C'est marrant, parce que je ne pense pas que le cadre juridique autour de la propriété intellectuelle soit si mauvais que ça. Les législateurs ne sont en général pas des buses, et je pense que, même si de nombreux problèmes se posent, le système tient le coup même quand le monde change complètement.
Je pense que personne ne remet en cause le droit moral de la propriété intellectuelle. Le droit moral, ça revient à donner au créateur d'une oeuvre l'exclusivité de dire "c'est moi qui l'ai fait". Alternativement, si ton voisin publie un texte de toi sous son nom, tu te sens volé de ta propriété intellectuelle. Le fait que tout le monde soit d'accord là dessus prouve au moins une chose : la propriété intellectuelle est quelque chose qui semble "naturel" dans notre culture, et la réflexion va tout de suite au delà de "la propriété intellectuelle c'est mââl".
Personnellement, je trouve que le fait que l'auteur puisse tout controller particulièrement approprié. Stallman veut que tout le monde puisse copier son code : il a le droit. Obispo veut que personne ne puisse copier les CD de ses chansons : il a le droit. Le droit des auteurs est quasiment illimité, et quand on est auteur, on fait ce qu'on veut de son oeuvre : on choisit si on veut la vendre ou non, si on accepte que d'autres la modifient, si on accepte que d'autres la revendent, etc. Moi ça me parait tout à fait logique. J'irais même plus loin, en disant que priver un auteur de cette liberté, c'est le début d'une société autoritaire : si je ne veux controller la diffusion de mon oeuvre, aucune loi ne devrait me l'interdire.
Là où il faut reconnaitre le génie de RMS, c'est qu'il a su imposer un nouveau point de vue tout en restant entièrement compatible avec les lois existantes. En fait, le concept de "copyleft" existait depuis le début dans la loi : en tant qu'auteur, je peux décider ce que je veux. Tout le monde avait jusque là décidé de restreindre l'utilisation de leur oeuvre, mais rien ne l'imposait. L'invention du logiciel libre est à mes yeux quelque chose de magnifique, et d'extrêmement élégant : plutôt de d'essayer de changer des lois qui n'auraient jamais changé, plutôt que de parler interminablement, de construire des chateaux en Espagne, de refaire le monde autour d'une choppe de bière comme tous les ados du monde font probablement, jusqu'à grandir et comprendre que tout seuls, ils ne changeront rien, d'autres, bien plus intelligents, comprennent le système et créent quelque chose avec les règles existantes. Au final, c'est ces personnes qui font avancer le monde. Ça ne les empêche pas d'ailleurs d'être idéalistes, mais ils ne sont pas idéalistes en cassant des MacDo : ils utilisent leurs cerveaux.
Je ne partage pas ton opinion sur les restrictions à l'utilisation commerciale. à mes yeux, elles relèvent d'un anti-capitalisme de collégien (faire du commercial, c'est mal...), et pour le coup, relèguent les oeuvres en question à une diffusion dans un cercle d'amateurs. Où serait Linux aujourd'hui si Linus avait restreint son utilisation au "non commercial?".
* Le fair-use n'est pas un droit (au contraire de la citation par exemple). Ça veut dire qu'utiliser le fair-use, c'est de présumer qu'un tribunal reconaitrait cet usage, dans un contexte particulier : impossible de faire du libre avec ça, par exemple (et c'est bien ce que fait Wikipédia en:)
* De part le flou qui l'entoure, le fair-use est utilisé à tort et à travers (typiquement : les jaquettes de CD, qui sont des produits commerciaux et qui, recopiées à outrance partout sur Internet, peuvent très bien favoriser la contrefaçon : cet usage est probablement pas "fair" du tout et condamnable.
* Ça met les auteurs dans une position où il faut systématiquement passer par la justice pour défendre son droit d'auteur, et c'est fort désagréable : un site te pompe ton oeuvre, tu estime que ce n'est pas "fair" : hop, il faut faire un procès (que tu es loin d'être sûr de gagner). C'est un fonctionnement très américain. Au moins, avec le droit d'auteur "bien de chez nous", quand c'est interdit c'est interdit, et l'issue d'un procès fait tellement peu de doute que l'adversaire va abandonner la partie sans passer au tribunal, ce qui est bon pour tout le monde.
* Enfin, le concept même du libre repose sur un droit d'auteur extrëmement fort : en tant qu'auteur d'une oeuvre ou d'un logiciel, je choisis de diffuser cette oeuvre selon cette licence particulière, et tu n'as rien le droit de dire à ça : si tu n'est pas content tu n'utilises pas mon code ou ma photo. Avec le fair-use, ça revient à autoriser les utilisations hors-licence mais qui semblent "équitables"; ça veut dire que les photos de Wikipédia pourraient se retrouver dans les journaux, dans des bouquins, sur des sites web etc. en perdant leur licence, et notemment le côté "contagieux", au nom du "fair-use". C'est quand même assez paradoxal.
Mais de toutes manières, tout le monde est assez d'accord pour dire que le fair-use est incompatible, la plupart du temps, avec la GFDL, et que les images en fair-use ne sont absolument pas "libres" au sens de la FSF, et donc pas compatibles avec les textes de l'encyclopédie.
Si tu veux voir Linux offert sur des machines, faut donner envie aux constructeurs de l'installer
Absolument. Mais le problème en question, c'est bien qu'on soupçonne Microsoft de tout faire pour faire passer l'envie aux constructeurs d'installer autre chose que Windows.
Dans le fond, je n'ai rien contre ces pétitions, mais je n'ai rien pour non plus. Le fait de se baser sur un point extrêmement particulier du code de la consommation est une démarche hyper-procédurière, qu'on reprocherait bien à Microsoft par exemple s'ils se comportaient de la même manière. Quand je vois des remarques comme "il faut que les constructeurs arrêtent de violer la loi", bon, je veux bien, mais ils n'égorgent pas non plus des bébés avec des lames de rasoir, hein... Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un problème avec cette "vente liée", certains demandent le respect strict (et bête et méchant) de la loi, d'autres demandent qu'on l'assouplisse en prétendant qu'elle ne correspond pas au marché. Les deux points de vue se valent, et c'est bien ça le problème.
Si on vit sur un mode parano, on pense que Microsoft verrouille le marché avec des clauses illicites dans ses contrats avec les distributeurs, on pense que les assembleurs sont de mèche parce que les Windows de plus en plus gourmands entrainent l'achat de nouvelles machines, on pense que les distributeurs se reposent sur un marché qu'ils connaissent, et qu'ils sont bien contents de réduire leurs stocks et d'augmenter leurs marges en vendant des PC plus chers. La défense des consommateurs est donc le respect strict du code de la consommation, ce qui permettrait de casser ce cercle vicieux.
Si on vit dans un monde bisounours, on pense que Microsoft domine le marché parce qu'ils proposent le meilleur produit (ou du moins le plus populaire), que les assembleurs et les distributeurs ne font que répondre à la demande et qu'ils n'ont aucun intérêt économique à proposer des PC sans OS à quelques geeks. La défense des consommateurs passerait donc par un assouplissement du code de la consommation afin que les distributeurs puissent proposer des packages avantageux avec les licences les moins chères possibles négociées avec Microsoft, ce qui passerait notemment par des contrats d'exclusivité.
La vérité est probablement entre les deux. Où entre les deux? Difficile à dire. Je pense qu'il est malsain de tomber dans la paranoia totale, parce que les assembleurs et les distributeurs sont indépendants et font bien ce qui les arrange. S'ils n'installent pas Linux, c'est bien qu'ils n'ont aucun intérêt à proposer Linux, et c'est là que l'argument parano est foireux : ces boites savent prendre des risques, conquérir de nouveaux marchés, calculer les coûts des stocks et les bénéfices éventuels. Le jour où proposer des Linux préinstallés deviendra rentable, on verra fleurir ces offres dans tous les supermarchés. Pourquoi ce n'est pas rentable aujourd'hui n'est absolument pas clair.
