lejocelyn a écrit 853 commentaires

  • [^] # Re: question

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Déçu, déçu, déçu. Évalué à 5.

    Mais en même temps, si à un moment du projet, il y a une phase de ré-écriture/factorisation/correction du code, c'est plus facile de corriger un mauvais code identique réutilisé à chaque fois de la même manière que des solutions différentes, plus ou moins bonnes, suivant le programmeur en fonction de son humeur et de la doc lue.

  • [^] # Re: Pourquoi plutôt EPUB 2 ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des fichiers EPUB avec LibreOffice 6.1 sans extension. Évalué à 5.

    Peut-être que c'est un anglicisme. «Présupposer» convient mieux.

  • [^] # Re: Pourquoi plutôt EPUB 2 ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des fichiers EPUB avec LibreOffice 6.1 sans extension. Évalué à 3. Dernière modification le 04 octobre 2018 à 12:25.

    Je crois que tu assumes trop de choses sur mon point de vue et que tu ne comprends pas où je veux en venir. Es-tu une développeuse de LibreOffice ? Pourquoi prends-tu une posture où tu assumes un discours de la part de la fondation LibreOffice, comme par exemple ici :

    Pour l'instant, cette fonctionnalité est toute nouvelle et pas encore complètement finie.
    Elle n'est donc pas à conseiller pour un éditeur professionnel

    Pourtant l'export d'Epub est dans la version 6.0.6 de Libreoffice qui est proposée comme stable et recommandée pour un usage pro selon le site de Libreoffice : «If you deploy LibreOffice in an enterprise or corporate environment or are a conservative user, please choose this version.»

    Euh le texte, c'est ce qui est écrit et qui a le mérite d'être extrêmement accessible,_

    L'écriture est une des possibilités de matérialisation des textes, ces œuvres cohérentes qui portent un discours, une intention. Dans cette optique, un film, une chanson ou une pièce de théâtre sont des formes de texte. À noter que ce point de vue est partagé par de nombreuses personnes étudiant les textes, voire, pour ce que ça vaut, pas mal de définitions que l'on peut trouver sur internet.

    même des personnes sourdes ou ne pouvant utiliser leurs yeux. Rajouter d'autres médias, voire d'autres fonctionnalités le rend tout de suite moins accessible (va expliquer la musique à un sourd, c'est plus facile d'expliquer la notion de couleur à un aveugle). Je me demande d'ailleurs comment sont transcrites les formules de mathématique par les machines Braille ou audio, mais ceci est une autre histoire.

    Tu pars d'une définition très limitée du texte pour ensuite y adjoindre des questions pratiques, qu'ensuite tu intègres dans ta définition. Je ne suis pas certain qu'il faille intégrer les considérations d'implémentation informatique dans le concept de texte. L'audio, le visuel ou la vidéo posent des problèmes de consultation à certains ? ok, mais faut-il pour autant supprimer ces pratiques ? ça me semble un peu osé comme propos.

    D'ailleurs, maintenant je me demande si Libreoffice est utilisable par des utilisateurs aveugles ou mal-voyants. En tout les cas, il me semble que ces considérations ont davantage à voir avec les formats OpenDocument ou Epub.

    En ce qui concerne le Braille et les formules mathématiques :
    http://www.enfant-aveugle.com/spip.php?article233
    De manière générale, il ne faut pas sous-estimer ce qui existe à ce niveau là. Il y a exemple des réflexions sur la représentation audio de carte géographique, de visualisation de données. L'enseignement de la musique à des sourds est un thème de recherche existant et la question de la couleur chez les aveugles dépend par exemple si la personne est aveugle de naissance ou non.

  • [^] # Re: Pourquoi plutôt EPUB 2 ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des fichiers EPUB avec LibreOffice 6.1 sans extension. Évalué à 4. Dernière modification le 03 octobre 2018 à 18:37.

    Writer est d'abord un traitement de texte, en outre, cette faculté d'export est une « facilité », pas forcément une fonctionnalité à utiliser à titre d'édition professionnelle.

    Est-ce que le fait que l'export EPUB soit une «facilité» est annoncé quelque part ?

