sobriquet a écrit 274 commentaires

  • [^] # Re: Pas très intéressant

    Posté par  . En réponse au lien Démission de la présidente du Parti Pirate International. Évalué à 10.

    Le contraire de l'opacité, c'est la transparence, pas l'exhibitionnisme.

    Dans l'intérêt démocratique, il faut savoir aussi trouver une mesure dans l'information que l'on propage et comment on la propage. Sinon on crée du bruit qui favorise le désintérêt et l'indifférence. Si on ne hiérarchise pas l'information et qu'on ne la contextualise pas, on contribue aussi à la mésinformation. Si des comportements individuels sont ciblés par l'information diffusée, on alimente la personnalisation les débats, ce qui n'est jamais une bonne chose.

    Faire l'autruche est un travers quand on pourrait apporter quelque chose. Se mêler d'un problème interpersonnel dont on ne sait quasiment rien et que l'on ne pourra pas contribuer à résoudre peut être bien pire.

    C'est très bien que l'ex-présidente ait communiqué sur les motifs de son départ et qu'elle ait posé des choses sur la table. Mais la publicité de son communiqué n'apporte vraiment pas grand chose à ceux qui ne sont pas impliqués dans les hautes sphères du parti.

  • [^] # Re: Global Privacy Control : Demander aux sites web de ne pas vendre ni partager mes données

    Posté par  . En réponse au lien Firefox 120 : Copier le lien sans le pistage du site, Global Privacy Control… Encore + de vie privée. Évalué à 3.

    Oui, et potentiellement ça pourrait donner lieu à une action en justice, le cas échéant.

  • # Méthodologie fallacieuse

    Posté par  . En réponse au lien Les 1 % les plus riches émettent autant de gaz à effet de serre que les 66 % les plus pauvres. Évalué à 3.

    Même si je souscris aux conclusions d'Oxfam, à savoir que les riches et ultra-riches ont une responsabilité prépondérante dans le changement climatique, la méthodologie employée me semble fallacieuse.

    Pour calculer l'impact environnemental d'une personne, on peut :

    • Multiplier le nombre d'euros qui sortent de la poche de cette personne par l'impact environnemental de chaque euro dépensé. C'est par exemple ce que fait le bilan carbone,
    • Ou bien multiplier le nombre d'euros qui entrent dans la poche de cette personne par l'impact environnemental de chaque euro gagné.

    Bien que les deux méthodes donnent des résultats différents, elles peuvent chacune avoir du sens. Mais en faisant la somme des deux, on arrive à un résultat qui n'a aucun sens, vu que chaque euro qui circulent est comptabilisé deux fois. C'est pourtant bien ce que fait Oxfam dans cette étude.

    De plus, je n'ai jamais entendu parler d'une méthodologie consensuelle pour la deuxième approche. Autant cela pourrait faire sens pour les placement financiers, autant je ne vois pas ce qui pourrait faire sens pour les impacts environnementaux liés aux revenus salariaux. Par exemple, si mon employeur tire à pile ou face lequel de moi ou de mon collègue prendra l'avion pour un colloque à Bali, l'un de nous deux aura un bilan immense pendant que l'autre aura un bilan faible. De même, un chauffeur-livreur aurait un gros impact alors que son collègue à la préparation de commande aurait un impact faible. Mais l'un ne pouvant pas travailler sans l'autre, on ne peut pas associer cet impact à une responsabilité.

  • [^] # Re: tout est question d'équilibrre et de besoin.

    Posté par  . En réponse au journal Le sophisme du meilleur outil. Évalué à 4. Dernière modification le 13 novembre 2023 à 00:51.

    Je confirme, d'expérience personnelle : j'avais rejoint un projet visant à développer un logiciel métier avec un gros potentiel d'abstraction, le logiciel visant à optimiser des flux logistiques. Tout était codé en C89, pour des raisons pas forcément mauvaises :

    • L'IDE que les devs devaient utiliser ne gérait pas les versions ultérieures de C,
    • Toute l'équipe savait coder en C,
    • Des devs C, c'est facile à trouver, on peut donc mettre l'accent sur d'autres compétences au recrutement
    • Le C, c'est performant,
    • Changer de langage, c'est un coût et une prise de risque,
    • Le chef de projet, qui avait créé le projet il y a bien longtemps et ne s'occupait plus du code, ne maîtrisait pas d'autres langages potentiels.