Dans tous les cas, les conséquences de cette pétition "citoyenne" seront probablement minimes. Si la loi est respectée, on verra de superbes offres "ce PC avec Windows pour 1¤ de plus seulement au lieu de 99¤!", ce qui reviendra en pratique exactement au même, et qui, même, donnera une mauvaise idée du prix réel des licences OEM (l'affichage séparé des prix n'empêche pas, bien entendu, diverses promotions qui annuleront le prix de la licence) . En fait, ces licences seront payées par tous, y compris ceux qui achèteront un PC sans Windows, et le PC + Mandriva sans promo sera plus cher que le PC + Windows. Bravo, c'était absolument le but recherché.
À mon avis, si la concurrence est bénéfique au consommateur, elle ne peut pas être controllée par lui, qui est complètement ignorant des coûts de production etc. et qui y va "au pif". Si problème de concurrence déloyale il y a, elle doit être dénoncée par les grandes distributions commerciales de Linux, qui doivent négocier des contrats avec les assembleurs et les distributeurs, et pousser pour proposer leurs PC + Mandriva à Carrefour.
C'est quand même un point fort de Wikipédia d'avoir assez de poids maintenant pour faire peur aux gouvernements. La prochaine étape, c'est certainement de faire peur aux entreprises, et malheureusement, ça risque aussi d'être plus saignant : les entreprises ont un moyen très efficace de faire plier Wikipédia, c'est le procès.
Wikipédia c'est magnifique, mais c'est aussi quelque chose d'assez instable. Le fait est que dans les grands projets libres (Linux, Debian...), il y a toujours eu une ligne claire sur le respect des principes philosophiques du logiciel libre et du droit d'auteur en général. Wikipédia a été lancée par des libristes, mais elle a accumulé au fil du temps des milliers de contributeurs qui n'ont jamais entendu parler de Linux et des quatre libertés du logiciel libre, ni même de droit d'auteur en général. Ces "blogosphéristes" pèsent maintenant lourd dans les décisions (pseudo)-démocratiques, et il est maintenant temps de faire un peu de ménage dans Wikipédia et de réaffirmer ses principes fondateurs. L'interdiction du "fair-use", cet infââme gloubiboulga juridique américain qui consiste à présumer de l'accord implicite des ayant-droits au mépris des conventions internationales, va dans cette direction : plus de scans de pochettes de CD, de captures d'écran de jeux vidéo ou d'extraits de films sur Wikipédia. Parce que si on critique Ubuntu (sapusépalibre), alors Wikipédia sapusépalibre aussi : reprendre Wikipédia pour l'imprimer ou diffuser des CD par exemple nécessite à l'heure actuelle un tri extrêmement précis des documents autres que le texte, qui sont disponibles sous des dizaines de licences plus ou moins libres aux clauses plus ou moins tordues, et qui sont parfois des documents sous copyright utilisés dans des circonstances douteurses (dont ce fameux "fair-use").
De plus en plus d'éditeurs espèrent également que Wikipédia puisse s'arrêter de grandir pour grossir un peu. Les 400 000 articles, ce n'est qu'un chiffre, mais ça ne présume absolument pas de leur qualité. Il faut bien voir qu'avec un article par Pokémon, le compteur peut monter rapidement sans pour autant que la qualité suive. Dans ce domaine, les deux Wikipédia de tête, la version anglaise et la version allemande, ont deux comportements totalement différents (c'est d'ailleurs assez amusant) : les anglophones ont toujours privilégié le chiffre (plus d'articles, plus d'images non libres, plus de contributions douteuses) tandis que les Allemands, avec un potentiel deux fois plus grand que le wiki fr:, a globalement le même nombre d'articles, mais avec une qualité et une propreté bien supérieure.
Je suis loin d'être un spécialiste, donc j'ai peut-être une mauvaise appréciation de la situation, mais à quoi ça peut bien servir de faire survivre une appli à tout prix dans un système qui, de toutes manières, est complètement mort? Si la swap est assez grande, le taux de "ramage" de la machine va la rendre complètement inutilisable bien avant le déclenchement d'un éventuel OOM killer (j'ai l'expérience de serveurs virtuellement morts -- pas de réponse au ping, 30 minutes pour afficher le "k" de "kill" sur une console précédemment ouverte) à la suite d'une fuite de mémoire dans une application (oui, ok, c'est moi qui l'avais codée...). Dans ce cas, le process qui est la cause du bouzin n'a aucune chance d'aboutir dans un délai raisonnable, et c'est quand même mieux que le noyau fasse le ménage tout seul pour assurer sa survie plutôt que de marcher vers la mort comme un abruti...
Au contraire, j'aurais tendance à penser que le fork est la seule solution raisonnable dans ce type de situation, où une boîte (ou une institution) met un gros paquet de pognon sur la table pour créer un soft qui corresponde à ses besoins.
Imagine que tu ne forkes pas. La nouvelle équipe tourne en interne très fort, et implémente les fonctionnalités dont elle a besoin. Les patches sont soumis à l'équipe de SPIP, qui reste souveraine sur le choix des patches à intégrer : celui-là oui, celui-là non. En bref, le soft qui devra répondre aux sécification va dépendre de SPIP, mais aussi d'un certain nombre de patches non officiels, dont ils ont besoin mais que les dev de SPIP ont décidé, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, de ne pas les inclure. Plus le nombre de ces patches va être élevé, et plus les causes de bugs, incompatibilités etc. vont se multiplier. Dans le même temps, SPIP ne chôme pas, et modifie aussi le soft de leur côté, au risque de rendre les patches bricolage de l'équipe d'Agora buggués du jour au lendemain (cvs update et pouf! Tout pêté). Au final, Agora doit utiliser une vielle version du CVS pour bosser en interne, puisque se synchroniser avec SPIP risque de plus en plus de foutre la merde. Il y a de moins en moins de contributions `s SPIP, puis elles s'arrêtent complètement. Voila, c'est un fork en douceur, qui a occasionné des centaines de bugs foireux, du boulot dupliqué de chaque côté, et beaucoup de frustration. C'est donc beaucoup plus sain de tout commencer à 0 : bonjour, on a des besoins, on ne veut pas vous forcer à intégrer nos patches, alors on forke et vous pouvez venir voir de temps en temps si ça vous intéresse.
"Quand un troll construit sur le modèle "Xsapucépalibre" s'effondre parce que X devient libre ou X disparait, un nouveau troll "Ysapucépablibre" prend sa place dans l'année qui suit".
De nombreux corrolaires peuvent être imaginés. Notemment en terme de récursivité : KDEsapucépalibre alors que Gnome c'est libre pourrait très bien devenir "Gnomesacucépluslibre alors que KDE maintenant c'est libre".
Mais je dois dire que la fin du "javasapucépablibre", ça me fout pas mal les boules. Il va falloir trouver une autre excuse pour dire que "javaçapu". Au moins, s'ils l'avaient mis sous licence BSD, on aurait pu dire "javaçapucétroplibre", maigre consolation.
Sans compter que porter le discrédit sur une décision de justice est un délit. T'as le droit de dire que tu ne comprends pas, que tu n'es pas forcément d'accord, mais que "ah ah le juge c'est pas un vrai juge alors la décision je me torche avec", c'est passible d'une grosse amende et d'une peine d'emprisonnement.
Toute l'affaire se résume bien au fait que la vente liée n'est pas si évidente que ça. Comme ça a été dit plus haut, tout dépend à quel niveau tu regardes; au niveau du supermarché du coin, c'est clair qu'il y a vente liée. Par contre, la grande majorité des constructeurs te proposent aussi des machines sans Windows pré-installé (ok, ils te facturent la désinstallation, et alors? C'est interdit?). Ils ne veulent pas donner le prix de Windows parce que des contrats avec Microsoft les tiennent par les c..., moi je les comprends; en tout cas, tu fais "prix du PC avec WinWin" - "prix du PC sans OS" et t'auras à la louche une idée du prix des logiciels.
