1. Inne. Dans son ensemble, l’article se place dans l’opposition inné – acquis, il ne se place pas comme une définition du vocabulaire (c’est une encyclopédie, pas un dictionnaire).
Son introduction, en particulier, définit ce qu’est l’innéité d’un caractère biologique, elle ne dit pas qu’« inné » ne peut s’appliquer qu’aux caractères biologiques.
2. Le wiktionnaire est très court et me semble confirmer ce que je dis : est inné ce que l’on a en naissant, on ne l’obtient pas, on l’a seulement par le fait de naître.
3. Le TLFi (lien sans session : http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?inne ) indique que l’adjectif s’emploie, je cite : « En parlant d'un comportement ou d'une caractéristique le plus souvent psychique ». Je ne vois pas en quoi il ne pourrait s’appliquer à la nationalité qui est bien une caractéristique de l’individu.
The devil can cite Scripture for his purpose. — Le marchand de Venise.
;oP
Reprenons un peu le vocabulaire, ça évitera l’enlisement :
1. Il s’agit de nationalité (p! c’est quoi ça « identité nationale » pour un individu ?).
2. Inné : depuis la naissance.
3. Héréditaire : obtenu par droit de succession, donc de parenté, donc souvent génétique mais pas forcément.
Dans l’application du « droit du sang », la nationalité est héréditaire (l’enfant est X parce que ses parents sont X), souvent génétique (les parents en droit sont souvent les parents biologiques), souvent innée (l’enfant est X dès sa naissance, c’est automatique).
On peut faire 1 blague à 1000 personnes, mais on ne peut pas faire 1000 fois une blague à 1000 personnes... non, on peut faire 1000 blagues à une personne, mais on ne peut pas faire 1000 fois une blague... non attends
Je ne sais si c’est pareil chez eux mais la prescription ne part pas que de la date de l’acte criminel ou délictueux, elle repart dès qu’il y a un acte de procédure (un petit bout de papier du juge d’instruction suffit).
D’où, peut-être, une ressortie des dossiers avant la fin de la période de prescription pour la proroger ou clore l’affaire.
> Thomas dit que la cause « augmentation par les activités humaines des gaz à effet de serre » n’est pas cyclique. Tu réponds qu’il y a des cycles.
Le thread, et thomas ne dis absolument pas ça, c'est toi qui détourne.
Si, tu le cites toi-même : « Parce que la théorie des émissions massives de gaz à effets de serre qui augmente l'effet de serre et donc la température globale, elle n'est pas cyclique du tout. »
Mathieu stumpf dis : […]
Si tu réponds aux arguments de Mathieu, pourquoi cites-tu Thomas en répondant à son message ?
…
Les relevés de CO2 ont été établis a partir de quels périodes ? avec quels précisions ?
Les mesures historiques sont faites à partir de carottes glaciaires (pour env. les 400 derniers milliers d’années : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Carbon_Dioxide_400kyr.png ) prélevées en plusieurs points de la planète (et non, les différents relevés ne sont pas moyennés bêtement, on compare les différents relevés entre eux et les courbes synthétiques font toujours apparaître les erreurs). Ces carottes servent aussi pour le dernier siècle (l’augmentation anormale a commencé au XIXe s.), il ne s’agit pas de mesurer différemment les proportions d’hier et d’aujourd’hui.
Thomas dit que la cause « augmentation par les activités humaines des gaz à effet de serre » n’est pas cyclique. Tu réponds qu’il y a des cycles.
C’est faux : on parle de l’activité humaine, pas de la seule proportion des gaz à effet de serre. Et les activités humaines sont récentes et non cycliques.
2. Ne pas confondre cycle et variation.
Si tu veux parler de la proportion du CO₂, parlons-en.
Ce n’est pas parce qu’il y a eu des pics et des creux qu’il s’agit d’un cycle.
Un cycle, c’est lorsque les causes des variations reviennent et produisent donc les mêmes effets.
Ici, la proportion de CO₂ a été très élevée (d’origine, il y a 4 G ans, env. 25 %) et a fortement baissé (à moins d’1 %, en env. 1 G ans). Ensuite, on des variations cycliques (de env. 100 k ans) mais on reste largement sous le pourcent (on est à 0,04 %, on restait entre 0,02 % et 0,03 % ces derniers 400 k ans et env. 0,1 % il y a 500 M ans).
