viser l'excellence, et donc tu choisiras la prépa, mon fils. Après, que ce soit hypokhâgne, prépa HEC, prépa scientifique, on s'en fiche : tu dois viser Normale, HEC, Polytechnique, etc. dans ces lycées. Et quelle que soit la filière choisie, tu SERAS une élite. :-)
Et franchement, je ne trouve pas que quelqu'un ayant toute la journée à faire de la gestion d'administrations ait vraiment besoin d'avoir été initié à l'informatique ou la programmation. Il/Elle avait mieux à faire. C'est comme si quelqu'un faisant des études d'économie disait que ces grouillots d'informaticiens n'ont même pas de bonnes bases en micro et macroéconomie (et il aurait raison pour une bonne partie d'entre nous), alors que l'informatique de gestion (par exemple) en est directement tributaire. Et pour le coup, pour avoir des « bases solides » en éco, ça nécessite d'avoir des bases solides en histoire, en géo, voire en socio...
En fait j'aurais bien vu l'option informatique proposée aux gens faisant MPSI proposée au gens faisant une S en terminale, en plus des choix de spé physique ou spé maths - surtout qu'une spécialité algorithmique par exemple mettrait nécessairement en jeu des maths.
Je n'ai jamais entendu parler d'une option informatique à l'époque, et pourtant j'avais aussi Allègre comme ministre. Il n'empêche que la plupart des bases en informatique sont accessibles à qui est dans un lycée proposant les option ou tronc commun TSA et SI (ce qui, je te l'accorde, n'est pas le cas de tout le monde). Soit dit en passant, ceux qui avaient le courage de faire en plus l'option productique dans mon lycée (càd qu'ils rajoutaient 4h de techno industrielle en plus des 3h de TSA) faisaient aussi du Pascal. Comme quoi hein.
Cela dit pour moi, savoir programmer en VB ET en C ET en ASM, ça ne s'apprend pas en 2-3h par semaine au lycée. ;-) Et surtout, l'ASM correspond à la partie "architecture" du cours d'info selon moi (ça aide à se fixer les idées), et ensuite, C ou VB, il faut choisir : pour moi il est plus important de savoir faire de l'algo et de les appliquer ensuite avec UN langage, que de manipuler 2s 10 langages, mais ne pas savoir faire d'algo un peu plus poussé que ça. Et du coup, pourquoi ne pas demander à un prof de maths qui aime l'info de donner des cours d'algo ? :-)
J'ai parcourru le bouquin. Il est très bien fait, explique bien comment on passe du lambda calcul (avec thèse de Church, tout ça) aux langages actuels, avec les systèmes d'inférence de types, etc.
Cas intéressant : il aborde le système de types de Java en détails, et c'est assez intéressant (c'est bourré de lambda calcul).
Par contre, même si je trouve que le bouquin est très didactique (dans ce que j'en ai lu), j'avais quand même pas mal sué sur l'info théorique et les types avant d'approcher le bouquin, donc il n'est pas dit que pour quelqu'un voulant découvrir ce domaine ce soit si aisé. Si amazon le propose, lis les premières pages pour te faire une idée.
Autant je suis d'accord avec toi pour le côté "l'informatique est une science", autant vouloir l'enseigner au même titre que les autres sciences ne me paraît pas forcément nécessaire, pour plusieurs raisons :
1°) Il existe une section "sciences de l'ingénieur", différente du tronc commun "sciences de la vie et de la terre". S'il faut enseigner l'informatique quelque part de façon "obligatoire", c'est ici à mon avis. Le problème étant que pour l'instant, il y a déjà fort à faire avec la mécanique (4h / semaine) et l'électronique analogique et numérique (4h/semaine aussi). D'ailleurs, lorsqu'on fait de l'électronique dans cette matière, même si c'est plutôt orienté processus industriels, on touche quand même à l'assembleur (OK, sur des processeurs dépassés, mais c'est le côté pédagogique qui compte).
Il est à noter que j'ai appris pas mal de choses du côté matériel en 1ère SI à l'époque, et que finalement, la seule chose qui m'a manqué pour être "complet" du point de vue lycée, c'était le côté algorithmique (mais bon, je me suis rattrapé plus tard en IUT :-) ).
Donc déjà, conclusion partielle : l'étude de l'informatique au lycée est possible ; il faut juste choisir les bonnes options.
2°) Il me semblerait par contre "logique" qu'une option informatique fasse son apparition en seconde, au même titre que l'IESP à une certaine époque (ou bien son équivalent aujourd'hui). Mais si on fait une vraie option informatique, pour moi il est important qu'elle soit enseignée "dans les règles", c'est-à-dire qu'il faut apprendre un minimum du côté matériel (mais ça, l'option/le tronc commun Techniques des Systèmes Automatisés s'en charge déjà en partie : je me souviens avoir programmé directement en hexa sur un automate très simple, un PB15 si je me souviens bien :-), ainsi que d'avoir programmé en LADDER, fait du grafcet, bref, de l'info industrielle), et aussi le côté algorithmique.
Au risque de paraître élitiste et crâneur - surtout vue mon expérience limitée dans le domaine - je trouve que beaucoup de programmeurs font trop confiance aux briques de bases fournies par les langages récents, et n'essaient pas assez de voir comment ces briques sont faites pour éviter de faire du "bazooka Vs diptère" ou bien au contraire du "bubble sort pour trier un tableau d'un million d'entrée".
Je suis persuadé que si ces programmeurs avaient un peu mieux été formés à l'algorithmique (et du coup, aux maths qu'il y a derrière), ils sauraient beaucoup mieux choisir avec discernement les bibliothèques/fonctions/méthodes/classes à utiliser pour un problème donné.
Parmis les classiques qui m'ont déçu, je citerais le Dragon Book pour la création de compilateurs, qui m'ennuie profondément, peut-être parce que je l'ai acheté en français, et que la traduction est laborieuse.
