Je dirais que dans la mesure ou un tiers entre en jeu, ce n'est plus de la copie privée. je ne suis pas sûr par exemple qu'on puisse ouvrir une entreprise de copie privée, ou le gusse arrive avec sa galette et son ticket de caisse et repart avec un duplicata. "pour l'usage privé du copieur" suggère que le copieur et le possesseur de l'oeuvre doit être la même personne. Avec un peu de flexibilité quand même, vu qu'il est probablement toléré de faire les copies pour quelqu'un d'autre "dans le cercle familial".
Argh, on ne peut pas éditer ses commentaires, désolé, j'ai fait un lapsus. Le CPI dit "L'auteur ne peut interdire...", pas "L'auteur ne peut empêcher...". C'est toute la nuance: il n'est pas interdit d'empêcher la copie privée. C'est plus clair comme ça?
Finalement, je trouve que cet arrêt a un avantage: il permet de clarifier la situation. Cette histoire de copie privée avait du mal à tenir la route pour les oeuvres numerisées; il y a plein de façons de copier une oeuvre; on peut faire une copie bit à bit --mais dans de nombreux cas ce n'est pas nécessairement ce que souhaite le copieur--, on peut l'imprimer, la stocker sur un disque dur, la graver... Par exemple, est-ce que la copie privée d'un DVD doit pouvoir être gravée de la même manière sur un DVD vierge? Si par exemple le DVD commercial pressé est un peu plus grand que la normale, ça va poser problème... En poussant le raisonnement un peu plus loin, on se verrait bien un droit de réclamer une "copie transparente" au sens de la GFDL. Bref, ce jugement permet de mettre les choses au clair: vous avez le droit de faire une copie si vous y arrivez, mais le distributeur peut mettre en oeuvre tous les moyens qu'il souhaite pour vous en empêcher. Si moralement c'est critiquable, ça a le mérite de dire clairement ce qu'on a le droit de faire ou de ne pas faire (la formulation du texte de loi "l'auteur ne peut empêcher..." était vraiment floue sur ce point).
Enfin bon, ça serait clair s'il n'y avait pas la DADVSI qui vient au dessus, et qui interdit explicitement le contournement des mesures de protection. Dans les faits, ça veut dire que maintenant, on ne peut se faire une copie que si le distributeur le veut bien, ce qui change vraiment l'esprit de l'exception de copie privée. Une nouvelle jurisprudence est probablement nécessaire pour comprendre comment les tribunaux vont interpréter la chose; si les députés faisaient bien leur boulot, ils auraient pu amender ce passage sur la copie privée pour remplacer "l'auteur ne peut empêcher..." par "En l'absence de volonté explicite d'interdire la copie, l'auteur ne peut empêcher..."; ça aurait au moins de mérite de dire que l'auteur a le droit d'empêcher la copie privée.
Bah la grosse faille dans l'histoire c'est que le cybersquattage est légal, voire encouragé (bah oui ça rapporte du fric). Si le système avait été conçi dès le début pour limiter ça (par exemple avec une annulation immédiate du domaine en cas de squattage manifeste), on ne serait pas à des milliers de wikipdia.org, wkipedia.org ou wikpedia.org...
Ça me semble aussi incroyable la quantité de fric et les moyens technologiques développés pour que les mineurs ne puissent pas accéder à des contenus pornographiques. Quelle est la part d'irrationnel dans ces démarches? Quelle est la fréquentation des sites X par des mineurs? Quelle est la puissance actuelle des filtres parentaux? Bref, est-ce que le phénomène existe vraiment, est-ce que les mineurs sont plus en contact avec la pornographie sur Internet que par des moyens plus classiques (VHS puis DVD, revues...)? Ça me dépasse complètement de voir sur quels critères les décisions politiques sont prises, ainsi que le niveau de compétence des preneurs de décision.
Alors je sais que c'est pas très constructif comme commentaire, mais j'ai rien compris à part "GPL v3".
Grande nouvelle: la société XXX annonce la diffusion de la technologie YYY sous licence GPL v3! Le site XXX-community.com va ouvrir dans quelques jours, pour permettre de centraliser la communication des développeurs et l'interopérabilité autour de la technologie YYY. Au menu:
* Le développement de widgets YYY en Flash et Javascript
* L'intégration d'iframes YYY dans un framework Php
* La release de new features, patented-YYY et YYY-runtime-library sur des depositories qui vont être updatés ASAP.
Une grande victoire pour le libre, et une preuve de plus que le libre est aussi un modèle économique!
XXX précise cependant qu'il n'est pas question d'ouvrir le code de YYY-implementor, qui est à l'heure actuelle le seul logiciel permettant l'utilisation des Widgets du Framework Runtime YYY sous Windows Vista.
Il faut vraiment leur parler comme ça aux décideurs pressés? Non parce que moi, je ne suis pas un décideur pressé, et j'aime pas vraiment avoir l'impression d'être pris pour un abruti. Alors si on suit le lien vers netvibes, on peut lire que UWA c'est un framework de widgets qui fait tout, la vaisselle le ménage et la lessive, le café est offert en plus, et qui va vous rendre la vie plus belle et plus facile, vous faire gagner 30 minutes par jour (de quoi mouler encore plus sur Linuxfr, vous voyez la classe), et au passage, apparemment, ça permet de faire des pages web avec de la pub qui saute partout en clignottant et des applets Flash dans tous les coins. La grande classe quoi. Je sens que les dev de logiciels libres vont se précipiter sur cette technologie merveilleuse, pas vous?