D'autre part, Microsoft et la plupart des constructeurs ne nient pas vraiment la vente liée, mais affirment que cette loi ne peut pas s'appliquer décemment avec les PC. Le raisonnement n'est pas à jeter à la poubelle sans le regarder, puisque tout dépend de ce qu'on appelle un "PC qui fonctionne" : est-ce la machine et les ventilos qui tournent, ou est-ce l'ensemble qui doit être utilisable? Le raisonnement s'applique à beaucoup de cas où une information est fournie sur un support, et que le support seul n'a aucun intérêt. Est-ce qu'un disquaire doit aussi vendre des CD vierges, et afficher le prix de la musique et celui du support? Qu'est-ce qu'un gouvernement peut répondre à un distributeur qui dit "La loi m'oblige à vendre les PC sans l'OS si le consommateur le demande. Ça augmente les stocks, les PC sans OS se vendent très peu, ça me coûte plus d'argent de vendre des PC sans OS que ça m'en rapporte. Et en plus, ça m'oblige à afficher les prix et donc à violer mon contrat passé avec Microsoft": tout ça ressemble bien à une loi mal foutue. Tu ne peux pas obliger un distributeur à vendre des trucs qu'il ne veut pas sans contrepartie; il y a d'un côté la liberté du consommateur mais aussi la liberté de commercer sans se faire casser les pompes par des règlements administratifs qui engendrent des surcouts et qui, au final, ne bénéficient que marginalement à quelques consommateurs procéduriers.
Au fond, je suis d'accord avec le but de cette pétition. Mais les moyens employés sont presque pires que le mal : désinformation, exagération, militantisme extrême, accusations. Bref, vous mettez sur cette pétition une étiquette "anarchistes collégiens", qui ne peut pas vraiment servir à déghettoiser le logiciel libre, et ce qui m'étonne le plus, c'est cette obstination dans la non-écoute des remarques qui sont faites à chaque fois que l'on reparle de cette pétition. Déja que la communuaté du libre ne pèse pas lourd, mais si on s'amuse encore à la diviser, c'est sûr, la DGCCRF va être impressionnée...
Bah, la FSF n'en n'est pas à sa première contradiction... En tout cas, je ne la vois pas écarter sa GFDL, malgré tous les problèmes intrinsèques à la licence (non seulement en termes de liberté, mais aussi en termes pratiques pour la réutilisation, la modification etc).
Plus j'y pense, et plus j'ai l'impression que cette initiative sert plus à essayer de faire la nique à Ubuntu plutôt qu'à créer une distrib 100% libre gnagnagna. Ou alors c'est une expérience philosophique, à savoir si on peut recréer Debian à partir d'Ubuntu.
Mais c'est facile de tirer sur l'ambulance. Ils partent avec un projet bancal, tout le monde se fout de leur tronche, ou presque : pas de modèle économique, choix du fork assez discutable, situation conflictuelle (probablement avec Debian et Ubuntu). C'est pas gagné, hein, et des distribs, ça apparait tous les jours et ça meurt tous les jours. Alors laissons-les s'amuser, et jugeons du résultat. Si leur truc est incapable de s'installer correctement sur 95% des ordinateurs du marché, alors on leur laissera à leur branlette intellectuelle. Si ça marche, alors ne crachons pas dans la soupe : à fonctionnalité égales, le 100% libre c'est quand même mieux. Mais bon, pour les intégristes du libre : un ordinateur, pour les gens normaux, c'est quelque chose qui fonctionne avant tout.
La question n'est pas là. Au XXIe siècle, tu apprends à communiquer en anglais ou tu meures. Tu te sors les doigts du c... et au lieu de pleurnicher tu vas prendre des cours d'anglais, comme le font les chinois, les japonais ou les africains. Surtout que lire des pages de man, faut pas déconner, il n'y a pas besoin d'être Shakespeare.
Il faut arrêter de cacher sa paresse intellectuelle derrière des arguments fallacieux : apprendre une autre langue ne peut décemment pas être considéré comme un apauvrissement culturel.
Bon, et en plus, même si les pages de man étaient traduites, les commandes UNIX restent en anglais, les fichiers de conf restent en anglais, les langages de programmation restent en anglais, les jeux de mots sur les programmes restent en anglais, les logs restent en anglais... Connaitre un minimum d'anglais me semble indispensable pour l'utilisation correcte d'un ordinateur.
Donc oui, OK, tu ne parles pas anglais, c'est triste pour toi, mais au lieu de te battre pour que les man soit traduits, tu pourrais plutôt te battre pour que les gamins apprennent l'anglais correctement à l'école.
Sans compter que ça dépend énormément du type de bug. Si le bug c'est une faute de frappe (ça peut être extrêmement bloquant, par exemple un export de fichier "pdd" au lieu de "pdf" <- déja vu, comme bug idiot, dans un produit professionnel en plus), il faudra m'expliquer comment tu justifies plusieurs jours de tests.
Ça dépend aussi de comment le produit en question est codé. Parce que dans une grosse suite bureautique, j'imagine qu'il y a des centaines de modules indépendants. Si l'API est bien documentée, en principe, personne n'aurait dû profiter d'une fonction bugguée pour coder un compensant qui dépend de ce bug pour fonctionner. Et ça de toutes manières, ça doit se "sentir" quand on corrige le bug en fonction de l'importance du composant buggué etc. Un bug qui porte sur le correcteur orthographique, si tu crains des répercussions sur le dessins des cercles à la souris, tu devrais peut-être penser à revoir l'architecture du programme.
Enfin, j'imagine aussi que les bugs sont corrigés en série sur une version instable, puis la release est freezée et testée, avant d'être distribuée au client. Je vois mal des "gros clients" se contenter d'un diff et d'un lien vers le cvs... Je conçois donc qu'une batterie de tests sur plusieurs plateformes etc. peuvent être particulièrement longue (mais elle peut être au moins en partie automatisée, surtout si les releases sont fréquentes, ca doit valoir le coup), mais en tout cas, un bug mineur -> plusieurs jours de tests me semble être une équivalence hasardeuse, et ce même pour un gros projet. C'est peut-être ce qu'on raconte à un décideur pressé pour faire passer une facture salée, mais je reste persuadé qu'il y a des manières de s'organiser en interne pour maintenir la qualité du produit tout en gagnant du temps.
D'un autre côté, comme c'est illégal de produire un outil de contournement des DRM, ça me parait tangeant de développer quelque chose qui va dans ce sens... même si c'est "juste pour regarder comment le fichier est fait M le juge"...
Tu es quand même au courant que ce type de vote n'aura jamais une quelconque légalité? La principale raison, c'est que personne ne pourra garantir que l'électeur n'a pas voté sous la contrainte : tu peux t'assurer que c'est bien lui qui a voté, à la limite par autant de moyens biométriques que tu veux, mais le fait est qu'il est impossible de savoir s'il était ou non seul devant son PC au moment du vote.
Pour les problèmes techniques, ça me parait encore plus délicat. Soit tu donnes l'enveloppe contenant le mot de passe en personne, soit il faut un artifice particulier (du type de ces enveloppes que tu ne peux ouvrir qu'en déchirant des pointillés, ou un code caché derrière un scotch noir qui ne peut pas être recollé).
J'espère ne pas dire de conneries, mais :
* On a N clés C1 distribuées sous forme de mot de passe de manière confidentielle
* On a N clés C2 sans aucune autre info stockées sur le serveur
* On a N checksum S générés par C1 * C2, stockés sur le serveur, et les C1 sont définitivement supprimées du serveur.
Quand on vote, on rentre sa clé C1, le serveur la combine avec toutes les C2 existantes jusqu'à tomber sur un S : il valide le vote, stocke le résultat et supprime le C2 et le S qui ont matché.
Ce qui est sûr, c'est que l'admin du serveur a accès à des données sensibles, mais c'est inévitable, mais il ne peut pas reconstituer les mots de passe. De toutes manières il aura aussi les logs avec les IP etc, donc tu ne peux pas empêcher un point faible de ce côté là. On peut certainement bricoler un truc avec deux serveurs et deux admins différents pour plus de sécurité.