Alors déjà, je ne savais pas qu'il existait une traduction française officielle, donc j'éviterai de parler pour cette dernière.
Par contre, ayant le Dragon Book (en VO, donc) chez moi, je ne suis pas d'accord avec ton appréciation. Il est certes assez austère (ça se voit que le bouquin a été écrit dans les années 80), mais il est complet, très orienté "pratique" (là où beaucoup de bouquins du domaine sont justement trop théoriques), et très clair. Maintenant, la compilation est un domaine qui fait intervenir les automates (front-end du compilateur, grammaires LR/LALR, etc), les graphes (optimisation de compilation, graphes de flots de contrôles, etc.), de la prog bas niveau... C'est un domaine extrêmement complet et complexe.
D'ailleurs pour ceux qui voudraient savoir à quoi pourrait ressembler un compilateur optimisant moderne, je ne peux que conseiller Optimizing Compilers for Modern Architectures: A Dependence-Based Approach (attention, en plus d'être en Anglais, c'est un gros pavé qui coûte cher).
Là-dedans, on apprend exactement comment fonctionnent les optimisations trouvées dans les back-ends des compilateurs (déroulage de boucle, tuilage, analyse de dépendances, fusion de boucles, etc).
Tant qu'on y est dans les bouquins, j'aurais tendance à recommander Maîtrise des algorithmes en C (Kyle Loudon, O'Reilly) pour ceux qui ont plutôt une expérience pratique de la programmation et qui voudraient se mettre à l'algorithmique plus sérieusement.
Introduction à l'algorithmique est un excellent bouquin, mais pour commencer l'algo, je le trouve vraiment pas évident, surtout si on n'a pas un certain background mathématique et la façon de penser qui va avec. De la même manière, pour ceux qui ont le temps et la patience, lire Mathématiques concrètes : Fondations pour l'informatique (Graham, Knuth, Patashnik) est plutôt une bonne chose (et du coup, lire les TAOCP, Introduction à l'algorithmique, etc devient bien plus facile).
D'une façon générale, dans ces bouquins il y a des exercices, et il est à mon sens important de faire une partie de ceux-ci (sinon on comprend l'idée globale éventuellement, mais on n'est pas capable d'appliquer).
C'est cette fameuse compatibilite ascendante qui rend Windows monstreusement gros et vous a donne toutes ces annees de retard, tandis que MacOSX arrive a faire mieux avec un dixieme des effectifs de l'equipe Windows parce qu'ils ont coupe les ponts avec OS9.
Tu oublies un truc : dans "OS9", il y a "9", premièrement. De plus, si OS9 avait une base d'utilisateurs aussi grande, il n'est pas dit qu'Apple se serait permis de tout casser comme ils l'ont fait (parce que le simulateur "Classic", c'était bien pour certaines applis pas trop gourmandes, mais fallait pas trop lui en demander non plus hein, sous peine de "amarchpas", voire plantage pur et simple sur les premières versions d'OS X).
Pour ce qui est des années de retard, au niveau de l'interface je suis assez d'accord avec toi. Mais au final, si tu regardes bien, les jeux vidéo coûtent moins cher et sont disponibles plus vite pour Windows que pour OS X. Pourquoi ? A cause de la base installée, c'est évident. Mais aussi parce que MS fournit DirectX, et que je n'ai pas encore vu l'équivalent pour OS X (je peux me tromper cependant).
Euh, le C est extrêmement permissif. C'est juste que la plupart des trucs qu'il "permet" sont considérés comme des comportements indéfinis (donc dépendants du compilateur). Si tu veux un langage pas permissif, il faut plutôt regarder du côté de Java, ou OCAML.
Proposer du "ça ne marche pas mais tu peux faire pour que ça marche" n'est pas un objectif à suite. OK, parfois ça rend service. Mais pour une grande majorité d'utilisateur, la conclusion sera que Linux c'est compliqué, ça sucks, etc...
Euh. Tu viens de décrire exactement le comportement de windows. "Ben en utilisant la méthode A, ça marche pas. Mais en cliquant sur le bouton du milieu, en chantant 'Aré Crichna' trois fois, et en me tenant le pied gauche juste après, le bug disparaît pendant au moins 48h." :-)
Le problème de windows, c'est que beaucoup trop de gens convaincus par linux continuent d'aider les gens autour d'eux avec windows (et je me compte parmi ceux-ci). Le jour où les gens pro-OS libres arrêteront d'aider les gens à réparer leur windows, et que ces derniers seront obligés de faire appel à un technicien qui coûte la peau des fesses (ou un SAV, ou ...), je pense qu'on aura fait un grand pas. D'un coup, les gens se rendront compte que les quelques minutes (voire secondes) qui nous suffisent pour régler leurs problèmes peuvent prendre des proportions gigantesques lorsqu'ils ne nous ont plus sous la main.
En fait je continue le "support" informatique pour les gens que j'ai déjà aidés, mais de toute manière je sais de moins en moins m'en servir, donc je suis de moins en moins efficace - et je le leur dis, en laissant des indices concernant Linux et les LL... Et même comme ça, je refuse de les aider s'ils utilisent IE et Outlook Express (parce que je n'ai pas que ça à faire de leur enlever tout un tas de virus installés automatiquement...)
Le point, tu l'as coupé ; il se trouvait dans le paragraphe d'après :
A partir du moment où une certaine masse critique de logiciels libres sera utilisée sur les systèmes propriétaires, le comportement du système en lui-même sera beaucoup moins visible (évidemment ce n'est que mon avis).
En résumé :
La méthode la plus rapide pour imposer Linux à la place de windows est d'abord de le faire dans les entreprises, qui se chargeront de former leurs employés.