Je pense que ton expérience est intéressante en tant que telle, mais qu'elle est nécessairement un appel au troll :-) C'est probablement une simple question de méthodologie. Je vois deux pistes possibles :
* Soit choisir une distro réputée "petite"
* Soit choisir une vieille distro qui tournait à l'époque.
La méthode que tu sembles avoir employée d'abord (mettre une grosse distro récente et retirer le superflu) est dangereuse, parce que, nécessairement, les distros modernes utilisent des paquets modernes, y compris en tant que briques fondamentales.
Le point que tu n'arrêtes pas de soulever (Linux ceci, Linux cela) est très douteux : le noyau Linux est assez petit, et il ne devrait poser aucun problème pour ce genre de bécane. Le prix est peut être une recompilation avec seulement les modules qui vont bien.
Ce que tu veux faire est tout à fait possible. Je me souviens il y a quelques années avoir utilisé une Debian avec Gnome 1 sur un Pentium 133 et très peu de RAM (32?), 2.1 Go de place; et sans être extrêmement rapide, ça tournait (en swappant beaucoup, ce qui n'est probablement pas pour rien dans le décès subséquent du disque dur...).
Par contre, ton expérience est enrichissante sur un point : tu n'es pas satisfait des offres de distro existantes. Évidemment, on va toujours te dire "as-tu utilisé X ou Y ça marche mieux", mais il semble que plus le matos est vieux, plus il faut bricoler; on n'y coupe pas.
Ouais, bon, et à part des attaques gratuites? Que tu n'aimes pas un logiciel c'est ton droit, mais bon de là à parler d'"immonde" et de "faire pitié"... Pour ma part, j'utilise gnuplot en alternance avec R pour produire des sorties graphiques, et je trouve les graphes gnuplot de meilleure qualité, et ma productivité est plus élevée avec gnuplot (options intuitives, aide bien foutue, défauts adéquats). En tout cas, les sorties postscript sont de qualité tout à fait professionnelle --surtout en noir et blanc, pour la couleur c'est très clean mais il y a moins de flexibilité. Bon, faut avouer aussi que gnuplot est extrêmement faiblard sur les histogrammes. J'imagine que ça dépend énormément de ce dont tu as besoin, évidemment.
Ahhh, graver le CD sous Linux, ça OK c'est possible... Mais après, pour venir poster son avis sur Linuxfr, il faut quand même :
* Installer le système
* Booter le système
* Reconnaitre son disque dur
* Reconnaitre sa carte graphique
* Reconnaitre sa souris et son clavier
* Reconnaitre sa carte réseau (on va pas parler de modem USB, hein...)
* Se connecter à Internet
* Lancer le serveur X
* Lancer Firefox
* taper www.linuxfr et cliquer sur "Hurd" avant que tout ne plante
C'est une performance, je dis...
(ceci dit, ce qui précède n'est que pure médisance parce que je n'ai jamais essayé Hurd, hein. C'est juste que bon, quand on voit le nombre de trucs qui ne marchent pas avec une Ubuntu, j'ai quand même un peu peur pour la stabilité du driver du winmodem sous GNU/Hurd...).
Je pense qu'on a maintenant bien débattu sur le changement qui aurait dû arriver si l'ISO avait fait son boulot correctement et qui n'arrivera pas, mais j'ai du mal à partager le catastrophisme ambiant. On a deux normes ISO, soit. L'une est une vraie norme, l'autre c'est de la merde. OK. Mais est-ce de l'optimisme que de penser que tout n'est pas si noir dans cette affaire?
1) Les histoires de part de marché, de migrations, de choix technologiques et de décideurs pressés, c'est bien, mais ça intéresse surtout les patrons de Sun ou de Microsoft. Moi je m'en fous : tant que je suis libre d'utiliser les softs que je veux, dans le détail, ça change quoi que Microsoft équipe les ordinateurs des grandes entreprises? Pour les administrations, OK, c'est plus embêtant, en tant que contribuable, je suis concerné par l'utilisation de l'argent public. Mais pour les autres, hein? En quoi ça me regarde? Je ne pense pas être naïf au point de penser qu'OpenOffice sur les postes de l'administration, ça va changer quoi que ce soit au fait qu'on galère à trouver des pilotes libres pour les cartes 3d... Bref, tout ça est au niveau politique, certes important, mais quand même assez déconnecté de la réalité quotidienne.
2) Cette lutte OOXML vs. ODF n'est pas une lutte entre deux formats, mais une lutte entre deux suites bureautiques. OpenOffice est libre, alors oui, c'est mieux. De plus, le format ODF est clairement meilleur, de tous les points de vue, sur le format bouseux de M$. Mais on dirait, à lire les réactions, que la certification ISO arrachée par Microsoft va avoir des conséquences dramatiques sur les logiciels libres, et là, je ne comprends pas. Que OOXML soit normalisé ou non, ODF reste normalisé, et tous ses avantages --en particulier, la possibilité de réutiliser ce format, en natif ou non, dans tous les logiciels (libres ou non libres) voulant s'interfacer avec une suite bureautique-- restent présents. ODF reste un choix technologique pertinent, et ça ne peut que bénéficier à la communauté du libre.
3) On peut dire tout ce qu'on veut sur l'état calamiteux de la norme microsoftienne, mais le fait est que maintenant, cette norme est disponible. Alors oui, ne soyons pas dupes, ça va être la merde. Il va toujours y avoir des problèmes de compatibilité, Microsoft ne va jamais respecter entièrement sa propre norme (ils ne l'ont jamais fait, je ne vois pas pourquoi ça commencerait aujourd'hui), mais cette nouvelle situation est incomparable avec celle où il fallait rétro-ingénieurer le format .doc comme des cochons. Et les problèmes de brevets et de propriété intellectuelle sont exactement les mêmes qu'avant, seules les quelques protections légales en faveur de l'intercompatibilité empêchaient que les dev des convertisseurs .doc -> formats libres ne soient pendus par les testicules en place publique. A priori, la situation n'a pas changé (même si les menaces sur la compatibilité entre un tel convertisseur et la licence GPL se sont fait plus précises), ça a tout de même le mérite de clarifier la situation. Donc ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain : il aurait été préférable que OOXML ne soit jamais normalisé (simplement parce que la spécification est techniquement mauvaise), mais maintenant qu'il l'est, la communauté du libre peut profiter de la situation.