Confusion 1 : tu nous parles de la seule atmosphère primitive à 25 % de CO₂ et tu la mélanges avec les variations suivantes pour nous inciter à penser que la proportion de CO₂ varie sur plusieurs pourcents.
Confusion 2 : ces derniers temps (150 ans), on a une forte augmentation, plus rapide que pour les autres cycles et dont les activités humaines semblent être les seules causes possibles. Même s’il y a des cycles de la proportion de CO₂ (et il y en a), rien n’empêche d’autres causes, de nouvelles causes, d’avoir le même effet (l’augmentation de la proportion de CO₂).
Tu n’es pas le seul.
Tout le monde sait que la distinction o/ô n’est plus/pas faite dans le sud (la fameuse « ville rôse »). Un linguiste m’a dit qu’en fait, elle n’est pas faite non plus dans le nord et que la zone en sandwich qui la fait diminue.
Et la distinction é/è n’est pas faite par les Normands (par expérience personnelle).
Ça ne veut pas dire que tous ces locuteurs ne prononcent pas différemment ces paires, certains contextes phonétiques (= les lettres autour) les y obligent parfois, c’est « juste » qu’ils ne peuvent pas les différencier à l’écoute (p.ex. sur des mots isolés patte/pâte, paule/paul, fée/fait…).
in/un a quasiment totalement disparu parce que faire la différence ne sert pas : aucune paire de mots français (actuels) ne se distingue par ces phonètes (’fin, il y a brin/brun mais le contexte suffit).
Une langue est un système phonémique. Un système, ce sont des éléments qui vont ensemble, qui se définissent, se déterminent, se différencient, les uns les autres, les uns des autres.
Dans l’espace de tous les sons qu’un humain peut produire, chaque langue choisit des zones qui ne se recouvrent pas et qui ne recouvrent pas tout l’espace. Ces zones sont les phonèmes.
Deux langues différentes vont classer les sons différemment mais, pour un locuteur de chacune de ces langues, un son ne fera jamais partie que d’une seule zone, très clairement (la limite entre deux phonèmes n’est pas une large zone de « c’est quoi ce son ? »). En revanche, deux sons qui seraient dans la même zone pour une langue peuvent être classés dans une seule zone pour une autre (ex. /l/ et /r/ sont un seul phonème en japonais).
Donc, d’un part, les langues partitionnent différemment l’espace et les phonèmes recouvrent des zones plus ou moins grandes de cet espace. Ce qui fait qu’une langue pourrait ne couvrir qu’un petit bout de l’espace avec un tas de petits morceaux serrés alors qu’une autre pourrait couvrir un gros bout de l’espace avec très peu de gros morceaux.
Et, d’autre part, pour les locuteurs, les phonèmes de leur langue, qu’ils soient de gros ou de petits bouts, sont toujours très différents les uns des autres.
Ça, c’était l’intro. Maintenant, la réponse à tes questions :
Bof, perso je trouve le français beaucoup plus monotone que l'anglais, qui lui est souvent qualifié de "langue chantante".
Non. L’anglais n’est pas chantant, il est accentué.
Il n’est jamais qualifié de « chantant » (au contraire de l’italien p.ex.) mais certains (notamment des personnes dont la culture se résume au matraquage des radios FM) prétendent qu’il « sonne mieux pour les chansons », d’une part pour toutes les mauvaises raisons qui leur font préférer l’anglais au français (méconnaissance, snobisme, suivisme…) et d’autre part parce que l’accentuation rythme.
Pour le côté « monotone » du français, c’est vrai : l’accent tonique y est régulier et très peu marqué.
Et il me semble qu'il y a plus de consonnances proches en français : in,ou,on,an,u,eu,ai, etc... non ?
1. Justement, c’est ce que dit Yth : plus de richesse et de variation dans la langue (bon, il parle d’intonations, pas de phonèmes), donc moins de possibilité de compression parce que plus de différences à conserver.
2. Autrement dit, pour toi, le français serait une langue qui découpe l’espace des sons en plus de petits bouts plus serrés que l’anglais.
