... sauf la deuxième du marché (vous savez, le machin avec une pomme...). Par ailleurs sur le site, plusieurs paquets (dont le paquet Windows!) sont en "FixMe". Apparemment, la pub va plus vite que le développement! :-) Sans blague, on voit tous les jours des projets libres qui annoncent qu'ils ont besoin de quelques devs pour faire les différents paquets, il n'y a aucune honte; par contre je trouve ça un peu limite d'annoncer un projet qui tourne sous toutes les plateformes quand on ne peut pas fournir les paquets correspondants.
Tes virus ne m'intéressent pas. Non sans dec, un virus qui a besoin d'être double-cliqué, ce n'est pas un virus. D'ailleurs, si tu lis les posts qui correspondent au lien que tu m'as donné, tu verras que les gars de freedesktop mettent pas mal de bonne volonté pour dire qu'il y aura probablement des moyens de demander à l'utilisateur "êtes-vous sûr de...", mais que bon, hein, c'est pas vraiment une faille de sécurité.
Mais bon donc voila, imagine que ton utilisateur sous Linux clique sur ce "virus à gogos". Le virus va pouvoir faire ce qu'il veut avec les droits de l'utilisateur; supprimer ses photos de vacance etc. Le système n'est pas touché, c'est déja ça. Maintenant, le virus veut se faire rediffuser. OK, il va esayer d'utiliser sendmail... pas installé. OK, donc Thunderbird... installé, mais pas configuré. Crotte de bouc, l'utilisateur utilise Kmail. Si le virus doit contenir du code pour se répliquer à la fois sur GNOME et sur KDE, avec 5 clients mail différents, et ça dépend encore des versions de ces clients, et de la distrib qui appelle thunderbird "mozilla-thunderbird", j'aimerais pas être à la place de ton codeur de virus...
Toutes les tentatives d'uniformisation (comme freedesktop) vont avoir tendance à ouvrir des portes, mais c'est tellement le bordel dans les distribs et les versions des softs, les patches plus ou moins confidentiels, les shells, etc que, franchement, j'ai vraiment du mal à y croire. Après, attention,je ne dis pas que c'est inutile de dire "attention là il y a une faille potentielle", mais 1) la faille n'a jamais été exploitée, 2) il n'est même pas dit qu'elle soit exploitable, 3) à ma connaissance, freedesktop c'est pas encore un monopole.
Ça c'est tout à fait faisable sous linux
... ça dépend de la complexité de l'exécutable, mais le concept "d'exécutable Linux" est quand même un peu bancal... Remarque, ça serait rigolo s'il fallait compiler nous-même les virus sous Linux :-)
une énorme partie des virus se transmettent par une imprudence de l'utilisateur
Non désolé, là on n'a pas la même définition du virus. "echo 'sudo rm -rf /' > virus.sh ; email "Mode d'emploi : 1) envoyer ce mail à 50 de vos amis, 2) exécutez le programme" n'est pas un virus. Un virus (pour moi) c'est un programme malicieux qui se propage sans intervention humaine -- ou juste une intervention bégnine, comme allumer l'ordinateur ou lancer le réseau. L'OS ne peut pas protéger l'utilisateur de sa propre stupidité, c'est déja pas mal qu'il protège l'utilisateur qui ne fait rien de mal.
mais à mon avis pas parce que la sécurité est meilleure, mais du fait de sa sous représentation.
Argument irréfutable et fallacieux: ton avis est simplement irrationnel parce qu'il ne se base sur aucun fait. C'est du même niveau que la licorne rose invisible; tu es en train d'essayer de nous convaincre qu'elle est bien rose, même si personne ne l'a jamais vue. Ce que je dis, c'est que 1) quand Linux a une grande partie du marché (serveurs), on n'a pas une invasion de virus, et 2) Linux a une faible part du marché du Desktop, certes, mais n'a pas de virus non plus. Ça c'est des faits.
Après, je n'ai jamais prétendu que si tu équipes tous les bureaux du monde de la même Ubuntu --avec son lot de drivers proprio) , tu ne vas pas avoir de virus. Ce que je dis, c'est que Linux a un avantage face à Windows pour la résistance aux virus à grande échelle. 1) le polymorphisme des distributions, des versions de noyau, des serveurs X, des bureaux, des applications, 2) l'architecture Unix, 3) la plus grande culture informatique de ses utilisateurs, 4) l'ouverture des sources (même principe que Wikipédia: l'ouverture bénéficie à la fois aux gentils et aux méchants, mais comme il y a plus de gentils que de méchants, et que la compétence des gentils est plus élevée, le niveau de malignité dans le système reste beaucoup plus bas que ce qu'on aurait pu penser), 5) le moindre challenge (so...miser Microsoft, vendre des antivirus... sont des raisons qui n'existeront pas pour des virus Linux, même si les autres raisons persistent), 6) la réactivité de la communauté, 7) la disponibilité des mises à jour (combien de Windows piratés ne sont pas mis à jour et contribuent à la dissémination des virus?).
Tout ça sont des raisons qui me font penser qu'à part de marché égales, il y aurait beaucoup moins de virus pour Linux que pour Windows. Tu peux penser que mes raisons sont faibles, mais elles s'accumulent et me semblent procéder d'un raisonnement logique et argumenté, que j'estime d'une qualité meilleure que "à mon avis, y'a pas de virus pour Linux parce que c'est pas connu". Comme on reste dans le subjectif de toutes manières, on ne va pas non plus y passer des plombes hein.
On est tranquilles parce que personne ne se fait chier à écrire des virus pour Linux
Complètement hypothétique cet argument. Il faut faire attention aussi à ce qu'on raconte. Évidemment, je ne peux pas prouver que c'est faux, mais tu ne peux pas prouver que c'est vrai, et c'est dangereux de s'amener comme ça avec des arguments de bon sens qui n'en sont pas. Par exemple, la majorité du parc de serveurs sont sous Linux, et à ma connaissance, il n'est pas pourri par des virus. Linux sera aussi vulnérable que Windows quand non seulement il aura acquis des parts de marché, mais aussi qu'il sera uniformisé, par exemple par la victoire finale d'une distribution (Ubuntu?), ce qui n'est pas prévu dans le scénario du fait du côté "libre". J'aurais donc tendance à penser que Linux est plus sûr parce que 1) il est basé sur une architecture Unix, qui est par nature plus sûre (cf Windows qui a progressivement glissé vers ce type de fonctionnement), et 2) son modèle de développement libre lui garantit un certain polymorphisme, qui est l'arme absolue contre les virus.
Parce contre, à l'heure actuelle le risque de virus est infinitésimal sous Linux, et ça c'est pas hypothètique.
les interventions de ce sbire sont, et seront toujours, pitoyables et malvenues
Elles sont surtout non pertinentes, et c'est bien ça le problème. Je veux dire, ici, on n'est quand même pas tous sectaires et haineux. Le fait est que peu d'entre nous apprécient Microsoft et ses produits. Oui certes, c'est peut-être un peu parce qu'on est sur Linuxfr (ça m'étonnerait que les chiens de garde de Billou soient les bienvenus sur un forum Mac...), mais c'est aussi et surtout parce que cette entreprise et ses produits sont peu appréciables. On a donc des trolls réguliers sur:
* La politique et la stratégie commerciale de Microsoft. Beaucoup d'entreprises qui font du logiciel propriétaire ne sont pas systématiquement dénigrées ici, et Microsoft a un statut particulier. Vente liée, communication sur les brevets, sur les standards, etc; bref, tout ce que fait Microsoft est discutable dans l'intérêt du citoyen, et impensable pour nous, qui sommes par définition au courant des enjeux des choix techniologiques.
