arnaudus a écrit 5206 commentaires

  • [^] # Re: Si tu coupes la parole

    Posté par  . En réponse au journal Démarchage robotisé. Évalué à 4.

    Si tu trouves que l'état de droit c'est embêtant, tu devrais essayer sans :-)

    Mais oui, s'il y a besoin de le préciser, être victime d'une infraction n'a jamais donné droit à en commettre une à son tour (à moins que tu souhaites invoquer la légitime défense pour le démarchage téléphonique, bonne chance, je vais me chercher des pop-corn).

    Donc, si tu te fais voler ton ordinateur, tu n'as pas le droit de retrouver le voleur et de lui piquer des objets dans son appart, si tu te fais rentrer dans ta voiture tu n'as pas le droit de lui rendre la pareille, si un magasin te compte deux fois ton saucisson à la caisse tu n'as pas le droit d'y retourner le lendemain et d'en piquer un, etc. Tout au plus tu peux mettre en place des moyens proportionnés pour faire cesser le délit (mais c'est "en direct", pas une semaine plus tard).

    Pour le cas d'origine, l'artisan n'est pas celui qui te harcèle au téléphone (tout au plus tu peux lui reprocher de faire appel à des intermédiaires qu'il sait malhonnête).

    Après, dans le fond, je doute que l'artisan porte plainte pour un faux RDV de devis. Par contre si c'est organisé à plus grande échelle, j'imagine que ça peut commencer à ressembler à un harcèlement; après c'est la loi de la jungle : il n'y a pas de gentils ou de méchants, c'est juste des gens motivés qui cherchent à se nuire mutuellement. Le dépôt de plainte ressemble à la moins pire des solutions, parce que ça peut mal se finir ce genre de choses (donner un faux RDV, on est d'accord que c'est de la malveillance, et quand on est victime de malveillance on se dit rarement "bon, je suis bon joueur, j'essaye de l'arnaquer et il essaye de m'arnaquer, on fait ça dans la bonne humeur"). Quelqu'un qui base son activité commerciale sur l'escroquerie de petits vieux, je doute qu'il ait beaucoup de scrupules à crever des pneus ou autres joyeusetés…

  • [^] # Re: Si tu coupes la parole

    Posté par  . En réponse au journal Démarchage robotisé. Évalué à 0.

    Ddonner de fausses informations à quelqu'un dans le but de lui faire perdre du temps, ça contrevient vraiment à une loi existante ?

    Je pense que c'est du harcèlement, mais il faudrait vérifier avec un avocat :) Par contre, si ça arrive régulièrement, il est tout à fait possible que l'artisan facture son devis ou son déplacement. Il a ton téléphone, et souvent ton nom, et il est en droit de facturer (sauf évidemment s'il a spécifié que le devis était gratuit).

  • [^] # Re: Si tu coupes la parole

    Posté par  . En réponse au journal Démarchage robotisé. Évalué à 7.

    Certes, mais plus tu diffuses des données personnelles et plus tu t'exposes à des représailles éventuelles (ou pire, tu exposes quelqu'un qui n'a rien demandé). Si l'artisan peut faire la preuve que ton objectif est de lui faire perdre du temps ou de l'argent (par exemple en le faisant déplacer et faire des devis alors que tu n'as pas l'intention de réaliser les travaux), c'est toi qui pourras être poursuivi (et c'est évidemment indépendant de l'infraction initiale, l'un n'empêche pas l'autre).

    Du coup, "allez assez loin", ça peut t'emmener assez loin, en effet. Ton objectif est de te faire justice toi-même, c'est à dire de faire perdre de l'argent à un artisan par malveillance (motivée par la malhonnêteté supposée dudit artisan, certes, mais le principe reste le même). En fait, c'est la même raison pour laquelle le Sergent Garcia veut mettre Zorro en prison…

  • [^] # Re: Si tu coupes la parole

    Posté par  . En réponse au journal Démarchage robotisé. Évalué à 4.

    Autant c'était défendable avec les humains (puisqu'en effet, ils sont payés, probablement pas beaucoup, mais ils sont payés), autant avec un robot ça ne doit pas leur coûter plus que quelques centimes par heure, donc c'est vraiment valoriser ton propre temps à rien du tout.

