Ça me fait plaisir de lire un journal qui touche à un problème qui est pour moi une évidence que j’ai parfois l’impression d’être le seul à reconnaître : il y a une fin inévitable, une limite, au sens mathématique, à l’IA générative. Une limite naturelle à sa prégnance au sein de l’humanité. Elle n’a en effet aucune chance de s’auto-alimenter. L’IA tendrait alors à atteindre un état semblable au disque vinyle rayé, à celui d’un serpent qui se mord la queue, d’un chien qui essaye d’attraper sa laisse, etc… C’est seulement parce que je ne suis pas une IA que je peux mettre fin à cette anti-spirale comparative. Faut en avoir conscience, comême.
Sur le secret de la correspondance : je me demande si ce ne serait pas un principe, un droit, que les élites ont accordé à la plèbe à une époque à laquelle la possibilité pratique de mener un tel contrôle, efficace, des correspondance. À une époque où la pure information n’était pas aussi cruciale.
Mais… Maintenant que le contrôle systématique de ces flux est une possibilité réelle, ce « principe » perd en intransigeance, pour les hypocrites pragmatiques et dominant qui ont la charge de garder le commun des mortels en vie en plus d’eux-mêmes.
“Data mining”, notamment nourrissage d’expériences plus ou moins abouties de deep-learning.
Et s’il y a trop de données et qu’ils ne peuvent pas tout « digérer », ils peuvent les monnayer auprès d’autres acteurs partageant les mêmes appétits mais moins à proximité de la source.
En dehors de l’aspect consumériste, la faculté d’être en mesure de garder à la disposition des états, et en premier celui duquel juridiquement on est le plus lié, des informations potentiellement intéressante pour eux, c’est une sorte de garantie.
Aujourd’hui, mois qui suis de la génération ayant connu le « tout papier », je suis en mesure de me rendre compte de l’influence immense d’acteurs comme Google ou Microsoft sur nos vie, précisément par cette faculté à collecter et exploiter toutes ces données. C’est le cœur de métier, aujourd’hui, des GAFAM, et une considération incontournable, plus ou moins, pour toute entreprise commercial. Vers 2000 ce n’était encore que « l’information » qui avaient une valeur, aujourd’hui c’est « la donnée », qui n’est qu’une promesse potentielle d’information à venir.
L’écriture a changé l’humanité, un peu, l’imprimerie à changé l’humanité, remarquablement, la radio puis la télévision de même, tièdement, aujourd’hui Internet change l’humanité de manière stupéfiante.
Selon moi, à chaque un de ces tournants, l’idée même de chercher à déterminer si c’est positivement ou négativement est un non-sens absolu. L’espace-temps, l’univers, l’esprit, n’ayant qu’un sens. La dualité une illusion dans laquelle on aime se perdre, sans pourtant y parvenir tout-à-fait.
En effet, on peut le dire comme ça, c’est plus simple. Plus KISS. J’avoue ! ^^
Cependant on peut tout de même espérer que le logiciel libre prône un certain devoir éthique dans le business. L’envisager comme un pur cadre légal dénué d’idéal c’est un peu comme considérer que l’écologie dans le business se réduit à se conformer à un ensemble de contraintes juridiques et mercatiques. Dit autrement, je trouve qu’on peut observer parfois du « libre washing » tout comme on constate le « green washing ».
Mettre en avant qu’on est une force motrice dans un domaine, du fait d’un respect total de la législation la plus stricte dans ce domaine, tout en par ailleurs visant à exploiter toutes les failles de cette législation, aboutissant finalement à une action s’opposant aux valeurs ayant enfanté cette législation, je trouve que c’est l’archétype de l’hypocrisie, et une démonstration de bassesse morale.
Quand une collusion malsaine de développe entre le pouvoir législatif (quel qu’il soit) et le monde des affaires, et qu’on en arrive à (faire) créer des lois sur-mesure pour rendre une activité moralement, éthiquement sans reproche, tout en ne changeant rien à l’activité en question, ça touche à la mal-honnêteté.
Si pour beaucoup l’opensource est un ensemble de valeurs humaines telles que la partage, la transparence, la non-agression, l’entraide ou que sais-je encore, l’opensource n’est stricto census qu’un contrat souscrit pour ce qui est du code du logiciel. Et seulement le code déjà écrit.
D’autres personnes, que j’espère moins nombreuses que les premières, et qui jadis prétendaient voir l’opensource comme une menace sur leur existence économique, se sont aujourd’hui parfaitement adapté à la règle du jeu. Ils réalisent depuis quelques années qu’on peut très bien encore pratiquer une politique commerciale prédatrice tout en proposant des éléments sous licences libres.
Des éléments qu’il s’agit d’ailleurs de maintenir à un niveau d’équilibre subtil, pour que l’ensemble du produit conserve son « aura » opensource, tout en évitant de négliger de faire payer et rendre captifs les clients.
C’est quand même la base de la pratique commerciale depuis sa création !
C’est tout à ton honneur de signaler ce point très important Il est indispensable pour qui veut utiliser un shell comme Bash/KSH/etc.. Mais c’est un peu à côté de la plaque pour ma problématique.
xargs -0
shuf -z
et bien d’autres…
Perso parfois j’utilise les caractères qui ont été )
Pour quelqu’un qui vient de Windows c’est à mon avis assez déstabilisant d’apprendre qu’il n’y a en tout et pour tout que que deux caractères qui ne peuvent pas se trouver dans un nom de fichier : “NULL”, aka \0. C’est à cause de son utilisation à plus bas niveau si j’ai bien compris, il sert à marquer la fin des chaînes en C).