* La qualité des produits Microsoft. Parce qu'on utilise tous les jours un OS optimisé, efficace et performant, on doute tous de l'intérêt technique de Windows. On a tous des définitions différentes de la sécurité par exemple (pour moi, la nécessit é d'un antivirus -> poubelle), mais il me semble assez pertinent de reconnaitre que les avantages de Windows sont plutôt du côté compatibilité avec la matériel et le logiciel existant, et pas du côté des performances.
De fait, notre seul moyen d'expliquer que l'OS majoritaire est cher et médiocre alors qu'il existe des alternatives performantes et peu coûteuses, c'est d'incriminer les pratiques peu reluisantes de Microsoft en terme de lobbying politique, de contournement (ou violation délibérée) des lois et accords commerciaux, de corruption déguisée, etc etc.
C'est peut-être vrai, peut-être pas complètement; enfin bon, c'est par nature subjectif et c'est la ligne de pensée sur ce site (et sur de nombreux autres consacrés à Linux). Il me semble tout à fait raisonnable de considérer comme indésirable, voire pathologique, un type qui s'invite à répétition pour nous dire qu'on est tous des cons. Dans la vraie vie, ça se traduirait par un coup de pied au cul bien mérité, mais sur internet, on est plus poli : à ma connaissance, il a toujours son compte malgré un score de pertinence moyen qui doit frôler les -9.
Bon, voila une longue réponse pour introduire le commentaire suivant : je dis que Linux est plus performant que Windows du point de vue de la sécurité parce que j'ai des arguments techniques assortis d'une expérience très positive sur la robustesse d'un Linux "out-of-the-box", mais que j'ai pas envie de les déballer ici parce que je suis sur Linuxfr et que je n'ai rien à prouver, POINT. Si quelqu'un doit annoncer ses arguments, c'est bien celui qui veut imposer un point de vue contre celui de la majorité. Si j'allais troller sur Windowsfr, j'irais avec mes arguments. Ici on est à la maison, et c'est celui qui veut foutre le bordel qui doit être convainquant, pas le contraire.
Et puis bon, le fana de la sécurité sous Windows, ça te dirait de nous filer ton IP là, à tout le monde, pour qu'on rigole un coup? :-) J'entends déja un firewall qui commence à transpirer :-D
Si seulement c'était vrai... Ça fait 6 ou 7 ans que je suis sous Linux, et depuis le début, j'entends la même histoire : "Linux c'est que le début, d'ici quelques années ça va exploser..." et bon, bah on reste autour du 1% du parc informatique bureautique. Sur les serveurs, Linux a grillé presque tous les autres Unix en parts de marché, mais pour les PC, on reste quand même extrêmement marginaux. Seule chose qui a un peu changé à mon avis : quelques logiciels libres qui ont bien explosé, comme Firefox et dans une moindre mesure, OpenOffice.
Je veux dire que moi non plus, je ne comprends pas. Je trouve mon Linux à peu près aussi facile à installer qu'un Windows, 100 fois plus stable (au moins), plus beau, plus flexible, plus efficace, plus réactif, que l'usine à gaz de Microsoft. Et je pense que ça n'est pas subjectif : objectivement, du point de vue de l'efficacité et de la sécurité, Linux est techniquement meilleur que Windows. Et pour plein de trucs, les logiciels libres font au moins jeu égal avec les logiciel propriétaires. Objectivement, il n'y a aucune raison pour que nous soyons encore dans cette situation, où les gens qui veulent installer les meilleurs logiciels du marché restent marginalisés et se voient expliquer que "l'utilisateur lambda, machin, vous comprenez...". Mais bon, on ne comprend pas pourquoi, n'empêche qu'on y est dans cette situation, et que je ne vois pas fondamentalement ce qui pourrait nous en tirer: Firefox 3? KDE 4? Linux 3.0? La nouvelle Ubuntu? Ouais bon, on peut croire au père Noël, hein...
Pour des raisons que j'ignore, et malgré une débauche d'énergie, la communauté du libre n'arrive pas à convaincre, ni les politiques, ni les industriels, ni les particuliers. On a déja trollé sans fin sur les raisons, une d'entre elle bien sûr est que la grande distribution tire également énormément de revenus de la vente de logiciels, et qu'une culture du libre détruirait ce marché gigantesque. Mais je pense quand même que, dans l'absolu, si le modèle vente matérielle + logiciel libre était viable et plus rentable que le modèle classique, c'est certain qu'un petit malin aurait déja exploité le filon, par exemple avec des PC Carrefour avec une distribution Carrefour. Pourquoi ce n'est pas le cas? J'en sais absolument rien.
De toutes manières, tout le monde sait bien que le modèle de développement de Microsoft n'est pas fiable. L'informatique n'est pas quelque chose qui progresse linéairement. On ne peut pas espérer qu'un OS qui sort tous les 4 ans propose autant de nouveautés, parce que simplement une certaine stabilité est aussi un gage de mâturité. Le problème de Microsoft, c'est qu'ils doivent vendre, ils doivent mettre un string rouge et se trémousser devant le client, même si la marchandise n'est plus trop fraîche. Un OS fait ce qu'un OS doit faire --et ce que Windows fait mal :-) --, et pas plus. Cette innovation forcée, c'est simplement de la connerie. Elle existe évidemment aussi pour les logiciels libres : la nouvelle version de truc machin inclut des trucs qui clignottent et qui bouffent 1 Go de RAM, wahoo. Sauf qu'avec les logiciels libres, on change, on revient à l'ancienne version, ou on patche le soft pour désactiver la fonction. Rien de ça avec Windows : nouvel OS pour tous, nouveaux drivers pour tous, nouvelles habitudes pour tous, pour un progrès nul ou pas loin. J'ai l'impression que la stratégie de Microsoft est de faire le plus de pognon possible tout de suite, et pour l'avenir, on verra (on a de l'espoir, car on a mis les politiques de notre côté), au détriment même de la productivité et de la stabilité. Les français sont des veaux, on le sait bien, les gens s'en foutent et sont manipulables à souhait, mais je ne comprends toujours pas pourquoi les entreprises, qui sont censées prendre des choix rationnels et vitaux pour leur développement, jouent encore pour beaucoup d'entre elles à ce jeu idiot.
J'ai quand même du mal à comprendre pourquoi le problème du thème par défaut est aussi problématique. Le rôle de l'environnement graphique, c'est de proposer un certain nombre d'options pour la personnalisation de l'interface. Couleurs, icones, thèmes, arrière plan, etc. ne sont que des choix esthétiques, par essence subjectifs. Évidemment, il faut bien un thème par défaut, mais à mon avis, le choix du thème par défaut revient à la distribution, et pas à KDE. À vue de nez, une extrême minorité des utilisateurs vont télécharger KDE sur le site de KDE. Le bureau, c'est LE truc qu'on installe par sa distrib (À mon avis, on devrait tout installer par sa distrib, mais bon). L'esthétique, la cohérence des thèmes, etc., ce sont des choix de distribution (public débutant/averti, fluidité/décorations, etc).
Je pense qu'on peut donc se réjouir de la répartition des tâches, et que KDE ne passe pas des plombes sur le choix d'un thème par défaut qui ne sera de toutes manières que très peu utilisé.