    C'est marrant parce que c'est la même stratégie que les spams email. Avec la diminution du coût, tu as une diminution de la qualité de l'arnaque : si ça marche une fois sur un million, c'est toujours bon à prendre.

    C'est quand même fou quand on y pense d'arriver au point où on n'a ni les moyens techniques ni les moyens juridiques d'empêcher ces parasites de prospérer.

  • [^] # Re: Dette technique...

    Posté par  . En réponse au lien Hyrum's Law (ou ne pas changer une API même cassée). Évalué à 2.

    Je suis d'accord que l'utiliser comme excuse à tort et à travers n'est pas une bonne idée.

    Là, on ne parle pas d'une raison évoquée pour refuser un patch (par exemple, un patch qui corrigerait un détail insignifiant ou invisible sur la chaîne de caractères), mais d'une instruction préventive : "ne pas modifier cette fonction". Du coup, ça renverse quand même pas mal la logique.

    J'ai du mal à comprendre en quoi c'est douteux.

    Quel est ton produit? Le logiciel ou le service? Si c'est le service, alors en effet tu peux vouloir tenir compte des coûts induits chez les utilisateurs par les modifications. Si c'est ton logiciel, alors tu dois fournir le meilleur logiciel possible.

    Le contexte, ça n'est pas de casser la compatibilité volontairement, c'est de casser la compatibilité involontairement. On imagine que quelqu'un a peut-être exploité une propriété de l'implémentation et que du coup on ne peut pas trop la modifier. Je ne trouve pas ça vraiment "raisonnable" : on subit un coût direct (ou, au moins, une perte d'opportunité) parce qu'il y aurait peut-être un coût indirect chez des utilisateurs.

    si tu n'écris le logiciel pour les utilisateurs de manière à ce qu'il puisse être utilisé d'une manière raisonnable, je comprend pas trop pourquoi (pour qui ?) tu l'écris.

    Il y a beaucoup de contextes très différents dans lesquels les logiciels sont développés. Typiquement, pour un logiciel libre développé sur ton temps personnel, tu peux développer pour tes besoins, et partager ton travail par altruisme. En tout cas, pour le LL que je développe, je développe pour mes besoins et je diffuse pour des raisons déontologiques. Du coup, les coûts induits par mes choix sur les utilisateurs potentiels ne rentrent pas dans l'équation. Au pire, je peux devoir perdre du temps à aider des gens à trouver la cause du problème, mais rien ne m'y oblige non plus…

  • [^] # Re: Dette technique...

    Posté par  . En réponse au lien Hyrum's Law (ou ne pas changer une API même cassée). Évalué à 5.

    En fait, j'ai quand même l'impression qu'il y deux niveaux dans cette discussion:

    1) La loi d'Hyrum dit que les utilisateurs vont être amenés à utiliser plus ou moins consciemment les propriétés concrètes de l'implémentation des API qui ne font pas partie de leur abstraction.

    2) Cette loi est utilisée comme raison pour limiter les changements dans l'implémentation des API.

    Le deuxième point n'est pas une constatation, c'est une décision de développement qu'on peut trouver discutable. Elle part du principe que l'équipe de développement est au service des utilisateurs (c'est douteux), elle part aussi du principe que les devs ont une forme de responsabilité vis-à-vis de la manière dont les utilisateurs exploitent les fonctionnalités des logiciels (là aussi, c'est douteux). Bien sûr, c'est pragmatique, et il y a plein de raisons pour lesquelles on voudrait appliquer 2. Mais ça n'a pas vocation à être une règle absolue, et typiquement dans le cas d'un logiciel libre, les devs n'ont pas de compte à rendre aux utilisateurs, et encore moins à ceux qui ne lisent pas la doc, ou ceux qui n'ont pas le temps d'assurer un peu de maintenance lors des changements de version des dépendances.

    En fait, il y a quand même une asymétrie ici, puisque la dette technique est payée par les développeurs du logiciel, alors que la maintenance est payée par les utilisateurs. Appliquer le deuxième point c'est du "transfert de dette", c'est parfois raisonnable mais il y a plein de raisons de penser que ça n'est pas toujours une bonne idée.