Si on "inonde" un SE proprio avec du logiciel libre de bonne qualité, on redonne à l'utilisateur la bonne manie de ne pas s'arrêter aux logiciels fournis par défaut (lecture DVD, retouche d'image, système d'exploitation ;-) ).
J'espère donc (naïvement ?) que grâce à une certaine dynamique (et une certaine éducation ?) on arrivera à rendre l'utilisateur critique concernant le choix de ses logiciels.
Il existe actuellement des logiciels qui sont critiques, qu'il s'agisse de logiciels pro ou ludiques. Au niveau des jeux vidéo, il est impératif de proposer un framework de développement presque aussi attractif que celui proposé par MS (et portable).
L'argumentation complète se trouve en-dessous :-)
Bon, voyons le côté pessimiste des choses : tant que dans les boites les gens n'auront pas de formation aux environnements de travail sous Linux, on ne peut effectivement pas espérer récupérer en masse les utilisateurs actuels des micro-ordinateurs. Le meilleur moyen de fournir en masse ce genre de formation me semble évidemment être la formation sur le lieu de travail. Pourquoi Word, Photoshop, etc., ont été si populaires au départ chez le particulier ? Entre autres parce que ce sont les logiciels utilisés quotidiennement au boulot par tout un tas de catégories de travailleurs.
Le côté plus optimiste selon moi : comme je le dis plus haut, si le comportement des applications, au look des fenêtres près, est le même que ce soit sous Linux ou sous Windows, alors la transition me semble bien plus simple. Dire que MS ou Apple "gagnent" des clients lorsqu'on porte sur leur plate-forme des applications libres, cela me semble très erroné. A partir du moment où tu introduis la notion de choix - par exemple, montrer à quelqu'un qu'il existe plusieurs alternatives pour éviter d'avoir à charger 4 logiciels de messagerie instantanée en utilisant gaim, ou adiumX, ou bien en montrant que firefox propose tout un tas de choses plutôt cool que IE n'a pas, idem pour Thunderbird Vs Outlook, etc., on réinstaure le besoin de rechercher une certaine qualité dans les logiciels utilisés, on réapprend à l'utilisateur que les logiciels d'un ordinateur, c'est comme un appareil électroménager : il ne faut pas nécessairement prendre le moins cher/le plus accessible (parce qu'il a été préinstallé par exemple)/...
Au final, j'espère (et là je sais que je suis sans doute un peu trop optimiste) qu'à force d'avoir le choix, il semble naturel à l'utilisateur final de se demander si Windows est bien le SE qui lui convient. S'il répond oui à cette question, alors il aura fait le choix en tout conscience. De plus, on peut dire ce qu'on veut, mais pour le moment, pour certaines grosses applications critiques pour les boites, il n'existe aucune alternative sous Linux. Windows s'impose car il est la seule alternative viable. Idem pour les jeux.
Alors oui, les jeux sous linux, il faudrait les développer, en mettre plein d'autres, etc. Mais comme ils représentent une part non-négligeable des raisons qu'ont les constructeurs à pousser toujours plus loin la puissance des micro-processeurs et des cartes graphiques, il serait plutôt bienvenu que d'une manière ou d'une autre, les jeux arrivent sous Linux. Ca passe selon moi par la présence d'outils équivalents à ceux proposés par DirectX (et non, SDL n'est pour le moment pas tout à fait suffisante). Ils n'ont pas besoin d'être aussi performants que ceux de MS (après tout, MS aura toujours un train d'avance, vu qu'ils connaissent tout de l'API windows, et qu'ils ont des contrats avec les constructeurs de matériel), mais assez pour que les boites qui font du logiciel de type jeu vidéo puissent développer pour une plate-forme telle que Linux. Personnellement, si les jeux arrivaient sous Linux un an après la version Windows (cas de Never Winter Nights, par exemple), ça ne me dérangerait pas (un jeu, s'il est bon, le reste malgré le retard technologique).
ca ca me gene, perso je suis persuade avec moi meme (c'est deja pas mal) que porter les applis linux sous windows c'est se tirer une balle dans le pied.
Oui, sauf que multi-plateforme ne signifie pas nécessairement linux->windows. Ca peut très bien être Linux -> unix_libre_quelconque, ou bien Linux -> OS_libre_quelconque (ReactOS ? :p ou plus sérieusement Minix 3, ou ...).
Sinon, sur le côté "porter des applications sur windows", je ne peux qu'être en désaccord avec toi : je suis quant à moi persuadé que forcer le passage à "tout libre ou rien", c'est perdre un certain niveau de "porosité". C'est sûr, si toutes les applications qui nous intéressent se trouvent en libre sur windows, pourquoi changer ? Justement, la réponse à ceci est que si vraiment *toutes* les applications libres qui me servent sur windows sont des portages depuis Linux, j'aurai moins de réserves pour déménager dessus.
Le problème actuellement, c'est qu'un tas d'applications (propriétaires ou pas) n'existent que sous windows, et qu'elles sont critiques pour certains - et oui, les jeux vidéo font partie des applications critiques, dans le sens où un nombre non-négligeable d'utilisateurs se servent de leur ordinateur comme d'une console de jeux + console d'accès au net.
A partir du moment où une certaine masse critique de logiciels libres sera utilisée sur les systèmes propriétaires, le comportement du système en lui-même sera beaucoup moins visible (évidemment ce n'est que mon avis).
Pour info, j'ai Mac OS X en dual boot avec une debian sur mon ibook. En pratique, je n'ai que cet OS de propriétaire (et éventuellement les applications fournies avec l'ibook, mais j'ai désinstallé la plupart). Le reste est issu des logiciels libres.
Dernière chose : il n'est absolument pas inimaginable qu'un OS libre sorte un jour, et qu'il ait un comportement très différent d'un OS compatible POSIX. Le côté multiplateformes se posera alors encore.