Légende urbaine :-) On a retrouvé des documents du XVIIIe dans lesquels "Monsieur" était abrégé "Mr." ou "Mr" (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_%28formule_de_politess(...) La forme privilégiée par l'Académie Française est "Mr", et "M." par défaut; mais ça n'est qu'une convention, peut-être due à cette idée fausse que Mr est une abbréviation d'origine anglophone. À noter qu'il n'y a aucune raison de mettre un point après le r : r est la dernière lettre de "Monsieur".
La seule raison de ne pas utiliser Mr à mon avis, c'est qu'il y a 99% pour que notre correspondant nous prenne pour un blaireau. Je pense que c'est une raison suffisante, mais ça ne remet pas en cause le fait que Mr ou M. soient des formes toutes deux attestées en français.
D'un autre côté, c'est vrai pour tout changement de licence, pass eulement le passage GPL v2/v3. Si on utilise une bibliothèque en GPL v2 ou sup, on a tout intérêt de se mettre en GPL v2 ou sup aussi, autrement on sait très bien qu'on s'expose à ce genre de trucs. Si la bibliothèque était en GPL v2 stricte, je pense qu'un petit dialogue avec les mainteneurs peut permettre de garder une version GPL v2 avec des corrections de bugs majeurs pendant quelques temps, par exemple. Le changement de licence n'est pas la seule situation où l'on se retrouve sans support pour une bibliothèque externe : le projet peut capoter, les devs peuvent décider d'arrêter le support pour cette version, changer l'API, etc etc. Ce qui est important, c'est que le code de cette librairie reste libre. Si on veut rester à tout prix en GPL v2, et bien on reprend le projet de bibliothèque et on le maintien. C'est ça la beauté des logiciels libres :-)
Je ne vois carrément pas le rapport avec le communisme, je dois dire...
La différence entre les licences GNU et les licences plus permissives, c'est que la GPL impose la conservation de la licence libre aux travaux dérivés. Le reste n'est que subtilités juridiques pur faire coller tout ça avec les contraintes du monde réel.
Or, la GPL v2 avait été "contournée" dans l'esprit; et (surtout) elle devait être remise à jour pour coller avec le cadre juridique du début du XXIe siècle (exemple: brevets logiciels). En gros : GPL v2 et v3 sont identiques dans l'esprit (et l'esprit, c'est : un logiciel sous GPL doit être redistribué à ses utilisateurs sous la même licence).
J'ai franchement du mal à suivre les trolls du type "GPL v3: jamais". Il y a eu quelques frictions, notamment avec l'équipe du noyau Linux. Certains estiment que la GPL v3 réduit un peu les droits des utilisateurs au profit des développeurs (personnellement, je trouve qu'elle réduit les droits des utilisateurs qui ne sont pas dans l'esprit du logiciel libre, et qu'elle n'affecte absolument pas les autres, mais c'est un débat sans fin). À mon avis, les querelles GPL v2/v3 sont assez superficielles, et les différences sont minimes entre les deux. Je ne pense pas, par exemple, qu'un logiciel sous GPL v2 soit spécialement plus en danger maintenant qu'il y a deux ans. Rien de catastrophique à rester sous v2 si on ne peut pas ou vent pas changer.
Le fait est que la GPL est clairement un détournement revendiqué des lois ayant trait à la propriété intellectuelle. C'est l'idée grandiose de Stallman: puisque la propriété intellectuelle donne les droits au "propriétaire" d'un truc immatériel de faire chanter les gens intéressés par la réutilisation de son oeuvre, les mêmes droits peuvent être utilisés pour donner des droits (et des devoirs) à l'utilisateur. On y est tellement habitués maintenant qu'on a du mal à saisir toute l'ingéniosité du procédé, mais je trouve quand même l'idée fort élégante :-)
Bref, tout ça pour dire que la GPL repose essentiellement sur l'idée même de propriété intellectuelle. Parce qu'un développeur est l'unique ayant-droit de son code, il peut choisir de le distribuer sous les conditions qu'il choisit. Pas de propriété intellectuelle: pas de GPL, et pas de liberté virale. Un peu comme les licences BSD, quoi : je prends du code BSD, j'en fais un système d'exploitation propriétaire, et je le vend avec des ordinateurs blancs avec une pomme dessinée dessus. Le libre au sens de la FSF, c'est donc bien ce "copyleft", une autre manière de considérer le droit d'auteur. Conclusion : l'analogie avec le communisme (abolition de la propriété, ici ça serait un communisme intellectuel) est... complètement bidon.
Ouaip, j'ai un peu confondu. GPL v3 résoud le problème de la tivolisation/FreeBoxisation etc. Les histoires de serveur, c'est bien l'AGPL. Merci d'avoir remis les pendules à leur place :-D
Oui, mais comme le "or later" est au choix du contractant et de lui seul, pas d'embrouille : le contrat est bien selon GPL v2, et si tu veux, tu peux utiliser une licence ultérieure pour le même prix. Si tu n'aimes pas la licence ultérieure, tu restes sous v2.
Selon Wikipédia, "The free culture movement is a social movement that promotes the freedom to distribute and modify creative works". Autrement dit, on est bien dans l'optique "libre selon FSF", aucune ambiguité là dessus. je ne parlais donc pas de ce braillard-ci :-)
Mais si, c'est l'utilisation "à distance" de logiciels GPL2. Selon la FSF, c'est une faille; après, on peut discuter sans fin autour de "qu'est-ce qu'utiliser un logiciel" etc, mais même si je ne suis pas compétent pour les détails, je pense que la GPL v3 répond à une demande des développeurs. En tout cas, il apparait clairement que pour la FSF, il n'est pas dans l'esprit de la GPL de faire exécuter un soft GPL à distance sans en fournir les sources, et je ne suis pas loin de penser qu'ils ont raison.
De toutes manières, c'est bien là la faille des licences libres : l'interaction avec d'autres éléments logiciels, libres ou non libres. Il y a la distinction liaison statique/dynamique par exemple, qui est quand même vachement tirée par les cheveux; il y a l'utilisation d'un soft GPL dans un pipieline proprio; il y a les problèmes de plug-in, des modules "teintés" dans le noyau, etc etc. Franchement, je ne vois pas où est l'argument pour dire qu'une liaison dynaique, c'est OK alors qu'une liaison statique, c'est une utilisation frauduleuse d'un composant sous GPL: il s'agit juste d'une distinction technique arbitraire, qui ne change en rien la dépendance entre les composants, et qui ne résoud que le problème de la distribution des sources et des binaires. Moi je comprends bien aussi la philosophie "si tu fais quelque chose qui dépend de mon truc sous GPL, d'une manière directe ou indirecte, alors j'exige que ton truc soir sous GPL également". C'est une vision "dure" de la viralité de la GPL, mais c'est une différence de degré, et non de nature, avec la GPL v2.
Ce qu'il faut bien voir quand même, c'est que le copyright n'existe que pour les parties non triviales du code. Une correction de bug minime, un changement de valeur,la réorganisation du code ou l'ajout d'une fonction triviale ne sont pas des oeuvres uniques reflétant la peronnalité de l'auteur... Évidemment, la distinction entre un patch trivial et un patch non trivial est très compliquée et par définitition arbitraire. Donc pour éviter tout pépin, les projets considèrent en général tous les contributeurs comme détentaires du copyright. Maintenant, si les circonstances s'imposent (et là, c'est clairement le cas), les bouts de code dont les auteurs n'ont pas pu être joints vont être reconsidérés avec attention. Il est fort probable que les centaines de contributeurs injoingnables sont aussi des petits contributeurs, qui ne vont pas non plus faire un procès à KDE parce que leur petit bout de code a été passé sous GPL v3 sans leur autorisation... Ça peut très bien se faire dans la transparence et l'honnêteté.