  • # Dette technique...

    Posté par  . En réponse au lien Hyrum's Law (ou ne pas changer une API même cassée). Évalué à 7.

    Ça n'est pas quand même un appel à accumuler de la dette technique? Les bugs d'interface, ça existe, et ça impose que tout le monde dans les dizaines d'années qui vont suivre vont devoir se taper le même bug, la même lecture de la doc, la même procédure d'essais et erreurs, pour finalement se rendre compte qu'en effet il y a un bug d'interface. Tout ça c'est aussi du temps perdu pour plein d'utilisateurs, et il n'est pas du tout garanti qu'à force, ce temps ne soit pas supérieur au temps nécessaire pour corriger le problème dans les logiciels qui "exploitent" le bug au moment du changement de version.

    Par exemple, dans l'exemple cité, il me semble assez évident que l'erreur est de ne pas afficher l'identifiant de l'erreur ("MaxBytesError") mais seulement sa description en anglais ("http: request body too large"). Comment tu fais pour l'internationalisation? Comment tu fais si tu t'aperçois que le texte ne couvre pas tous les cas (par exemple "request body too large or insufficient memory"?). Laisser ça intouchable, c'est admettre que ce bout de code ne peut pas être amélioré.

  • [^] # Re: Biais

    Posté par  . En réponse au journal Etude d'une communauté de pratique dans le cadre d'un master : nous avons besoin de vous ! . Évalué à 4.

    Voir la discussion dans le journal associé… Je leur ai répondu en gros la même chose (qu'elles ne tireront rien de l'analyse statistique de ce sondage), mais en fait tout le monde leur est tombé dessus avec tout un tas de remarques et conseils plus ou moins "de niche" et elles ne l'ont pas spécialement très bien pris…

    Après, on peut le faire à l'Américaine "ouaiis, bienvenus, c'est cool de s'intéresser à nous, on va vous aider à faire un sondage moins pourri pour votre master où on ne comprend même pas le nom des métiers que vous ferez plus tard", mais ça n'est pas le genre de la maison.

  • [^] # Re: des preuves

    Posté par  . En réponse au journal Etude d'une communauté de pratique dans le cadre d'un master : nous avons besoin de vous ! . Évalué à 2.

    Du coup, l'arrêté c'est contre les enfants qui se voient moins la nuit? Remarque, si c'est justifié par la sécurité… :-S

  • [^] # Re: Ça donne envie...

    Posté par  . En réponse au journal Details suite à la demande dans les commentaires . Évalué à 3.

    Toute la promo?

  • [^] # Re: Le modérateur qui est une modératrice

    Posté par  . En réponse au journal Etude d'une communauté de pratique dans le cadre d'un master : nous avons besoin de vous ! . Évalué à 8.

    J'ai répondu à "propriété intellectuelle", pas moi qui ait décidé des mots.

    Propriété intellectuelle = droit d'auteurs (patrimoniaux, moraux, droits voisins) + propriété industrielle (brevets, marques, modèles).

    Le sens des mots, tout ça, tout ça :-D

  • [^] # Re: Ça donne envie...

    Posté par  . En réponse au journal Details suite à la demande dans les commentaires . Évalué à 4.

    en même temps ce sont des étudiants et étudiantes, pas forcément le sondage dont vous êtes le héros

    Apparemment, ils sont dans le cadre d'un projet autonome, donc c'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de raison pour qu'ils aient eu un cadrage formel sur la manière d'organiser un retour des utilisateurs… sauf quand même que ça fait probablement partie de la formation d'un "Digital Learning Manager", non? (peut-être pas remarque, si ça se trouve c'est un gars qui forme les profs de Braille, mais je me trompe peut-être).

    D'une manière générale, la gestion des données privées, la gestion de la propriété intellectuelle, la communication sur les réseaux sociaux, ça m'a l'air de faire partie du socle fondamental des connaissances pour ce genre de métiers. C'est justement comme ça qu'on forme les gens, non? Tu recueilles des données -> pourquoi, comment, où tu les stockes, quel type de données (personnelles, anonymes, etc). Tu organises un retour utilisateurs/clients, comment tu communiques (finalité, récompense, publication des résultats de l'étude, etc).