4) Enfin, et c'est le plus important, il ne faut pas perdre de vue que ces problèmes politiques sont secondaires. Ce qui va faire que le logiciel libre va finalement dominer le marché, peut-être dans 20 ans, peut-être dans 50 ans, c'est avant tout grâce à ses avantages intrinsèques qui sont générateurs de qualité. C'est cette qualité (ou plutôt le rapport qualité/prix) qu'il faut mettre en avant, sans nécessairement rentrer dans ces gueguerres politico-commerciales. En l'occurrence, OpenOffice est un logiciel libre, mais je n'ai jamais été convaincu par sa qualité. C'est un clone, qui essaye de faire "aussi bien" (peut-être devrais-je dire "aussi mal") que M$ Office, et Ooo ne sortira jamais de ce rôle de clone. Il n'est pas innovant, et il n'est pas non plus représentatif du fonctionnement d'une communauté libre (on ne va pas revenir sur ses dépendances avec Javasapu-kesasoilibroupa). Bref, mon sentiment, c'est qu'on n'a pas non plus à s'épuiser à défendre Ooo, parce qu'on n'a pas tant que ça à y gagner. Je pense qu'il y a des centaines de softs libres plus innovants, avec beaucoup plus de potentiel, y compris parmi les professionnels, et c'est bien cette cible là qu'il faut privilégier. Il faut à tout prix sortir de l'argument "oui OK c'est un peu moins bien que X, mais c'est gratuit", il faut pouvoir dire "C'est mieux que toutes les solutions professionnelles existantes, et en plus c'est libre". Et ça, ça ne va pas se faire avec de la politique : ça va se faire avec du sang sur les claviers et des nuits de codage sponsorisées par Jaques Vabre (non je déconne un peu, hein :-) ). Si on commence à faire de la politique plutôt que d'insister sur les avantages techniques, on rentre dans le domaine de M$, et là, on ne gagnera jamais : la malhonnêteté, la corruption, la mauvaise foi ça ne s'apprend pas sur le tas, et ils ont une belle longueur d'avance.
Rien à voir avec le fait que Bill Gates mériterait d'être %&/ avec une *¤% dans son ¤%& (bande d'obsédés, je suis sûr que vous avez pensé à un truc sexuel), mais avec evince je peux surligner le texte du pdf, alors que c'est le résultat d'un scan, sans aucun doute. Est-ce que l'information est déja dans le pdf, ou est-ce que Gnome a pris 27 ans d'avance technologique d'un coup?
Un software de cette envergure publié sous GPL est positif, tenez-le vous pour dit.
Je ne comprends pas ce type de réaction. Je ne vois pas en quoi la licence de diffusion doit intervenir dans les critiques de la qualité du soft. Il y a des milliers de logiciels libres et mauvais. C'est pas incompatible, loin de là.
D'après ce que je peux comprendre, les critiques sont de deux types bien différents : 1) Ooo n'a pas la même qualité que son célèbre concurrent propriétaire M$ Office; et 2) Ooo est une suite bureautique et a tous les inconvénients d'une suite bureautique.
Je pense que ces deux arguments sont pertinents, et qu'il est malhonnête de les éluder en attaquant personnellement les gens qui font des remarques.
Il ne faut pas oublier qu'on passe notre temps à défendre le modèle du libre, et sa capacité à gérer les problèmes, à corriger les bugs, à améliorer l'interopérabilité et le multiplateforme. Il est évident que Ooo souffre encore à ce niveau, peut-être parce que son développement est encradré par une grosse entreprise, peut-être parce que c'est une usine à gaz peu flexible, peut-être que bla bla bla. Mais il est nécessaire de comprendre pourquoi il semble que Ooo ne progresse pas aussi vite qu'on pourrait espérer étant donné les efforts pour son développement.
La question de la pertinence des suites bureautiques est également très importante. On a parfois l'impression que l'économie numérique prend des directions irrationelles basées sur des critères pas très clairs, mais bon, la situation est telle qu'elle est : tout le monde semble penser que la principale fonction d'un ordinateur en milieu professionnel est de fournir cette fabuleuse fonctionnalité qu'est une suite bureautique. Personnellement, je n'ai jamais vraiment compris l'engouement pour ces logiciels extrêment lourds, peu ergonomiques, peu novateurs ni fonctionnels; et oui, il est légitime de se demander pourquoi la communauté du libre devrait se réjouir de voir un tel logiciel, même libre, propulsé jusqu'au statut de "vitrine" du libre, comparé aux réelles plus-values du libre (mySQL, Latex, R, etc etc) qui fournissent toutes les fonctions d'une suite office, mais selon une philosophie différente.
Personnellement, je ne vois pas ce que le libre a à gagner en copiant aveuglement les plus belles erreurs du monde propriéraire, en espérant y gagner ses lettres de noblesse, et en ne faisant que renforcer cette réputation de "deuxième choix", toujours un cran en arrière.