L’autre c’est '/', puisque il sert précisément à permettre l’arborescence de fichier (il me semble qu’on peu, on recompilant Linux et, je suppose la glibc, utiliser un autre caractère. Je sais même pas si c’est encore possible mais à ce niveau…
Posté par Marotte ⛧ .
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Dernière modification le 08 août 2024 à 04:38.
Tu me rappelles une leçon que j’ai eu la chance de recevoir, concernant le respect des consignes.
On donne une feuille aux élèves en leur disant qu’il s’agit de l’exercice à faire, qu’ils ont X minutes pour le remplir. La consigne écrite en haut de la feuille indique de « lire l’ensemble des questions, puis de répondre ». Je crois qu’à peu prêt 100% des sujets commence à lire la première question, commence à y réfléchir et y répondre (moi le premier). Le fait est que répondre à toute les questions, aussi peu complexes qu’elles soient, est impossible dans le temps imparti. Or à la fin des questions, au bas du verso de la feuille, il est écrit : « Répondez seulement aux questions 1, 3 et 5 et rendez votre copie. »
C’est évidemment volontairement caricatural, mais pour ma part je trouve que c’est un des enseignement fondamental que j’ai eu la chance de recevoir. À quelque chose comme 25 ans, alors que ce réflexe, de “read all the fucking instructions first, before acting” ça devrait être assimilé dès le CP… (Bon, p-e qu’on avait essayé de me l’inculquer déjà à cette époque et que j’ai loupé le coche, mais franchement, si c’est le cas on a pas dû essayer très fort ! ^^)
Dans la même veine il y a un exercice sur « comment négocier avec un concurrent », et bien là aussi la clé pour réussir cet exercice c’est que les deux équipes qui se font concurrence lisent très précisément chaque mot du mandat qu’on leur a confié.
Alors ? T’as réussi à briller, ou au moins à faire illusion ? Ou bien tu t’es pris des coups de règle sur les doigts et tu as été condamné à recopier des pages de manuel ? ;)
J’y étais il y a des dizaines d’années pour ma part (sur IRC) et je n’ai pas souvenir du < final pour signifier un nickname/pseudo/personne, mais bien le @, qui entre nous est nettement plus logique. Le < final c’est quand même pas très évident.
Si je m’identifie à une moule plus qu’à un canard, puis-je exiger qu’on userait le cas échéant d’un ( final à la place ? Je crois que le symbole n’est pas réservé en tant que suffixe à un nom. Je vais initier une RFC avant qu’Elon Musk ou Bill Gates s’en empare !
L’IRC… c’est comme Usenet, ça fait plaisir de voir que ça existe toujours, faudrait que j’y refasse un tour un de ces quatre. Ça ne m’étonne pas de voir qu’aujourd’hui encore des gens (ils sont pas des masses quand même àmha…) privilégient ce genre de protocol, pour ses qualités, et malgré ses défauts.
Je dis p-e une connerie mais IRC subsiste davantage qu’ICQ qui prétendait pourtant a être un avantageux remplaçant de l’archaïque IRC, non ?
gérer toi-même les zombies (ce qui n'est pas bien compliqué).
Qu’est-ce que tu entends pas là ? Tu penses à des mécanismes propres à Kubernetes/Docker qui le permettent ? Ou bien que le process "métier" (ie: celui qu’il s’agit de faire tourner dans le conteneur, celui qui rend le service) le fasse lui-même ?
Certains programmes ne le font pas, tu ne peux pas toujours modifier ces programmes.
autant utiliser debootstrap (histoire d'avoir un shell, python, perl et un tas d'autres choses au cas où)
Un peu de mauvaise foi là je trouve ^^ Je parle juste d’un interpréteur, pour gérer les signaux ou faire quelques actions, et qui peut servir éventuellement pour un truc non prévu. Pas d’installer tout ce qui pourrait avoir une chance de servir.
Un exemple concret : un moteur/collecteur de supervision qui doit s’enregistrer auprès d’un serveur central (lui non conteneurisé). Impossible de faire ça dans l’image, l’idée c’est de pouvoir démarrer autant de collecteurs que l’on souhaite. Hormis exécuter la requête qui va bien au démarrage du conteneur, et donc pour cela il faut un interpréteur. En tous cas je ne vois pas comment faire autrement. À part p-e un conteneur “side kick” qui s’en charge (ici aussi avec un interpréteur shell) mais je ne trouve pas cela plus simple.
pour moi c'est un gage de qualité de ne PAS choisir M$ ou de faire preuve de bon sens
Ne pas le choisir systématiquement, je suis d’accord. Maintenant, c’est pas les plus mauvais bougres Microsoft, si on compare par exemple à IBM ou Oracle… et leurs logiciels ne sont pas tous aussi médiocres que peut l’être Windows, loin de là.
Les GAFAM sont incontournables aujourd’hui, mais je pense en effet que ne pas mettre tous ses œufs chez l’un ou l’autre, mais plutôt diversifier les solutions qu’on achète, en prenant chez l’un et chez l’autre c’est indispensable.