Aucune solution n'est vraiment satisfaisante à long terme. Utiliser une version stricte (GPL v2 uniquement), c'est s'exposer à des contournements dans le furur; imaginons par exemple que les juristes de Microsoft découvrent un trou dans la GPL (cf tivolisation par exemple, ou le jeu autour de la "distribution"); un projet qui aura récupéré le code ne pourra pas changer la licence et se retrouvera complètement vulnérable. Au contraire, GPL v2 ou supérieur reste un chèque en blanc, parce que eprsonne ne peut dire à quoi ressemblera la GPL v4. La cessation des droits à un projet a le même inconvénient. Donc je ne vois pas de solution propre pour s'en sortir.
Il y a une définition de "culture libre" en tant que "culture en libre diffusion" qui tend à s'imposer et ça ne plaît pas à RMS.
Ça ne me plait pas non plus. La propriété intellectuelle libre, ça n'existe que depuis RMS. Il a lancé les bases juridiques et philosophiques du libre, et des millions de personnes ont diffusé leur travail dans ces conditions. Là dessus, deux ou trois jeunes braillards boutonneux veulent surfer sur la vague, mais sans trop se mouiller : Paf, on reprend les bénéfices d'années de communication autour du logiciel libre, on se prétend solidaire du mouvement, etc. Mais non, c'est bien la base du principe du libre que ces gens ne respectent pas. Ils font de la musique gratuite. Qui a des mérites, c'est certain, mais en quoi ça leur donne le droit de l'appeler "libre"? Il est où le "free as a beer/free as a speech"? Il est où le "donnant/donnant"? Non, désolé, je ne comprends pas comment on peut défendre l'enculage de la communauté du libre par les adeptes de la musique freeware.
Au passage, RMS, dans un récent entretien, m'a énormément surpris en défendant les oeuvres artistiques non libres (y compris dans les jeux vidéo par exemple). Il disait que les licences libres ne pouvaient pas correspondre à toutes les formes d'art, qu'il comprenait parfaitement pourquoi on pouvait mettre une oeuvre sous par exemple du CC non libre, et qu'il trouvait ça tout à fait normal. Il me semble bien loin de l'image d'allumé qu'on a tendance à lui coller! Donc je pense que ça ne le dérangerait pas du tout qu'on s'enthousiasme à l'idée de l'apparition de labels de musique gratuite. Mais évidemment, je pense que RMS te rentre dans le lard si, volontairement ou non, tui trompes le client en affichant comme "libre" des titres qui ne le sont pas.
La clause de non-rétroactivité des licences libres est illicite en France, car le code de la propriété intellectuelle donne ce droit (sous réserve de dédommagement, dédommagement probablement mineur dans le cas d'une chanson sur le site de Jamendo --manque à gagner publicitaire? Pour UNE chanson?). Il ne faut pas crier ça trop fort, par que ça peut vraiment pourrir un projet si quelqu'un fait valoir ce droit. En tout cas, bonjour pour rattrapper toutes les copies qui ont été déja diffusées...
Le fait est que les contrats SACEM ne sont absolument pas prévus pour ce cas. Donc soit la SACEM ne fait pas valoir ses droits (trop compliqué, immoral etc), soit ça va au procès, avec la définition d'une nouvelle jurisprudence (qui ne peut pas aller dans le sens des licences libres, à mon avis).
C'est sûr,. mais ça n'est pas non plus une raison pour faire comme si ces produits culturels dits "libres" n'étaient pas exemples de problèmes.
La plupart d'entre eux ne sont pas libres. Ils ont simplement gratuits. Je ne comprends pas pourquoi sur Linux fr on est pris pour un bouseux (à juste titre) quand on confond un freeware et un logiciel libre, et que par contre sur la musique, on a le droit de dire ce qu'on veut. Il y avait aussi des rumeurs (fondées ou pas) sur la présence d'artistes SACEM sur Jamendo par exemple; et d'après ce que j'ai pu en voir, il faut bien comprendre que Jamendo n'est pas une association de bienfaisance pour la culture libre : il y a beaucoup d'artistes qui profitent de cette plate forme pour se faire connaitre, et uniquement pour se faire connaitre; dès que la possibilité de rentrer dans le système apparaitra, ils déserteront Jamendo. Je ne pense pas qu'on puisse parler d'une génération d'artistes concvaincus par la musique libre, mais plutôt d'un intérêt commun à un certain moment de leur carrière.
Attention aussi à ne pas encourager la création d'un fossé culturel. On aurait d'un côté la culture pour pauvres, des groupes sympas qui débutent, et de l'autre côté la culture pour riches, avec les titres médiatisés destinés à la consommation de masse.
Petit malin :-) Sur les portables (au moins sur mon HP), le mot de passe est dans une puce à mémoire non volatile. HP conseille de changer la carte mère, et le geek du coin va te proposer de déssouder la puce, de l'insérer dans un truc spécial et de la flasher.
Apparemment, les concepteurs de portable ont vraiment pensé au coup de la pile. étonnant, non? :-)
N'oubliez pas de mettre des mot de passe sur le bios et grub
Ça c'est de la belle idée à la con. Je me permets de dire ça, parce que JE l'ai fait sur mon portable. Et qu'évidemment j'ai oublié le mot de passe. Plus qu'à prier pour ne jamais avoir à rebooter sur le cd. Grandiose, hein?
Je sais pas pourquoi, mais j'imagine pas trop qu'une geekette bière/chips/compilation de kernel jusqu'à 3h du mat soit le modèle idéal pour un calendrier... Je veux dire, le but n'est pas de faire fuire les gens, quand même? Si on veut leur passer le message que s'ils commencent à s'intéresser au libre, ils vont finir tout pâles à manger des pizzas dans des pièces sombres et poussiéreuses bourrées de serveurs et de PC à moitié démontés, finalement, je ne sais pas si ça vaut le coup de faire un calendrier :-)
J'espère quand même que le mode de fonctionnement par défaut ne consiste pas à faire transiter les informations en clair????
Si c'est pour faire dans le 100% pratique, alors un site web dynamique me semblerait bien meilleur : le "client léger" est le navigateur (celui que l'utilisateur choisit, sur le système d'exploitation qu'il choisit), le protocole est standard (HTTPS). Rien ne vous oblige à rien révéler de vos "secrets industriels", et de toutes manières, vu que vous visez des clients qui privilégient le pratique, la sécurité n'est pas un problème majeur. De plus, vous pourrez réduire énormément les coûts de maintenance, puisque basiquement, vous n'avez plus besoin d'être présent chez le client. Vos sources de dépense seront 1) le développement et la maintenance du logiciel, 2) le support (télépohone, internet, formations...), 3) l'entretien du serveur. Avec une base de clients assez large, j'imagine que le tout ne devrait pas dépasser 100¤/client/an, ce qui doit parfaitement correspondre au budget des TPE. Si vous ajoutez une présence régulière sur site ("J'ai ouvert un email avec un document bizarre et ça marche plus") et le développement d'un client portable, ça va faire exploser le coût du service. J'ai un peu l'impression que votre stratégie commerciale s'appuie sur la naïveté du client sur : 1) la sécurité que vous apportez (quelles sont les garanties offertes? pas grand chose, apparemment) 2) la "liberté" du système (qui ne sera pas libre, ou simplement semi-libre), et 3) la "liberté" du client. Les points 2 et 3 sont essentiel; si votre logiciel (client + serveur) est libre, alors le client sera libre de résilier son contrat avec vous pour aller voir un concurrent moins cher/plus performant. Il sera libre d'installer le soft sur son propre serveur, et de le modifier pour l'adapter à ses besoins. Il sera donc dans une situation de complète autonomie dans ses choix technologiques, et dans le choix de ses fournisseurs. Mais si quelque chose n'est pas libre dans la chaine applicative, alors "peau de zob": vous tenez vos clients par une partie charnue de leur anatomie que je me refuse de citer ici. Vous êtes donc dans une optique de développement fermée, quelque chose qui est justement combattu par le logiciel libre.