D'un autre côté, tu as toujours l'équilibre délicat à trouver entre former de façon "académique", et former pour être directement "opérationnel" sur le terrain.
Si le soft le plus utilisé en entreprise est photoshop par exemple, et que gimp n'est même pas le numéro 2 (j'en sais rien du tout, c'est juste une hypothèse), il va être difficile de convaincre les profs (surtout s'ils sont issus du monde de l'entreprise) de faire apprendre la retouche d'image sur autre chose que le logiciel que risquent de rencontrer à 90% les élèves lorsqu'ils bosseront.
Je pensais plutôt aux papiers de recherche et autres abonnements (par exemple, pour pas trop cher, on peut avoir un abonnement à l'ACM pour 1 un en tant qu'étudiant, et du coup, il y a accès à tous les articles dont l'ACM détient les droits).
Pas sûr. Le problème, c'est que pour continuer de fonctionner correctement, certains organismes (ACM, IEEE, etc.) font payer l'accès aux articles publiés dans le cadre de conférences. Et autant te dire que le ticket d'entrée est assez élevé, sauf si tu es un étudiant.
3/ Je pense qu'une grande entreprise qui investit dans son secteur sans attendre de retour financier direct ca ne choque bien que les Français.
Perso ça ne me choque pas, au contraire. Et en fait je ne pense pas que ça choque tant que ça les Français. Par contre, ceux qui sont dans le culte de l'immédiateté, de l'actionnariat spéculateur, oui, ça doit choquer ("Quoi ! Du développement qui mettra cinq à dix ans à être rentabilisé ! Sacrilèèèège"). Mais ce n'est pas spécifique à la France.
Regarde les grosses boites US. Les Bell Labs n'existent plus ; le Xerox park ? Couic. Etc. Il y a encore quelques boites qui font de la recherche plus ou moins "fondamentale" en info, mais plus tant que ça.
"Vous en voyez beaucoup vous des machines avec des processeurs Itanium ?"
D'un autre côté, tu connais beaucoup de gens qui ont besoin d'un Itanium 2 (parce que le 1 pue) ? Je bosse en ce moment sur Itanium2, et franchement, mis à part faire du calcul scientifique, je ne vois pas trop l'intérêt de la machine en elle-même (elle peut servir de chauffage central à tout un quartier :-) ). Attention, l'architecture du processeur est géniale hein, c'est franchement à des années lumières de l'archi ia32 (assembleur clair, processeur VLIW, tout ça), mais c'est vraiment pas fait pour être une machine de bureau à tout faire. Enfin, de toute manière, vu le prix, y'a qu'en en trouvant un d'occasion sur ebay ou que sais-je que ça a un intérêt.
Sinon, pour voir tout plein d'Itanium2, il suffit d'aller au CEA, et de demander à voir leur cluster Tera... Ils ont des Montecito (Itanium2 dual core, tout ça, si je me souviens bien).
Pour avoir quelques amis bossant dans le domaine des grappes de calcul, je peux dire que l'Itanium2 est loin d'être rare là-bas. C'est juste que le domaine est extrêmement restreint.
« En revanche ce que je peux faire, c'est aidé si quelqu'un se lance là dedans : essayé de récupérer les specs déjà disponible en ligne pour les centralisées, contacté les développeurs kernel des divers projets d'OS OpenSource : Linux, Hurd, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, DragonFly-BSD, Reactos, et tous les autres que j'oublie là mais que j'aurais vite fait de répertorié à se moment là pour les motiver à contribuer. »
Et pourquoi ne pas le faire si personne ne se lance là-dedans ? Dans tous les cas, ce serait quelque chose d'utile, et en plus, ça pourrait un peu inciter certaines personnes à justement commencer à faire quelque chose aussi (mais pas moi, parce que j'ai piscine).
Ton idée est bonne, mais comme la plupart des initiatives pour le LL, il ne faut pas trop attendre quelque chose des autres au départ : ce n'est qu'une fois que le projet aura un minimum de résultats concrets que tu verras arriver de l'aide (« on ne prête qu'aux riches » etc.)
[^] # Re: Performances de Gentoo
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Gentoo 2006.1 est prête !. Évalué à 1.
De plus, faut arrêter un peu, avec les « optimisations ». GCC, jusqu'à sa version 4, était un compilateur vaguement optimisant au mieux. Et même maintenant, on commence à peine à avoir de vraies optimisations (merci la forme SSA, de simplifier le boulot).
Jusqu'à preuve du contraire, ICC explose GCC pour toute architecture ia32/ia64 (et c'est bien normal, quand on n'a que 2 architectures comme cibles, c'est plus simple que pour GCC qui en a trois mille). Là par contre, si on me disait « avec les options -O3 -ipo d'icc, tu vas voir, ça booste », je dirai que ok, y'a des chances. Mais c'est tout.
[^] # Re: héritage multiple?
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trolltech publie les avancées de Qt pour Java. Évalué à 4.
- dans les cas simple, l'utilisation des interfaces est suffisant ;
- dans les cas plus complexes, il y a plusieurs techniques. L'une d'entre elles est de dériver la classe depuis l'une de celles dont on voudrait hériter, et de créer des objets privés des autres classes, en reproduisant l'interface publique de chaque objet (oui, c'est fastidieux), par exemple.
[^] # Re: Dans les réponses
Posté par lasher . En réponse au journal NetBSD : droit dans le mur ?. Évalué à 4.
La distinction dictateur/tyran, ainsi que les sens originels puis modernisée ne me semble pas tellement grande...
[^] # Re: Mouais, pas top de cocorico non plus ...
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trois médailles pour la France aux Olympiades Internationales d'Informatique. Évalué à 2.
« A l'origine, les DUT et BTS étaient destinés aux sections techniques justement, mais les sections générales les thrusts actuellement. »
Ca par contre c'est faux.