Bien entendu le souci d’homogénéité et de rationalisation des coûts incite à tout prendre chez le même, mais il faut garder en tête le besoin de ne pas se retrouver captif. J’ai l’impression qu’on néglige trop souvent ce deuxième point, surtout en France. J’ose espérer que cet épisode de bug mondial pourra faire évoluer les mentalités dans le bon sens.
MS c’est une chose. Mais Falcon sensor je trouve que ça dépasse les bornes.
A été conçu pour Windows, puis porté sur Linux : bonjour le bricolage
Est “cloud-based” : on offre potentiellement toutes les données à Crowdstrike, le seul garde-fou est d’ordre juridique. Techniquement c’est open bar. Et zéro transparence, de la pure boite noire.
Est “AI-powered” : bien que sur le papier ce soit séduisant (se reposer sur le deep-learning pour détecter/catégoriser/remédier à des attaques c’est une idée intéressante), mais de fait, on assume qu’un comportement non prévu puisse se manifester. On accepte de servir à entraîner une IA que l’éditeur pourra ensuite monnayer auprès d’autres acteurs, voire auprès de nous même.
La seule « documentation » accessible publiquement consiste en des plaquettes commerciales à très forte teneur en vulgaires foutaises.
Un logiciel de ce type pour être viable doit être open-source et le service fonctionner de la manière la plus transparente qui soit. D’ailleurs je ne doute pas qu’on assiste un jour à l’avènement d’un outil de ce type dans l’écosystème libriste, à l’instar de ce qu’est ClamAV, une solution d’antivirus à papa opensource.
À noter, pour parler la même langue et donc discuter avec vos décideurs pressés : ne parlez pas d’un « antivirus », vous signeriez votre qualité de dinosaure muni d’œillères rampant sur la dernière ligne droite vers sa retraite. Non, il s’agit d’une solution « EDR » Endpoint Detection and Response. Autant vous dire que c’est un cran au dessus de OpenOffice !
Je travaille peu avec les conteneurs mais s’agissant de :
n'a pas d'interpréteur autre que celui qui est nécessaire
Ce que doit faire à minima le process qui est number one, aka init, dans un conteneur c’est « ramasse zombies », d’où l’idée de Tini. Cependant, il arrive souvent qu’on ait besoin de faire un peu plus, du coup j’ai l’impression que mettre un Bash en premier process d’un conteneur c’est une bonne solution. Même dans le cas où on ne fait rien de plus de ce que Tini pourrait faire, avoir un interpréteur sous la main au cas où n’est pas une mauvaise idée. L’overhead n’est pas énorme, voire négligeable.
Avis lapidaire, non argumenté, reposant sur une expérience relativement modeste mais bien réelle de confrontation avec cette chose. Avis qui ne porte pas sur les principes sur lesquels repose l’outil mais sur le logiciel en tant que tel et son éditeur :
Falcon sensor c’est de la merde, et Crowdstrike des bonimenteurs.
Pour les tests. Qu’on me corrige si je me trompe, mais tu as intérêt à systématiquement utiliser [[ au lieu de [, car [[ est un keyword et non un builtin comme est [.
Le comportement est plus logique, plus prévisible, « moins possiblement chelou » oserais-je.
Donc autant écrire : if [[ $thunderstorm_count -eq 0 ]]. Même si ici ça revient au même, il n’y a aucun intérêt à utiliser [, donc autant prendre cette habitude.
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Dernière modification le 19 juillet 2024 à 20:22.
Alors que les rc-scripts ont l'avantage d'être simples et facile a appréhender depuis un simple shell, ici faut connaitre les commandes qui vont bien, même pour aller voir des logs :(
Les scripts, pour l’init, ont surtout l’avantage d’offrir une liberté totale. Ils peuvent, de ce fait, aller du plus simple au plus complexe. Et surtout, et c’est là la problématique première que systemd s’est proposé de corriger : tout le monde n’a pas la même idée de ce que « simple » veut dire, ni de ce qu’est la meilleure méthode pour faire tel ou tel truc.
Au final, avant systemd on finissait par se retrouver avec le problème de devoir faire interagir des scripts qui même s’ils pouvaient être simples pris individuellement, étaient tellement disparates dans leur ensemble que la complexité globale était bien réelle.
un simple shell
Un script shell n’est pas forcément simple, du moins, tu ne peux pas dire qu’il soit plus simple qu’un fichier clés-valeurs à la systemd.
ici (ndlr: avec systemd) faut connaitre les commandes
Pour étudier de manière relativement approfondie le shell ces derniers temps (Bash en l’occurrence), je ne pense pas qu’on puisse prétendre qu’il ne faut pas apprendre des subtilités assez tordues pour savoir réellement comment ça fonctionne dans l’ensemble. Le langage shell, que ce soit POSIX ou bien ses extensions, c’est pas du Python…
Posté par Marotte ⛧ .
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Dernière modification le 19 juillet 2024 à 20:03.
Alpine Linux qui semble avoir une bonne cote de popularité et est pas mal vue du côté des conteneurs de part sa légèreté
Je pensais la même chose mais à la réflexion j’ai un doute quant à sa pertinence pour du conteneur, par exemple pour Kubernetes. Linux ayant une certaine adhérence à la GNU libc, est-ce qu’utiliser un système construit sur la musl libc est une si riche idée que ça en a l’air pour des conteneurs Docker/Kubernetes ? En théorie noyau et userland sont bien deux choses indépendante l’une de l’autre, mais je m’interroge (je vous interroge plus exactement).
Sans remettre en doute la pertinence de la musl libc ni Alpine Linux en tant que telle.