(je suis intimement convaincu que la corruption fonctionne)
Je dois dire que je commence à être fatigué de lire, de manière répétée, ces accusations sans preuves contre Google. Faudrait pas croire non plus que la liberté d'expression, c'est le droit de dire n'importe quoi sans jamais devoir se justifier, y compris quand on vise une entreprise américaine. Juste pour remettre un peu les pendules à l'heure, Google a eu le mérite de gagner un important marché sur Internet en innovant.
Vous vous rappelez des moteurs de recherche avant Google et son système de pondération innovant? "Va chercher Lycos", vous tapiez "voiture" et vous obteniez "Pamela Andersson nude for 20$". Les concurrents n'étaient pas mieux, je devais mettre systématiquement '-$' dans Altavista pour ne pas tomber sur des sites ayant des trucs à vendre. Et quand ô miracle vous obteniez quelque chose, c'était noyé dans un portail bariolé et clignottant. Bref, Google a inventé le moteur de recherche utile et sobre. Les nouveaux concurrents de Google ont juste repris le principe du "Google ranking", mais d'après mon expérience, Google donne toujours les résultats les plus pertinents (la donne est maintenant faussée par Wikipédia, puisque Wikipédia fournit bien souvent le résultat le plus pertinent de toutes manières...).
Il faudrait être de mauvaise foi pour prétendre que le moteur de recherche est la seule innovation de Google. Parmi ce que j'utilise quotidiennement, gmail et google earth me semblent des bons condidats. Est-ce ma faute si Google me fournit un meilleur service d'hébergement email que mon employeur et mon fournisseur d'accès réunis?
Google a par ailleurs toujours été très transparent avec la pub. Il est strictement impossible de cliquer par erreur sur une pub; que ce soit dans gmail ou dans le moteur de recherche, les liens publicitaires sont clairement identifiés. Ce n'est pas le cas de la plupart de ses concurrents, qui font tout pour générer des clics, quitte à employer des méthodes vraiment "sales" (genre un pop-up avec un "look" Windows, etc).
Enfin, l'engagement (timide) de Google vers les standards ouverts et les logiciels libres est, tant qu'à faire, plutôt positif. Google est une vitrine pour le logiciel libre, et ils rendent (un peu) à la communauté ce qu'ils y ont trouvé, et je trouve ça bien dans l'esprit.
Alors oui, évidemment il s'agit de stratégies commerciales, et leur but est évidemment le maintien d'une énorme part de marché. Il est évident que Google ne fait pas de politique et suit docilement les consignes des gouvernements. Il est évident que Google ne marquera jamais des buts dans son propre camp, et qu'il ne faut pas attendre des miracles d'eux. Mais en ce qui me concerne, Google est la preuve qu'une entreprise peut gagner beaucoup d'argent honnêtement et en fournissant de réels services à ses utilisateurs et à ses clients. Sans preuves, prétendre le contraire n'est que pure paranoïa et theorie du complot. En tout cas, je préfère 1000 Google à un seul Microsoft.
Ouaip... mais quelle différence tu fais entre le système d'exploitation et le noyau du système d'exploitation alors? Disons que le SE, c'est l'ensemble logiciel qui permet à l'utilisateur d'exploiter son PC. Le problème, c'est que "exploiter son PC" ca veut pas dire grand chose. Le plus simple, c'est de considérer que tu as ton logiciel utilitaire, qui ne fait pas partie du SE, et que ce logiciel exploite le SE pour faire quelque chose. Si ce logiciel écrit des trucs sur la sortie standard et prend des options, alors le shell fait partie du SE. Si ton logiciel est Firefox, alors Xorg fait partie du SE.
Tout ça pour dire qu'il se pourrait bien que SE ne signifie pas grand chose. On voit bien tous ce qu'est un noyau de SE, on voit tous ce qu'est un serveur graphique, un bureau, ou une distribution. Mais un système d'exploitation? Si on prends Windows XP, SE = noyau + serveur graphique + bureau (+ InternetExplorer :-) ). L'équivalent sous Linux, c'est la distribution, y'a pas à tortiller. C'est peut-être une bonne idée de coller à cette dénomination majoritaire, non?
Ça ne peut être que le premier cas, sinon, ça serait déja au tribunal cette affaire, la GPL est robuste à ce sujet.
Je pense que l'idée de la phrase, c'est que les concurrents utilisent les droits de la GPL sans vraiment jouer le jeu : il est tout à fait possible de tout faire pour pourrir le principe de la GPL, par exemple en n'acceptant de ne distribuer le code qu'aux clients et que sur demande, en ayant modifié le code de manière à rendre les patches incompatibles (noms de fonctions ou de variables changés...).
On se heurte alors à ce qui est, à mon avis, le plus gros défaut du logiciel libre dans la logique économique : le seul avantage de la boite qui produit le logiciel par rapport à ses concurrents est son expertise (i) dans la formation des gusses qui vont utiliser le logiciel, et (ii) dans le développement, par exemple pour corriger un bug ou ajouter une fonctionnalité (et donc avoir un temps d'avance sur les concurrents). Or, ces deux points "fonctionnent" mieux si (i) le logiciel n'est pas trivial à utiliser (une doc un peu fainéante, un conmportement pas intuitif...), et (ii) les modifications du code ne sont pas trop faciles (s'il y a des effets de bords, des bidouilles pas très propres etc, il faut bien connaitre l'ensemble du soft avant de modifier quoi que ce soit). Il n'est donc pas vraiment utile pour une boite de produire un logiciel libre bien fignolé, car elle prend le risque de financer le gain de productivité des concurrents qui lui "piratent" le soft. Bien sûr, elle se coupe aussi des contributions de la communauté, mais je ne suis pas sûr que ce type de projet ait vraiment besoin de contributions sous forme de patches (j'imagine que ce qu'ils souhaitent, c'est plus des rapports de bugs; j'imagine mal un informaticien bosser sur les ordres de son patron pour envoyer un beau patch à la boîte qui leur vend déja du service). J'ai donc l'impression que le meilleur logiciel libre commercial est un logiciel puissant (nombreuses fonctionnalités, efficacité, rapidité...) et demandant de l'expertise à l'utilisation (vente de service derrière), et c'est un equilibre difficile à entretenir à long terme.