    Ça me rappelle une discussion avec un développeur de Zotero sur le fait que l'utilisation de document maître pour Office Word et Libre/OpenOffice était une fonctionnalité peu utilisée et pas supporté par leurs dévs. C'est pour ça que l'équipe liée à Zotero ne comptait pas valider son système pour les bibliographiques pour les documents organisés en Maitre/sous-docs. Hum, peut-être que pour Word, c'est le cas, j'ai pas vérifié, en tout Libre et Open font la promotion de la fonctionnalité de séparation d'un texte en maitre/sous-docs dans de nombreuses pages officielles.

    J'ai l'impression que de dire que c'est une fonctionnalité secondaire est surtout une manière de faire accepter que ça marche mal (même pas sûr que ce soit le discours des développeurs de ces fonctionnalités d'ailleurs).

    Ensuite, faire un fichier avec toutes les fonctionnalités spécifiques du EPUB3 ça fait carrément sortir du cadre non seulement du traitement de texte, mais du texte tout court.

    J'imagine que ça dépend de ce qu'on appelle texte. De mon côté, je n'ai aucun problème à inclure des images, des vidéos ou de l'audio dans la notion de texte. En tout cas, ça me semble rentrer dans l'objectif affiché de Writer d'être un «desktop publishing tool»

    Sinon, Writer importe bien les svg

    Chez moi, tous les SVG ne sont pas bien affichés, par exemple les couleurs peuvent être remplacées par du noir (bug rapporté). Les bugzillas (bugzilla.redhat.com et bugs.documentfoundation.org) que je fréquence comprennent de nombreux rapports de bug à propos du SVG ou de la gestion défaillante des images par Libreoffice.

  • [^] # Re: Pourquoi plutôt EPUB 2 ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des fichiers EPUB avec LibreOffice 6.1 sans extension. Évalué à 2.

    De mon côté, indépendamment de Libreoffice, je trouve intéressant un format qui propose d'intégrer audio et vidéo dans l'écriture des documents.

    Après, le fait que Libreoffice gère pour le moment très mal les images (problème d'import avec les svg, affichage qui rame dès qu'il y a une image, problème d'intégration des images dans le fils du texte, etc.) et ne propose pas, à ma connaissance, l'intégration du son et de la vidéo, ne doit pas aider à rédiger des fichiers Epub multimédia avec. Peut-être qu'il faudrait que Libreoffice se distancie de l'OpenDocument et de l'écriture pour du papier. Même si ça devrait être possible d'avoir des fonctionnalités pour représenter les objets multimédias (des textes, des icônes) en cas d'impression ou de consultation via un lecteur qui ne supporte pas la totalité du document. Mais ça ne remet pas en cause la pertinence d'un format qui intègre le multimédia dans l'écriture d'un document.

  • [^] # Re: Clause NC vs vendre

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Faire ses modèles de pulls au tricot avec LibreOffice. Évalué à 1. Dernière modification le 24 septembre 2018 à 22:01.

    C'est vrai que dans ce contexte, le mot modèle est ambigu. Il y a deux "modèles" dans le fichier Calc: le patron du pull et les feuilles Calc qui modélise des règles de proportion pour réaliser un vêtement répondant à ce patron. Si le patron n'est pas libre de droit, j'imagine que ça pose problème au niveau de la licence des feuilles Calc.
    Après, je ne sais pas comment est défini le droit au niveau des vêtements. Est-ce qu'un modèle de vêtement correspond à des proportions définies, à des règles de proportions ?

    Si un patron n'est pas libre, quels sont les droits de production d'un vêtement associé à ce patron ?

  • [^] # Re: Clause NC vs vendre

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Faire ses modèles de pulls au tricot avec LibreOffice. Évalué à 6.

    Hum, est-ce que ça ne serait pas uniquement les modèles dérivées du modèle Calc qui seront régis par la clause NC ? les vêtements réalisés avec ce modèle seront la propriété de leur auteur. La situation me semble similaire pour Libreoffice Writer. Peut-on écrire un bouquin à licence propriétaire avec Libreoffice si on utilise un modèle de document à usage non commercial ?

  • [^] # Re: Choix d'applications réfléchi

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal première beta de /e/. Évalué à 2.