Ce n’est pas vrai : pour les voyelles, le français en a 15 (e(=ə), i, u, ou, é, (f)eu, o, è, (c)œ(ur), ô, a, â, an, on, in) ou 16 (pour ceux qui différencient encore in de un) alors que l’anglais en a 20 (12 simples et 8 diphtongues), pour les consonnes, l’anglais a les deux th et le -ng en plus, et le l dur, et tch et tje, et le h…
Il faut revenir aux faits : on part de phrases dans différentes langues, on compresse leurs sons suivant différentes méthodes, on les décompresse et on les fait écouter à des locuteurs de chacune de ces langues et ils disent, subjectivement donc, s’ils comprennent plus ou moins bien les phrases suivant la méthode. Et on remarque que les francophones donnent de mauvaises notes à tous les codecs.
Et Nyco se demande si c’est la faute des codecs (complot) ou du français (langue de m.). Yth penche pour les codecs, mais parce qu’ils sont mauvais parce que le français est riche et varié.
Moi, je me demande (suis pas allé voir la norme pour voir s’il y avait une correction possible) si ce ne sont pas les testeurs francophones qui sont toujours râleurs…
Autre point qui ne concerne que moi : je trouve malhonnête de faire installer par Clémentine pour prendre l'abonnement chez Gratuit.
Ce n’est pas malhonnête (ou immoral) si Clémentine est la seule qui puisse faire l’installation pour des raisons de réglementation.
Au contraire même, c’est le droit de chacun de choisir son FAI, de ne pas être coincé par un « premier arrivé ».
Une virgule entre le verbe et son COD, deux deux-points dans la même phrase, poids sans s, des points de suspension superfétatoires à foison → belle image du corps enseignant !
Est-ce que reversed() est une fonction ou bien une construction spéciale du langage ? Est-ce qu’elle construit la liste inversée ou bien permet-elle de parcourir une liste (ou autre) à rebours ?
Parcourir une liste à rebours est bien différent de construire une liste inverse pour ensuite la parcourir dans l’ordre.
Pour la traduction de terme pattern, nous avons le choix entre patron, gabarit, motif, modèle ou ne pas traduire.
Gabarit est déjà utilisé pour le terme de template (notamment en C++), il désigne un type, ou une fonction, paramétré. La traduction est en fait très fidèle car ces mots référencent, chacun dans sa langue, une pièce de bois servant à en préparer d'autres (en construction navale).
Modèle est déjà fortement polysémique et nécessiterait l'adjonction d'une explication. (Bien qu'il soit utilisé pour gabarit dans la traduction du bouquin de Stroustrup, C++, le langage 1999.)
Patron est en fait l'étymon de pattern, il a un sens très proche de gabarit, mais il a un second sens en français, celui de «dirigeant», qui peut créer une équivoque, une ambiguïté.
Motif est la traduction usuelle de pattern en informatique : pour les expressions régulières, le traitement automatique de texte, etc.
Motif porte à la fois le sens de figure, forme, répétée et celui de raison, motivation. Or l'utilisation du terme motif dans le contexte du génie logiciel ne permet pas de distinguer clairement laquelle des deux acceptions fait le plus de sens ; il est en effet autant probable que l'on parle de répétitions ou de formes abstraites, modèles de plusieurs formes concrètes, que de motivations, mobiles, d'utilisations de techniques, de concepts ou de modèles d'ingénierie.
Toutefois, — et contrairement à celui de patron —, le second sens de motif (raison, mobile) n'est pas antinomique de la définition des motifs : ceux-ci sont une motivation, une raison, de leur propre application et des concepts qu'ils véhiculent.
Motif semble donc un meilleur choix comme équivalent (ou un peu plus, grâce à la notion de motivation que le terme anglais ne porte pas) du terme de pattern.
Oui, « motif » parce que :
— ils se répètent ;
— ils sont motivés¹.
De toute façon, le problème de traduction porte plutôt sur le vocabulaire que forment les motifs (leurs noms propres) que sur le nom que l’on donne à leur genre (motifs ou patrons).
¹ dans le sens « raisonné », pas « qui-n’en-veut » comme Bruno Lochet.
Ensuite, c'est quoi qui pose problème actuellement pour le push. Si on ouvre la socket et qu'elle reste ouverte, pourquoi le serveur ne peut pas envoyer de son plein gré des données ?