    Alors évidemment, la méthode du "vas-y débrouille-toi, c'est pareil qu'un sondage pour décider de l'heure du départ en vacances dans votre groupe de potes", ça marche aussi, puisque là c'est un peu nous qui expliquons ce que leurs profs auraient dû leur dire. Mais bon, c'est bizarre quand même de lâcher des étudiants dans la nature face à des vrais gens.

  • # Ça donne envie...

    Posté par  . En réponse au journal Details suite à la demande dans les commentaires . Évalué à 9. Dernière modification le 19 novembre 2024 à 16:56.

    Devenir Digital Learning Manager, chef de projet dans le domaine de la e-Formation…

    En tout cas, le métier de Bullshit Job Name Manager a visiblement de l'avenir…

    j'ai enlevé le logo que j'avais utilisé nullement dans le but de provocation je m'en excuse

    Je ne pense pas que personne ici n'ait pensé à une provocation, ça ressemble juste à l'ignorance des principes de la propriété intellectuelle. Il vaut mieux le faire pendant ses études avec le logo d'une association plutôt que pendant un stage avec le logo d'une multinationale :-)

    Pour en revenir au sondage, je pense qu'une compétence importante c'est de savoir mettre en place un sondage dans les règles de l'art. Ça veut dire, une page de garde qui contient au moins:

    ENQUÊTE XXX
    Les informations recueillies sur ce formulaire sont utilisées par X pour Y.
    Elles sont conservées pendant n mois et sont destinées à Z
    Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : example.com
    En remplissant le questionnaire suivant, vous acceptez que vos réponses soient conservées dans le but de Z.
    -> Continuer

    Pour le reste, je me demande comment vous allez pouvoir tirer quelque chose des résultats sans avoir stratifié votre sondage (âge, sexe, catégorie professionnelle…), parce que vous ne saurez jamais si les différences sont liées au public ou au service.

  • [^] # Re: des preuves

    Posté par  . En réponse au journal Etude d'une communauté de pratique dans le cadre d'un master : nous avons besoin de vous ! . Évalué à 10.

    Faut peut-être se détendre un peu quand même, je sais qu'on vit dans un monde hyper-bureaucratisé, mais quand même… Quand des gamins sonnent à ta porte pour Halloween, tu leur demande leur accréditation avant de leur filer des bonbons?

    Par contre, il y a un point que tu n'as pas soulevé, c'est qu'évidemment ce genre d'enquête a besoin obligatoirement d'une page de garde sur le traitement des données privées et l'identité du responsable. Je ne comprends pas ce qu'ils sont censés apprendre avec cet exercice, en tout cas pas à concevoir un sondage dans les règles. Ils vont se marrer pour analyser les résultats avec ce genre de questions floues en plus…

  • [^] # Re: Le modérateur qui est une modératrice

    Posté par  . En réponse au journal Etude d'une communauté de pratique dans le cadre d'un master : nous avons besoin de vous ! . Évalué à 4.

    Les manchots ne sont pas libres?

    Je ne sais pas pour la licence. La page [https://linuxfr.org/code_source_du_site] dit "L’avatar par défaut est une version modifiée de Tux." et "Certaines icônes utilisées sur le site proviennent du jeu d’icônes Iconic Set, sous licence CC By‑SA 3.0.", mais je ne pense pas qu'on parle des trois manchots.

    Mais de toutes manières, on ne parle pas forcément de droit d'auteur ici. Le logo peut être protégé par le droit des marques et/ou le droit des modèles, et même s'il n'est pas protégé, ça ne rend pas le parasitisme légal (même si ça renverse un peu la charge de la preuve). Je trouve que la réutilisation est clairement de nature à tromper le public sur l'origine du sondage, donc c'est condamnable. Bien entendu, ça ne veut pas dire qu'il y a une raison légitime d'aller en justice (au mieux tu récupères 1€ symbolique), mais c'est quand même un réflexe puéril d'aller illustrer ton propre site avec un logo distinctif que tu as récupéré sans en avoir l'autorisation.