    C'est marrant, je pensais que c'était Signal qui avait plus de fonctionnalités, voix et vidéo, que Silence, uniquement SMS. Il y a eu des mises à jour ?

  • # Attention !

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal OCP Summit / OVH (Octave) sera là ;). Évalué à 3. Dernière modification le 11 septembre 2018 à 21:21.

    réchauffer les relations

    Avec le changement climatique, il ne faut pas dire "réchauffer les relations" mais mieux "rafraichir les relations" ;)

  • [^] # Re: Et le transporteur ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA publie les plans du rover Curiosity sur GitHub. Évalué à 1.

    Dans beaucoup de ville en France, il y a des interdictions préfectorales concernant la consommation d'alcool dans les espaces publics :
    - Planet.fr
    - Figaro.fr
    - Liberation.fr

  • # Utile sur un vieil ordi

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal tlimit: un addon de navigateur pour limiter le nombre de tabs ouverts. Évalué à 4.

    Cette extension me sera bien utile pour limiter le nombre d'onglets sur mon vieil ordi. Comme je passe régulièrement d'un ordinateur récent à un vieil ordi, j'oublie souvent que ce dernier ne supporte pas vraiment plus de 5-6 onglets à la fois…

    Merci

  • [^] # Re: Victoire pour Framagit ... défaite pour Framasoft (ou pas !)

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Une victoire pour Framagit. Évalué à 3.

    À noter que je suis d'accord sur l'idée que l'expression «service libre» soit ambiguë. Si elle est interprétée de manière métonymique comme un service basé sur des logiciels libres, ça va. Mais c'est clair que si on essaie d'appliquer le terme «libre» à «service», je ne suis pas sûr de savoir ce que cela signifie.

    Vous pouvez être aussi gentils que possible, je n'ai aucun moyen de vérifier que le code que vous exécutez est celui que je vois dans un gestionnaire de version.

    Si la vérification qu'un service utilise bien le code qu'il annonce utiliser est importante, le fait que ce ne soit pas vérifiable à distance ne rend pas le code propriétaire pour autant…
    J'imagine que techniquement, pour s'assurer qu'un code en service corresponde bien à un code source, un système de hash de contrôle pourrait être mis en place. Il doit exister des solutions à ce problème, non ?

    C'est des points qui sont amha de loin les plus important quand on s'intéresse à l'enfermement à des services. L'export/import d'une base de données c'est véritablement un pis-aller. Certains logiciels sont très bons pour ça et d'autres pas du tout, indépendamment de leur aspect libre ou pas.

    Ben j'ai l'impression que les services qui manipulent des données persistantes proposées par Framasoft sont plutôt interopérables.

    Bref je vais pas aller farfouiller dans chacun des services…

    Ben si, sinon la critique est facile et peu justifiée.

  • # De la désinnovation... ou l'intérêt des entreprises mangent celui des utilisateurs

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Windows bronsonnisé ?. Évalué à 10.

    C'est peut-être un peu simpliste de réduire ce mouvement à une stratégie uniquement économico-commerciale, mais quand même… J'ai davantage l'impression qu'il s'agit d'une stratégie et de la comm. pour faire passer la pilule en appelant ces changements des innovations "disruptives". Si les entreprises changent de modèle économique principal, de vendre du logiciel et du support à exploiter l'utilisateur comme un produit, je ne suis pas certain que ce soit dans l'intérêt des utilisateurs. Même si évidemment, les applications en ligne peuvent présenter des intérêts.

    Un exemple de désinnovation me semble être celui des logiciels de messagerie. De plus en plus, les utilisateurs utilisent des messageries en ligne plutôt que des logiciels de messagerie. Est-ce dans leur intérêt ? Quand je vois la difficulté que les gens ont à gérer et chercher leurs messages, ou gérer plusieurs identités, je ne crois pas. Par contre, l'intérêt des entreprises à posséder les boîtes de messagerie en ligne, je le vois très bien.

  • # Neat pigtails ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Tails sauve discrètement le monde chaque jour et a besoin de votre soutien. Évalué à 2.

    Je dois avouer que je n'arrive pas à comprendre l'illustration avec la maison fortifiée et sa légende. Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que ça illustre ? Neat Pigtails, c'est la mascotte du projet Tails ?