Enfin en fait j'y connais pas grand chose, donc c'est peut-être complètement idiot mon truc.
Posté par arnaudus .
En réponse au sondage XML est.
Évalué à 3.
On peut aussi ajouter qu'XML a le bon goût d'être lisible par un parseur et par un être humain (le périphérique situé entre la chaise et l'écran), surtout si la structure du fichier est bien conçue. Et ça, c'est quand même la classe.
Moi j'aime aussi XML parce qu'il n'y a rien de plus facile que de lire une valeur dans un fichier de 10000 lignes, par exemple avec une expression régulière.
Pour avoir testé, XML c'est quand même la merde par contre pour les gros fichiers.
Bah non, ça serait trop facile autrement :-) Non, sans blague, je n'arrive pas à comprendre ce qui, dans ma remarque, justifierait ma participation au concours. Je n'aurais jamais eu les idées ni les compétences pour le faire. Par contre, je trouve que certaines idées proposées sont excellentes, et que certaines réalisations graphiques sont excellentes aussi, mais je pense qu'elles ne sont pas forcément dans les mêmes images (à part "ils nous tiennent pas les oreilles", qui n'a pas été promu). Je pense par exemple qu'on obtiendrait quelque chose de vraiment bien en combinant l'aspect graphique du premier avec les barbelés du deuxième, quitte à retirer le verrou. Voila, je viens de participer au concours en donnant une idée :-)
J'imagine que tout a été fait dans les règles avec jury et dessins anonymes et tout? Non, parce qu'en fait j'en aimais bien certains autres. J'imagine qu'il y avait certains critères définis?
Et puis, juste une remarque gratuite, comme ça, en passant : ce qui serait gigantesque, c'est de réutiliser les concepts proposés et de travailler sur l'aspect graphique. Par exemple, j'adore le truc avec les barbelés, mais je trouve que l'image sous-exploite complètement l'idée. Le principe du libre, c'est pas que tout le monde participe sur un projet commun?
CHIOTTE,Fin de l'objet 1 de la requête (Mot vedette) subst. fém.
Trivial
A. 1. Au plur. Cabinets d'aisances. Aller aux chiottes; le trou des chiottes. La cabine téléphonique du bistrot, (...), si sale qu'on la prend toujours pour les chiottes (CÉLINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 297).
Au sing., rare. Ce trou d'homme qui s'éboulait en revêtissant le soldat d'un uniforme de boue où, à chaque relève, l'un ou l'autre restait enseveli comme dans une chiotte sans issue (CENDRARS, La Main coupée, 1946, p. 160).
Au fig., emploi exclamatif. [Exprimant le dépit ou l'irritation en présence d'une affaire désagréable] Quasi-synon. merde. Quelle chiotte! C'est la chiotte! C'était fini l'indépendance! Merde le silence! Chiotte la vadrouille! (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 320).
2. P. méton., au plur. Corvée de caserne, consistant à nettoyer les cabinets.
L'usage impose donc le pluriel quand il désigne les toilettes : "les chiottes sont bouchées". "La chiotte" n'est pas incorrecte, mais semble très rare.
Par contre, "une chiotte" est tout à fait correct quand on dit "quelle chiotte ce truc".
c'est hyper simple de faire un feu de joie avec un peu de papier et du bois bien sec.
Je suis un gars des banlieues moi monsieur, alors les trucs à la Rahan... :-) Un barbecue, ça s'allume comme une voiture : un peu d'essence, une allumette, et !flash! ça grille. Faut partir en courant, évidemment.
Non, sans blagues, l'alcool faut le mettre avant de foutre le feu, évidemment, sinon tu vas te prendre un retour de flammes. Tu gagnes un temps fou, surtout si le charbon est un peu hunide, et en plus ca te met le feu uniformément sur toute la surface de barbecue.
Bah de toutes manières, cette taxe mal ficelée sent l'arnaque depuis le début : c'est comme si on te faisait payer la taxe sur les alcools sur l'alcool à brûler dont tu te sers pour allumer ton BBQ.
Je pense qu'il ne faut pas raisonner de manière individuelle (du style : "Je ne vais pas graver de musique sur ce CD, je ne dois pas payer la taxe"). Il s'agit d'une taxe globale, ciblée vers les gens qui tripotent du "numérique"; en cela, elle est certainement plus juste qu'un impôt supplémantaire sur la retraite de Papy René qui ne fait que regarder Derrick à la télé : si tu graves des trucs, c'est que tu as un ordinateur et tout le matos qui va avec, et qu'il est plus probable que tu fasses des trucs pas très nets avec tes CD. Ça n'a qu'un grossier caractère de probabilité, c'est bête et méchant mais c'est comme ça.
En bref, le fait qu'une entreprise qui grave des Debian ou qui sauvegarde le contenu de ses serveurs toutes les semaines ne puisse pas se faire dédommager, ce n'est pas vraiment une lacune : c'est dans la logique de la loi. Si on dédommage les boîtes, alors on devrait aussi dédommager les particuliers, et je ne vous raconte pas la paperasserie et les milliers de fonctionnaires nécessaires (remarquez, ça ferait baisser le chômage). Pensez à la sécu : vous payez même si vous n'êtes pas malade. Pensez à la retraite : vous cotisez même si vous avez un cancer généralisé à 25 ans. On paye des impôts pour réparer les routes quand on n'a pas de voiture, pour payer les radars automatiques quand on n'a pas le permis, pour couvrir le déficit du Crédit Lyonnais quand on est à la BNP. C'est de la mutualisation de l'impôt, qui apparaît injuste dans ce cas parce que 1) il n'est que partiellement mutualisé, sur un critère assez discutable, et que 2) le fondement même de cet impôt et la redevance versée en cadeau aux producteurs est très discutable.
La simplicité de la GPL (la remettre en cause demande de remettre en cause les principes fondamentaux du droit d'auteur internationnal) et son caractère équitable (pas d'injustice ou d'abus à redresser par le juge) en font une license excessivement solide dans tous les pays du monde, France comprise
Je ne peux pas t'empêcher de penser ça, mais je pense que tu as tort. Ces problèmes d'ailleurs ne sont pas propres à la GPL, mais sont partagés par plusieurs licences libres.
Exemple existant : un gusse vient recopier le contenu de son site Internet sur Wikipédia (c'est de la GFDL, mais c'est le même principe). Comme 99,99% des gens, il ne lit pas la GFDL. Quinze jours plus tard, le gusse s'aperçoit de sa connerie. Entre temps, sa prose a été modifiée, diffusée sur des centaines de sites miroirs, potentiellement distribuée sous forme de DVD ou d'édition papier, etc. Démontre-moi qu'un juge ne peut pas trouver les clauses illicites (cessation à vie des droits de diffusion à des inconnus) de la GFDL comme abusives. Il est évident que le mec ne va pas utiliser la clause de rétractation : ça lui coûterait trop cher. Par contre il peut dénoncer cette cessation irréversible de ses droits.
Exemple n°2 : un groupe de zique de quartier diffuse son premier album sous CC-BY-SA (philosophiquement proche de la GPL). Trois ans après, les mecs signent un contrat avec la SACEM, contrat qui impose que la totalité de l'oeuvre musicale soit gérée par la SACEM. Tu crois qu'un juge ne pourrait pas penser que cette CC et sa clause de non-rétractabilité sur le premier album ne nuit pas au détenteur de la propriété de l'oeuvre?
À cela,tu ajoutes l'histoire des vices cachés (ce qui rend la clause "aucune garantie..." caduque) et tu as un cocktail de failles de sécurité potentielles dans la GPL. Il y a des centaines de moyens d'attaquer une licence comme la GPL. La clause de "redistribution des sources" a été jugée solide dans une ou deux circonstances particulières, soit, mais j'ai du mal à comprendre d'où te viens cette confiance aveugle. Beaucoup s'accordent à dire par exemple que ce qui est lié ou non à une application, c'est quand même très flou. Beaucoup s'accordent à dire que l'utilisation d'applis GPL dans un contexte de service en réseau est une manière assez aisée de contourner la GPL, et qu'en tout cas, la GPL est basée sur des considérations hyper-techniques (liaison statique ou dynamique, threads ou pipes...), et rien ne te dit que tu puisses trouver un juge qui développe du kernel sur son temps libre pour apprécier que cette appli qui utilise un plugin/bibliothèque sous GPL via une interface en LGPL doit être distribuée sous GPL ou non.