  • [^] # Re: Le modérateur qui est une modératrice

    Posté par  . En réponse au journal Etude d'une communauté de pratique dans le cadre d'un master : nous avons besoin de vous ! . Évalué à 6.

    J'imagine qu'ils étudient plusieurs communautés, et qu'ils n'ont pas changé le medium de leur sondage juste pour Linuxfr.

    Par contre, les manchots en tête de questionnaire, c'est vraiment une erreur assez grossière (genre, la propriété intellectuelle, ballec, quoi).

  • [^] # Re: Un bel exemple de mauvaise lettre de motivation

    Posté par  . En réponse au journal On n’a pas de CV quand on a 14 ans. Évalué à 3.

    Bah que c'est bien de personnaliser, mais que le modèle traditionnel qui consiste à écrire une page de blabla sans aucun contenu informatif n'existe pas par hasard: une information peut avoir un effet positif ou un effet négatif. Alors que l'absence d'information reste au niveau du "à peine négatif".

    En fait, le pire, c'est le mensonge, "Depuis ma plus tendre enfance je rêve de devenir contrôleur de gestion". Mais le truc sincère qui ne correspond pas à l'entreprise, ça n'est pas bon non plus.

    C'est pareil sur les CV, dans les loisirs il peut y avoir des choses qui ne correspondent pas à ce qu'on recherche pour un poste (sportif de haut niveau, maquettes de tour Eiffel en allumettes…). Malheureusement, il y a beaucoup de sélection sociale; une organisation peut vouloir sélectionner sur la maitrise d'un certain nombre de codes professionnels (pareil pour la manière dont on s'habille pour un entretien, etc).

  • [^] # Re: Un bel exemple de mauvaise lettre de motivation

    Posté par  . En réponse au journal On n’a pas de CV quand on a 14 ans. Évalué à 3.

    Une lettre de motivation personnalisé, avec vos mots, même maladroite, est infiniment plus intéressante qu’un énième modèle remplis

    C'est vrai, sauf qu'il faut garder en tête que quand c'est intéressant et informatif pour l'employeur, ça marche dans les deux sens. Moi j'ai déja eu droit à des trucs comme "c'est important pour moi que le résultat de mon travail puisse influencer la vie des gens", bah c'était un peu éliminatoire quand même…

  • [^] # Re: bah non

    Posté par  . En réponse au journal Le bon sens et le C++. Évalué à 2.

    Après il suffit de propager les constantes et d'évaluer la condition, ici.

    OK, dit comme ça ça semble un peu magique et j'imagine que ça ne gère pas les cas où la variable de départ est modifiée pour retrouver sa valeur initiale, mais de toutes manières quand on parle d'optimisation l'objectif reste quand même pragmatique, ça n'est pas grave si des cas particuliers ne sont pas optimisables…

    et donc en déduire que le code ne sera jamais utilisé si il est déconnecté en conséquence, avec les éléments dont il dépend au passage.

    En fait, l'utilité de tout ça dépend un peu des objectifs, non? S'il te faut 10 secondes de calcul pour déterminer si tu dois compiler ou pas 3 lignes de code, au final tu n'y gagnes pas grand chose…

  • [^] # Re: Y a une appli pour ça...

    Posté par  . En réponse au journal On n’a pas de CV quand on a 14 ans. Évalué à 6. Dernière modification le 18 novembre 2024 à 10:06.

    En fait, certains s'imaginent que la lettre de motivation peut faire obtenir un stage ou un boulot, et c'est assez faux. Ce que la lettre permet de faire, c'est de trier ceux qui n'ont pas les codes du monde du travail ou qui n'ont pas compris le boulot auquel ils postulaient. Du coup, une mauvaise lettre est éliminatoire.

    C'est d'ailleurs fou à quel point certains peuvent se tromper dans leurs lettres de motivation, du style "j'ai toujours aimé travailler avec les animaux" dans un abattoir, ou "je cherche un travail épanouissant" pour être opérateur dans un call center…

    En gros, il ne faut pas se gourer, mais en fonction du boulot, recopier une lettre bateau ça peut revenir à sa gourer.

  • [^] # Re: Je pense que tu prends le problème à l'envers ...