Les STS ont été faits explicitement pour les section technologiques, alors que les IUT ont toujours visé les sections générales. Je peux d'autant plus l'affirmer que lorsque j'avais émis la même idée que toi à propos de ces deux formations, la prof d'IUT qui m'a répondu a clairement été patiente en m'expliquant ce qu'il en était, mais on sentait une légère tension quand même (je n'étais pas vraiment la première personne à dire ça, je suppose).
[^] # Re: Une 4ème option ?
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Le projet Debian lance une consultation sur les firmwares non-libres. Évalué à 2.
[^] # Re: Une 4ème option ?
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Le projet Debian lance une consultation sur les firmwares non-libres. Évalué à 8.
[^] # Re: Mouais, pas top de cocorico non plus ...
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trois médailles pour la France aux Olympiades Internationales d'Informatique. Évalué à 3.
En IUT génie info [de gestion] en tout cas, la majeure partie des étudiants venaient de S, et une autre partie (non négligeable) venait de SES.
[^] # Re: Mouais, pas top de cocorico non plus ...
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trois médailles pour la France aux Olympiades Internationales d'Informatique. Évalué à 2.
En pratique, je sais que peu de personnes venant de section ST{T,I} parviennent à aller en IUT (leur filière privilégiée est la STS), donc tu devais être plutôt bon au lycée pour avoir été pris. J'ai souvenir que la seule personne venant de STS dans ma promo n'a pas réussi à passer en 2è année, comme quoi...
Mais ton cours d'info était-il une option dans ta branche ? Si oui, qu'y faisiez vous (quel était le programme, etc.) ?
[^] # Re: Gpg
Posté par lasher . En réponse au journal Le serpent se mord la queue. Évalué à 2.
[^] # Re: Mouais, pas top de cocorico non plus ...
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trois médailles pour la France aux Olympiades Internationales d'Informatique. Évalué à 2.
Tiens, c'est marrant, dans mon IUT au contraire, ils étaient plutôt méfiants vis à vis des gens qui avaient déjà appris à programmer avant, tout simplement parce que beaucoup de gens apprennent à programmer sur le tas, sans connaître vraiment les bonnes pratiques, et donc prennent de mauvaises habitudes.
J'avais déjà un peu cherché à programmer de mon côté (pas beaucoup cela dit), et honnêtement, ce que j'ai appris en IUT m'a largement suffit pour avoir des bases solides. L'IUT est sensé considérer que ses étudiants n'ont jamais fait d'informatique après tout (et c'est vrai pour certains).
« Le pire, c'est que la filière que j'ai choisie est sensée former les futures élites/décideurs pressés !!! »
La filière S, former les futures élites ? Moui, quand tu es dans un lycée « normal ». Si tu es dans un lycée façon Louis Legrand ou Henri IV, de toute manière, quelle que soit ta filière, tu dois viser l'excellence, et donc tu choisiras la prépa, mon fils. Après, que ce soit hypokhâgne, prépa HEC, prépa scientifique, on s'en fiche : tu dois viser Normale, HEC, Polytechnique, etc. dans ces lycées. Et quelle que soit la filière choisie, tu SERAS une élite. :-)
Et franchement, je ne trouve pas que quelqu'un ayant toute la journée à faire de la gestion d'administrations ait vraiment besoin d'avoir été initié à l'informatique ou la programmation. Il/Elle avait mieux à faire. C'est comme si quelqu'un faisant des études d'économie disait que ces grouillots d'informaticiens n'ont même pas de bonnes bases en micro et macroéconomie (et il aurait raison pour une bonne partie d'entre nous), alors que l'informatique de gestion (par exemple) en est directement tributaire. Et pour le coup, pour avoir des « bases solides » en éco, ça nécessite d'avoir des bases solides en histoire, en géo, voire en socio...
En fait j'aurais bien vu l'option informatique proposée aux gens faisant MPSI proposée au gens faisant une S en terminale, en plus des choix de spé physique ou spé maths - surtout qu'une spécialité algorithmique par exemple mettrait nécessairement en jeu des maths.
[^] # Re: Mouais, pas top de cocorico non plus ...
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trois médailles pour la France aux Olympiades Internationales d'Informatique. Évalué à 3.
Cela dit pour moi, savoir programmer en VB ET en C ET en ASM, ça ne s'apprend pas en 2-3h par semaine au lycée. ;-) Et surtout, l'ASM correspond à la partie "architecture" du cours d'info selon moi (ça aide à se fixer les idées), et ensuite, C ou VB, il faut choisir : pour moi il est plus important de savoir faire de l'algo et de les appliquer ensuite avec UN langage, que de manipuler 2s 10 langages, mais ne pas savoir faire d'algo un peu plus poussé que ça. Et du coup, pourquoi ne pas demander à un prof de maths qui aime l'info de donner des cours d'algo ? :-)
[^] # Re: Conseils sur un bouquin plus théorique
Posté par lasher . En réponse au journal Vos livres d'informatique préférés.... Évalué à 4.
Cas intéressant : il aborde le système de types de Java en détails, et c'est assez intéressant (c'est bourré de lambda calcul).
Par contre, même si je trouve que le bouquin est très didactique (dans ce que j'en ai lu), j'avais quand même pas mal sué sur l'info théorique et les types avant d'approcher le bouquin, donc il n'est pas dit que pour quelqu'un voulant découvrir ce domaine ce soit si aisé. Si amazon le propose, lis les premières pages pour te faire une idée.
[^] # Re: Mouais, pas top de cocorico non plus ...
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Trois médailles pour la France aux Olympiades Internationales d'Informatique. Évalué à 7.