Alors oui, la GPL a été écrite par des gens qui connaissent leur boulot. Oui jusqu'ici ses clauses fondammentales ont résisté aux attaques de boîtes de mauvaise foi mal conseillées juridiquement. Mais non, le droit international est trop complexe et les nuances trop subtiles pour pouvoir affirmer que la GPL est valide éternellement et partout. Et non, la GPL n'a jamais subi une vraie épreuve du feu, dirigée par des avocats spécialisés dans les droits numériques, sur des problèmes subtils liés au concept de "redistribution" ou de "liaison à un logiciel sous GPL". Et non, la GPL n'a jamais été attaquée hors des USA sur des points qui sont justement différents en Europe et dans le reste du monde. Jusqu'ici tout va bien, et c'est tant mieux.
[^] # Re: Blocage levé
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche De nouveaux caps franchis pour les Wikipédia. Évalué à 4.
Je pense que personne ne remet en cause le droit moral de la propriété intellectuelle. Le droit moral, ça revient à donner au créateur d'une oeuvre l'exclusivité de dire "c'est moi qui l'ai fait". Alternativement, si ton voisin publie un texte de toi sous son nom, tu te sens volé de ta propriété intellectuelle. Le fait que tout le monde soit d'accord là dessus prouve au moins une chose : la propriété intellectuelle est quelque chose qui semble "naturel" dans notre culture, et la réflexion va tout de suite au delà de "la propriété intellectuelle c'est mââl".
Personnellement, je trouve que le fait que l'auteur puisse tout controller particulièrement approprié. Stallman veut que tout le monde puisse copier son code : il a le droit. Obispo veut que personne ne puisse copier les CD de ses chansons : il a le droit. Le droit des auteurs est quasiment illimité, et quand on est auteur, on fait ce qu'on veut de son oeuvre : on choisit si on veut la vendre ou non, si on accepte que d'autres la modifient, si on accepte que d'autres la revendent, etc. Moi ça me parait tout à fait logique. J'irais même plus loin, en disant que priver un auteur de cette liberté, c'est le début d'une société autoritaire : si je ne veux controller la diffusion de mon oeuvre, aucune loi ne devrait me l'interdire.
Là où il faut reconnaitre le génie de RMS, c'est qu'il a su imposer un nouveau point de vue tout en restant entièrement compatible avec les lois existantes. En fait, le concept de "copyleft" existait depuis le début dans la loi : en tant qu'auteur, je peux décider ce que je veux. Tout le monde avait jusque là décidé de restreindre l'utilisation de leur oeuvre, mais rien ne l'imposait. L'invention du logiciel libre est à mes yeux quelque chose de magnifique, et d'extrêmement élégant : plutôt de d'essayer de changer des lois qui n'auraient jamais changé, plutôt que de parler interminablement, de construire des chateaux en Espagne, de refaire le monde autour d'une choppe de bière comme tous les ados du monde font probablement, jusqu'à grandir et comprendre que tout seuls, ils ne changeront rien, d'autres, bien plus intelligents, comprennent le système et créent quelque chose avec les règles existantes. Au final, c'est ces personnes qui font avancer le monde. Ça ne les empêche pas d'ailleurs d'être idéalistes, mais ils ne sont pas idéalistes en cassant des MacDo : ils utilisent leurs cerveaux.
Je ne partage pas ton opinion sur les restrictions à l'utilisation commerciale. à mes yeux, elles relèvent d'un anti-capitalisme de collégien (faire du commercial, c'est mal...), et pour le coup, relèguent les oeuvres en question à une diffusion dans un cercle d'amateurs. Où serait Linux aujourd'hui si Linus avait restreint son utilisation au "non commercial?".
[^] # Re: Une première page ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche De nouveaux caps franchis pour les Wikipédia. Évalué à 3.
[^] # Re: Blocage levé
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche De nouveaux caps franchis pour les Wikipédia. Évalué à 10.
* Le fair-use n'est pas un droit (au contraire de la citation par exemple). Ça veut dire qu'utiliser le fair-use, c'est de présumer qu'un tribunal reconaitrait cet usage, dans un contexte particulier : impossible de faire du libre avec ça, par exemple (et c'est bien ce que fait Wikipédia en:)
* De part le flou qui l'entoure, le fair-use est utilisé à tort et à travers (typiquement : les jaquettes de CD, qui sont des produits commerciaux et qui, recopiées à outrance partout sur Internet, peuvent très bien favoriser la contrefaçon : cet usage est probablement pas "fair" du tout et condamnable.
* Ça met les auteurs dans une position où il faut systématiquement passer par la justice pour défendre son droit d'auteur, et c'est fort désagréable : un site te pompe ton oeuvre, tu estime que ce n'est pas "fair" : hop, il faut faire un procès (que tu es loin d'être sûr de gagner). C'est un fonctionnement très américain. Au moins, avec le droit d'auteur "bien de chez nous", quand c'est interdit c'est interdit, et l'issue d'un procès fait tellement peu de doute que l'adversaire va abandonner la partie sans passer au tribunal, ce qui est bon pour tout le monde.
* Enfin, le concept même du libre repose sur un droit d'auteur extrëmement fort : en tant qu'auteur d'une oeuvre ou d'un logiciel, je choisis de diffuser cette oeuvre selon cette licence particulière, et tu n'as rien le droit de dire à ça : si tu n'est pas content tu n'utilises pas mon code ou ma photo. Avec le fair-use, ça revient à autoriser les utilisations hors-licence mais qui semblent "équitables"; ça veut dire que les photos de Wikipédia pourraient se retrouver dans les journaux, dans des bouquins, sur des sites web etc. en perdant leur licence, et notemment le côté "contagieux", au nom du "fair-use". C'est quand même assez paradoxal.
Mais de toutes manières, tout le monde est assez d'accord pour dire que le fair-use est incompatible, la plupart du temps, avec la GFDL, et que les images en fair-use ne sont absolument pas "libres" au sens de la FSF, et donc pas compatibles avec les textes de l'encyclopédie.
[^] # Re: Foutaises
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le monopole de Microsoft : mode d'emploi. Évalué à 4.
Absolument. Mais le problème en question, c'est bien qu'on soupçonne Microsoft de tout faire pour faire passer l'envie aux constructeurs d'installer autre chose que Windows.
Dans le fond, je n'ai rien contre ces pétitions, mais je n'ai rien pour non plus. Le fait de se baser sur un point extrêmement particulier du code de la consommation est une démarche hyper-procédurière, qu'on reprocherait bien à Microsoft par exemple s'ils se comportaient de la même manière. Quand je vois des remarques comme "il faut que les constructeurs arrêtent de violer la loi", bon, je veux bien, mais ils n'égorgent pas non plus des bébés avec des lames de rasoir, hein... Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un problème avec cette "vente liée", certains demandent le respect strict (et bête et méchant) de la loi, d'autres demandent qu'on l'assouplisse en prétendant qu'elle ne correspond pas au marché. Les deux points de vue se valent, et c'est bien ça le problème.
Si on vit sur un mode parano, on pense que Microsoft verrouille le marché avec des clauses illicites dans ses contrats avec les distributeurs, on pense que les assembleurs sont de mèche parce que les Windows de plus en plus gourmands entrainent l'achat de nouvelles machines, on pense que les distributeurs se reposent sur un marché qu'ils connaissent, et qu'ils sont bien contents de réduire leurs stocks et d'augmenter leurs marges en vendant des PC plus chers. La défense des consommateurs est donc le respect strict du code de la consommation, ce qui permettrait de casser ce cercle vicieux.