    Quelqu'un pour éclairer ma lanterne ?

  • [^] # Re: Villani et son domaine de compétence…

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal "Intelligence artificielle", vraiment?. Évalué à 2.

    Mouais, ce peintre grec, il parlait latin ? Ça me parait louche comme citation.

  • [^] # Re: mauvais

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal "Intelligence artificielle", vraiment?. Évalué à 3.

    À noter que la personne interrogée par l'Express, Luc de Brabandere, n'est, selon Wikipedia, ni philosophe de formation ni du domaine académique, il est ingénieur civil en Mathématiques Appliquées, formé à l’UCL.

  • [^] # Re: Genre...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Khaganat, des stands et des avancées. Évalué à 6.

    C'est bien là toute l'erreur : tenter de tirer un lien entre un protocol de comunication partagé par tous et les relations humaines.

    La langue n'est pas un protocole neutre. D'ailleurs, même les protocoles informatiques ne sont pas neutres. Il y a une sorte de dogme très étrange qui circule comme quoi l'outil serait neutre, tout dépend de la manière dont on l'utilise… Ben non, un outil est le résultat de choix pour le fabriquer, d'un contexte de production, d'un contexte algorithmique : une façon de voir un problème pour le résoudre, de matériaux utilisés. Tout ceci a des causes et des conséquences sociales, écologiques, politiques, etc.

    La langue n'est pas un organisme indépendant de la volonté des personnes qui la pratique. Elle est aussi le résultat de nombreux facteurs sociaux : «le masculin l'emporte» est le résultat d'une politique linguistique catholique du XVIIe siècle. Proposer :
    "si le genre n'est pas défini ou multiple, on applique le masculin par défaut", tout le discours complotiste d'hommes blancs aisés d'un âge avancé dominateurs s'effondre.

    Non, ça revient au même, je ne vois pas ce qui s'effondre. Reformuler un dogme masculinisme différemment ne le rend pas plus acceptable. Appliquer le masculin par défaut est le problème. Les choix par défaut ne sont pas neutres mais ont un sens, souvent provenant de celui à qui il profite. On pourrait en revanche créer de nouveaux genres en français: neutre, multiple, etc.

    "La finalité d'une langue est de se comprendre" : bof. Comme disait plus ou moins A. Culioli: "la compréhension est une forme particulière de malentendu". Mon impression, c'est davantage qu'on se comprend très peu et que l'enjeu d'une communication est rarement de communiquer des informations factuelles/référentielles. Voir la langue comme un protocole de communication relève d'une idéologie bien limitante.

    Si les "patois" ont disparu, c'est qu'il y a eu des politiques pour : massacrer les mauvais révolutionnaires qui les pratiquaient, les interdire et les dévaloriser. Faut se renseigner un peu.

    Quant à l'inégalité salariale, il s'agit d'une des inégalités qui, parmi les féministes que je fréquente, d'opinions très diverses, a le moins d'importance.

    Bon, je m'arrête là

  • # Lapin compris

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Lister rapidement les liens d'une page web. Évalué à 4.

    Je n'ai pas compris ce journal :'( je me sens bête. Qu'est-ce une page web cul-de-sac ? Un exemple ?

    Et cette ligne de code javascript, en quoi simplifie-t-elle la vie ? Je veux dire, ok, je vois bien que ça permet d'afficher tous les liens de la page dans l'outil de dev de Firefox, et ensuite ? Quel rapport avec le marque page ? est-ce qu'il y'a moyen d'exécuter l'outil de dev et une ligne de javascript via un raccourci vers un marque page ? si oui, je n'ai pas trouvé comment…

    Sinon, effectivement, je trouve qu'une extension pour créer des raccourcis claviers de manière dynamique vers les liens, comme le propose Konqueror par exemple, serait un gros plus. Ça existe ?

  • # Peu claire cette info sur l'enregistrement des images

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sortie de LibreOffice 6.0. Évalué à 7.

    «Les images dans les documents sont modifiables. Lorsque l'on sauvegarde une image issue d'un document, on peut sauvegarder la version originale ou la version modifiée.»