Bêtement parce que le client n’attend pas de données à ce moment-là. Il n’attend des données qu’après avoir émis une requête (qui, au passage, peut avoir un « corps » après l’entête, POST). Donc, si le serveur envoie sans requête, le client ne lira pas les données non sollicitées ou les lira à la place de la réponse à sa requête suivante.
Le push change donc totalement le comportement Question-Réponse du HTTP.
Ensuite, rien n’empêche un HTTP/1.2 ou 2.0 (avec des requêtes nouvelles plutôt que des entêtes, p.ex. des requêtes d’abonnement (= une Question, plusieurs Réponses)). SPDY pourrait alors servir de base de discussion.
Le problème de SPDY, c’est plutôt le SSL obligatoire : en plus de la charge supplémentaire souvent inutile (intérêt du SSL pour une simple recherche ?), ça nécessite un certificat, et on sait déjà la quantité de certificats non signés et on va encore plus habituer les utilisateurs à accepter des certificats pourris…
D’abord, « soi-disant » ne devrait pouvoir être utilisé que pour les personnes (celles qui ont un « soi » qui puisse « dire »). « Prétendu » serait l’adjectif à utiliser dans la plupart des cas.
Ici, le soutien n’a pas été mentionné avant, donc « sus- » n’est pas le bon choix.
De plus, il s’agit bien de porter un doute, une réserve, sur le soutien effectif ou officiel de Google (savoir si c’est du 20% ou un projet officiel).
Enfin, « so-called » (littéralement : ainsi-nommé) est tout aussi péjoratif que « prétendu » (ou « soi-disant »).
[^] # Re: identité nationale
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Nouvelle version 2.6.32 du noyau Linux. Évalué à 2.
1. Inne. Dans son ensemble, l’article se place dans l’opposition inné – acquis, il ne se place pas comme une définition du vocabulaire (c’est une encyclopédie, pas un dictionnaire).
Son introduction, en particulier, définit ce qu’est l’innéité d’un caractère biologique, elle ne dit pas qu’« inné » ne peut s’appliquer qu’aux caractères biologiques.
2. Le wiktionnaire est très court et me semble confirmer ce que je dis : est inné ce que l’on a en naissant, on ne l’obtient pas, on l’a seulement par le fait de naître.
3. Le TLFi (lien sans session : http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?inne ) indique que l’adjectif s’emploie, je cite : « En parlant d'un comportement ou d'une caractéristique le plus souvent psychique ». Je ne vois pas en quoi il ne pourrait s’appliquer à la nationalité qui est bien une caractéristique de l’individu.
The devil can cite Scripture for his purpose. — Le marchand de Venise.
;oP
[^] # Re: C'est pas le pérou...
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Libère toi la patate!. Évalué à 2.
La nation Australie n’est pas une île, c’est plusieurs îles (Tasmanie p.ex.).
[^] # Re: procédure chez ASUS
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Asus persiste, Asus lourdement condamné. Évalué à 6.
[^] # Re: identité nationale
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Nouvelle version 2.6.32 du noyau Linux. Évalué à 3.
1. Il s’agit de nationalité (p! c’est quoi ça « identité nationale » pour un individu ?).
2. Inné : depuis la naissance.
3. Héréditaire : obtenu par droit de succession, donc de parenté, donc souvent génétique mais pas forcément.
Dans l’application du « droit du sang », la nationalité est héréditaire (l’enfant est X parce que ses parents sont X), souvent génétique (les parents en droit sont souvent les parents biologiques), souvent innée (l’enfant est X dès sa naissance, c’est automatique).
[^] # Re: C'est pas le pérou...
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Libère toi la patate!. Évalué à 3.
Et t’as un exemple de frontière qui ait du sens ?
Un pays/une nation est un fait social, c’est forcément artificiel.
[^] # Re: Linus ?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Linus prix nobel de la paix?. Évalué à 4.
[^] # Re: Le "vrai" choix
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Acheter un portable sans payer Microsoft Windows. Évalué à 0.
[^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Fuyez pauvres fous !!!. Évalué à 2.
D’où, peut-être, une ressortie des dossiers avant la fin de la période de prescription pour la proroger ou clore l’affaire.
[^] # Re: Mouais…
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Le réchauffement climatique est une vaste blague. Un complot.... Évalué à 2.
[^] # Re: Mouais…
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Le réchauffement climatique est une vaste blague. Un complot.... Évalué à 2.
Le thread, et thomas ne dis absolument pas ça, c'est toi qui détourne.