Autant je suis d'accord avec toi pour le côté "l'informatique est une science", autant vouloir l'enseigner au même titre que les autres sciences ne me paraît pas forcément nécessaire, pour plusieurs raisons :
1°) Il existe une section "sciences de l'ingénieur", différente du tronc commun "sciences de la vie et de la terre". S'il faut enseigner l'informatique quelque part de façon "obligatoire", c'est ici à mon avis. Le problème étant que pour l'instant, il y a déjà fort à faire avec la mécanique (4h / semaine) et l'électronique analogique et numérique (4h/semaine aussi). D'ailleurs, lorsqu'on fait de l'électronique dans cette matière, même si c'est plutôt orienté processus industriels, on touche quand même à l'assembleur (OK, sur des processeurs dépassés, mais c'est le côté pédagogique qui compte).
Il est à noter que j'ai appris pas mal de choses du côté matériel en 1ère SI à l'époque, et que finalement, la seule chose qui m'a manqué pour être "complet" du point de vue lycée, c'était le côté algorithmique (mais bon, je me suis rattrapé plus tard en IUT :-) ).
Donc déjà, conclusion partielle : l'étude de l'informatique au lycée est possible ; il faut juste choisir les bonnes options.
2°) Il me semblerait par contre "logique" qu'une option informatique fasse son apparition en seconde, au même titre que l'IESP à une certaine époque (ou bien son équivalent aujourd'hui). Mais si on fait une vraie option informatique, pour moi il est important qu'elle soit enseignée "dans les règles", c'est-à-dire qu'il faut apprendre un minimum du côté matériel (mais ça, l'option/le tronc commun Techniques des Systèmes Automatisés s'en charge déjà en partie : je me souviens avoir programmé directement en hexa sur un automate très simple, un PB15 si je me souviens bien :-), ainsi que d'avoir programmé en LADDER, fait du grafcet, bref, de l'info industrielle), et aussi le côté algorithmique.
Au risque de paraître élitiste et crâneur - surtout vue mon expérience limitée dans le domaine - je trouve que beaucoup de programmeurs font trop confiance aux briques de bases fournies par les langages récents, et n'essaient pas assez de voir comment ces briques sont faites pour éviter de faire du "bazooka Vs diptère" ou bien au contraire du "bubble sort pour trier un tableau d'un million d'entrée".
Je suis persuadé que si ces programmeurs avaient un peu mieux été formés à l'algorithmique (et du coup, aux maths qu'il y a derrière), ils sauraient beaucoup mieux choisir avec discernement les bibliothèques/fonctions/méthodes/classes à utiliser pour un problème donné.
[^] # Re: Classiques
Posté par lasher . En réponse au journal Vos livres d'informatique préférés.... Évalué à 2.
Alors déjà, je ne savais pas qu'il existait une traduction française officielle, donc j'éviterai de parler pour cette dernière.
Par contre, ayant le Dragon Book (en VO, donc) chez moi, je ne suis pas d'accord avec ton appréciation. Il est certes assez austère (ça se voit que le bouquin a été écrit dans les années 80), mais il est complet, très orienté "pratique" (là où beaucoup de bouquins du domaine sont justement trop théoriques), et très clair. Maintenant, la compilation est un domaine qui fait intervenir les automates (front-end du compilateur, grammaires LR/LALR, etc), les graphes (optimisation de compilation, graphes de flots de contrôles, etc.), de la prog bas niveau... C'est un domaine extrêmement complet et complexe.
D'ailleurs pour ceux qui voudraient savoir à quoi pourrait ressembler un compilateur optimisant moderne, je ne peux que conseiller Optimizing Compilers for Modern Architectures: A Dependence-Based Approach (attention, en plus d'être en Anglais, c'est un gros pavé qui coûte cher).
Là-dedans, on apprend exactement comment fonctionnent les optimisations trouvées dans les back-ends des compilateurs (déroulage de boucle, tuilage, analyse de dépendances, fusion de boucles, etc).
Tant qu'on y est dans les bouquins, j'aurais tendance à recommander Maîtrise des algorithmes en C (Kyle Loudon, O'Reilly) pour ceux qui ont plutôt une expérience pratique de la programmation et qui voudraient se mettre à l'algorithmique plus sérieusement.
Introduction à l'algorithmique est un excellent bouquin, mais pour commencer l'algo, je le trouve vraiment pas évident, surtout si on n'a pas un certain background mathématique et la façon de penser qui va avec. De la même manière, pour ceux qui ont le temps et la patience, lire Mathématiques concrètes : Fondations pour l'informatique (Graham, Knuth, Patashnik) est plutôt une bonne chose (et du coup, lire les TAOCP, Introduction à l'algorithmique, etc devient bien plus facile).
D'une façon générale, dans ces bouquins il y a des exercices, et il est à mon sens important de faire une partie de ceux-ci (sinon on comprend l'idée globale éventuellement, mais on n'est pas capable d'appliquer).
[^] # Re: Une autre possibilité
Posté par lasher . En réponse au journal Microsoft veut coopérer avec l'équipe Mozilla pour le dev de firefox. Évalué à 3.
Tu oublies un truc : dans "OS9", il y a "9", premièrement. De plus, si OS9 avait une base d'utilisateurs aussi grande, il n'est pas dit qu'Apple se serait permis de tout casser comme ils l'ont fait (parce que le simulateur "Classic", c'était bien pour certaines applis pas trop gourmandes, mais fallait pas trop lui en demander non plus hein, sous peine de "amarchpas", voire plantage pur et simple sur les premières versions d'OS X).
Pour ce qui est des années de retard, au niveau de l'interface je suis assez d'accord avec toi. Mais au final, si tu regardes bien, les jeux vidéo coûtent moins cher et sont disponibles plus vite pour Windows que pour OS X. Pourquoi ? A cause de la base installée, c'est évident. Mais aussi parce que MS fournit DirectX, et que je n'ai pas encore vu l'équivalent pour OS X (je peux me tromper cependant).
[^] # Re: Firefox, Safari, Konqui, Opera,...