    Mais les inconvénients étaient aussi bien sensibles :

    • Un temps de développement bien plus important,
    • Davantage de bugs,
    • Une dette technique croissante,
    • Le sentiment permanent et frustrant de ne pas utiliser le bon outil.

    Comme d'autre choses, il faut garder l'outil qu'on maîtrise quand on peut, et le changer quand on le doit.

  • [^] # Re: Ce n'est pas un biais linguistique, c'est un biais sémantique.

    Posté par  . En réponse au lien Langage inclusif, pour le cerveau le neutre n'est pas neutre. Évalué à 4. Dernière modification le 02 novembre 2023 à 17:21.

    sauf à vouloir faire dérailler la conversation ?

    Non, si je voulais faire dérailler la conversation, j'accuserais subtilement mon interlocuteur de vouloir empoisonner les échanges. Au revoir.

  • [^] # Re: Ce n'est pas un biais linguistique, c'est un biais sémantique.

    Posté par  . En réponse au lien Langage inclusif, pour le cerveau le neutre n'est pas neutre. Évalué à 3.

    Absolument. L'infirmation de l'hypothèse de Sapir-Worf suggère que ce n'est pas en modifiant le langage qu'on limitera la reproduction du déséquilibre. Il faut s'orienter vers d'autres stratégies, comme une meilleure application du droit, des quotas, certaines évolutions culturelles (genre arrêter les blagues sexistes endémiques dans certains milieux) ou une meilleure compréhension des phénomènes de ségrégation lors de l'orientation.

  • [^] # Re: Ce n'est pas un biais linguistique, c'est un biais sémantique.

    Posté par  . En réponse au lien Langage inclusif, pour le cerveau le neutre n'est pas neutre. Évalué à 3.

    "On", c'est les linguistiques et les anthropologues, il faut jeter un œil aux liens fournis :)

    Mon propos est justement de dire que c'est un biais sémantique, et non un biais linguistique.

    Je parle de biais sémantique pour désigner un biais lié au sens des mots ("sémantique est l'adjectif de "sens"). Bien sûr, ici, il ne s'agit pas du sens donné par une définition, mais du sens donné empiriquement par un sujet à un mot sur la base de son expérience. Par exemple, si je parle d'un corbeau, tu penseras peut-être à un animal noir, non pas parce que le dictionnaire dit que c'est un animal noir, mais parce que tous les corbeaux que tu as vu sont noirs. Pour les œnologues, c'est pareil : on est plus enclin à adopter l'a priori qu'une personne pratiquant le métier d’œnologue est un homme, non pas à cause d'une définition (que personne ne lit et qui ne dit pas ça), mais parce qu'on est plus habitué à voir des œnologues hommes.

    Ça ne change pas les conclusions que les auteurs de l'étude font (l'étude est en libre accès, tu peux la lire), ça change l'interprétation que certains commentateurs font de l'étude : ce n'est pas le neutre grammatical qui n'est pas neutre, c'est l'expérience individuelle de la réalité. Et elle, on ne peut pas la changer en changeant le langage.

  • [^] # Re: Ce n'est pas un biais linguistique, c'est un biais sémantique.

    Posté par  . En réponse au lien Langage inclusif, pour le cerveau le neutre n'est pas neutre. Évalué à 2.

    Quand on parle de biais linguistique, on se réfère à l'hypothèse de Sapir-Whorf, selon laquelle les représentations mentales dépendent des catégories linguistiques, ou, autrement dit la façon dont on perçoit le monde dépend du langage. Cette conception a été essentiellement réfutée, même si des influences faibles sont parfois mesurables.

    L'exemple "il fait beau" vise à illustrer qu'il existe bien un genre neutre en français, y compris lorsque l'on ne désigne pas des humains.

  • # TL;DR

    Posté par  . En réponse au lien Vols écolos, des promesses en l'air ? | Citizen Facts (2/5) | ARTE. Évalué à 10.

    TL;DR : La compensation carbone, à l'heure actuelle, c'est du flan.

    L'équipe qui a mené l'enquête aurait pu relever d'autres faiblesses :
    * Tous les arbres plantés n'arrivent pas à maturité.
    * Compenser un vol aérien en plantant un arbre, c'est contracter une dette carbone qui ne sera acquittée que dans les 10 à 20 années à venir. Or, le CO2 atmosphérique doit être réduit aujourd'hui, pas dans 20 ans.
    * Un arbre de haie est généralement entretenu, taillé. Le bois de taille est souvent brûlé pour produire de l'énergie. Cela libère le CO2 qui devait être fixé. On considère généralement que le bois-énergie a un bilan carbone nul. Mais, lorsqu'il s'agit de bois issu d'un programme de compensation carbone, ce n'est plus le cas.