Posté par Marotte ⛧ .
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Dernière modification le 19 juillet 2024 à 19:48.
Pour le dernier ça nécessite d’implémenter une bibliothèque qui peut combler les défauts de la vénérable mais dépassée libcurl. C’est du taf, mais ça ne doit pas impressionner les développeurs de systemd, cette solution qui répond au besoin d’un userland moderne, efficace et complet.
Ensuite systemd-kernel-core, system-kerneld et ses systemd-kmodule-* ne devrait ne plus être qu’une formalité.
C’est à partir de ce moment là seulement qu’on pourra argumenter en faveur de la nécessité impérieuse de réinventer la roue, from scratch. En commençant par scratch-initd et scratch-audiod qui sait !
C’est la substitution de commande (ie: $(command)) que tu désignes ainsi ?
Perso ça m’évoque plus un recours au builtin eval cette formulation.
tu passes ton temps à mettre des \ de partout
De mon expérience, sur l’échappement :
Un \ ça va, c’est souvent même très utile et élégant.
Deux \\, il y a un forte probabilité qu’il existe un meilleur moyen de faire ce que tu souhaites.
Trois \\\, le code est mauvais, il est crucial de prendre un peu de repos, puis le temps de la réflexion pour récrire toute la partie du code concernée.
J’en profite pour évoquer quelque chose que j’ai appris trop tard dans mon apprentissage du shell, Bash en l’occurrence. Je ne sais pas pour KSH, ZSH ou la norme POSIX, mais je pense qu’il existe de semblables subtilités.
Il n’y a pas moins de 4 façons de valoriser une variable « scalaire » (ie: hors tableau et nameref), et pour lesquelles le caractère anti-slash, entre autre, n’a pas le même comportement :
ou deux de contexte règle généralement le problème pour moi.
J’avoue que je ne suis pas très doué mais d’un autre côté bien que ce fusse un informaticien qui nous ait gratifié (on pourrait dire éduqué) avec cette acronyme anglophone et que pour ma part je trouve un poil pompeux par rapport à « Journal de l’architecture », « Historique », voire "Main courante", ou plus évident : « Historique des choix pour l’architecture ».
si on doit en arriver à normaliser ce genre de truc pour produire un travail, de la documentation, de qualité, c’est qu’on est vraiment devenu des des robots, des clones.
Je note dans mon MNTR (Miscellaneous Noticiable Thought Record) que les humains se métamorphosent en moutons, c’est positif, la transformation en cafard semble aujourd’hui relever de l’histoire ancienne.
Alors perso quand je clique sur le lien que tu as mis je tombe effectivement sur du jargon de la guilde des conducteurs de charrettes à beauf, sauf que dans mon cas c’était ce qui arrive en 2e ou 3e lien (en tous cas chez moi et possiblement parce que je l’ai recherché il y a quelques jours afin de m’assurer que j’allais pas écrire un connerie ^^).
ADR signifie, en matière d’organisation du travail, en particulier le développement logiciel, mais ça ratisse large : Architecture Decision Record, ça consiste simplement à tenir un journal de toutes les décisions qu’une équipe, un service, une société secrète, bref n’importe qu’elle organisation, peut prendre au fil du temps, en y consignant les tenants et aboutissants de telle et telle décision, de tel et tel choix. En fait de les mettre toutes systématiquement c’est ça l’idée.
On dirait presque que de brillants esprits de ce siècle ont affublé d’un terme 2.0 une pratique probablement aussi vieille que la collaboration humaine elle-même, depuis l’avènement de l’écriture. On pourrait croire qu’ils tentent de faire passer ça pour une innovation toute récente, méritant au minimum une formation avec des spécialistes, pour saisir ce concept si novateur…
Je ne crois pas à la stagnation de la démarche artistique.
J’ai envie de ne pas y croire avec toi.
Ça a en effet semble-t-il toujours été l’essence même de la démarche artistique que d’innover, je dirais : de surprendre. De montrer aux gens ce qu’ils n’ont jamais vu. De faire ce que personne n’a jamais fait.
Je pense, j’ose croire même… que beaucoup d‘artistes produisent d’abord l’art qu’eux-mêmes ont envie de contempler.
Parfois la simple écoute d’un peu de musique concrète à proximité immédiate d’un urinoir permet de saisir toute les vibrations de l’univers, ou presque !
# IA générative
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal LinkedIn, c'est terminé ! Merci l'exploitation des données pour l'IA générative. Évalué à 5.
Ça me fait plaisir de lire un journal qui touche à un problème qui est pour moi une évidence que j’ai parfois l’impression d’être le seul à reconnaître : il y a une fin inévitable, une limite, au sens mathématique, à l’IA générative. Une limite naturelle à sa prégnance au sein de l’humanité. Elle n’a en effet aucune chance de s’auto-alimenter. L’IA tendrait alors à atteindre un état semblable au disque vinyle rayé, à celui d’un serpent qui se mord la queue, d’un chien qui essaye d’attraper sa laisse, etc… C’est seulement parce que je ne suis pas une IA que je peux mettre fin à cette anti-spirale comparative. Faut en avoir conscience, comême.
Sur le secret de la correspondance : je me demande si ce ne serait pas un principe, un droit, que les élites ont accordé à la plèbe à une époque à laquelle la possibilité pratique de mener un tel contrôle, efficace, des correspondance. À une époque où la pure information n’était pas aussi cruciale.