Si on vit dans un monde bisounours, on pense que Microsoft domine le marché parce qu'ils proposent le meilleur produit (ou du moins le plus populaire), que les assembleurs et les distributeurs ne font que répondre à la demande et qu'ils n'ont aucun intérêt économique à proposer des PC sans OS à quelques geeks. La défense des consommateurs passerait donc par un assouplissement du code de la consommation afin que les distributeurs puissent proposer des packages avantageux avec les licences les moins chères possibles négociées avec Microsoft, ce qui passerait notemment par des contrats d'exclusivité.
La vérité est probablement entre les deux. Où entre les deux? Difficile à dire. Je pense qu'il est malsain de tomber dans la paranoia totale, parce que les assembleurs et les distributeurs sont indépendants et font bien ce qui les arrange. S'ils n'installent pas Linux, c'est bien qu'ils n'ont aucun intérêt à proposer Linux, et c'est là que l'argument parano est foireux : ces boites savent prendre des risques, conquérir de nouveaux marchés, calculer les coûts des stocks et les bénéfices éventuels. Le jour où proposer des Linux préinstallés deviendra rentable, on verra fleurir ces offres dans tous les supermarchés. Pourquoi ce n'est pas rentable aujourd'hui n'est absolument pas clair.
Dans tous les cas, les conséquences de cette pétition "citoyenne" seront probablement minimes. Si la loi est respectée, on verra de superbes offres "ce PC avec Windows pour 1¤ de plus seulement au lieu de 99¤!", ce qui reviendra en pratique exactement au même, et qui, même, donnera une mauvaise idée du prix réel des licences OEM (l'affichage séparé des prix n'empêche pas, bien entendu, diverses promotions qui annuleront le prix de la licence) . En fait, ces licences seront payées par tous, y compris ceux qui achèteront un PC sans Windows, et le PC + Mandriva sans promo sera plus cher que le PC + Windows. Bravo, c'était absolument le but recherché.
À mon avis, si la concurrence est bénéfique au consommateur, elle ne peut pas être controllée par lui, qui est complètement ignorant des coûts de production etc. et qui y va "au pif". Si problème de concurrence déloyale il y a, elle doit être dénoncée par les grandes distributions commerciales de Linux, qui doivent négocier des contrats avec les assembleurs et les distributeurs, et pousser pour proposer leurs PC + Mandriva à Carrefour.
[^] # Re: Blocage levé
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche De nouveaux caps franchis pour les Wikipédia. Évalué à 10.
Wikipédia c'est magnifique, mais c'est aussi quelque chose d'assez instable. Le fait est que dans les grands projets libres (Linux, Debian...), il y a toujours eu une ligne claire sur le respect des principes philosophiques du logiciel libre et du droit d'auteur en général. Wikipédia a été lancée par des libristes, mais elle a accumulé au fil du temps des milliers de contributeurs qui n'ont jamais entendu parler de Linux et des quatre libertés du logiciel libre, ni même de droit d'auteur en général. Ces "blogosphéristes" pèsent maintenant lourd dans les décisions (pseudo)-démocratiques, et il est maintenant temps de faire un peu de ménage dans Wikipédia et de réaffirmer ses principes fondateurs. L'interdiction du "fair-use", cet infââme gloubiboulga juridique américain qui consiste à présumer de l'accord implicite des ayant-droits au mépris des conventions internationales, va dans cette direction : plus de scans de pochettes de CD, de captures d'écran de jeux vidéo ou d'extraits de films sur Wikipédia. Parce que si on critique Ubuntu (sapusépalibre), alors Wikipédia sapusépalibre aussi : reprendre Wikipédia pour l'imprimer ou diffuser des CD par exemple nécessite à l'heure actuelle un tri extrêmement précis des documents autres que le texte, qui sont disponibles sous des dizaines de licences plus ou moins libres aux clauses plus ou moins tordues, et qui sont parfois des documents sous copyright utilisés dans des circonstances douteurses (dont ce fameux "fair-use").
De plus en plus d'éditeurs espèrent également que Wikipédia puisse s'arrêter de grandir pour grossir un peu. Les 400 000 articles, ce n'est qu'un chiffre, mais ça ne présume absolument pas de leur qualité. Il faut bien voir qu'avec un article par Pokémon, le compteur peut monter rapidement sans pour autant que la qualité suive. Dans ce domaine, les deux Wikipédia de tête, la version anglaise et la version allemande, ont deux comportements totalement différents (c'est d'ailleurs assez amusant) : les anglophones ont toujours privilégié le chiffre (plus d'articles, plus d'images non libres, plus de contributions douteuses) tandis que les Allemands, avec un potentiel deux fois plus grand que le wiki fr:, a globalement le même nombre d'articles, mais avec une qualité et une propreté bien supérieure.
[^] # Re: La honte du noyau
Posté par arnaudus . En réponse au message Raisons susceptibles du déclenchement d'OOM killer. Évalué à 2.
[^] # Re: Pourquoi un fork ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Agora 1.4 est sortie. Évalué à 3.
Imagine que tu ne forkes pas. La nouvelle équipe tourne en interne très fort, et implémente les fonctionnalités dont elle a besoin. Les patches sont soumis à l'équipe de SPIP, qui reste souveraine sur le choix des patches à intégrer : celui-là oui, celui-là non. En bref, le soft qui devra répondre aux sécification va dépendre de SPIP, mais aussi d'un certain nombre de patches non officiels, dont ils ont besoin mais que les dev de SPIP ont décidé, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, de ne pas les inclure. Plus le nombre de ces patches va être élevé, et plus les causes de bugs, incompatibilités etc. vont se multiplier. Dans le même temps, SPIP ne chôme pas, et modifie aussi le soft de leur côté, au risque de rendre les patches bricolage de l'équipe d'Agora buggués du jour au lendemain (cvs update et pouf! Tout pêté). Au final, Agora doit utiliser une vielle version du CVS pour bosser en interne, puisque se synchroniser avec SPIP risque de plus en plus de foutre la merde. Il y a de moins en moins de contributions `s SPIP, puis elles s'arrêtent complètement. Voila, c'est un fork en douceur, qui a occasionné des centaines de bugs foireux, du boulot dupliqué de chaque côté, et beaucoup de frustration. C'est donc beaucoup plus sain de tout commencer à 0 : bonjour, on a des besoins, on ne veut pas vous forcer à intégrer nos patches, alors on forke et vous pouvez venir voir de temps en temps si ça vous intéresse.
[^] # Re: C'est triste !
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Java libre : un rêve devient réalité. Évalué à 1.
[^] # Re: C'est triste !
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Java libre : un rêve devient réalité. Évalué à 9.
"Quand un troll construit sur le modèle "Xsapucépalibre" s'effondre parce que X devient libre ou X disparait, un nouveau troll "Ysapucépablibre" prend sa place dans l'année qui suit".
De nombreux corrolaires peuvent être imaginés. Notemment en terme de récursivité : KDEsapucépalibre alors que Gnome c'est libre pourrait très bien devenir "Gnomesacucépluslibre alors que KDE maintenant c'est libre".
Mais je dois dire que la fin du "javasapucépablibre", ça me fout pas mal les boules. Il va falloir trouver une autre excuse pour dire que "javaçapu". Au moins, s'ils l'avaient mis sous licence BSD, on aurait pu dire "javaçapucétroplibre", maigre consolation.
[^] # Re: Pourquoi est-ce que la DGCCRF traîne les pieds ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche La pétition racketiciels dépasse les 10 000 signatures. Évalué à 5.
Toute l'affaire se résume bien au fait que la vente liée n'est pas si évidente que ça. Comme ça a été dit plus haut, tout dépend à quel niveau tu regardes; au niveau du supermarché du coin, c'est clair qu'il y a vente liée. Par contre, la grande majorité des constructeurs te proposent aussi des machines sans Windows pré-installé (ok, ils te facturent la désinstallation, et alors? C'est interdit?). Ils ne veulent pas donner le prix de Windows parce que des contrats avec Microsoft les tiennent par les c..., moi je les comprends; en tout cas, tu fais "prix du PC avec WinWin" - "prix du PC sans OS" et t'auras à la louche une idée du prix des logiciels.