  • # Ce n'est pas un biais linguistique, c'est un biais sémantique.

    Posté par  . En réponse au lien Langage inclusif, pour le cerveau le neutre n'est pas neutre. Évalué à 3. Dernière modification le 01 novembre 2023 à 02:25.

    Pour résumer l'étude en simplifiant beaucoup, les tests ont consisté à montrer à des sujets des nom épicènes désignant des personnes et à demander s'il est possible que ce soit un homme/une femme. On mesure alors le temps de réaction pour déterminer le genre de ces noms et l'exactitude des réponses. L'idée est de déterminer si le neutre français soufre d'un biais de genre. Et effectivement, un biais est mesuré.

    Mais ce biais est-il dû à l'imperfection du français, ou à l'expérience des personnes testées ? La liste des mots utilisés est disponible ici. Si je prends, au hasard "œnologue", le genre que je vais lui attribuer dépend des œnologues dont j'ai eu l'expérience. En l’occurrence, lorsque je tape "œnologue célèbre" sur mon moteur de recherche, le top 5 ne donne que des hommes (ensuite, ils ont des noms bizarres, j'ai pas cherché à savoir). A l'inverse, dans la liste, d'autres termes sont plus facilement attribués à des femmes, comme "hystérique" ou "interprète". Personnellement, cela correspond à mon expérience d'emploi de ces termes. Les auteurs de l'étude mentionnent bien cette possibilité : "Instead, due to our androcentric experiences and cultural influences, gender-neutral nouns may carry underlying masculine stereotypes."

    Dès lors, on n'est plus dans un biais linguistique, mais dans un biais sémantique. L'expérience ne contredit donc pas l'idée qu'il existe un neutre français qui a les mêmes formes que le masculin, mieux perceptible dans la phrase "Il fait beau".

  • # Entre le “pack Office” et les logiciels libres, les positions contrastées des agents publics

    Posté par  . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 42 de l’année 2023. Évalué à 5.

    J'ai pas pu lire l'article en accès payant et le compte-rendu ne semble pas avoir été publié, mais l'article parle sans doute de la boîte à idée sur les outils numériques

    En gros, entre ceux qui réclament des doubles écrans 32" et ceux qui aimeraient bien passer à la feuille de paie numérique, on trouve ceux qui aimeraient une licence Office 365 par poste, ceux qui se préoccupent de souveraineté, ceux qui trouvent que LibreOffice Calc n'est pas aussi adapté qu'Excel pour le data mining, ceux qui aimeraient des mises à jour de LibreOffice plus fréquentes, etc.

  • [^] # Re: Précision

    Posté par  . En réponse au lien Face aux vols, le British Museum va numériser toutes ses collections pour un coût de 12,1 millions $. Évalué à 9.

    Ça donnerait un bon titre du Gorafi : "Face au pillage colonial, l’Égypte va numériser ses pyramides" :)

  • [^] # Re: L'école, ce lieu si accueillant

    Posté par  . En réponse au journal Vote électronique pour les parents d'élèves. Évalué à 2.

    Cette dernière phrase ressemble à un gros patch dégueu en mode "Faites nous pas ch*er avec la procédure". Le directeur peut désigner sa femme et son chien comme uniques membres du conseil d'école, il reste valablement constitué.

  • [^] # Re: Bof ...

    Posté par  . En réponse au lien Que peut le design pour qu’on se mette (enfin) à lire les études ?. Évalué à 1.

    Je ne connaissais pas le terme mais, oui, c'est ça.

  • [^] # Re: Bof ...

    Posté par  . En réponse au lien Que peut le design pour qu’on se mette (enfin) à lire les études ?. Évalué à 2.

    Des epub sans texte ?

    Oui ! Parmi mes nombreuses lubies, j'ai celle de recompresser les livres de ma bibliothèque quand ils prennent trop de place. Je constate qu'un certain nombre d'entre eux (au doigt mouillé 20 %) ne sont composés que de JPEG. Souvent, ce sont des documents qui ont une mise en page un peu plus élaborée.

  • [^] # Re: Bof ...

    Posté par  . En réponse au lien Que peut le design pour qu’on se mette (enfin) à lire les études ?. Évalué à 4. Dernière modification le 06 septembre 2023 à 04:18.