Mais… Maintenant que le contrôle systématique de ces flux est une possibilité réelle, ce « principe » perd en intransigeance, pour les hypocrites pragmatiques et dominant qui ont la charge de garder le commun des mortels en vie en plus d’eux-mêmes.
[^] # Re: Outlook, client Android, malware
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Microsoft et Outlook. Évalué à 6.
“Data mining”, notamment nourrissage d’expériences plus ou moins abouties de deep-learning.
Et s’il y a trop de données et qu’ils ne peuvent pas tout « digérer », ils peuvent les monnayer auprès d’autres acteurs partageant les mêmes appétits mais moins à proximité de la source.
En dehors de l’aspect consumériste, la faculté d’être en mesure de garder à la disposition des états, et en premier celui duquel juridiquement on est le plus lié, des informations potentiellement intéressante pour eux, c’est une sorte de garantie.
Aujourd’hui, mois qui suis de la génération ayant connu le « tout papier », je suis en mesure de me rendre compte de l’influence immense d’acteurs comme Google ou Microsoft sur nos vie, précisément par cette faculté à collecter et exploiter toutes ces données. C’est le cœur de métier, aujourd’hui, des GAFAM, et une considération incontournable, plus ou moins, pour toute entreprise commercial. Vers 2000 ce n’était encore que « l’information » qui avaient une valeur, aujourd’hui c’est « la donnée », qui n’est qu’une promesse potentielle d’information à venir.
L’écriture a changé l’humanité, un peu, l’imprimerie à changé l’humanité, remarquablement, la radio puis la télévision de même, tièdement, aujourd’hui Internet change l’humanité de manière stupéfiante.
Selon moi, à chaque un de ces tournants, l’idée même de chercher à déterminer si c’est positivement ou négativement est un non-sens absolu. L’espace-temps, l’univers, l’esprit, n’ayant qu’un sens. La dualité une illusion dans laquelle on aime se perdre, sans pourtant y parvenir tout-à-fait.
[^] # Re: Ô peine, sources
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal CockroachDB se proprietarise complètement.. Évalué à 7.
En effet, on peut le dire comme ça, c’est plus simple. Plus KISS. J’avoue ! ^^
Cependant on peut tout de même espérer que le logiciel libre prône un certain devoir éthique dans le business. L’envisager comme un pur cadre légal dénué d’idéal c’est un peu comme considérer que l’écologie dans le business se réduit à se conformer à un ensemble de contraintes juridiques et mercatiques. Dit autrement, je trouve qu’on peut observer parfois du « libre washing » tout comme on constate le « green washing ».
Mettre en avant qu’on est une force motrice dans un domaine, du fait d’un respect total de la législation la plus stricte dans ce domaine, tout en par ailleurs visant à exploiter toutes les failles de cette législation, aboutissant finalement à une action s’opposant aux valeurs ayant enfanté cette législation, je trouve que c’est l’archétype de l’hypocrisie, et une démonstration de bassesse morale.
Quand une collusion malsaine de développe entre le pouvoir législatif (quel qu’il soit) et le monde des affaires, et qu’on en arrive à (faire) créer des lois sur-mesure pour rendre une activité moralement, éthiquement sans reproche, tout en ne changeant rien à l’activité en question, ça touche à la mal-honnêteté.
libre = gentil = bisounours spirit, OK ! :p
# Ô peine, sources
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal CockroachDB se proprietarise complètement.. Évalué à 10.
Le nom est fabuleux.
Si pour beaucoup l’opensource est un ensemble de valeurs humaines telles que la partage, la transparence, la non-agression, l’entraide ou que sais-je encore, l’opensource n’est stricto census qu’un contrat souscrit pour ce qui est du code du logiciel. Et seulement le code déjà écrit.
D’autres personnes, que j’espère moins nombreuses que les premières, et qui jadis prétendaient voir l’opensource comme une menace sur leur existence économique, se sont aujourd’hui parfaitement adapté à la règle du jeu. Ils réalisent depuis quelques années qu’on peut très bien encore pratiquer une politique commerciale prédatrice tout en proposant des éléments sous licences libres.
Des éléments qu’il s’agit d’ailleurs de maintenir à un niveau d’équilibre subtil, pour que l’ensemble du produit conserve son « aura » opensource, tout en évitant de négliger de faire payer et rendre captifs les clients.
C’est quand même la base de la pratique commerciale depuis sa création !
[^] # Re: passer tes arguments autrement ?
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au message Pas trouver fichier. Évalué à 3.
C’est tout à ton honneur de signaler ce point très important Il est indispensable pour qui veut utiliser un shell comme Bash/KSH/etc.. Mais c’est un peu à côté de la plaque pour ma problématique.
xargs -0
shuf -z
et bien d’autres…
Perso parfois j’utilise les caractères qui ont été )
Pour quelqu’un qui vient de Windows c’est à mon avis assez déstabilisant d’apprendre qu’il n’y a en tout et pour tout que que deux caractères qui ne peuvent pas se trouver dans un nom de fichier : “NULL”, aka
\0
. C’est à cause de son utilisation à plus bas niveau si j’ai bien compris, il sert à marquer la fin des chaînes en C).L’autre c’est '/', puisque il sert précisément à permettre l’arborescence de fichier (il me semble qu’on peu, on recompilant Linux et, je suppose la glibc, utiliser un autre caractère. Je sais même pas si c’est encore possible mais à ce niveau…
[^] # Re: Consigne
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au message Unix, pipelines . Évalué à 4. Dernière modification le 08 août 2024 à 04:38.