D'autre part, Microsoft et la plupart des constructeurs ne nient pas vraiment la vente liée, mais affirment que cette loi ne peut pas s'appliquer décemment avec les PC. Le raisonnement n'est pas à jeter à la poubelle sans le regarder, puisque tout dépend de ce qu'on appelle un "PC qui fonctionne" : est-ce la machine et les ventilos qui tournent, ou est-ce l'ensemble qui doit être utilisable? Le raisonnement s'applique à beaucoup de cas où une information est fournie sur un support, et que le support seul n'a aucun intérêt. Est-ce qu'un disquaire doit aussi vendre des CD vierges, et afficher le prix de la musique et celui du support? Qu'est-ce qu'un gouvernement peut répondre à un distributeur qui dit "La loi m'oblige à vendre les PC sans l'OS si le consommateur le demande. Ça augmente les stocks, les PC sans OS se vendent très peu, ça me coûte plus d'argent de vendre des PC sans OS que ça m'en rapporte. Et en plus, ça m'oblige à afficher les prix et donc à violer mon contrat passé avec Microsoft": tout ça ressemble bien à une loi mal foutue. Tu ne peux pas obliger un distributeur à vendre des trucs qu'il ne veut pas sans contrepartie; il y a d'un côté la liberté du consommateur mais aussi la liberté de commercer sans se faire casser les pompes par des règlements administratifs qui engendrent des surcouts et qui, au final, ne bénéficient que marginalement à quelques consommateurs procéduriers.
Au fond, je suis d'accord avec le but de cette pétition. Mais les moyens employés sont presque pires que le mal : désinformation, exagération, militantisme extrême, accusations. Bref, vous mettez sur cette pétition une étiquette "anarchistes collégiens", qui ne peut pas vraiment servir à déghettoiser le logiciel libre, et ce qui m'étonne le plus, c'est cette obstination dans la non-écoute des remarques qui sont faites à chaque fois que l'on reparle de cette pétition. Déja que la communuaté du libre ne pèse pas lourd, mais si on s'amuse encore à la diviser, c'est sûr, la DGCCRF va être impressionnée...
[^] # Re: gnuSense
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche gNewSense 1.0 : nouvelle distribution entièrement libre. Évalué à 3.
[^] # Re: Encore le format OpenXML??
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Novell et Microsoft main dans la main !. Évalué à 10.
Moi à mon Bisounours, je lui fais des bisous
Des bisous sur la joue, des bisous dans le cou...
[^] # Re: Et les documentations sous GFDL ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche gNewSense 1.0 : nouvelle distribution entièrement libre. Évalué à 4.
Plus j'y pense, et plus j'ai l'impression que cette initiative sert plus à essayer de faire la nique à Ubuntu plutôt qu'à créer une distrib 100% libre gnagnagna. Ou alors c'est une expérience philosophique, à savoir si on peut recréer Debian à partir d'Ubuntu.
Mais c'est facile de tirer sur l'ambulance. Ils partent avec un projet bancal, tout le monde se fout de leur tronche, ou presque : pas de modèle économique, choix du fork assez discutable, situation conflictuelle (probablement avec Debian et Ubuntu). C'est pas gagné, hein, et des distribs, ça apparait tous les jours et ça meurt tous les jours. Alors laissons-les s'amuser, et jugeons du résultat. Si leur truc est incapable de s'installer correctement sur 95% des ordinateurs du marché, alors on leur laissera à leur branlette intellectuelle. Si ça marche, alors ne crachons pas dans la soupe : à fonctionnalité égales, le 100% libre c'est quand même mieux. Mais bon, pour les intégristes du libre : un ordinateur, pour les gens normaux, c'est quelque chose qui fonctionne avant tout.
[^] # Re: Deux très bons articles
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Sortie d'OpenBSD 4.0. Évalué à 3.
Il faut arrêter de cacher sa paresse intellectuelle derrière des arguments fallacieux : apprendre une autre langue ne peut décemment pas être considéré comme un apauvrissement culturel.
Bon, et en plus, même si les pages de man étaient traduites, les commandes UNIX restent en anglais, les fichiers de conf restent en anglais, les langages de programmation restent en anglais, les jeux de mots sur les programmes restent en anglais, les logs restent en anglais... Connaitre un minimum d'anglais me semble indispensable pour l'utilisation correcte d'un ordinateur.
Donc oui, OK, tu ne parles pas anglais, c'est triste pour toi, mais au lieu de te battre pour que les man soit traduits, tu pourrais plutôt te battre pour que les gamins apprennent l'anglais correctement à l'école.
[^] # Re: Obsolescence
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche OpenOffice.org au Ministère de l'Agriculture et de la Pêche (MAP). Évalué à 4.
Ça dépend aussi de comment le produit en question est codé. Parce que dans une grosse suite bureautique, j'imagine qu'il y a des centaines de modules indépendants. Si l'API est bien documentée, en principe, personne n'aurait dû profiter d'une fonction bugguée pour coder un compensant qui dépend de ce bug pour fonctionner. Et ça de toutes manières, ça doit se "sentir" quand on corrige le bug en fonction de l'importance du composant buggué etc. Un bug qui porte sur le correcteur orthographique, si tu crains des répercussions sur le dessins des cercles à la souris, tu devrais peut-être penser à revoir l'architecture du programme.
Enfin, j'imagine aussi que les bugs sont corrigés en série sur une version instable, puis la release est freezée et testée, avant d'être distribuée au client. Je vois mal des "gros clients" se contenter d'un diff et d'un lien vers le cvs... Je conçois donc qu'une batterie de tests sur plusieurs plateformes etc. peuvent être particulièrement longue (mais elle peut être au moins en partie automatisée, surtout si les releases sont fréquentes, ca doit valoir le coup), mais en tout cas, un bug mineur -> plusieurs jours de tests me semble être une équivalence hasardeuse, et ce même pour un gros projet. C'est peut-être ce qu'on raconte à un décideur pressé pour faire passer une facture salée, mais je reste persuadé qu'il y a des manières de s'organiser en interne pour maintenir la qualité du produit tout en gagnant du temps.
[^] # Re: Détection de fichiers DRMisés
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Hachoir version 0.6. Évalué à 1.
# Vote invalide
Posté par arnaudus . En réponse au message elections sur internet. Évalué à 2.
Pour les problèmes techniques, ça me parait encore plus délicat. Soit tu donnes l'enveloppe contenant le mot de passe en personne, soit il faut un artifice particulier (du type de ces enveloppes que tu ne peux ouvrir qu'en déchirant des pointillés, ou un code caché derrière un scotch noir qui ne peut pas être recollé).
J'espère ne pas dire de conneries, mais :
* On a N clés C1 distribuées sous forme de mot de passe de manière confidentielle
* On a N clés C2 sans aucune autre info stockées sur le serveur
* On a N checksum S générés par C1 * C2, stockés sur le serveur, et les C1 sont définitivement supprimées du serveur.
Quand on vote, on rentre sa clé C1, le serveur la combine avec toutes les C2 existantes jusqu'à tomber sur un S : il valide le vote, stocke le résultat et supprime le C2 et le S qui ont matché.
Ce qui est sûr, c'est que l'admin du serveur a accès à des données sensibles, mais c'est inévitable, mais il ne peut pas reconstituer les mots de passe. De toutes manières il aura aussi les logs avec les IP etc, donc tu ne peux pas empêcher un point faible de ce côté là. On peut certainement bricoler un truc avec deux serveurs et deux admins différents pour plus de sécurité.
Enfin en fait j'y connais pas grand chose, donc c'est peut-être complètement idiot mon truc.
[^] # Re: n00b xml
Posté par arnaudus . En réponse au sondage XML est. Évalué à 3.
Moi j'aime aussi XML parce qu'il n'y a rien de plus facile que de lire une valeur dans un fichier de 10000 lignes, par exemple avec une expression régulière.
Pour avoir testé, XML c'est quand même la merde par contre pour les gros fichiers.