    Bof de mon côté aussi. Le PDF, ça ne prétend pas être moderne, ça prétend être standard et conservable/consultable hors ligne. Au contraire d'un page web composée de nombreux fichiers et dont les scripts dépendent de ressources extérieures. Les gens croient aussi que c'est impossible à modifier, ce qui les rassure.

    Les problématiques exposées sont pertinentes : Pourquoi du PDF ? Pourquoi du A4 ? Comment copier-coller de manière fonctionnelle ?

    Mais la solution proposée réinvente un peu la roue. On peut faire quelque chose de très comparable avec un document ODT, l'affichage en mode web, en protégeant si besoin la modification par mot de passe, et en utilisant le Navigateur (sur LibreOffice) pour parcourir le plan du document. L'EPUB bien conçu et consulté avec une bonne visionneuse de document est aussi très approprié.

    Pour faire des choses plus élaborées qui donnent davantage envie d'être lues (ils donnent l'exemple du New York Times), il faut de toutes manière des compétences en communication graphique, en ergonomie, en conception de document multimédia, etc. C'est un métier à part entière, et il faut donc repasser par la case prestataire.

  • [^] # Re: SNCF

    Posté par  . En réponse au journal mais pourquoi s'appellent ils tous "OS"?. Évalué à 8.

    quand j'achète une mercedes, la marque c'est pas VéhiculeMercédès

    Ça aurait marché avec une Volkswagen ("voiture du peuple" en allemand)

  • [^] # Re: Freebox

    Posté par  . En réponse au journal Virus dans uclibc. Évalué à 8.

    D'ailleurs, rouge se dit "krasnyy" en russe, vert se dit "Greenaşyl" en turkmène, et bleu se dit "blakitny" en biélorusse. krasnyy-Greenaşyl-blakitny : KGB. Coïncidence ? Je ne crois pas.

  • [^] # Re: Ras-le-bol

    Posté par  . En réponse au lien Fini le ticket de caisse ? Sept questions que pose la disparition de l’impression automatique. Évalué à 5.

    En gros, les rejets en CO2 de ce qu'un foyer consomme par an en plastique est l'équivalent d'un trajet de 50 km en voiture.

    En moyenne mondiale, un foyer rejette environ 50 kg de déchets plastique par an (source). Je postule que, plus riches que la moyenne, les foyers français émettent davantage. Un calcul à partir de cette page suggère un chiffre d'environ 70 kg/an.

    Un kg de déchet plastique émet environ 2,5 kg d'équivalent CO2 (source). Cela donne donc environ 140 kg d'équivalent CO2.

    Si l'on compare ça à une voiture qui émet 125 grammes d'équivalent CO2 par km, cela représente donc l'équivalent de 1120 km de route. De cela, il faut déduire la quantité de plastique recyclé. Le taux de recyclage doit être compris entre un quart et un tiers, selon les sources. Donc, en gros, les déchets plastiques émis par un foyer chaque année représenteraient environ 800 km de trajet.

    C'est pas énorme mais, selon le mode de vie et de l'ambition que l'on se donne, ça peut commencer à compter.

  • [^] # Re: Remède pire que le mal ?

    Posté par  . En réponse au journal La taxe carbone. Évalué à -1.

    La critique est facile : face à la crise climatique, tout projet d'avenir est soit indésirable, soit utopique (voire les deux).

  • # en résumé

    Posté par  . En réponse au lien « La preuve définitive que ChatGPT ne comprend rien » (génération de tokens et chambre chinoise). Évalué à 1.

    Si je comprends bien, la vidéo démonte les arguments qui prétendent démontrer que ChatGPT ne comprend rien, c'est bien ça ?

  • [^] # Re: Tiens, pas de lien vers cette étude-ci ?

    Posté par  . En réponse au lien Climat : non, il n’y a pas eu de réchauffement au Moyen-Age. Évalué à 4.

    L'étude que tu indiques montre qu'il y a eu des progressions des glaciers de la péninsule antarctique au VIIIe, XIIe, et XVIIIe siècle. Si l'optimum climatique médiéval avait été généralisé, je ne vois pas comment les glaciers auraient pu s'étendre ainsi pendant cette période.

  • [^] # Re: eh, pas lu ni regarder ?

    Posté par  . En réponse au lien La réalité oubliée derrière l'émancipation des femmes - Véra Nikolski. Évalué à 3.