Á mon avis, les gens reviennent en partie à cause du statut du chercheur en France (et encore...). Mais à mon avis (qualifié, puisque je suis chercheur expat), tu reviens principalement pour des raisons non professionnelles : une grande partie de ta vie est en France, tu vois plus ta famille, tes amis, voire l'autre moitié de ton couple; tu ne reviens plus que pour les enterrements. À ajouter à ça, le problème du choc culturel (Les étrangers sont tous des cons comme dirait Desproges), la langue (il n'y a pas que les US dans la vie), le climat... Voire une petite dose de xénophobie "bien naturelle", qui fait que tu est bienvenu pour rester quelques années, mais que tu sens bien qu'avoir un poste de prof, c'est une autre paire de manches.
Bref, si les expats reviennent en France, c'est pas à cause de la France, c'est à cause du statut d'expat. Ça ne change rien aux statistiques de retour, mais ça veut dire que l'état pourri de la rehcreche en France oblige les gens à faire un choix entre leur carrière et leur vie personelle, et à accepter des postes mal payés dans des labos miteux parce qu'ils sont attachés émotionnellement au pays dans lequel il ont grandi. Je ne trouve pas ça très sain, personnellement.
... (avant de me faire moinsser : sur le site anglophone, on a des liens vers des projets externes qui proposent des paquets précompilés; ce que j'ai mis avant n'est donc pas complètement vrai... mais pas complètement faux quand même).
[^] # Re: Jurisprudence, DADVSI
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le droit à la copie privée n'existerait pas ?. Évalué à 5.
[^] # Re: Au moins c'est clair
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le droit à la copie privée n'existerait pas ?. Évalué à 6.
# Au moins c'est clair
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le droit à la copie privée n'existerait pas ?. Évalué à 10.
Enfin bon, ça serait clair s'il n'y avait pas la DADVSI qui vient au dessus, et qui interdit explicitement le contournement des mesures de protection. Dans les faits, ça veut dire que maintenant, on ne peut se faire une copie que si le distributeur le veut bien, ce qui change vraiment l'esprit de l'exception de copie privée. Une nouvelle jurisprudence est probablement nécessaire pour comprendre comment les tribunaux vont interpréter la chose; si les députés faisaient bien leur boulot, ils auraient pu amender ce passage sur la copie privée pour remplacer "l'auteur ne peut empêcher..." par "En l'absence de volonté explicite d'interdire la copie, l'auteur ne peut empêcher..."; ça aurait au moins de mérite de dire que l'auteur a le droit d'empêcher la copie privée.
[^] # Re: "logiciel privateur"
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Ce que pensent Stallman, Torvalds, Brown et Zemlin de Microsoft. Évalué à 2.
[^] # Re: "logiciel privateur"
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Ce que pensent Stallman, Torvalds, Brown et Zemlin de Microsoft. Évalué à 3.
Ça fait combien de siècles que t'as lu Darwin? :-) Ou alors tu parles de René-Adolphe Darwin, le gendre de la fille de ma concierge?
[^] # Re: Prix?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche L'ICANN libère les extensions de domaines. Évalué à 3.
[^] # Re: Pays non libres
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Firefox 3 est publié. Évalué à 2.
[^] # Re: Surveillance ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Vers un filtrage de masse du web français. Évalué à 10.
# Jargon...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Netvibes libère sa technologie UWA. Évalué à 10.
Grande nouvelle: la société XXX annonce la diffusion de la technologie YYY sous licence GPL v3! Le site XXX-community.com va ouvrir dans quelques jours, pour permettre de centraliser la communication des développeurs et l'interopérabilité autour de la technologie YYY. Au menu:
* Le développement de widgets YYY en Flash et Javascript
* L'intégration d'iframes YYY dans un framework Php
* La release de new features, patented-YYY et YYY-runtime-library sur des depositories qui vont être updatés ASAP.
Une grande victoire pour le libre, et une preuve de plus que le libre est aussi un modèle économique!
XXX précise cependant qu'il n'est pas question d'ouvrir le code de YYY-implementor, qui est à l'heure actuelle le seul logiciel permettant l'utilisation des Widgets du Framework Runtime YYY sous Windows Vista.
Il faut vraiment leur parler comme ça aux décideurs pressés? Non parce que moi, je ne suis pas un décideur pressé, et j'aime pas vraiment avoir l'impression d'être pris pour un abruti. Alors si on suit le lien vers netvibes, on peut lire que UWA c'est un framework de widgets qui fait tout, la vaisselle le ménage et la lessive, le café est offert en plus, et qui va vous rendre la vie plus belle et plus facile, vous faire gagner 30 minutes par jour (de quoi mouler encore plus sur Linuxfr, vous voyez la classe), et au passage, apparemment, ça permet de faire des pages web avec de la pub qui saute partout en clignottant et des applets Flash dans tous les coins. La grande classe quoi. Je sens que les dev de logiciels libres vont se précipiter sur cette technologie merveilleuse, pas vous?
[^] # Re: Enthousiasme à modérer fortement quand même
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Les ultra-portables rééquilibrent le marché en faveur des logiciels libres. Évalué à 1.