[^] # Re: Geekscottes
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Résultats du concours LinuxFr pour la semaine contre les DRM. Évalué à 8.
[^] # Re: Où est maître Enfoiros?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Résultats du concours LinuxFr pour la semaine contre les DRM. Évalué à 4.
# Où est maître Enfoiros?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Résultats du concours LinuxFr pour la semaine contre les DRM. Évalué à -1.
Et puis, juste une remarque gratuite, comme ça, en passant : ce qui serait gigantesque, c'est de réutiliser les concepts proposés et de travailler sur l'aspect graphique. Par exemple, j'adore le truc avec les barbelés, mais je trouve que l'image sous-exploite complètement l'idée. Le principe du libre, c'est pas que tout le monde participe sur un projet commun?
[^] # Re: Au temps pour moi
Posté par arnaudus . En réponse au message Vous dites "une tarball" ou "un tarball" ?. Évalué à 4.
CHIOTTE,Fin de l'objet 1 de la requête (Mot vedette) subst. fém.
Trivial
A. 1. Au plur. Cabinets d'aisances. Aller aux chiottes; le trou des chiottes. La cabine téléphonique du bistrot, (...), si sale qu'on la prend toujours pour les chiottes (CÉLINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 297).
Au sing., rare. Ce trou d'homme qui s'éboulait en revêtissant le soldat d'un uniforme de boue où, à chaque relève, l'un ou l'autre restait enseveli comme dans une chiotte sans issue (CENDRARS, La Main coupée, 1946, p. 160).
Au fig., emploi exclamatif. [Exprimant le dépit ou l'irritation en présence d'une affaire désagréable] Quasi-synon. merde. Quelle chiotte! C'est la chiotte! C'était fini l'indépendance! Merde le silence! Chiotte la vadrouille! (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 320).
2. P. méton., au plur. Corvée de caserne, consistant à nettoyer les cabinets.
L'usage impose donc le pluriel quand il désigne les toilettes : "les chiottes sont bouchées". "La chiotte" n'est pas incorrecte, mais semble très rare.
Par contre, "une chiotte" est tout à fait correct quand on dit "quelle chiotte ce truc".
On en apprend des trucs...
[^] # Re: re
Posté par arnaudus . En réponse au message DVD sans taxe SACEM ?. Évalué à 2.
Je suis un gars des banlieues moi monsieur, alors les trucs à la Rahan... :-) Un barbecue, ça s'allume comme une voiture : un peu d'essence, une allumette, et !flash! ça grille. Faut partir en courant, évidemment.
Non, sans blagues, l'alcool faut le mettre avant de foutre le feu, évidemment, sinon tu vas te prendre un retour de flammes. Tu gagnes un temps fou, surtout si le charbon est un peu hunide, et en plus ca te met le feu uniformément sur toute la surface de barbecue.
C'est pas hors-sujet, ça va? :-)
[^] # Re: re
Posté par arnaudus . En réponse au message DVD sans taxe SACEM ?. Évalué à 5.
Je pense qu'il ne faut pas raisonner de manière individuelle (du style : "Je ne vais pas graver de musique sur ce CD, je ne dois pas payer la taxe"). Il s'agit d'une taxe globale, ciblée vers les gens qui tripotent du "numérique"; en cela, elle est certainement plus juste qu'un impôt supplémantaire sur la retraite de Papy René qui ne fait que regarder Derrick à la télé : si tu graves des trucs, c'est que tu as un ordinateur et tout le matos qui va avec, et qu'il est plus probable que tu fasses des trucs pas très nets avec tes CD. Ça n'a qu'un grossier caractère de probabilité, c'est bête et méchant mais c'est comme ça.
En bref, le fait qu'une entreprise qui grave des Debian ou qui sauvegarde le contenu de ses serveurs toutes les semaines ne puisse pas se faire dédommager, ce n'est pas vraiment une lacune : c'est dans la logique de la loi. Si on dédommage les boîtes, alors on devrait aussi dédommager les particuliers, et je ne vous raconte pas la paperasserie et les milliers de fonctionnaires nécessaires (remarquez, ça ferait baisser le chômage). Pensez à la sécu : vous payez même si vous n'êtes pas malade. Pensez à la retraite : vous cotisez même si vous avez un cancer généralisé à 25 ans. On paye des impôts pour réparer les routes quand on n'a pas de voiture, pour payer les radars automatiques quand on n'a pas le permis, pour couvrir le déficit du Crédit Lyonnais quand on est à la BNP. C'est de la mutualisation de l'impôt, qui apparaît injuste dans ce cas parce que 1) il n'est que partiellement mutualisé, sur un critère assez discutable, et que 2) le fondement même de cet impôt et la redevance versée en cadeau aux producteurs est très discutable.
[^] # Re: En Allemagne, certes
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Nouvelle confirmation de la validité de la GPL par un tribunal allemand. Évalué à 2.
Je ne peux pas t'empêcher de penser ça, mais je pense que tu as tort. Ces problèmes d'ailleurs ne sont pas propres à la GPL, mais sont partagés par plusieurs licences libres.
Exemple existant : un gusse vient recopier le contenu de son site Internet sur Wikipédia (c'est de la GFDL, mais c'est le même principe). Comme 99,99% des gens, il ne lit pas la GFDL. Quinze jours plus tard, le gusse s'aperçoit de sa connerie. Entre temps, sa prose a été modifiée, diffusée sur des centaines de sites miroirs, potentiellement distribuée sous forme de DVD ou d'édition papier, etc. Démontre-moi qu'un juge ne peut pas trouver les clauses illicites (cessation à vie des droits de diffusion à des inconnus) de la GFDL comme abusives. Il est évident que le mec ne va pas utiliser la clause de rétractation : ça lui coûterait trop cher. Par contre il peut dénoncer cette cessation irréversible de ses droits.
Exemple n°2 : un groupe de zique de quartier diffuse son premier album sous CC-BY-SA (philosophiquement proche de la GPL). Trois ans après, les mecs signent un contrat avec la SACEM, contrat qui impose que la totalité de l'oeuvre musicale soit gérée par la SACEM. Tu crois qu'un juge ne pourrait pas penser que cette CC et sa clause de non-rétractabilité sur le premier album ne nuit pas au détenteur de la propriété de l'oeuvre?
À cela,tu ajoutes l'histoire des vices cachés (ce qui rend la clause "aucune garantie..." caduque) et tu as un cocktail de failles de sécurité potentielles dans la GPL. Il y a des centaines de moyens d'attaquer une licence comme la GPL. La clause de "redistribution des sources" a été jugée solide dans une ou deux circonstances particulières, soit, mais j'ai du mal à comprendre d'où te viens cette confiance aveugle. Beaucoup s'accordent à dire par exemple que ce qui est lié ou non à une application, c'est quand même très flou. Beaucoup s'accordent à dire que l'utilisation d'applis GPL dans un contexte de service en réseau est une manière assez aisée de contourner la GPL, et qu'en tout cas, la GPL est basée sur des considérations hyper-techniques (liaison statique ou dynamique, threads ou pipes...), et rien ne te dit que tu puisses trouver un juge qui développe du kernel sur son temps libre pour apprécier que cette appli qui utilise un plugin/bibliothèque sous GPL via une interface en LGPL doit être distribuée sous GPL ou non.
Alors oui, la GPL a été écrite par des gens qui connaissent leur boulot. Oui jusqu'ici ses clauses fondammentales ont résisté aux attaques de boîtes de mauvaise foi mal conseillées juridiquement. Mais non, le droit international est trop complexe et les nuances trop subtiles pour pouvoir affirmer que la GPL est valide éternellement et partout. Et non, la GPL n'a jamais subi une vraie épreuve du feu, dirigée par des avocats spécialisés dans les droits numériques, sur des problèmes subtils liés au concept de "redistribution" ou de "liaison à un logiciel sous GPL". Et non, la GPL n'a jamais été attaquée hors des USA sur des points qui sont justement différents en Europe et dans le reste du monde. Jusqu'ici tout va bien, et c'est tant mieux.