    C'est une remarque intéressante, elle en parle à partir de 47:38. Je vois différentes choses :

    • Il y a un délai parfois important entre l'amélioration des conditions matérielles et le développement des droits des femmes. Le Qatar et l'Arabie Saoudite, par exemple, ne sont pas entrés dans l'ère industrielle avant la seconde guerre mondiale. L'Afghanistan est encore en grande partie une société rurale (plus de 70% de la population)
    • Dans les sciences sociales, on peut rarement prétendre trouver un seul facteur explicatif mais juste, éventuellement, quelques facteurs prédominants. Ainsi, Elle ne prétend pas proposer une loi universelle : elle présente le principal facteur explicatif là où la libération des femmes a eu lieu.
    • Un autre facteur important est l'emprise de la tradition, en particulier religieuse. En Europe, la révolution industrielle a eu lieu à un moment où la tradition religieuse s'affaiblissait particulièrement, et n'a donc pas beaucoup freiné cette évvolution sociale.
  • # Résumé

    Posté par  . En réponse au lien La réalité oubliée derrière l'émancipation des femmes - Véra Nikolski. Évalué à 5.

    La vidéo est chapitrée, on peut se faire une idée de son propos en regardant le chapitre "les réelles raisons de l'émancipation des femmes", de 2:15 à 6:28.

    Le propos de l'interviewée est que la libération des femmes est essentiellement due à l'entrée de l'humanité dans l'anthropocène, et que cela est a eu un rôle beaucoup plus important que les luttes féministes.

    Jean-Marc Jancovici, entre autres, a une analyse très semblable.

    La contradiction que tente d'apporter Maderios par son lien n'en est pas vraiment une, ou alors je n'ai pas compris sur quoi elle porte. Morceaux choisis :

    Je n’ai effectivement jamais été convaincue par le récit officiel selon lequel les luttes féministes auraient produit la libération de la femme, parce qu’elles ont été très limitées. […]

    Or, à mon avis, il faut effectivement s'intéresser aux questions matérielles. […]

    Ce sont des progrès accomplis par l'humanité en général qui leur permettent aujourd'hui de revendiquer une victoire qui n'est pas exactement la leur. Les êtres humains ont moins besoin de l'asservissement de la femme, de son enchaînement au foyer. Mécaniquement, les femmes ne sont plus assignées à résidence."

    Je n'ai pas qu'une petite partie de la vidéo, mais l’article est intéressant, nuancé et équilibré.

  • [^] # Re: Le nucléaire est notre ami, il faut l'aimer aussi

    Posté par  . En réponse au lien Tribune. « La France doit cesser de saboter la transition énergétique européenne ». Évalué à 1.

    On ne peut pas donner de date d'épuisement d'une ressource non renouvelable sans faire d'hypothèses excessivement simpliste. En général, cela consiste à diviser la production annuelle par les réserves prouvées. C'est trompeur à plus d'un titre :

    • Les réserves prouvées peuvent varier avec la découverte de nouveaux gisements, le développement de technologie et, curieusement, avec les prix du marché : une réserve prouvée est, par définition, ce qui est économiquement rentable à produire. Si les prix flambent, les réserves augmentent mécaniquement.
    • La production peut varier selon la demande, qui dépend de multiples facteurs : technologiqies, économiques, géopolitiques, …

    Empiriquement, on constate que la variation d'une ressource non renouvelable au cours d'une temps suit une courbe en cloche : elle est d'abord faible, puis augmente jusqu'à atteindre un pic, puis redescend durablement à un niveau faible. Cela est modélisé sous le nom de pic de Hubbert.

    Par exemple, la production de pétrole conventionnel a connu une croissance irrégulière jusqu'à un pic que l'on estime avoir eu lieu vers 2007-2008. Il n'y aura pas à proprement parler de pénurie de pétrole, mais, avec la baisse de la production, les usage vont progressivement se réduire sur le siècle qui vient. Dans une centaine d'année, le sujet du pétrole conventionnel sera sans doute devenu si dépassé et anecdotique que le dernier puits de pétrole fermera sans que cela n'intéresse personne. Et la dernière goutte de pétrole sera peut-être mélangée dans un mix d'agrocarburant pour propulser un bombardier américain, raffinée pour produire le dernier lot de cathéters de l'humanité, ou exposée dans un musée pendant quelque siècles avant d'être négligemment oubliée.

    Il faut s'attendre à une histoire semblable pour les réserves minérales.