La dernière Debian? :-D
Oui je sais, hop ----> hop ----> hop ----> [ ]
[^] # Re: Enthousiasme à modérer fortement quand même
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Les ultra-portables rééquilibrent le marché en faveur des logiciels libres. Évalué à 1.
* Soit choisir une distro réputée "petite"
* Soit choisir une vieille distro qui tournait à l'époque.
La méthode que tu sembles avoir employée d'abord (mettre une grosse distro récente et retirer le superflu) est dangereuse, parce que, nécessairement, les distros modernes utilisent des paquets modernes, y compris en tant que briques fondamentales.
Le point que tu n'arrêtes pas de soulever (Linux ceci, Linux cela) est très douteux : le noyau Linux est assez petit, et il ne devrait poser aucun problème pour ce genre de bécane. Le prix est peut être une recompilation avec seulement les modules qui vont bien.
Ce que tu veux faire est tout à fait possible. Je me souviens il y a quelques années avoir utilisé une Debian avec Gnome 1 sur un Pentium 133 et très peu de RAM (32?), 2.1 Go de place; et sans être extrêmement rapide, ça tournait (en swappant beaucoup, ce qui n'est probablement pas pour rien dans le décès subséquent du disque dur...).
Par contre, ton expérience est enrichissante sur un point : tu n'es pas satisfait des offres de distro existantes. Évidemment, on va toujours te dire "as-tu utilisé X ou Y ça marche mieux", mais il semble que plus le matos est vieux, plus il faut bricoler; on n'y coupe pas.
[^] # Re: PE
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche La FFII appelle à l'adoption de formats ouverts dans l'e-administration. Évalué à 2.
[^] # Re: Octave
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Calcul scientifique : Scilab 5 enfin libre. Évalué à 8.
[^] # Re: Mythomanie...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Mon kernel. Évalué à 8.
* Installer le système
* Booter le système
* Reconnaitre son disque dur
* Reconnaitre sa carte graphique
* Reconnaitre sa souris et son clavier
* Reconnaitre sa carte réseau (on va pas parler de modem USB, hein...)
* Se connecter à Internet
* Lancer le serveur X
* Lancer Firefox
* taper www.linuxfr et cliquer sur "Hurd" avant que tout ne plante
C'est une performance, je dis...
(ceci dit, ce qui précède n'est que pure médisance parce que je n'ai jamais essayé Hurd, hein. C'est juste que bon, quand on voit le nombre de trucs qui ne marchent pas avec une Ubuntu, j'ai quand même un peu peur pour la stabilité du driver du winmodem sous GNU/Hurd...).
# Mythomanie...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Mon kernel. Évalué à 5.
# Bon, et dans les faits?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche La normalisation de OOXML relance le RGI.. Évalué à 10.
1) Les histoires de part de marché, de migrations, de choix technologiques et de décideurs pressés, c'est bien, mais ça intéresse surtout les patrons de Sun ou de Microsoft. Moi je m'en fous : tant que je suis libre d'utiliser les softs que je veux, dans le détail, ça change quoi que Microsoft équipe les ordinateurs des grandes entreprises? Pour les administrations, OK, c'est plus embêtant, en tant que contribuable, je suis concerné par l'utilisation de l'argent public. Mais pour les autres, hein? En quoi ça me regarde? Je ne pense pas être naïf au point de penser qu'OpenOffice sur les postes de l'administration, ça va changer quoi que ce soit au fait qu'on galère à trouver des pilotes libres pour les cartes 3d... Bref, tout ça est au niveau politique, certes important, mais quand même assez déconnecté de la réalité quotidienne.
2) Cette lutte OOXML vs. ODF n'est pas une lutte entre deux formats, mais une lutte entre deux suites bureautiques. OpenOffice est libre, alors oui, c'est mieux. De plus, le format ODF est clairement meilleur, de tous les points de vue, sur le format bouseux de M$. Mais on dirait, à lire les réactions, que la certification ISO arrachée par Microsoft va avoir des conséquences dramatiques sur les logiciels libres, et là, je ne comprends pas. Que OOXML soit normalisé ou non, ODF reste normalisé, et tous ses avantages --en particulier, la possibilité de réutiliser ce format, en natif ou non, dans tous les logiciels (libres ou non libres) voulant s'interfacer avec une suite bureautique-- restent présents. ODF reste un choix technologique pertinent, et ça ne peut que bénéficier à la communauté du libre.
3) On peut dire tout ce qu'on veut sur l'état calamiteux de la norme microsoftienne, mais le fait est que maintenant, cette norme est disponible. Alors oui, ne soyons pas dupes, ça va être la merde. Il va toujours y avoir des problèmes de compatibilité, Microsoft ne va jamais respecter entièrement sa propre norme (ils ne l'ont jamais fait, je ne vois pas pourquoi ça commencerait aujourd'hui), mais cette nouvelle situation est incomparable avec celle où il fallait rétro-ingénieurer le format .doc comme des cochons. Et les problèmes de brevets et de propriété intellectuelle sont exactement les mêmes qu'avant, seules les quelques protections légales en faveur de l'intercompatibilité empêchaient que les dev des convertisseurs .doc -> formats libres ne soient pendus par les testicules en place publique. A priori, la situation n'a pas changé (même si les menaces sur la compatibilité entre un tel convertisseur et la licence GPL se sont fait plus précises), ça a tout de même le mérite de clarifier la situation. Donc ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain : il aurait été préférable que OOXML ne soit jamais normalisé (simplement parce que la spécification est techniquement mauvaise), mais maintenant qu'il l'est, la communauté du libre peut profiter de la situation.