Si, tu le cites toi-même : « Parce que la théorie des émissions massives de gaz à effets de serre qui augmente l'effet de serre et donc la température globale, elle n'est pas cyclique du tout. »
Mathieu stumpf dis : […]
Si tu réponds aux arguments de Mathieu, pourquoi cites-tu Thomas en répondant à son message ?
…
Les relevés de CO2 ont été établis a partir de quels périodes ? avec quels précisions ?
Les mesures historiques sont faites à partir de carottes glaciaires (pour env. les 400 derniers milliers d’années : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Carbon_Dioxide_400kyr.png ) prélevées en plusieurs points de la planète (et non, les différents relevés ne sont pas moyennés bêtement, on compare les différents relevés entre eux et les courbes synthétiques font toujours apparaître les erreurs). Ces carottes servent aussi pour le dernier siècle (l’augmentation anormale a commencé au XIXe s.), il ne s’agit pas de mesurer différemment les proportions d’hier et d’aujourd’hui.
[^] # Re: Mouais…
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Le réchauffement climatique est une vaste blague. Un complot.... Évalué à 7.
Thomas dit que la cause « augmentation par les activités humaines des gaz à effet de serre » n’est pas cyclique. Tu réponds qu’il y a des cycles.
C’est faux : on parle de l’activité humaine, pas de la seule proportion des gaz à effet de serre. Et les activités humaines sont récentes et non cycliques.
2. Ne pas confondre cycle et variation.
Si tu veux parler de la proportion du CO₂, parlons-en.
Ce n’est pas parce qu’il y a eu des pics et des creux qu’il s’agit d’un cycle.
Un cycle, c’est lorsque les causes des variations reviennent et produisent donc les mêmes effets.
Ici, la proportion de CO₂ a été très élevée (d’origine, il y a 4 G ans, env. 25 %) et a fortement baissé (à moins d’1 %, en env. 1 G ans). Ensuite, on des variations cycliques (de env. 100 k ans) mais on reste largement sous le pourcent (on est à 0,04 %, on restait entre 0,02 % et 0,03 % ces derniers 400 k ans et env. 0,1 % il y a 500 M ans).
Confusion 1 : tu nous parles de la seule atmosphère primitive à 25 % de CO₂ et tu la mélanges avec les variations suivantes pour nous inciter à penser que la proportion de CO₂ varie sur plusieurs pourcents.
Confusion 2 : ces derniers temps (150 ans), on a une forte augmentation, plus rapide que pour les autres cycles et dont les activités humaines semblent être les seules causes possibles. Même s’il y a des cycles de la proportion de CO₂ (et il y en a), rien n’empêche d’autres causes, de nouvelles causes, d’avoir le même effet (l’augmentation de la proportion de CO₂).
[^] # Re: "rant"
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Intel 82845, windows, double video et rant gratuit. Évalué à 4.
« Gueulante » ?
[^] # Re: Voyelles en français
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Codec OpenSource BroadVoice. Évalué à 3.
Tout le monde sait que la distinction o/ô n’est plus/pas faite dans le sud (la fameuse « ville rôse »). Un linguiste m’a dit qu’en fait, elle n’est pas faite non plus dans le nord et que la zone en sandwich qui la fait diminue.
Et la distinction é/è n’est pas faite par les Normands (par expérience personnelle).
Ça ne veut pas dire que tous ces locuteurs ne prononcent pas différemment ces paires, certains contextes phonétiques (= les lettres autour) les y obligent parfois, c’est « juste » qu’ils ne peuvent pas les différencier à l’écoute (p.ex. sur des mots isolés patte/pâte, paule/paul, fée/fait…).
in/un a quasiment totalement disparu parce que faire la différence ne sert pas : aucune paire de mots français (actuels) ne se distingue par ces phonètes (’fin, il y a brin/brun mais le contexte suffit).
[^] # Re: Et le french alors ?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Codec OpenSource BroadVoice. Évalué à 7.
On dit phonème, pas consonance.
Une langue est un système phonémique. Un système, ce sont des éléments qui vont ensemble, qui se définissent, se déterminent, se différencient, les uns les autres, les uns des autres.
Dans l’espace de tous les sons qu’un humain peut produire, chaque langue choisit des zones qui ne se recouvrent pas et qui ne recouvrent pas tout l’espace. Ces zones sont les phonèmes.