Ce que je ne comprends pas vraiment, c'est ce que vous attendez en libérant votre code. Par exemple en libérant la version bêta. Vous vous coupez complètement de tout rapport de bug utile (qui testera si les bugs existent encore avec la version courante, si les patches doivent être modifiés, etc?), et de toutes manières, quiconque intéressé par le côté libre de l'application n'y trouvera pas son compte. Évidemment, vous mettrez d'éventuels concurrents qui utilisent la même application "hors jeu", puisqu'ils devront utiliser une vieille version buggée, et devront eux aussi supporter le coût de la maintenance et de l'évolution du programme (frein à la croissance du secteur, puisque vous dupliquez les efforts de R&D). Vous voulez le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crêmière, et à mon avis, vous n'aurez rien du tout. Votre solution "logiciel proprio" + "sécurité boîteuse" + "client captif" n'est pas nouvelle, et même si elle semble immorale à beaucoup d'entre nous ici, elle n'est pas illégale et a soutenu la croissance d'un grand nombre de boîtes informatiques. Je ne me permettrais pas de dire "c'est bien/c'est mal", ce que je peux simplement dire, c'est que ce n'est pas avec ce genre de projets que vous monterez une communauté libre. Et pire encore, je pense que c'est malsain de cultiver l'ambiguité : si votre logiciel est proprio, dites le. Si vous dites qu'il est libre, faites-le. Mais là, c'est vraiment, vraiment pas clair, votre truc.
Je ne suis toujours pas convaincu. Vous faites ce que vous voulez, c'est votre code et votre projet. En plus, je ne suis pas du tout intéressé. Mais ce que je peux dire, c'est qu'à mon avis, vous faites tout à l'envers. Je ne pense pas que vous puissiez espérer une quelconque communauté si vous la mettez le cul entre deux chaises, mi libre, mi pas libre, mi payant, mi gratuit. Et même si vous arrivez à attirer des gens intéressés, il faut être sûrs que ces gens ont bien compris où vous les menez, parce que jusqu'ici, pour moi, ce n'est pas trés clair. Définissez les règles du jeu avant de chercher des joueurs, parce que là, je crois que personne ne va vouloir jouer avec vous.
Par ailleurs, encore un avis personnel, mais je pense que le projet économique ne tient pas la route. Personne de sensé ne pourra accepter d'exporter des données aussi sensibles sur un serveur tiers. Si modèle économique il y a, ce serait plutôt dans des contrats d'installation/de maintenance de votre système client/serveur sur le réseau/l'ordinateur des entreprises. Mais encore une fois, la diversité est une bonne chose, et je peux me tromper (mais en tout cas, j'aurais tendance à ne pas investir un rond dans votre projet pour l'instant...).
# Presque toutes les plateformes...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Flightgear 1.0 est sorti. Évalué à 3.
[^] # Re: Il est grand temps que le scandale de la vente liée cesse enfin ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Trois associations s'attaquent aux propos fallacieux de Luc Chatel. Évalué à 1.
Mais bon donc voila, imagine que ton utilisateur sous Linux clique sur ce "virus à gogos". Le virus va pouvoir faire ce qu'il veut avec les droits de l'utilisateur; supprimer ses photos de vacance etc. Le système n'est pas touché, c'est déja ça. Maintenant, le virus veut se faire rediffuser. OK, il va esayer d'utiliser sendmail... pas installé. OK, donc Thunderbird... installé, mais pas configuré. Crotte de bouc, l'utilisateur utilise Kmail. Si le virus doit contenir du code pour se répliquer à la fois sur GNOME et sur KDE, avec 5 clients mail différents, et ça dépend encore des versions de ces clients, et de la distrib qui appelle thunderbird "mozilla-thunderbird", j'aimerais pas être à la place de ton codeur de virus...
Toutes les tentatives d'uniformisation (comme freedesktop) vont avoir tendance à ouvrir des portes, mais c'est tellement le bordel dans les distribs et les versions des softs, les patches plus ou moins confidentiels, les shells, etc que, franchement, j'ai vraiment du mal à y croire. Après, attention,je ne dis pas que c'est inutile de dire "attention là il y a une faille potentielle", mais 1) la faille n'a jamais été exploitée, 2) il n'est même pas dit qu'elle soit exploitable, 3) à ma connaissance, freedesktop c'est pas encore un monopole.
Ça c'est tout à fait faisable sous linux
... ça dépend de la complexité de l'exécutable, mais le concept "d'exécutable Linux" est quand même un peu bancal... Remarque, ça serait rigolo s'il fallait compiler nous-même les virus sous Linux :-)
[^] # Re: Il est grand temps que le scandale de la vente liée cesse enfin ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Trois associations s'attaquent aux propos fallacieux de Luc Chatel. Évalué à 2.
Non désolé, là on n'a pas la même définition du virus. "echo 'sudo rm -rf /' > virus.sh ; email "Mode d'emploi : 1) envoyer ce mail à 50 de vos amis, 2) exécutez le programme" n'est pas un virus. Un virus (pour moi) c'est un programme malicieux qui se propage sans intervention humaine -- ou juste une intervention bégnine, comme allumer l'ordinateur ou lancer le réseau. L'OS ne peut pas protéger l'utilisateur de sa propre stupidité, c'est déja pas mal qu'il protège l'utilisateur qui ne fait rien de mal.
mais à mon avis pas parce que la sécurité est meilleure, mais du fait de sa sous représentation.
Argument irréfutable et fallacieux: ton avis est simplement irrationnel parce qu'il ne se base sur aucun fait. C'est du même niveau que la licorne rose invisible; tu es en train d'essayer de nous convaincre qu'elle est bien rose, même si personne ne l'a jamais vue. Ce que je dis, c'est que 1) quand Linux a une grande partie du marché (serveurs), on n'a pas une invasion de virus, et 2) Linux a une faible part du marché du Desktop, certes, mais n'a pas de virus non plus. Ça c'est des faits.
Après, je n'ai jamais prétendu que si tu équipes tous les bureaux du monde de la même Ubuntu --avec son lot de drivers proprio) , tu ne vas pas avoir de virus. Ce que je dis, c'est que Linux a un avantage face à Windows pour la résistance aux virus à grande échelle. 1) le polymorphisme des distributions, des versions de noyau, des serveurs X, des bureaux, des applications, 2) l'architecture Unix, 3) la plus grande culture informatique de ses utilisateurs, 4) l'ouverture des sources (même principe que Wikipédia: l'ouverture bénéficie à la fois aux gentils et aux méchants, mais comme il y a plus de gentils que de méchants, et que la compétence des gentils est plus élevée, le niveau de malignité dans le système reste beaucoup plus bas que ce qu'on aurait pu penser), 5) le moindre challenge (so...miser Microsoft, vendre des antivirus... sont des raisons qui n'existeront pas pour des virus Linux, même si les autres raisons persistent), 6) la réactivité de la communauté, 7) la disponibilité des mises à jour (combien de Windows piratés ne sont pas mis à jour et contribuent à la dissémination des virus?).