Posté par lasher . En réponse au journal All Your Browser quirks ?. Évalué à 4.
[^] # Re: Les Gnomistes m'emmerdent
Posté par lasher . En réponse au journal Vous voulez krasher ? (KDE4 inside). Évalué à 3.
Euh. Tu viens de décrire exactement le comportement de windows. "Ben en utilisant la méthode A, ça marche pas. Mais en cliquant sur le bouton du milieu, en chantant 'Aré Crichna' trois fois, et en me tenant le pied gauche juste après, le bug disparaît pendant au moins 48h." :-)
Le problème de windows, c'est que beaucoup trop de gens convaincus par linux continuent d'aider les gens autour d'eux avec windows (et je me compte parmi ceux-ci). Le jour où les gens pro-OS libres arrêteront d'aider les gens à réparer leur windows, et que ces derniers seront obligés de faire appel à un technicien qui coûte la peau des fesses (ou un SAV, ou ...), je pense qu'on aura fait un grand pas. D'un coup, les gens se rendront compte que les quelques minutes (voire secondes) qui nous suffisent pour régler leurs problèmes peuvent prendre des proportions gigantesques lorsqu'ils ne nous ont plus sous la main.
En fait je continue le "support" informatique pour les gens que j'ai déjà aidés, mais de toute manière je sais de moins en moins m'en servir, donc je suis de moins en moins efficace - et je le leur dis, en laissant des indices concernant Linux et les LL... Et même comme ça, je refuse de les aider s'ils utilisent IE et Outlook Express (parce que je n'ai pas que ça à faire de leur enlever tout un tas de virus installés automatiquement...)
[^] # Re: Les Gnomistes m'emmerdent
Posté par lasher . En réponse au journal Vous voulez krasher ? (KDE4 inside). Évalué à 5.
A partir du moment où une certaine masse critique de logiciels libres sera utilisée sur les systèmes propriétaires, le comportement du système en lui-même sera beaucoup moins visible (évidemment ce n'est que mon avis).
En résumé :
La méthode la plus rapide pour imposer Linux à la place de windows est d'abord de le faire dans les entreprises, qui se chargeront de former leurs employés.
Si on "inonde" un SE proprio avec du logiciel libre de bonne qualité, on redonne à l'utilisateur la bonne manie de ne pas s'arrêter aux logiciels fournis par défaut (lecture DVD, retouche d'image, système d'exploitation ;-) ).
J'espère donc (naïvement ?) que grâce à une certaine dynamique (et une certaine éducation ?) on arrivera à rendre l'utilisateur critique concernant le choix de ses logiciels.
Il existe actuellement des logiciels qui sont critiques, qu'il s'agisse de logiciels pro ou ludiques. Au niveau des jeux vidéo, il est impératif de proposer un framework de développement presque aussi attractif que celui proposé par MS (et portable).
L'argumentation complète se trouve en-dessous :-)
Bon, voyons le côté pessimiste des choses : tant que dans les boites les gens n'auront pas de formation aux environnements de travail sous Linux, on ne peut effectivement pas espérer récupérer en masse les utilisateurs actuels des micro-ordinateurs. Le meilleur moyen de fournir en masse ce genre de formation me semble évidemment être la formation sur le lieu de travail. Pourquoi Word, Photoshop, etc., ont été si populaires au départ chez le particulier ? Entre autres parce que ce sont les logiciels utilisés quotidiennement au boulot par tout un tas de catégories de travailleurs.
Le côté plus optimiste selon moi : comme je le dis plus haut, si le comportement des applications, au look des fenêtres près, est le même que ce soit sous Linux ou sous Windows, alors la transition me semble bien plus simple. Dire que MS ou Apple "gagnent" des clients lorsqu'on porte sur leur plate-forme des applications libres, cela me semble très erroné. A partir du moment où tu introduis la notion de choix - par exemple, montrer à quelqu'un qu'il existe plusieurs alternatives pour éviter d'avoir à charger 4 logiciels de messagerie instantanée en utilisant gaim, ou adiumX, ou bien en montrant que firefox propose tout un tas de choses plutôt cool que IE n'a pas, idem pour Thunderbird Vs Outlook, etc., on réinstaure le besoin de rechercher une certaine qualité dans les logiciels utilisés, on réapprend à l'utilisateur que les logiciels d'un ordinateur, c'est comme un appareil électroménager : il ne faut pas nécessairement prendre le moins cher/le plus accessible (parce qu'il a été préinstallé par exemple)/...
Au final, j'espère (et là je sais que je suis sans doute un peu trop optimiste) qu'à force d'avoir le choix, il semble naturel à l'utilisateur final de se demander si Windows est bien le SE qui lui convient. S'il répond oui à cette question, alors il aura fait le choix en tout conscience. De plus, on peut dire ce qu'on veut, mais pour le moment, pour certaines grosses applications critiques pour les boites, il n'existe aucune alternative sous Linux. Windows s'impose car il est la seule alternative viable. Idem pour les jeux.
Alors oui, les jeux sous linux, il faudrait les développer, en mettre plein d'autres, etc. Mais comme ils représentent une part non-négligeable des raisons qu'ont les constructeurs à pousser toujours plus loin la puissance des micro-processeurs et des cartes graphiques, il serait plutôt bienvenu que d'une manière ou d'une autre, les jeux arrivent sous Linux. Ca passe selon moi par la présence d'outils équivalents à ceux proposés par DirectX (et non, SDL n'est pour le moment pas tout à fait suffisante). Ils n'ont pas besoin d'être aussi performants que ceux de MS (après tout, MS aura toujours un train d'avance, vu qu'ils connaissent tout de l'API windows, et qu'ils ont des contrats avec les constructeurs de matériel), mais assez pour que les boites qui font du logiciel de type jeu vidéo puissent développer pour une plate-forme telle que Linux. Personnellement, si les jeux arrivaient sous Linux un an après la version Windows (cas de Never Winter Nights, par exemple), ça ne me dérangerait pas (un jeu, s'il est bon, le reste malgré le retard technologique).