Deux langues différentes vont classer les sons différemment mais, pour un locuteur de chacune de ces langues, un son ne fera jamais partie que d’une seule zone, très clairement (la limite entre deux phonèmes n’est pas une large zone de « c’est quoi ce son ? »). En revanche, deux sons qui seraient dans la même zone pour une langue peuvent être classés dans une seule zone pour une autre (ex. /l/ et /r/ sont un seul phonème en japonais).
Donc, d’un part, les langues partitionnent différemment l’espace et les phonèmes recouvrent des zones plus ou moins grandes de cet espace. Ce qui fait qu’une langue pourrait ne couvrir qu’un petit bout de l’espace avec un tas de petits morceaux serrés alors qu’une autre pourrait couvrir un gros bout de l’espace avec très peu de gros morceaux.
Et, d’autre part, pour les locuteurs, les phonèmes de leur langue, qu’ils soient de gros ou de petits bouts, sont toujours très différents les uns des autres.
Ça, c’était l’intro. Maintenant, la réponse à tes questions :
Bof, perso je trouve le français beaucoup plus monotone que l'anglais, qui lui est souvent qualifié de "langue chantante".
Non. L’anglais n’est pas chantant, il est accentué.
Il n’est jamais qualifié de « chantant » (au contraire de l’italien p.ex.) mais certains (notamment des personnes dont la culture se résume au matraquage des radios FM) prétendent qu’il « sonne mieux pour les chansons », d’une part pour toutes les mauvaises raisons qui leur font préférer l’anglais au français (méconnaissance, snobisme, suivisme…) et d’autre part parce que l’accentuation rythme.
Pour le côté « monotone » du français, c’est vrai : l’accent tonique y est régulier et très peu marqué.
Et il me semble qu'il y a plus de consonnances proches en français : in,ou,on,an,u,eu,ai, etc... non ?
1. Justement, c’est ce que dit Yth : plus de richesse et de variation dans la langue (bon, il parle d’intonations, pas de phonèmes), donc moins de possibilité de compression parce que plus de différences à conserver.
2. Autrement dit, pour toi, le français serait une langue qui découpe l’espace des sons en plus de petits bouts plus serrés que l’anglais.
Ce n’est pas vrai : pour les voyelles, le français en a 15 (e(=ə), i, u, ou, é, (f)eu, o, è, (c)œ(ur), ô, a, â, an, on, in) ou 16 (pour ceux qui différencient encore in de un) alors que l’anglais en a 20 (12 simples et 8 diphtongues), pour les consonnes, l’anglais a les deux th et le -ng en plus, et le l dur, et tch et tje, et le h…
Il faut revenir aux faits : on part de phrases dans différentes langues, on compresse leurs sons suivant différentes méthodes, on les décompresse et on les fait écouter à des locuteurs de chacune de ces langues et ils disent, subjectivement donc, s’ils comprennent plus ou moins bien les phrases suivant la méthode. Et on remarque que les francophones donnent de mauvaises notes à tous les codecs.
Et Nyco se demande si c’est la faute des codecs (complot) ou du français (langue de m.). Yth penche pour les codecs, mais parce qu’ils sont mauvais parce que le français est riche et varié.
Moi, je me demande (suis pas allé voir la norme pour voir s’il y avait une correction possible) si ce ne sont pas les testeurs francophones qui sont toujours râleurs…
(Pfiou, c’était long…)
[^] # Re: Un monde différent
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Les standards, les quasars.... Évalué à 2.
[^] # Re: Grandiloquence
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Les standards, les quasars.... Évalué à 3.
Soufflé, restons dans le culinaire.
[^] # Re: Où est le problème ?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Une bonne définition du droit d'auteur ?. Évalué à 2.
[^] # Re: ARCEP
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Des conditions pour le déploiement des connexions fibrées. Évalué à 4.
Ce n’est pas malhonnête (ou immoral) si Clémentine est la seule qui puisse faire l’installation pour des raisons de réglementation.
Au contraire même, c’est le droit de chacun de choisir son FAI, de ne pas être coincé par un « premier arrivé ».
[^] # Re: Inutile dans ces conditions ...
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Ordicollège en Corrèze : saison n° 2. Évalué à 2.