Tout ça sont des raisons qui me font penser qu'à part de marché égales, il y aurait beaucoup moins de virus pour Linux que pour Windows. Tu peux penser que mes raisons sont faibles, mais elles s'accumulent et me semblent procéder d'un raisonnement logique et argumenté, que j'estime d'une qualité meilleure que "à mon avis, y'a pas de virus pour Linux parce que c'est pas connu". Comme on reste dans le subjectif de toutes manières, on ne va pas non plus y passer des plombes hein.
[^] # Re: Il est grand temps que le scandale de la vente liée cesse enfin ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Trois associations s'attaquent aux propos fallacieux de Luc Chatel. Évalué à 4.
Complètement hypothétique cet argument. Il faut faire attention aussi à ce qu'on raconte. Évidemment, je ne peux pas prouver que c'est faux, mais tu ne peux pas prouver que c'est vrai, et c'est dangereux de s'amener comme ça avec des arguments de bon sens qui n'en sont pas. Par exemple, la majorité du parc de serveurs sont sous Linux, et à ma connaissance, il n'est pas pourri par des virus. Linux sera aussi vulnérable que Windows quand non seulement il aura acquis des parts de marché, mais aussi qu'il sera uniformisé, par exemple par la victoire finale d'une distribution (Ubuntu?), ce qui n'est pas prévu dans le scénario du fait du côté "libre". J'aurais donc tendance à penser que Linux est plus sûr parce que 1) il est basé sur une architecture Unix, qui est par nature plus sûre (cf Windows qui a progressivement glissé vers ce type de fonctionnement), et 2) son modèle de développement libre lui garantit un certain polymorphisme, qui est l'arme absolue contre les virus.
Parce contre, à l'heure actuelle le risque de virus est infinitésimal sous Linux, et ça c'est pas hypothètique.
[^] # Re: Il est grand temps que le scandale de la vente liée cesse enfin ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Trois associations s'attaquent aux propos fallacieux de Luc Chatel. Évalué à 7.
Elles sont surtout non pertinentes, et c'est bien ça le problème. Je veux dire, ici, on n'est quand même pas tous sectaires et haineux. Le fait est que peu d'entre nous apprécient Microsoft et ses produits. Oui certes, c'est peut-être un peu parce qu'on est sur Linuxfr (ça m'étonnerait que les chiens de garde de Billou soient les bienvenus sur un forum Mac...), mais c'est aussi et surtout parce que cette entreprise et ses produits sont peu appréciables. On a donc des trolls réguliers sur:
* La politique et la stratégie commerciale de Microsoft. Beaucoup d'entreprises qui font du logiciel propriétaire ne sont pas systématiquement dénigrées ici, et Microsoft a un statut particulier. Vente liée, communication sur les brevets, sur les standards, etc; bref, tout ce que fait Microsoft est discutable dans l'intérêt du citoyen, et impensable pour nous, qui sommes par définition au courant des enjeux des choix techniologiques.
* La qualité des produits Microsoft. Parce qu'on utilise tous les jours un OS optimisé, efficace et performant, on doute tous de l'intérêt technique de Windows. On a tous des définitions différentes de la sécurité par exemple (pour moi, la nécessit é d'un antivirus -> poubelle), mais il me semble assez pertinent de reconnaitre que les avantages de Windows sont plutôt du côté compatibilité avec la matériel et le logiciel existant, et pas du côté des performances.
De fait, notre seul moyen d'expliquer que l'OS majoritaire est cher et médiocre alors qu'il existe des alternatives performantes et peu coûteuses, c'est d'incriminer les pratiques peu reluisantes de Microsoft en terme de lobbying politique, de contournement (ou violation délibérée) des lois et accords commerciaux, de corruption déguisée, etc etc.
C'est peut-être vrai, peut-être pas complètement; enfin bon, c'est par nature subjectif et c'est la ligne de pensée sur ce site (et sur de nombreux autres consacrés à Linux). Il me semble tout à fait raisonnable de considérer comme indésirable, voire pathologique, un type qui s'invite à répétition pour nous dire qu'on est tous des cons. Dans la vraie vie, ça se traduirait par un coup de pied au cul bien mérité, mais sur internet, on est plus poli : à ma connaissance, il a toujours son compte malgré un score de pertinence moyen qui doit frôler les -9.
Bon, voila une longue réponse pour introduire le commentaire suivant : je dis que Linux est plus performant que Windows du point de vue de la sécurité parce que j'ai des arguments techniques assortis d'une expérience très positive sur la robustesse d'un Linux "out-of-the-box", mais que j'ai pas envie de les déballer ici parce que je suis sur Linuxfr et que je n'ai rien à prouver, POINT. Si quelqu'un doit annoncer ses arguments, c'est bien celui qui veut imposer un point de vue contre celui de la majorité. Si j'allais troller sur Windowsfr, j'irais avec mes arguments. Ici on est à la maison, et c'est celui qui veut foutre le bordel qui doit être convainquant, pas le contraire.
Et puis bon, le fana de la sécurité sous Windows, ça te dirait de nous filer ton IP là, à tout le monde, pour qu'on rigole un coup? :-) J'entends déja un firewall qui commence à transpirer :-D
[^] # Re: Il est grand temps que le scandale de la vente liée cesse enfin ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Trois associations s'attaquent aux propos fallacieux de Luc Chatel. Évalué à 8.
Je veux dire que moi non plus, je ne comprends pas. Je trouve mon Linux à peu près aussi facile à installer qu'un Windows, 100 fois plus stable (au moins), plus beau, plus flexible, plus efficace, plus réactif, que l'usine à gaz de Microsoft. Et je pense que ça n'est pas subjectif : objectivement, du point de vue de l'efficacité et de la sécurité, Linux est techniquement meilleur que Windows. Et pour plein de trucs, les logiciels libres font au moins jeu égal avec les logiciel propriétaires. Objectivement, il n'y a aucune raison pour que nous soyons encore dans cette situation, où les gens qui veulent installer les meilleurs logiciels du marché restent marginalisés et se voient expliquer que "l'utilisateur lambda, machin, vous comprenez...". Mais bon, on ne comprend pas pourquoi, n'empêche qu'on y est dans cette situation, et que je ne vois pas fondamentalement ce qui pourrait nous en tirer: Firefox 3? KDE 4? Linux 3.0? La nouvelle Ubuntu? Ouais bon, on peut croire au père Noël, hein...
Pour des raisons que j'ignore, et malgré une débauche d'énergie, la communauté du libre n'arrive pas à convaincre, ni les politiques, ni les industriels, ni les particuliers. On a déja trollé sans fin sur les raisons, une d'entre elle bien sûr est que la grande distribution tire également énormément de revenus de la vente de logiciels, et qu'une culture du libre détruirait ce marché gigantesque. Mais je pense quand même que, dans l'absolu, si le modèle vente matérielle + logiciel libre était viable et plus rentable que le modèle classique, c'est certain qu'un petit malin aurait déja exploité le filon, par exemple avec des PC Carrefour avec une distribution Carrefour. Pourquoi ce n'est pas le cas? J'en sais absolument rien.
[^] # Re: Il est grand temps que le scandale de la vente liée cesse enfin ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Trois associations s'attaquent aux propos fallacieux de Luc Chatel. Évalué à 6.