    Je ne suis pas certain de comprendre. «Quand on sauvegarde une image issue d'un document […]» : D'un document Libreoffice ? parce que sinon, j'ai du mal à comprendre comment une image peut ne pas provenir d'un document. «[…] la version modifiée.», la version modifiée dans Libreoffice j'imagine, mais donc qu'est-ce que ça donne pour les images liées au document .odt mais pas incluses dans le fichier ? est-ce le même fonctionnement ? Si j'ai bien compris, au sein du document Libreoffice, la version originale d'un fichier, avant sa modification avec les outils intégrés, est enregistrée ainsi que la version modifiée. Est-ce qu'il y a une gestion des versions des images intégrée dans Libreoffice ?

    Au niveau ergonomie, la question totale, en oui ou non, me semble stupide, ça serait plus clair de dire : «Quelle version souhaitez-vous enregistrer ? la version originale | la version modifiée».

  • # C'est quoi « ne pas travailler » ? :

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au sondage Je travaille/passe du temps au travail, en moyenne et par semaine. Évalué à 2.

    Une option à rajouter au sondage :(

  • [^] # Re: alerte?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Apple change la licence de CUPS. Évalué à 7.

    Je pense que le commentaire de maclag faisait référence au texte d'Apple en lien dans le journal :
    «Apple is excited to announce that starting with CUPS 2.3 we will be providing CUPS under the terms of the Apache License, Version 2.0.»

    Apple présente le changement de licence comme une fonctionnalité «extraordinaire». Si j'étais médisant, je dirais que c'est simplement la tendance d'Apple à présenter tout changement de leur part comme révolutionnaire. Après réflexion, la licence d'un logiciel étant un point qui m'importe particulièrement, un changement de licence est en fait, effectivement, un changement révolutionnaire:

    https://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html#SoftwareLicenses:
    «Veuillez noter que cette licence n'est pas compatible avec la GPL version 2, car certaines de ses conditions ne figurent pas dans cette version de la GPL. Cela inclut des clauses de fin de brevet et d'indemnisation. La clause de fin de brevet est une bonne chose, c'est pourquoi nous recommandons la licence Apache 2.0 pour les programmes de taille importante, de préférence aux autre licences permissives (laxistes).»

    Hum, le texte en français n'est pas ultra clair (la référence du pronom «ses» n'est pas bien définie), en fait la licence Apache dispose de clauses concernant la fin de brevet de d'indemnisation. Je n'ai pas été voir les textes originaux mais si le projet GNU recommande l'Apache à la GPL 2, je leur fais confiance.

    Donc, pour conclure, le passage de la GPL 2 à la licence Apache 2 est bien d'une évolution positive d'un point de vue libriste. Eh beh, je ne pensais pas que, en fin de compte, j'approuverai un changement de licence de la part d'Apple sur un projet libre dont ils ont acquis les droits.

  • # Une information un peu orientée, mais pas forcément stupide...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Propriété intellectuelle dans la recherche public. Évalué à 5.

    Il me semble qu'en gros, ce document ne dit pas de fermer l'accès aux résultats de la recherche mais de faire attention. Après, c'est vrai que la plupart des personnes non sensibilisées à l'accès ouvert aux résultats de la recherche verront ça comme : comment se faire des sous avec ses études. Ceci dit, de ce que je connais, la recherche en anthropologie, en linguistique et en sciences humaines dans l'aire "Océanienne", la plupart des chercheurs sont très sensibles au fait d'avoir de pouvoir partager au plus grand nombre les résultats de leur recherche.

    On peut voir aussi le problème inverse : l'utilisation par des entreprises privées de résultats financés par du public. Si un chercheur ne fait pas attention et qu'il communique des résultats non publiés à une entreprise privée, celle-ci pourrait, suivant les accords négociés, ou au contraire, le vide de négociations, utiliser ces résultats à son compte, sans retour vis-à-vis de l'institution public qui a effectué la recherche.

    Si effectivement l'objet de ce document semble de rendre rentable les recherches, cette rentabilité peut être ouverte (bon, je ne vois pas du tout le rapport avec le développement durable ceci-dit). Par contre, il faut concevoir cette gestion des résultats scientifiques.