[^] # Re: Les Gnomistes m'emmerdent
Posté par lasher . En réponse au journal Vous voulez krasher ? (KDE4 inside). Évalué à 3.
ca ca me gene, perso je suis persuade avec moi meme (c'est deja pas mal) que porter les applis linux sous windows c'est se tirer une balle dans le pied.
Oui, sauf que multi-plateforme ne signifie pas nécessairement linux->windows. Ca peut très bien être Linux -> unix_libre_quelconque, ou bien Linux -> OS_libre_quelconque (ReactOS ? :p ou plus sérieusement Minix 3, ou ...).
Sinon, sur le côté "porter des applications sur windows", je ne peux qu'être en désaccord avec toi : je suis quant à moi persuadé que forcer le passage à "tout libre ou rien", c'est perdre un certain niveau de "porosité". C'est sûr, si toutes les applications qui nous intéressent se trouvent en libre sur windows, pourquoi changer ? Justement, la réponse à ceci est que si vraiment *toutes* les applications libres qui me servent sur windows sont des portages depuis Linux, j'aurai moins de réserves pour déménager dessus.
Le problème actuellement, c'est qu'un tas d'applications (propriétaires ou pas) n'existent que sous windows, et qu'elles sont critiques pour certains - et oui, les jeux vidéo font partie des applications critiques, dans le sens où un nombre non-négligeable d'utilisateurs se servent de leur ordinateur comme d'une console de jeux + console d'accès au net.
A partir du moment où une certaine masse critique de logiciels libres sera utilisée sur les systèmes propriétaires, le comportement du système en lui-même sera beaucoup moins visible (évidemment ce n'est que mon avis).
Pour info, j'ai Mac OS X en dual boot avec une debian sur mon ibook. En pratique, je n'ai que cet OS de propriétaire (et éventuellement les applications fournies avec l'ibook, mais j'ai désinstallé la plupart). Le reste est issu des logiciels libres.
Dernière chose : il n'est absolument pas inimaginable qu'un OS libre sorte un jour, et qu'il ait un comportement très différent d'un OS compatible POSIX. Le côté multiplateformes se posera alors encore.
[^] # Re: Gimp vs Photoshop
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Gimp 2.2 Débuter en retouche photo et graphisme libre - Critique du livre. Évalué à 3.
Si le soft le plus utilisé en entreprise est photoshop par exemple, et que gimp n'est même pas le numéro 2 (j'en sais rien du tout, c'est juste une hypothèse), il va être difficile de convaincre les profs (surtout s'ils sont issus du monde de l'entreprise) de faire apprendre la retouche d'image sur autre chose que le logiciel que risquent de rencontrer à 90% les élèves lorsqu'ils bosseront.
[^] # Re: théorie des leader
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Google Life of Code pour Andrew Morton. Évalué à 2.
[^] # Re: théorie des leader
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Google Life of Code pour Andrew Morton. Évalué à 3.
[^] # Re: théorie des leader
Posté par lasher . En réponse à la dépêche Google Life of Code pour Andrew Morton. Évalué à 3.
Perso ça ne me choque pas, au contraire. Et en fait je ne pense pas que ça choque tant que ça les Français. Par contre, ceux qui sont dans le culte de l'immédiateté, de l'actionnariat spéculateur, oui, ça doit choquer ("Quoi ! Du développement qui mettra cinq à dix ans à être rentabilisé ! Sacrilèèèège"). Mais ce n'est pas spécifique à la France.
Regarde les grosses boites US. Les Bell Labs n'existent plus ; le Xerox park ? Couic. Etc. Il y a encore quelques boites qui font de la recherche plus ou moins "fondamentale" en info, mais plus tant que ça.
[^] # Re: Savoir regarder à l'intérieur
Posté par lasher . En réponse au journal Au revoir PowerPC. Évalué à 3.
D'un autre côté, tu connais beaucoup de gens qui ont besoin d'un Itanium 2 (parce que le 1 pue) ? Je bosse en ce moment sur Itanium2, et franchement, mis à part faire du calcul scientifique, je ne vois pas trop l'intérêt de la machine en elle-même (elle peut servir de chauffage central à tout un quartier :-) ). Attention, l'architecture du processeur est géniale hein, c'est franchement à des années lumières de l'archi ia32 (assembleur clair, processeur VLIW, tout ça), mais c'est vraiment pas fait pour être une machine de bureau à tout faire. Enfin, de toute manière, vu le prix, y'a qu'en en trouvant un d'occasion sur ebay ou que sais-je que ça a un intérêt.
Sinon, pour voir tout plein d'Itanium2, il suffit d'aller au CEA, et de demander à voir leur cluster Tera... Ils ont des Montecito (Itanium2 dual core, tout ça, si je me souviens bien).
Pour avoir quelques amis bossant dans le domaine des grappes de calcul, je peux dire que l'Itanium2 est loin d'être rare là-bas. C'est juste que le domaine est extrêmement restreint.
[^] # Re: wikihardware.org
Posté par lasher . En réponse au journal openspec c'est possible ???. Évalué à 3.
Et pourquoi ne pas le faire si personne ne se lance là-dedans ? Dans tous les cas, ce serait quelque chose d'utile, et en plus, ça pourrait un peu inciter certaines personnes à justement commencer à faire quelque chose aussi (mais pas moi, parce que j'ai piscine).
Ton idée est bonne, mais comme la plupart des initiatives pour le LL, il ne faut pas trop attendre quelque chose des autres au départ : ce n'est qu'une fois que le projet aura un minimum de résultats concrets que tu verras arriver de l'aide (« on ne prête qu'aux riches » etc.)