4) Enfin, et c'est le plus important, il ne faut pas perdre de vue que ces problèmes politiques sont secondaires. Ce qui va faire que le logiciel libre va finalement dominer le marché, peut-être dans 20 ans, peut-être dans 50 ans, c'est avant tout grâce à ses avantages intrinsèques qui sont générateurs de qualité. C'est cette qualité (ou plutôt le rapport qualité/prix) qu'il faut mettre en avant, sans nécessairement rentrer dans ces gueguerres politico-commerciales. En l'occurrence, OpenOffice est un logiciel libre, mais je n'ai jamais été convaincu par sa qualité. C'est un clone, qui essaye de faire "aussi bien" (peut-être devrais-je dire "aussi mal") que M$ Office, et Ooo ne sortira jamais de ce rôle de clone. Il n'est pas innovant, et il n'est pas non plus représentatif du fonctionnement d'une communauté libre (on ne va pas revenir sur ses dépendances avec Javasapu-kesasoilibroupa). Bref, mon sentiment, c'est qu'on n'a pas non plus à s'épuiser à défendre Ooo, parce qu'on n'a pas tant que ça à y gagner. Je pense qu'il y a des centaines de softs libres plus innovants, avec beaucoup plus de potentiel, y compris parmi les professionnels, et c'est bien cette cible là qu'il faut privilégier. Il faut à tout prix sortir de l'argument "oui OK c'est un peu moins bien que X, mais c'est gratuit", il faut pouvoir dire "C'est mieux que toutes les solutions professionnelles existantes, et en plus c'est libre". Et ça, ça ne va pas se faire avec de la politique : ça va se faire avec du sang sur les claviers et des nuits de codage sponsorisées par Jaques Vabre (non je déconne un peu, hein :-) ). Si on commence à faire de la politique plutôt que d'insister sur les avantages techniques, on rentre dans le domaine de M$, et là, on ne gagnera jamais : la malhonnêteté, la corruption, la mauvaise foi ça ne s'apprend pas sur le tas, et ils ont une belle longueur d'avance.
[^] # Re: prochaine version avec suspend/hibernate qui fonctionne?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le noyau Linux 2.6.25 est disponible. Évalué à 2.
[^] # Re: ...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Les serveurs de TuxFamily vont déménager en Islande. Évalué à 4.
[^] # Re: C'est du Deja Vu
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche OpenOffice.org 2.4. Évalué à 10.
Je ne comprends pas ce type de réaction. Je ne vois pas en quoi la licence de diffusion doit intervenir dans les critiques de la qualité du soft. Il y a des milliers de logiciels libres et mauvais. C'est pas incompatible, loin de là.
D'après ce que je peux comprendre, les critiques sont de deux types bien différents : 1) Ooo n'a pas la même qualité que son célèbre concurrent propriétaire M$ Office; et 2) Ooo est une suite bureautique et a tous les inconvénients d'une suite bureautique.
Je pense que ces deux arguments sont pertinents, et qu'il est malhonnête de les éluder en attaquant personnellement les gens qui font des remarques.
Il ne faut pas oublier qu'on passe notre temps à défendre le modèle du libre, et sa capacité à gérer les problèmes, à corriger les bugs, à améliorer l'interopérabilité et le multiplateforme. Il est évident que Ooo souffre encore à ce niveau, peut-être parce que son développement est encradré par une grosse entreprise, peut-être parce que c'est une usine à gaz peu flexible, peut-être que bla bla bla. Mais il est nécessaire de comprendre pourquoi il semble que Ooo ne progresse pas aussi vite qu'on pourrait espérer étant donné les efforts pour son développement.
La question de la pertinence des suites bureautiques est également très importante. On a parfois l'impression que l'économie numérique prend des directions irrationelles basées sur des critères pas très clairs, mais bon, la situation est telle qu'elle est : tout le monde semble penser que la principale fonction d'un ordinateur en milieu professionnel est de fournir cette fabuleuse fonctionnalité qu'est une suite bureautique. Personnellement, je n'ai jamais vraiment compris l'engouement pour ces logiciels extrêment lourds, peu ergonomiques, peu novateurs ni fonctionnels; et oui, il est légitime de se demander pourquoi la communauté du libre devrait se réjouir de voir un tel logiciel, même libre, propulsé jusqu'au statut de "vitrine" du libre, comparé aux réelles plus-values du libre (mySQL, Latex, R, etc etc) qui fournissent toutes les fonctions d'une suite office, mais selon une philosophie différente.
Personnellement, je ne vois pas ce que le libre a à gagner en copiant aveuglement les plus belles erreurs du monde propriéraire, en espérant y gagner ses lettres de noblesse, et en ne faisant que renforcer cette réputation de "deuxième choix", toujours un cran en arrière.
[^] # Re: Numerique + Etat -> Moins de libertés
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Remaniement : à quand une véritable politique publique du numérique ?. Évalué à 5.
Je dois dire que je commence à être fatigué de lire, de manière répétée, ces accusations sans preuves contre Google. Faudrait pas croire non plus que la liberté d'expression, c'est le droit de dire n'importe quoi sans jamais devoir se justifier, y compris quand on vise une entreprise américaine. Juste pour remettre un peu les pendules à l'heure, Google a eu le mérite de gagner un important marché sur Internet en innovant.
Vous vous rappelez des moteurs de recherche avant Google et son système de pondération innovant? "Va chercher Lycos", vous tapiez "voiture" et vous obteniez "Pamela Andersson nude for 20$". Les concurrents n'étaient pas mieux, je devais mettre systématiquement '-$' dans Altavista pour ne pas tomber sur des sites ayant des trucs à vendre. Et quand ô miracle vous obteniez quelque chose, c'était noyé dans un portail bariolé et clignottant. Bref, Google a inventé le moteur de recherche utile et sobre. Les nouveaux concurrents de Google ont juste repris le principe du "Google ranking", mais d'après mon expérience, Google donne toujours les résultats les plus pertinents (la donne est maintenant faussée par Wikipédia, puisque Wikipédia fournit bien souvent le résultat le plus pertinent de toutes manières...).