Juste pour rire, hein →[]
[^] # Re: Première remarques
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Go : Un nouveau langage chez Google. Évalué à 2.
Parcourir une liste à rebours est bien différent de construire une liste inverse pour ensuite la parcourir dans l’ordre.
[^] # Re: système et garbage collector?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Go : Un nouveau langage chez Google. Évalué à 8.
Gabarit est déjà utilisé pour le terme de template (notamment en C++), il désigne un type, ou une fonction, paramétré. La traduction est en fait très fidèle car ces mots référencent, chacun dans sa langue, une pièce de bois servant à en préparer d'autres (en construction navale).
Modèle est déjà fortement polysémique et nécessiterait l'adjonction d'une explication. (Bien qu'il soit utilisé pour gabarit dans la traduction du bouquin de Stroustrup, C++, le langage 1999.)
Patron est en fait l'étymon de pattern, il a un sens très proche de gabarit, mais il a un second sens en français, celui de «dirigeant», qui peut créer une équivoque, une ambiguïté.
Motif est la traduction usuelle de pattern en informatique : pour les expressions régulières, le traitement automatique de texte, etc.
Motif porte à la fois le sens de figure, forme, répétée et celui de raison, motivation. Or l'utilisation du terme motif dans le contexte du génie logiciel ne permet pas de distinguer clairement laquelle des deux acceptions fait le plus de sens ; il est en effet autant probable que l'on parle de répétitions ou de formes abstraites, modèles de plusieurs formes concrètes, que de motivations, mobiles, d'utilisations de techniques, de concepts ou de modèles d'ingénierie.
Toutefois, — et contrairement à celui de patron —, le second sens de motif (raison, mobile) n'est pas antinomique de la définition des motifs : ceux-ci sont une motivation, une raison, de leur propre application et des concepts qu'ils véhiculent.
Motif semble donc un meilleur choix comme équivalent (ou un peu plus, grâce à la notion de motivation que le terme anglais ne porte pas) du terme de pattern.
[^] # Re: Mieux vaux lire ça qu'être aveugle... quoi que
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Atelier d'initiation à l'art numérique sur Processing le 14 novembre 2009. Évalué à 4.
J’dis ça, j’dis rien →[]
[^] # Re: système et garbage collector?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Go : Un nouveau langage chez Google. Évalué à 4.
— ils se répètent ;
— ils sont motivés¹.
De toute façon, le problème de traduction porte plutôt sur le vocabulaire que forment les motifs (leurs noms propres) que sur le nom que l’on donne à leur genre (motifs ou patrons).
¹ dans le sens « raisonné », pas « qui-n’en-veut » comme Bruno Lochet.
[^] # Re: Pas possible de faire évoluer HTTP ?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Avec SPDY, Google souhaite accélérer remplacer/accélérer HTTP. Évalué à 4.
Bêtement parce que le client n’attend pas de données à ce moment-là. Il n’attend des données qu’après avoir émis une requête (qui, au passage, peut avoir un « corps » après l’entête, POST). Donc, si le serveur envoie sans requête, le client ne lira pas les données non sollicitées ou les lira à la place de la réponse à sa requête suivante.
Le push change donc totalement le comportement Question-Réponse du HTTP.
Ensuite, rien n’empêche un HTTP/1.2 ou 2.0 (avec des requêtes nouvelles plutôt que des entêtes, p.ex. des requêtes d’abonnement (= une Question, plusieurs Réponses)). SPDY pourrait alors servir de base de discussion.
Le problème de SPDY, c’est plutôt le SSL obligatoire : en plus de la charge supplémentaire souvent inutile (intérêt du SSL pour une simple recherche ?), ça nécessite un certificat, et on sait déjà la quantité de certificats non signés et on va encore plus habituer les utilisateurs à accepter des certificats pourris…
[^] # Re: Ah! C'est la saison de la galinette cendrée!
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Go : Un nouveau langage chez Google. Évalué à 3.
Ici, le soutien n’a pas été mentionné avant, donc « sus- » n’est pas le bon choix.
De plus, il s’agit bien de porter un doute, une réserve, sur le soutien effectif ou officiel de Google (savoir si c’est du 20% ou un projet officiel).
Enfin, « so-called » (littéralement : ainsi-nommé) est tout aussi péjoratif que « prétendu » (ou « soi-disant »).