[^] # Re: KDE4, plus Gnomiste que le Gnome?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE4 déchaîne les passions. Évalué à 5.
Je pense qu'on peut donc se réjouir de la répartition des tâches, et que KDE ne passe pas des plombes sur le choix d'un thème par défaut qui ne sera de toutes manières que très peu utilisé.
[^] # Re: Voici l'email que j'ai envoyé a Luc Chatel
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Nouveaux débats à l'Assemblée autour de la vente liée. Évalué à 3.
[^] # Re: Voici l'email que j'ai envoyé a Luc Chatel
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Nouveaux débats à l'Assemblée autour de la vente liée. Évalué à 7.
La seule raison de ne pas utiliser Mr à mon avis, c'est qu'il y a 99% pour que notre correspondant nous prenne pour un blaireau. Je pense que c'est une raison suffisante, mais ça ne remet pas en cause le fait que Mr ou M. soient des formes toutes deux attestées en français.
[^] # Re: Balkanisation des licences
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE veut changer de licence. Évalué à 2.
[^] # Re: Balkanisation des licences
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE veut changer de licence. Évalué à 6.
La différence entre les licences GNU et les licences plus permissives, c'est que la GPL impose la conservation de la licence libre aux travaux dérivés. Le reste n'est que subtilités juridiques pur faire coller tout ça avec les contraintes du monde réel.
Or, la GPL v2 avait été "contournée" dans l'esprit; et (surtout) elle devait être remise à jour pour coller avec le cadre juridique du début du XXIe siècle (exemple: brevets logiciels). En gros : GPL v2 et v3 sont identiques dans l'esprit (et l'esprit, c'est : un logiciel sous GPL doit être redistribué à ses utilisateurs sous la même licence).
J'ai franchement du mal à suivre les trolls du type "GPL v3: jamais". Il y a eu quelques frictions, notamment avec l'équipe du noyau Linux. Certains estiment que la GPL v3 réduit un peu les droits des utilisateurs au profit des développeurs (personnellement, je trouve qu'elle réduit les droits des utilisateurs qui ne sont pas dans l'esprit du logiciel libre, et qu'elle n'affecte absolument pas les autres, mais c'est un débat sans fin). À mon avis, les querelles GPL v2/v3 sont assez superficielles, et les différences sont minimes entre les deux. Je ne pense pas, par exemple, qu'un logiciel sous GPL v2 soit spécialement plus en danger maintenant qu'il y a deux ans. Rien de catastrophique à rester sous v2 si on ne peut pas ou vent pas changer.
Le fait est que la GPL est clairement un détournement revendiqué des lois ayant trait à la propriété intellectuelle. C'est l'idée grandiose de Stallman: puisque la propriété intellectuelle donne les droits au "propriétaire" d'un truc immatériel de faire chanter les gens intéressés par la réutilisation de son oeuvre, les mêmes droits peuvent être utilisés pour donner des droits (et des devoirs) à l'utilisateur. On y est tellement habitués maintenant qu'on a du mal à saisir toute l'ingéniosité du procédé, mais je trouve quand même l'idée fort élégante :-)
Bref, tout ça pour dire que la GPL repose essentiellement sur l'idée même de propriété intellectuelle. Parce qu'un développeur est l'unique ayant-droit de son code, il peut choisir de le distribuer sous les conditions qu'il choisit. Pas de propriété intellectuelle: pas de GPL, et pas de liberté virale. Un peu comme les licences BSD, quoi : je prends du code BSD, j'en fais un système d'exploitation propriétaire, et je le vend avec des ordinateurs blancs avec une pomme dessinée dessus. Le libre au sens de la FSF, c'est donc bien ce "copyleft", une autre manière de considérer le droit d'auteur. Conclusion : l'analogie avec le communisme (abolition de la propriété, ici ça serait un communisme intellectuel) est... complètement bidon.
[^] # Re: Balkanisation des licences
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE veut changer de licence. Évalué à 2.
[^] # Re: Balkanisation des licences
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE veut changer de licence. Évalué à 4.
[^] # Re: Et sinon...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Publication du rapport de la mission Olivennes. Évalué à 2.
[^] # Re: Balkanisation des licences
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE veut changer de licence. Évalué à 4.
Mais si, c'est l'utilisation "à distance" de logiciels GPL2. Selon la FSF, c'est une faille; après, on peut discuter sans fin autour de "qu'est-ce qu'utiliser un logiciel" etc, mais même si je ne suis pas compétent pour les détails, je pense que la GPL v3 répond à une demande des développeurs. En tout cas, il apparait clairement que pour la FSF, il n'est pas dans l'esprit de la GPL de faire exécuter un soft GPL à distance sans en fournir les sources, et je ne suis pas loin de penser qu'ils ont raison.
De toutes manières, c'est bien là la faille des licences libres : l'interaction avec d'autres éléments logiciels, libres ou non libres. Il y a la distinction liaison statique/dynamique par exemple, qui est quand même vachement tirée par les cheveux; il y a l'utilisation d'un soft GPL dans un pipieline proprio; il y a les problèmes de plug-in, des modules "teintés" dans le noyau, etc etc. Franchement, je ne vois pas où est l'argument pour dire qu'une liaison dynaique, c'est OK alors qu'une liaison statique, c'est une utilisation frauduleuse d'un composant sous GPL: il s'agit juste d'une distinction technique arbitraire, qui ne change en rien la dépendance entre les composants, et qui ne résoud que le problème de la distribution des sources et des binaires. Moi je comprends bien aussi la philosophie "si tu fais quelque chose qui dépend de mon truc sous GPL, d'une manière directe ou indirecte, alors j'exige que ton truc soir sous GPL également". C'est une vision "dure" de la viralité de la GPL, mais c'est une différence de degré, et non de nature, avec la GPL v2.
[^] # Re: Balkanisation des licences
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche KDE veut changer de licence. Évalué à 10.
Aucune solution n'est vraiment satisfaisante à long terme. Utiliser une version stricte (GPL v2 uniquement), c'est s'exposer à des contournements dans le furur; imaginons par exemple que les juristes de Microsoft découvrent un trou dans la GPL (cf tivolisation par exemple, ou le jeu autour de la "distribution"); un projet qui aura récupéré le code ne pourra pas changer la licence et se retrouvera complètement vulnérable. Au contraire, GPL v2 ou supérieur reste un chèque en blanc, parce que eprsonne ne peut dire à quoi ressemblera la GPL v4. La cessation des droits à un projet a le même inconvénient. Donc je ne vois pas de solution propre pour s'en sortir.
[^] # Re: Et sinon...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Publication du rapport de la mission Olivennes. Évalué à 4.
Ça ne me plait pas non plus. La propriété intellectuelle libre, ça n'existe que depuis RMS. Il a lancé les bases juridiques et philosophiques du libre, et des millions de personnes ont diffusé leur travail dans ces conditions. Là dessus, deux ou trois jeunes braillards boutonneux veulent surfer sur la vague, mais sans trop se mouiller : Paf, on reprend les bénéfices d'années de communication autour du logiciel libre, on se prétend solidaire du mouvement, etc. Mais non, c'est bien la base du principe du libre que ces gens ne respectent pas. Ils font de la musique gratuite. Qui a des mérites, c'est certain, mais en quoi ça leur donne le droit de l'appeler "libre"? Il est où le "free as a beer/free as a speech"? Il est où le "donnant/donnant"? Non, désolé, je ne comprends pas comment on peut défendre l'enculage de la communauté du libre par les adeptes de la musique freeware.