Tu me rappelles une leçon que j’ai eu la chance de recevoir, concernant le respect des consignes.
On donne une feuille aux élèves en leur disant qu’il s’agit de l’exercice à faire, qu’ils ont X minutes pour le remplir. La consigne écrite en haut de la feuille indique de « lire l’ensemble des questions, puis de répondre ». Je crois qu’à peu prêt 100% des sujets commence à lire la première question, commence à y réfléchir et y répondre (moi le premier). Le fait est que répondre à toute les questions, aussi peu complexes qu’elles soient, est impossible dans le temps imparti. Or à la fin des questions, au bas du verso de la feuille, il est écrit : « Répondez seulement aux questions 1, 3 et 5 et rendez votre copie. »
C’est évidemment volontairement caricatural, mais pour ma part je trouve que c’est un des enseignement fondamental que j’ai eu la chance de recevoir. À quelque chose comme 25 ans, alors que ce réflexe, de “read all the fucking instructions first, before acting” ça devrait être assimilé dès le CP… (Bon, p-e qu’on avait essayé de me l’inculquer déjà à cette époque et que j’ai loupé le coche, mais franchement, si c’est le cas on a pas dû essayer très fort ! ^^)
Dans la même veine il y a un exercice sur « comment négocier avec un concurrent », et bien là aussi la clé pour réussir cet exercice c’est que les deux équipes qui se font concurrence lisent très précisément chaque mot du mandat qu’on leur a confié.
[^] # Re: Voir aussi
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au message Unix, pipelines . Évalué à 3.
Alors ? T’as réussi à briller, ou au moins à faire illusion ? Ou bien tu t’es pris des coups de règle sur les doigts et tu as été condamné à recopier des pages de manuel ? ;)
[^] # Re: Consigne
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au message Unix, pipelines . Évalué à 3.
J’y étais il y a des dizaines d’années pour ma part (sur IRC) et je n’ai pas souvenir du
<
final pour signifier un nickname/pseudo/personne, mais bien le@
, qui entre nous est nettement plus logique. Le<
final c’est quand même pas très évident.Si je m’identifie à une moule plus qu’à un canard, puis-je exiger qu’on userait le cas échéant d’un
(
final à la place ? Je crois que le symbole n’est pas réservé en tant que suffixe à un nom. Je vais initier une RFC avant qu’Elon Musk ou Bill Gates s’en empare !L’IRC… c’est comme Usenet, ça fait plaisir de voir que ça existe toujours, faudrait que j’y refasse un tour un de ces quatre. Ça ne m’étonne pas de voir qu’aujourd’hui encore des gens (ils sont pas des masses quand même àmha…) privilégient ce genre de protocol, pour ses qualités, et malgré ses défauts.
Je dis p-e une connerie mais IRC subsiste davantage qu’ICQ qui prétendait pourtant a être un avantageux remplaçant de l’archaïque IRC, non ?
[^] # Re: Déjà vendredi ?
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 3.
Qu’est-ce que tu entends pas là ? Tu penses à des mécanismes propres à Kubernetes/Docker qui le permettent ? Ou bien que le process "métier" (ie: celui qu’il s’agit de faire tourner dans le conteneur, celui qui rend le service) le fasse lui-même ?
Certains programmes ne le font pas, tu ne peux pas toujours modifier ces programmes.
Un peu de mauvaise foi là je trouve ^^ Je parle juste d’un interpréteur, pour gérer les signaux ou faire quelques actions, et qui peut servir éventuellement pour un truc non prévu. Pas d’installer tout ce qui pourrait avoir une chance de servir.
Un exemple concret : un moteur/collecteur de supervision qui doit s’enregistrer auprès d’un serveur central (lui non conteneurisé). Impossible de faire ça dans l’image, l’idée c’est de pouvoir démarrer autant de collecteurs que l’on souhaite. Hormis exécuter la requête qui va bien au démarrage du conteneur, et donc pour cela il faut un interpréteur. En tous cas je ne vois pas comment faire autrement. À part p-e un conteneur “side kick” qui s’en charge (ici aussi avec un interpréteur shell) mais je ne trouve pas cela plus simple.
[^] # Re: Incroyable ...
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Une mise à jour de l'antivirus Crowdstrike bloque des milliers de postes Windows au démarrage. Évalué à 6.
Ne pas le choisir systématiquement, je suis d’accord. Maintenant, c’est pas les plus mauvais bougres Microsoft, si on compare par exemple à IBM ou Oracle… et leurs logiciels ne sont pas tous aussi médiocres que peut l’être Windows, loin de là.
Les GAFAM sont incontournables aujourd’hui, mais je pense en effet que ne pas mettre tous ses œufs chez l’un ou l’autre, mais plutôt diversifier les solutions qu’on achète, en prenant chez l’un et chez l’autre c’est indispensable.
Bien entendu le souci d’homogénéité et de rationalisation des coûts incite à tout prendre chez le même, mais il faut garder en tête le besoin de ne pas se retrouver captif. J’ai l’impression qu’on néglige trop souvent ce deuxième point, surtout en France. J’ose espérer que cet épisode de bug mondial pourra faire évoluer les mentalités dans le bon sens.
[^] # Re: Incroyable ...