Il faudrait être de mauvaise foi pour prétendre que le moteur de recherche est la seule innovation de Google. Parmi ce que j'utilise quotidiennement, gmail et google earth me semblent des bons condidats. Est-ce ma faute si Google me fournit un meilleur service d'hébergement email que mon employeur et mon fournisseur d'accès réunis?
Google a par ailleurs toujours été très transparent avec la pub. Il est strictement impossible de cliquer par erreur sur une pub; que ce soit dans gmail ou dans le moteur de recherche, les liens publicitaires sont clairement identifiés. Ce n'est pas le cas de la plupart de ses concurrents, qui font tout pour générer des clics, quitte à employer des méthodes vraiment "sales" (genre un pop-up avec un "look" Windows, etc).
Enfin, l'engagement (timide) de Google vers les standards ouverts et les logiciels libres est, tant qu'à faire, plutôt positif. Google est une vitrine pour le logiciel libre, et ils rendent (un peu) à la communauté ce qu'ils y ont trouvé, et je trouve ça bien dans l'esprit.
Alors oui, évidemment il s'agit de stratégies commerciales, et leur but est évidemment le maintien d'une énorme part de marché. Il est évident que Google ne fait pas de politique et suit docilement les consignes des gouvernements. Il est évident que Google ne marquera jamais des buts dans son propre camp, et qu'il ne faut pas attendre des miracles d'eux. Mais en ce qui me concerne, Google est la preuve qu'une entreprise peut gagner beaucoup d'argent honnêtement et en fournissant de réels services à ses utilisateurs et à ses clients. Sans preuves, prétendre le contraire n'est que pure paranoïa et theorie du complot. En tout cas, je préfère 1000 Google à un seul Microsoft.
[^] # Re: nombreux systèmes d'exploitations...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Point sur l'EeePC, 3 semaines après son lancement. Évalué à 3.
Tout ça pour dire qu'il se pourrait bien que SE ne signifie pas grand chose. On voit bien tous ce qu'est un noyau de SE, on voit tous ce qu'est un serveur graphique, un bureau, ou une distribution. Mais un système d'exploitation? Si on prends Windows XP, SE = noyau + serveur graphique + bureau (+ InternetExplorer :-) ). L'équivalent sous Linux, c'est la distribution, y'a pas à tortiller. C'est peut-être une bonne idée de coller à cette dénomination majoritaire, non?
[^] # Re: sans vergogne
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Sortie de la première version stable d'OpenVAS (fork Nessus). Évalué à 4.
Je pense que l'idée de la phrase, c'est que les concurrents utilisent les droits de la GPL sans vraiment jouer le jeu : il est tout à fait possible de tout faire pour pourrir le principe de la GPL, par exemple en n'acceptant de ne distribuer le code qu'aux clients et que sur demande, en ayant modifié le code de manière à rendre les patches incompatibles (noms de fonctions ou de variables changés...).
On se heurte alors à ce qui est, à mon avis, le plus gros défaut du logiciel libre dans la logique économique : le seul avantage de la boite qui produit le logiciel par rapport à ses concurrents est son expertise (i) dans la formation des gusses qui vont utiliser le logiciel, et (ii) dans le développement, par exemple pour corriger un bug ou ajouter une fonctionnalité (et donc avoir un temps d'avance sur les concurrents). Or, ces deux points "fonctionnent" mieux si (i) le logiciel n'est pas trivial à utiliser (une doc un peu fainéante, un conmportement pas intuitif...), et (ii) les modifications du code ne sont pas trop faciles (s'il y a des effets de bords, des bidouilles pas très propres etc, il faut bien connaitre l'ensemble du soft avant de modifier quoi que ce soit). Il n'est donc pas vraiment utile pour une boite de produire un logiciel libre bien fignolé, car elle prend le risque de financer le gain de productivité des concurrents qui lui "piratent" le soft. Bien sûr, elle se coupe aussi des contributions de la communauté, mais je ne suis pas sûr que ce type de projet ait vraiment besoin de contributions sous forme de patches (j'imagine que ce qu'ils souhaitent, c'est plus des rapports de bugs; j'imagine mal un informaticien bosser sur les ordres de son patron pour envoyer un beau patch à la boîte qui leur vend déja du service). J'ai donc l'impression que le meilleur logiciel libre commercial est un logiciel puissant (nombreuses fonctionnalités, efficacité, rapidité...) et demandant de l'expertise à l'utilisation (vente de service derrière), et c'est un equilibre difficile à entretenir à long terme.
[^] # Re: Et après ça ..
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Prix Turing 2007 pour la vérification de modèles. Évalué à 10.
Bref, si les expats reviennent en France, c'est pas à cause de la France, c'est à cause du statut d'expat. Ça ne change rien aux statistiques de retour, mais ça veut dire que l'état pourri de la rehcreche en France oblige les gens à faire un choix entre leur carrière et leur vie personelle, et à accepter des postes mal payés dans des labos miteux parce qu'ils sont attachés émotionnellement au pays dans lequel il ont grandi. Je ne trouve pas ça très sain, personnellement.
# un pingouin?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche La Chambre 1408. Évalué à 6.
S'il n'est pas possible de voir qu'il s'agit d'un manchot, et pas d'un pingouin, en effet, le jeu ne doit pas être très joli...
[^] # Re: Presque toutes les plateformes...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Flightgear 1.0 est sorti. Évalué à 3.