Au passage, RMS, dans un récent entretien, m'a énormément surpris en défendant les oeuvres artistiques non libres (y compris dans les jeux vidéo par exemple). Il disait que les licences libres ne pouvaient pas correspondre à toutes les formes d'art, qu'il comprenait parfaitement pourquoi on pouvait mettre une oeuvre sous par exemple du CC non libre, et qu'il trouvait ça tout à fait normal. Il me semble bien loin de l'image d'allumé qu'on a tendance à lui coller! Donc je pense que ça ne le dérangerait pas du tout qu'on s'enthousiasme à l'idée de l'apparition de labels de musique gratuite. Mais évidemment, je pense que RMS te rentre dans le lard si, volontairement ou non, tui trompes le client en affichant comme "libre" des titres qui ne le sont pas.
[^] # Re: Et sinon...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Publication du rapport de la mission Olivennes. Évalué à 2.
Le fait est que les contrats SACEM ne sont absolument pas prévus pour ce cas. Donc soit la SACEM ne fait pas valoir ses droits (trop compliqué, immoral etc), soit ça va au procès, avec la définition d'une nouvelle jurisprudence (qui ne peut pas aller dans le sens des licences libres, à mon avis).
[^] # Re: Et sinon...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Publication du rapport de la mission Olivennes. Évalué à 9.
La plupart d'entre eux ne sont pas libres. Ils ont simplement gratuits. Je ne comprends pas pourquoi sur Linux fr on est pris pour un bouseux (à juste titre) quand on confond un freeware et un logiciel libre, et que par contre sur la musique, on a le droit de dire ce qu'on veut. Il y avait aussi des rumeurs (fondées ou pas) sur la présence d'artistes SACEM sur Jamendo par exemple; et d'après ce que j'ai pu en voir, il faut bien comprendre que Jamendo n'est pas une association de bienfaisance pour la culture libre : il y a beaucoup d'artistes qui profitent de cette plate forme pour se faire connaitre, et uniquement pour se faire connaitre; dès que la possibilité de rentrer dans le système apparaitra, ils déserteront Jamendo. Je ne pense pas qu'on puisse parler d'une génération d'artistes concvaincus par la musique libre, mais plutôt d'un intérêt commun à un certain moment de leur carrière.
Attention aussi à ne pas encourager la création d'un fossé culturel. On aurait d'un côté la culture pour pauvres, des groupes sympas qui débutent, et de l'autre côté la culture pour riches, avec les titres médiatisés destinés à la consommation de masse.
[^] # Re: on s'en passerait bien
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le projet Fprint et les scanneurs d'empreintes digitales. Évalué à 3.
Apparemment, les concepteurs de portable ont vraiment pensé au coup de la pile. étonnant, non? :-)
[^] # Re: on s'en passerait bien
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le projet Fprint et les scanneurs d'empreintes digitales. Évalué à 2.
Ça c'est de la belle idée à la con. Je me permets de dire ça, parce que JE l'ai fait sur mon portable. Et qu'évidemment j'ai oublié le mot de passe. Plus qu'à prier pour ne jamais avoir à rebooter sur le cd. Grandiose, hein?
[^] # Re: RMS nu ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche APRIL: Création du Calendrier Libre 2008. Évalué à 1.
[^] # Re: Une début d'alternative open source à ... ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche XDF (Xul Devis & Factures) : logiciel libre de facturation pour TPE. Évalué à 2.
Si c'est pour faire dans le 100% pratique, alors un site web dynamique me semblerait bien meilleur : le "client léger" est le navigateur (celui que l'utilisateur choisit, sur le système d'exploitation qu'il choisit), le protocole est standard (HTTPS). Rien ne vous oblige à rien révéler de vos "secrets industriels", et de toutes manières, vu que vous visez des clients qui privilégient le pratique, la sécurité n'est pas un problème majeur. De plus, vous pourrez réduire énormément les coûts de maintenance, puisque basiquement, vous n'avez plus besoin d'être présent chez le client. Vos sources de dépense seront 1) le développement et la maintenance du logiciel, 2) le support (télépohone, internet, formations...), 3) l'entretien du serveur. Avec une base de clients assez large, j'imagine que le tout ne devrait pas dépasser 100¤/client/an, ce qui doit parfaitement correspondre au budget des TPE. Si vous ajoutez une présence régulière sur site ("J'ai ouvert un email avec un document bizarre et ça marche plus") et le développement d'un client portable, ça va faire exploser le coût du service. J'ai un peu l'impression que votre stratégie commerciale s'appuie sur la naïveté du client sur : 1) la sécurité que vous apportez (quelles sont les garanties offertes? pas grand chose, apparemment) 2) la "liberté" du système (qui ne sera pas libre, ou simplement semi-libre), et 3) la "liberté" du client. Les points 2 et 3 sont essentiel; si votre logiciel (client + serveur) est libre, alors le client sera libre de résilier son contrat avec vous pour aller voir un concurrent moins cher/plus performant. Il sera libre d'installer le soft sur son propre serveur, et de le modifier pour l'adapter à ses besoins. Il sera donc dans une situation de complète autonomie dans ses choix technologiques, et dans le choix de ses fournisseurs. Mais si quelque chose n'est pas libre dans la chaine applicative, alors "peau de zob": vous tenez vos clients par une partie charnue de leur anatomie que je me refuse de citer ici. Vous êtes donc dans une optique de développement fermée, quelque chose qui est justement combattu par le logiciel libre.
Ce que je ne comprends pas vraiment, c'est ce que vous attendez en libérant votre code. Par exemple en libérant la version bêta. Vous vous coupez complètement de tout rapport de bug utile (qui testera si les bugs existent encore avec la version courante, si les patches doivent être modifiés, etc?), et de toutes manières, quiconque intéressé par le côté libre de l'application n'y trouvera pas son compte. Évidemment, vous mettrez d'éventuels concurrents qui utilisent la même application "hors jeu", puisqu'ils devront utiliser une vieille version buggée, et devront eux aussi supporter le coût de la maintenance et de l'évolution du programme (frein à la croissance du secteur, puisque vous dupliquez les efforts de R&D). Vous voulez le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crêmière, et à mon avis, vous n'aurez rien du tout. Votre solution "logiciel proprio" + "sécurité boîteuse" + "client captif" n'est pas nouvelle, et même si elle semble immorale à beaucoup d'entre nous ici, elle n'est pas illégale et a soutenu la croissance d'un grand nombre de boîtes informatiques. Je ne me permettrais pas de dire "c'est bien/c'est mal", ce que je peux simplement dire, c'est que ce n'est pas avec ce genre de projets que vous monterez une communauté libre. Et pire encore, je pense que c'est malsain de cultiver l'ambiguité : si votre logiciel est proprio, dites le. Si vous dites qu'il est libre, faites-le. Mais là, c'est vraiment, vraiment pas clair, votre truc.
[^] # Re: Une début d'alternative open source à ... ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche XDF (Xul Devis & Factures) : logiciel libre de facturation pour TPE. Évalué à 4.
Par ailleurs, encore un avis personnel, mais je pense que le projet économique ne tient pas la route. Personne de sensé ne pourra accepter d'exporter des données aussi sensibles sur un serveur tiers. Si modèle économique il y a, ce serait plutôt dans des contrats d'installation/de maintenance de votre système client/serveur sur le réseau/l'ordinateur des entreprises. Mais encore une fois, la diversité est une bonne chose, et je peux me tromper (mais en tout cas, j'aurais tendance à ne pas investir un rond dans votre projet pour l'instant...).