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Une mise à jour de l'antivirus Crowdstrike bloque des milliers de postes Windows au démarrage. Évalué à 6. Dernière modification le 20 juillet 2024 à 19:37.
MS c’est une chose. Mais Falcon sensor je trouve que ça dépasse les bornes.
A été conçu pour Windows, puis porté sur Linux : bonjour le bricolage
Est “cloud-based” : on offre potentiellement toutes les données à Crowdstrike, le seul garde-fou est d’ordre juridique. Techniquement c’est open bar. Et zéro transparence, de la pure boite noire.
Est “AI-powered” : bien que sur le papier ce soit séduisant (se reposer sur le deep-learning pour détecter/catégoriser/remédier à des attaques c’est une idée intéressante), mais de fait, on assume qu’un comportement non prévu puisse se manifester. On accepte de servir à entraîner une IA que l’éditeur pourra ensuite monnayer auprès d’autres acteurs, voire auprès de nous même.
La seule « documentation » accessible publiquement consiste en des plaquettes commerciales à très forte teneur en vulgaires foutaises.
Un logiciel de ce type pour être viable doit être open-source et le service fonctionner de la manière la plus transparente qui soit. D’ailleurs je ne doute pas qu’on assiste un jour à l’avènement d’un outil de ce type dans l’écosystème libriste, à l’instar de ce qu’est ClamAV, une solution d’antivirus à papa opensource.
À noter, pour parler la même langue et donc discuter avec vos décideurs pressés : ne parlez pas d’un « antivirus », vous signeriez votre qualité de dinosaure muni d’œillères rampant sur la dernière ligne droite vers sa retraite. Non, il s’agit d’une solution « EDR » Endpoint Detection and Response. Autant vous dire que c’est un cran au dessus de OpenOffice !
[^] # Re: Déjà vendredi ?
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 3.
Je travaille peu avec les conteneurs mais s’agissant de :
Ce que doit faire à minima le process qui est number one, aka init, dans un conteneur c’est « ramasse zombies », d’où l’idée de Tini. Cependant, il arrive souvent qu’on ait besoin de faire un peu plus, du coup j’ai l’impression que mettre un Bash en premier process d’un conteneur c’est une bonne solution. Même dans le cas où on ne fait rien de plus de ce que Tini pourrait faire, avoir un interpréteur sous la main au cas où n’est pas une mauvaise idée. L’overhead n’est pas énorme, voire négligeable.
# Rien à dire
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Une mise à jour de l'antivirus Crowdstrike bloque des milliers de postes Windows au démarrage. Évalué à 6. Dernière modification le 19 juillet 2024 à 20:54.
Avis lapidaire, non argumenté, reposant sur une expérience relativement modeste mais bien réelle de confrontation avec cette chose. Avis qui ne porte pas sur les principes sur lesquels repose l’outil mais sur le logiciel en tant que tel et son éditeur :
Falcon sensor c’est de la merde, et Crowdstrike des bonimenteurs.
[^] # Re: facile
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au message Unix, pipelines . Évalué à 3.
Pour les tests. Qu’on me corrige si je me trompe, mais tu as intérêt à systématiquement utiliser
[[
au lieu de[
, car[[
est un keyword et non un builtin comme est[
.Le comportement est plus logique, plus prévisible, « moins possiblement chelou » oserais-je.
https://askubuntu.com/questions/445749/whats-the-difference-between-shell-builtin-and-shell-keyword
Donc autant écrire :
if [[ $thunderstorm_count -eq 0 ]]
. Même si ici ça revient au même, il n’y a aucun intérêt à utiliser[
, donc autant prendre cette habitude.[^] # Re: Une vraie usine a gaz
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 6. Dernière modification le 19 juillet 2024 à 20:22.
Les scripts, pour l’init, ont surtout l’avantage d’offrir une liberté totale. Ils peuvent, de ce fait, aller du plus simple au plus complexe. Et surtout, et c’est là la problématique première que systemd s’est proposé de corriger : tout le monde n’a pas la même idée de ce que « simple » veut dire, ni de ce qu’est la meilleure méthode pour faire tel ou tel truc.
Au final, avant systemd on finissait par se retrouver avec le problème de devoir faire interagir des scripts qui même s’ils pouvaient être simples pris individuellement, étaient tellement disparates dans leur ensemble que la complexité globale était bien réelle.
Un script shell n’est pas forcément simple, du moins, tu ne peux pas dire qu’il soit plus simple qu’un fichier clés-valeurs à la systemd.
Pour étudier de manière relativement approfondie le shell ces derniers temps (Bash en l’occurrence), je ne pense pas qu’on puisse prétendre qu’il ne faut pas apprendre des subtilités assez tordues pour savoir réellement comment ça fonctionne dans l’ensemble. Le langage shell, que ce soit POSIX ou bien ses extensions, c’est pas du Python…
[^] # Re: Déjà vendredi ?
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 4. Dernière modification le 19 juillet 2024 à 20:03.
Je pensais la même chose mais à la réflexion j’ai un doute quant à sa pertinence pour du conteneur, par exemple pour Kubernetes. Linux ayant une certaine adhérence à la GNU libc, est-ce qu’utiliser un système construit sur la musl libc est une si riche idée que ça en a l’air pour des conteneurs Docker/Kubernetes ? En théorie noyau et userland sont bien deux choses indépendante l’une de l’autre, mais je m’interroge (je vous interroge plus exactement).
Sans remettre en doute la pertinence de la musl libc ni Alpine Linux en tant que telle.