    Posté par  . En réponse au journal On n’a pas de CV quand on a 14 ans. Évalué à 3.

    j'ai du lister toutes mes adresses physiques depuis ma naissance

    C'est bien légal ce truc? Ça me parait totalement aberrant, et sans aucun lien avec la recherche d'emploi.

    Tout au plus peut-on imaginer qu'on demande les pays de résidence pour anticiper d'éventuels problèmes pour l'obtention d'un visa dans le cadre d'un recrutement international…

  • [^] # Re: bah non

    Posté par  . En réponse au journal Le bon sens et le C++. Évalué à 2.

    Bon, en fait j'ai quand même répondu avec un peu de mauvaise foi, parce que le compilateur sait ou non s'il a besoin de compiler, et s'il y a un appel dynamique, il compile de toutes manières, j'imagine. Je ne sais pas s'il évalue par exemple si les variables sont potentiellement modifiables

    const int truc = 2;
    if (truc == 2)
      foo();
    

    vs

    int truc = 2;
    if (truc == 2)
      foo();
    

    vs

    int truc = 2;
    bar(truc);
    if (truc == 2)
      foo();
    

    parce que si void bar(int) ou void bar (const int&), alors foo() est mort, mais si void bar(int&), foo() est peut-être vivant, mais il y a moyen à partir du code de bar() de vérifier si la référence est potentiellement modifiée.

  • [^] # Re: Et sinon...

    Posté par  . En réponse au lien Google va tester de « supprimer » les médias de tous ses résultats en Europe pour certains internau…. Évalué à 3.

    Il semble y avoir des discussions sur les aspects éthiques de l'A/B testing, mais rien de bien tranché (https://www.ama.org/marketing-news/are-a-b-tests-ethical/). En gros, "ça dépend". Il semble que quand ça concerne des tests du style "fake/real news", c'est pas éthique, par contre, servir des photos de produits aléatoire et choisir celle qui a déclenché le plus de ventes ne pose pas spécialement de problème.

    Le problème c'est que des pratiques similaires sont très répandues et pas du tout interdites, et c'est souvent une manière de faire des choix rationnels dans le commerce. Par exemple le lundi tu mets tes pommes à 2€ le kg, le lundi d'après tu prends les mêmes pommes que tu mets à 3€/kg, et tu compares le chiffre et la marge pour les deux solutions, tu peux alors fixer ton prix de vente au mieux. En attendant, les clients du deuxième lundi ont payé leur kg de pommes 1€ plus cher, c'est pas très éthique, c'est complètement arbitraire.

    Les annonceurs font régulièrement des campagnes "à blanc", ils passent des pubs ou mettent des affiches correspondant à un "faux" produit (fausse marque, personnage imaginaire, etc). Puis ils font des sondages pour savoir quelle proportion de la population connaissent ce produit, ce qui leur permet de "vendre" ça à leurs clients. Ça existait même avant Internet.

  • [^] # Re: Suite de...

    Posté par  . En réponse au lien Google va tester de « supprimer » les médias de tous ses résultats en Europe pour certains internau…. Évalué à 4. Dernière modification le 15 novembre 2024 à 13:53.

    Mais il y a moyen que tu sois moins agressif quand tu n'es pas d'accord avec quelque chose? Surtout quand tu n'as même pas lu…

    Je dis juste que c'est Amazon qui décide de couper son programme pour mettre des pubs, et que lui préfère continuer à payer son abonnement Amazon mais arrête d'acheter des pâtes Buitoni parce que c'est tombé sur Buitoni. On n'a pas le droit de trouver ça bizarre comme raisonnement?

  • [^] # Re: bah non

    Posté par  . En réponse au journal Le bon sens et le C++. Évalué à 2.

    Celà dit je me demande si le compilateur est en mesure de traquer tout le code mort ou s'il a ses limites (j'avoue que je ne me suis jamais posé la question).

    Ça doit dépendre du langage; quand la reflexivité est autorisée (eval()), tu ne peux pas vérifier, et j'imagine qu'il y a des constructions avec des pointeurs de fonction qui rendent le traquage du code mort très très complexe.

    Et puis tu as de toutes manières les trucs du genre

    if (check_P_equals_NP()) foo();

    qui fait que foo() est peut-être mort et peut-être pas…