    PS : Je n'arrive pas à lire le texte en blanc dans le coin en bas à droite de l'image (AVANT TOUT TRANSFERT).

    PS bis : niveau vocabulaire, qu'est-ce qu'un MTA ? et un accord de secret ? des exemples de textes ?

  • [^] # Re: Du Sextoy au "Dark Web"

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de livre : La face cachée d’Internet, de Rayna Stamboliyska. Évalué à 0.

    Si l'on remet dans le contexte de l'époque, c'était clairement machiste. Il ne faut pas oublier que ces personnes étaient chrétiennes, l'idée était que le sexe masculin était fondamentalement meilleur que le sexe féminin, sexe fautif devant l'éternel du fait du péché originel… Le propos de ces réformes de l'époque était justement de diriger la grammaire française de l'époque (on est en train de fixer et normer le français à cette époque) à l'idéologie patriarcale. Du point de vue de ces réformateurs, il ne fait d'ailleurs aucun doute qu'à travers la langue est véhiculée une idéologie. C'est un peu l'hypothèse de Sapir-Whorf, comment la langue engendre une perception du monde.

    Pour se convaincre de l'idéologie dominante, machiste, des promoteurs de ces réformes, il suffit de citer Vaugelas, un proche de Richelieu, qui a joué un rôle important à l'époque à l'académie française, selon Wikipedia :

    Dans ce même ouvrage, Vaugelas invoque la noblesse du masculin pour justifier qu'il l'emporte sur le féminin :
    « Trois substantifs, dont le premier est masculin, et les autres deux féminins, quel genre ils demandent. Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut tout seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif. »

    Il n'y a pas de confusion dans le livre car l'autrice ne fait pas référence à la dénotation, ce à quoi renvoie concrètement un mot, de l'expression «un ministre» mais à la représentation sociale que l'expression véhicule. Les noms de fonctions sociales sont majoritairement "genrable" d'un genre à l'autre (bon, je l'accorde, ça serait à mieux vérifier), pourquoi créer une exception pour la fonction de ministre ? Ce que le livre l'Académie contre la langue française montre, c'est que, de pratiques existantes dans la diversité des façons de parler et écrire le français à l'époque, les fondateurs de l'académie française ont choisi de supprimer des noms de fonctions sociales existant au féminin et de changer le genre de nombreux termes (du masculin vers le féminin ou du féminin vers le masculin) selon que les valeurs associaient aux termes. Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, de nombreuses personnes refusent des politiques linguistiques qui changeraient la langue française pour mieux refléter des valeurs égalitaires ou équitables, sous prétexte que c'est la langue qui est comme ça, alors que les Académiciens du 17e ne se sont pas gênés pour faire ces choix.

  • [^] # Re: Du Sextoy au "Dark Web"

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de livre : La face cachée d’Internet, de Rayna Stamboliyska. Évalué à 1.

    Le mot "auteure" existe puisqu'il est employé par certains locuteurs français. C'est assez étrange de dire : «Cet objet n'existe pas.» alors que quelqu'un vient de l'utiliser Après, qu'un dictionnaire ou toi le juges inapproprié ou ne le (re)connaisse pas, c'est un autre sujet. De mon côté, je préfère "autrice".

    Après, si l'on apprécie la politique linguistique masculiniste favorisée par Richelieu à travers l'Académie Française, son ami Vaugelas et de l'abbé Bouhours, c'est un débat politique qui mérite d'être discuté. Une petite lecture sur le sujet :
    L'Académie contre la langue française.

  • [^] # Re: Sexe

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mozilla Common Voice : vers une reconnaissance vocale libre. Évalué à 2.

    Mouais, c'est bien différent du genre, mais ça ne rend pas le genre inopérant pour autant. Il me semble que pour être précis, distinguer les deux, genre et sexe, serait intéressant. J'ai en fait dû mal à imaginer comment la manière dont quelqu'un s'identifie socialement, par exemple pour le genre sexuellement, n'influerait pas sur sa voix (timbre, rythme, prosodie, etc). On pourrait aussi mettre sa catégorie socio-professionnelle, je suis presque certain que l'on verrait des distinctions régulières opérer.