[^] # Re: osctl
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 2.
Combien de temps avant un systemd-desktop ? ^^
[^] # Re: osctl
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 3.
Il reste un peu de taf encore faut avouer :
[^] # Re: osctl
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 2. Dernière modification le 19 juillet 2024 à 19:48.
Pour le dernier ça nécessite d’implémenter une bibliothèque qui peut combler les défauts de la vénérable mais dépassée libcurl. C’est du taf, mais ça ne doit pas impressionner les développeurs de systemd, cette solution qui répond au besoin d’un userland moderne, efficace et complet.
Ensuite systemd-kernel-core, system-kerneld et ses systemd-kmodule-* ne devrait ne plus être qu’une formalité.
C’est à partir de ce moment là seulement qu’on pourra argumenter en faveur de la nécessité impérieuse de réinventer la roue, from scratch. En commençant par scratch-initd et scratch-audiod qui sait !
[^] # Re: osctl
Posté par Marotte ⛧ . En réponse à la dépêche Systemd v256. Évalué à 4.
Prochaine étape
systemd-build
, puissystem-internetd
etsystemd-internet
.[^] # Re: Consigne
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au message Unix, pipelines . Évalué à 4.
C’est la substitution de commande (ie:
$(command)
) que tu désignes ainsi ?Perso ça m’évoque plus un recours au builtin
eval
cette formulation.De mon expérience, sur l’échappement :
Un
\
ça va, c’est souvent même très utile et élégant.Deux
\\
, il y a un forte probabilité qu’il existe un meilleur moyen de faire ce que tu souhaites.Trois
\\\
, le code est mauvais, il est crucial de prendre un peu de repos, puis le temps de la réflexion pour récrire toute la partie du code concernée.J’en profite pour évoquer quelque chose que j’ai appris trop tard dans mon apprentissage du shell, Bash en l’occurrence. Je ne sais pas pour KSH, ZSH ou la norme POSIX, mais je pense qu’il existe de semblables subtilités.
Il n’y a pas moins de 4 façons de valoriser une variable « scalaire » (ie: hors tableau et nameref), et pour lesquelles le caractère anti-slash, entre autre, n’a pas le même comportement :
Le manuel vous l’expliquera assurément mieux que moi ! ^^
[^] # Re: De la condition de dinosaure
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Java et les licences Open Source. Évalué à 4. Dernière modification le 16 avril 2024 à 01:28.
J’avoue que je ne suis pas très doué mais d’un autre côté bien que ce fusse un informaticien qui nous ait gratifié (on pourrait dire éduqué) avec cette acronyme anglophone et que pour ma part je trouve un poil pompeux par rapport à « Journal de l’architecture », « Historique », voire "Main courante", ou plus évident : « Historique des choix pour l’architecture ».
si on doit en arriver à normaliser ce genre de truc pour produire un travail, de la documentation, de qualité, c’est qu’on est vraiment devenu des des robots, des clones.
Je note dans mon MNTR (Miscellaneous Noticiable Thought Record) que les humains se métamorphosent en moutons, c’est positif, la transformation en cafard semble aujourd’hui relever de l’histoire ancienne.
[^] # Re: De la condition de dinosaure
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Java et les licences Open Source. Évalué à 4.
Ceci dit il est vrai que si tu ne pratiques pas couramment l’acronyme aujourd’hui t’es foutu :
L’Europe tu l’aimes ou tu la transcris !
[^] # Re: De la condition de dinosaure
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Java et les licences Open Source. Évalué à 3. Dernière modification le 16 avril 2024 à 01:03.
Alors perso quand je clique sur le lien que tu as mis je tombe effectivement sur du jargon de la guilde des conducteurs de charrettes à beauf, sauf que dans mon cas c’était ce qui arrive en 2e ou 3e lien (en tous cas chez moi et possiblement parce que je l’ai recherché il y a quelques jours afin de m’assurer que j’allais pas écrire un connerie ^^).
ADR signifie, en matière d’organisation du travail, en particulier le développement logiciel, mais ça ratisse large : Architecture Decision Record, ça consiste simplement à tenir un journal de toutes les décisions qu’une équipe, un service, une société secrète, bref n’importe qu’elle organisation, peut prendre au fil du temps, en y consignant les tenants et aboutissants de telle et telle décision, de tel et tel choix. En fait de les mettre toutes systématiquement c’est ça l’idée.
On dirait presque que de brillants esprits de ce siècle ont affublé d’un terme 2.0 une pratique probablement aussi vieille que la collaboration humaine elle-même, depuis l’avènement de l’écriture. On pourrait croire qu’ils tentent de faire passer ça pour une innovation toute récente, méritant au minimum une formation avec des spécialistes, pour saisir ce concept si novateur…
[^] # Re: To hack
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal [PHS] Les hackers de la peinture du dix-neuvième. Évalué à 3.
J’ai envie de ne pas y croire avec toi.
Ça a en effet semble-t-il toujours été l’essence même de la démarche artistique que d’innover, je dirais : de surprendre. De montrer aux gens ce qu’ils n’ont jamais vu. De faire ce que personne n’a jamais fait.
Je pense, j’ose croire même… que beaucoup d‘artistes produisent d’abord l’art qu’eux-mêmes ont envie de contempler.
Parfois la simple écoute d’un peu de musique concrète à proximité immédiate d’un urinoir permet de saisir toute les vibrations de l’univers, ou presque !